Tag: PCF

  • À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    Désigné co-chef de file du PCF à Avignon pour les municipales avec Anne-Catherine Lepage, Julien De Benito ne sera pourtant pas candidat. L’actuel adjoint délégué au quartier Nord Rocade et aux enjeux d’une alimentation durable et locale, très impliqué dans les discussions à gauche, évoque « un choix qui est propre et personnel ». Le secrétaire départemental du Parti communiste vauclusien assure que cette décision n’est pas liée au choix des militants de soutenir, avec Génération.s et Avignon collectif, la liste insoumise de Mathilde Louvain au détriment de celle de David Fournier (PS). « Non, c’est un choix antérieur, peu importe l’orientation prise », confie-t-il.

    Élu depuis 2020 dans la majorité de Cécile Helle, Julien De Benito met en avant une baisse de régime dans son choix. « Il faut aussi savoir à un moment prendre du recul quand on n’est plus en bonne disposition, justifie-t-il. Je ne pense plus avoir, pour l’heure, assez de disponibilité pour continuer à dialoguer avec des citoyens qui sont en désaccord avec les politiques menées. Il faut faire beaucoup de pédagogie, être patient… or, ces derniers mois, ma capacité de dialogue est un peu entamée. Il faut une énergie assez neuve et quand on ne l’a pas, il faut savoir faire des pauses militantes et laisser la place aux autres. » À l’instar de Rémy Blanc, actuel conseiller départemental. Mais Julien De Benito ne se désintéressera pas pour autant de la campagne. « Je vais être actif et, dans tous les cas, l’idée, c’est de ne pas laisser la ville à la droite ou à l’extrême droite », fait-il valoir.

  • Magali Brunel, l’avenir en commun

    Magali Brunel, l’avenir en commun

    Toulon en commun n’est pas un dicton vain. S’il fallait le prouver, Magali Brunel s’est employée à le faire, entourée de nombreuses personnalités progressistes, locales et nationales, balayant un large spectre de la gauche et des écologistes. Un tour d’horizon inauguré par une vidéo de Michèle Rubirola (LE), du printemps marseillais, qui a porté un message d’espoir tiré de son expérience : « Nous avons besoin de la gauche rassemblée pour relever les défis. À Marseille, on pensait que c’était impossible. Pourtant, nous l’avons fait en 2020. » Se sont ensuite succédé, entre autres, ceux d’Amine Kessaci, militant (LE) de la lutte contre le narcotrafic, des sénateurs (PCF) Ian Brossat, des députés Olivier Faure (PS), et David Cormand (LE), ou encore du député et fondateur de l’Après Alexis Corbière, venu appeler à l’union face à la menace de l’extrême droite, incarnée par Laure Lavalette.

    À ce sujet, l’intervention du journaliste Claude Ardid, figure toulonnaise de la lutte contre l’extrême droite, a marqué les esprits. Il a rappelé l’héritage de la députée lepeniste, petite fille d’un « membre des croix de feu », et fille d’un « membre du groupe néo-fasciste l’ordre nouveau ». « Nul n’est comptable des erreurs de ses aïeux. Mais le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre », a-t-il affirmé, évoquant son passé de présidente d’un groupe étudiant identitaire, ses positions anti-IVG, ou sa propension à jeter l’opprobre sur des librairies, sur une professeure d’université, sur la culture…

    Unité, tramway, pouvoir d’achat, Med in Toulon…

    Après ces prises de parole, quelques colistiers ont été présentés aux quelque 400 présents. Parmi eux, André de Ubeda, conseiller municipal (PCF) sortant, des personnalités sans étiquette, et dans l’esprit de rassemblement prôné, des militants PS, Écologistes, PCF et de l’Après.

    Ce fut ensuite au tour de Magali Brunel d’entrer en piste sous les vivats. La date du meeting n’avait pas été choisie au hasard : le 20 janvier, en écho au même jour de l’année 1931, date à laquelle « le journaliste Jean Lauris commence un projet : celui d’enregistrer la voix de grands hommes », évoqua-t-elle. « Parmi eux Léon Blum, père du Front populaire, nous parle : “Nous avons une conscience de l’égalité naturelle alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Chaque pas en avant de la civilisation devrait ainsi se traduire par un bénéfice universel.” » L’illustration du projet de Toulon en Commun, centré sur : « la justice sociale dans un temps où jamais les inégalités n’ont été aussi fortes. À Toulon, des hommes, femmes, enfants, dorment dans la rue. Non à la résignation ! », a-t-elle clamé.

    Forcément, Magali Brunel a parlé de Toulon, de « ses images qui rassemblent », de « ses odeurs », « ses musiques », et de « toutes ces cultures qui l’ont façonnée. » Avec amour, mais sans concession pour ce qui doit être amélioré, à travers « quatre valeurs cardinales : justice sociale, solidarité, protection de l’environnement, démocratie participative », matérialisés par « deux axes forts : rendre du pouvoir d’achat, du pouvoir d’agir et de vivre mieux, réunir sans gommer nos différences et porter haut notre identité, plurielle, toulonnaise. Notre victoire sera celle des solutions ! »

    Parmi elles, la mobilité, avec la volonté réaffirmée de relancer le projet de tramway. Le logement, dans une ville « qui paye une amende de 3 millions d’euros par an, pour son inaction en matière de logement social ! ». L’éducation, « avec une carte scolaire qui permette aux élèves de se rencontrer dès le plus jeune âge et d’apprendre de leurs différences. » Une jeunesse pour laquelle « il faut prendre au sérieux le défi écologique, et nous préparer à une montée des eaux qui avant la fin du siècle pourra atteindre jusqu’à 1 mètre. »

    Magali Brunel a terminé sur la volonté « d’oublier le projet Pipady, qui lui-même avait oublié les Toulonnais », et celle de lancer « un grand projet de réconciliation avec la mer, un lieu de convivialité entre port et Mayol, tourné sur notre histoire et la création contemporaine : le projet Med in Toulon ». « Mais je n’en dis pas plus… Je garde la surprise », conclut-elle.

    Infos et programme sur toulonencommun.fr

  • Hérault : deux projets de gauche pour convaincre les Lodévois

    Hérault : deux projets de gauche pour convaincre les Lodévois

    Le PS plutôt que LFI pour redonner espoir aux Lodévois. En soutenant la tête de liste socialiste Fadelha Bennamar-Koly, le PCF fait le choix de la continuité avec la majorité sortante, en dépit des critiques relatives à son manque de proximité avec la population.

    « Fadelha incarne mieux la capacité d’union à gauche. Sébastien Rome n’appelle à l’union que derrière lui. Il est dans la démarche quasi nationale de LFI avec des candidats partout », justifie Florian Vire. En novembre, le secrétaire de la section PCF avait été à l’initiative d’une rencontre dans l’espoir d’une liste de rassemblement. Qui ne se concrétisera pas avant le 1er tour au grand dam des Lodévois signataires d’une pétition qui circule en ce sens. « C’est un non ferme et définitif. Faire un bis repetita des querelles de l’Assemblée nationale ça ne m’intéresse pas », tranche la protégée de Carole Delga. « D’être incapable de se parler, ça pose un vrai problème », déplore l’ex-député LFI Sébastien Rome, qui laisse la porte ouverte, y compris au 2nd tour.

    Le risque est que la sous-préfecture Lodève, ancienne ville industrielle aujourd’hui pauvre, déclassée et sans dynamique démographique, rebascule à droite. Déjà en 2020, la maire Gaëlle Levêque (PS) qui ne se représente pas, n’avait battu l’entrepreneur Claude Lateeb que de 8 voix. « Il était en discussion avec le RN. C’est un candidat attrape-tout, un Trumpiste local », critique S. Rome. L’ex-élu régional RN, Gérard Maurin, pourrait aussi se présenter ainsi que la retraitée Mona Dumur (sans étiquette).

    Projet contre projet

    Bref, les deux listes de gauche vont devoir convaincre projet contre projet. Comment redynamiser le centre-ville ? L’Insoumis propose de créer « une foncière municipale de réhabilitation pour faire du logement de qualité et abordable ». Fadelha Bennamar-Koly veut faire de la médiathèque « un véritable lieu d’échanges, de culture et de dialogue avec les habitants pour retisser des liens ». Elle veut revoir le stationnement et promet un « plan Marshall » sur la grand-rue et la rue de la Lergue.

    La candidate PS entend améliorer la propreté de la ville, lutter contre les incivilités et les violences intraconjugales. Elle veut dédier l’aile inoccupée de la mairie à l’emploi et à la formation et compte sur les 12 entreprises qui s’installent dans le parc d’activité pour créer 250 emplois. De son côté, Sébastien Rome (LFI) déplore le pantouflage du comité local pour l’emploi. Il envisage d’ouvrir un nouveau marché et promet de créer une « régie publique de l’alimentation » qui proposerait « des légumes au juste prix. »

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À 17h30, un attroupement se crée devant le laboratoire du Grès, pourtant fermé. Dans le coffre de sa voiture, Abdrizak Nouar attrape les livrets qui résument le bilan du dernier mandat de Gaby Charroux (PCF), candidat à sa succession, et les dispatche dans les mains de la vingtaine de sympathisants qui ont répondu présent pour participer à la première opération de la campagne.

    Ce lundi soir, 520 logements attendent les soutiens du maire sortant, qui se séparent en petits groupes et se répandent comme une pieuvre dans le quartier populaire. Il y a les militants qui connaissent le coin comme leur poche, à l’image d’Abdrizak, qui a grandi et vit encore au Grès, et qui a donc le pass pour entrer dans tous les bâtiments. Il y a les habitués, comme Alain, qui a pris part à son premier tractage à 18 ans, en 1968. « C’est tout un art, il ne faut pas être trop intrusif sinon l’effet est inverse ! », glisse-t-il. Et puis il y a les nouveaux, qui observent un temps les plus rompus à la tâche avant de se jeter à l’eau, à l’instar de Florence Dantin. « Je suis née ici, mon fils est né ici, j’aime ma ville, explique-t-elle. Je veux qu’elle garde son identité, j’essaye de la protéger contre le RN et tous les autres à mon
    niveau.
     »

    Lutter contre l’abstention

    Après quelques portes, le discours est vite rodé : « Bonjour, c’est l’équipe de campagne de Gaby Charroux, on vient vous présenter son bilan. Il a tenu 95% de ses engagements. N’oubliez pas qu’il y a les élections le 15 et le 22 mars ! » Alain précise : « C’est bien de rappeler les dates car c’est parfois vague dans la tête des gens. Il ne faut pas oublier que c’est dans les quartiers populaires qu’il y a le plus d’abstention ! »

    Lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, ce manque de participation a joué un rôle majeur dans la défaite de l’ex-député Pierre Dharréville (PCF) face au Rassemblement national. « À Tranchier, il fait environ 60% mais ça lui rapporte peu de voix, se remémore Alain. Dans d’autres quartiers où il y a des villas, Fouquart ne fait que 50% mais il récolte beaucoup de voix. L’abstention nous coûte beaucoup ! » Les opérations de porte à porte se poursuivent toute la semaine dans les quartiers prioritaires de la commune de 49 000 habitants. Deux zones résidentielles ont aussi été ciblées par l’équipe de campagne : Lavéra et Croix-Sainte, qui se sont récemment détournées de la gauche.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.

  • Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    A contrario de vœux 2025 rapportés comme « anxiogènes » pour certains, c’est autour d’un bilan des victoires que s’est construit le discours de bonne année de la section locale du PCF. « Ce ne sera donc que des bonnes nouvelles », a lancé Amélie Barbey, secrétaire de section, face au groupe de militants, soutiens de gauche, cégétistes et composantes du Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB) rassemblés ce samedi soir dans le local du parti, cours Forbin. Parmi eux, Marina Mesure, députée européenne LFI, Gérard Frau, conseiller départemental, Dylan Zeitoun, représentant départemental du PCF…

    « Nous avons eu l’incarcération de Nicolas Sarkozy, l’inéligibilité de Marine Le Pen -même si cela ne nous protège pas de grand chose- mais surtout, la victoire des travailleurs [de la Centrale], qui ont réussi à faire réembaucher les licenciés. Il faut en parler autour de nous !, poursuit Amélie Barbey. Ce n’est pas juste un combat pour l’emploi, mais aussi pour produire chez nous. » Alors si l’année a débuté sur « les délires criminels de Trump », sur des mobilisations en Iran violemment réprimées mais « qui pourraient marcher si on ne leur confisque pas leur révolution », l’avenir, selon le PCF, se dessine avec espoir. Au niveau national déjà : « En 2026, on n’est pas encore en 2027 ! », résume Amélie Barbey, mais au niveau local aussi. « En 2026, on va pouvoir présenter des listes de rassemblement à gauche dans les communes de Mimet, Simiane, Gardanne, Bouc-Bel-Air et Meyreuil, on verra… À Gardanne, on a rassemblé Place publique, le PS, le PCF, les Écologistes et LFI. Cinq partis : on est fiers d’avoir réussi là où tout le monde ne l’a pas fait et on tient à ce que tous soit mentionnés », poursuit la militante.

    Puis il y aura eu un long hommage à l’engagement de Claude Jorda, qui « passe la main ». « Je tire ma révérence mais je serai toujours là. À mon âge, il faut savoir passer le relais. On se bat pour la retraite à 60 ans mais pour s’accrocher à des postes ? Autour de nous, on ne voit que ça. Si je m’arrête c’est parce que je suis honnête avec moi-même », annonce Claude Jorda. Avec émotion.

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • Venezuela : un débat pour y voir clair ?

    Venezuela : un débat pour y voir clair ?

    Les députés sont attendus à 17 heures dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour un débat sans vote, convoqué par le gouvernement en vertu de l’article 50-1 portant sur « le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ». Un échange organisé sous forme de questions/réponses qui se poursuivra à 21 heures au Sénat.

    Après l’attaque militaire américaine le 3 janvier sur le Venezuela dans le but de kidnapper son président Nicolás Maduro et son épouse la députée Cilia Flores, la France a été critiquée pour sa réaction. Pour rappel, une centaine de personnes sont mortes dans ces bombardements visant Caracas. Et pourtant, dans sa première intervention, Emmanuel Macron écrit sur X « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir » suivi d’un long message qui, a aucun moment, n’évoque l’intervention de Washington. Le président français a, par la suite, repris ses déclarations sous la pression de la gauche qui, dans une rare unanimité a condamné avec fermeté cette agression.

    Les partis demandent d’éclaircir la position de Paris face aux appétits impérialistes de Donald Trump. Pour le PCF, « cette politique de force ouverte est de nature à aggraver les tensions internationales et les risques de guerre. Elle appelle la plus large riposte internationale des forces progressistes et l’émergence d’un grand mouvement mondial pour la paix, pour défendre le droit international et la démocratie », dit le parti qui a appelé aux rassemblements dans tout le pays pour soutenir le peuple vénézuélien. Plusieurs se sont notamment tenus à Marseille. La France insoumise qui y a participé continue d’exiger « la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, la garantie pleine et entière de leur sécurité, ainsi que leur retour immédiat et sans condition sur le sol vénézuélien, conformément au droit international ». Le dirigeant vénézuélien est actuellement emprisonné à New York, accusé de trafic de drogue.

    Olivier Faure dénonce : « Sous le faux nez de la lutte contre le narcotrafic, les États-Unis de Donald Trump renouent avec leur stratégie d’ingérence dans la vie des nations du sous-continent latino-américain qu’ils considèrent historiquement comme leur “arrière-cour” », insiste le chef du PS. Le président américain a d’ailleurs rapidement menacé la Colombie, le Mexique et Cuba du même sort. Et si Maduro est conspué au sein même de son pays (lire entretien ci-contre), « la condamnation de ces dérives internes ne saurait en aucun cas justifier des ingérences extérieures. La défense de la souveraineté des peuples implique de s’opposer à toute intervention militaire unilatérale, sans complaisance à l’égard des régimes autoritaires », fait valoir la porte-parole des Écologistes Aminata Niakaté.

    Repères

    L’UD CGT 13 en soutien aux travailleurs vénézuéliens

    Dès le 3 janvier, l’Union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône a condamné l’agression militaire américaine et appelé à la solidarité internationale rappelant que « ce sont toujours les peuples qui paient le prix des guerres et des interventions militaires : destructions, morts, appauvrissement, recul des droits sociaux et syndicaux », insiste le syndicat. Le soir même, des rassemblements étaient organisés.

    La LDH du Var condamne l’agression américaine

    Dans une prise de parole lors d’un rassemblement à Toulon, le président de la Ligue des droits de l’Homme du Var Roland Bianche a condamné l’attaque américaine sur Caracas. Selon lui, « la solution à la profonde crise vénézuélienne doit être civile et démocratique par les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes eux-mêmes sous les auspices de l’ONU et des espaces multilatéraux compétents », martèle-t-il.

    No Pasaran 84 alerte sur l’ingérence en Europe

    Le collectif antifasciste No Pasaran 84 a participé au rassemblement en soutien au peuple vénézuélien à Avignon. Il appelle à rester vigilant « Trump a déjà menacé d’autres territoires et États : le Groenland, la Colombie, Cuba… Ses sbires menacent d’ingérences dans les élections européennes afin de favoriser l’arrivée au pouvoir de gouvernements d’extrême droite. Mobilisons-nous contre les fascistes et leurs guerres. »

  • Dans le Gard, le casse-tête des volontés politiques

    Dans le Gard, le casse-tête des volontés politiques

    Selon les dernières données démographiques produites par l’Insee, le Gard figure parmi les départements les plus dynamiques d’Occitanie. Sa population – quelque 770 000 habitants actuellement – continue de croître à hauteur de 0,6% par an. Dans le détail, quand la population de Nîmes augmente de 0,1% par an, celle d’Alès bondit de 2,3%. Un véritable casse-tête pour les collectivités territoriales, qui doivent aussi composer avec la situation économique des nouveaux venus, le monde du travail, et la baisse drastique des dotations de l’État.

    « Les gens qui s’installent dans notre région sont souvent des retraités. Donc ils ne viennent pas pour le travail, et c’est un vrai problème », relève Christian Bastid, conseiller départemental délégué au logement. Pas d’amélioration du tissu économique, ni d’impact sur la précarité galopante en somme.

    Du côté des équipements publics, l’homme relativise encore, et rappelle combien il est impossible d’agir seul. D’abord parce que les collectivités sont interdépendantes entre elles, ensuite parce que l’État se désengage à pas de géant. « On investit, on essaie de maintenir le cap du point de vue de l’amélioration des conditions de sécurité sur les routes… Mais si les grandes agglomérations ne travaillent pas sur la fluidité, si on n’a pas de parking relais, et si on ne fait pas un effort sur la mobilité, cela ne suffira pas », explique Christian Bastid (PCF), qui fait référence aux difficultés des abords alésiens et nîmois. Même problème de cohérence quand on se penche sur les besoins réels d’une population modeste et les loyers des logements à disposition. « Dans le Gard, 60% des ménages pourraient prétendre à un logement social ; mais à Nîmes, on est à 25% du parc », poursuit l’élu. « De plus, si l’État ne revient pas sur la réduction de l’aide au logement, et sur la TVA à 7,5% pour les bailleurs sociaux, il sera très difficile pour nous de répondre aux besoins de ces nouveaux habitants ».

  • Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Il fallait bien un restaurant de l’intra muros pour officialiser ce qui mijotait depuis plusieurs semaines dans le cadre de l’union à gauche en vue des municipales. Ce vendredi, à deux mois du premier tour, c’est un choix fort qu’ont opéré deux partis de l’actuelle majorité sortante. Plutôt que de suivre le candidat qui apparaissait comme le plus naturel, David Fournier (PS), les militants et responsables locaux de Génération.s et du PCF ont opté par la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    « Avignon est un laboratoire, à rebours d’autres élections », reconnaît Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Sans être brouillé avec David Fournier, l’actuel adjoint au maire juge la méthode de Mathilde Louvain plus pertinente : « On a mené un travail de terrain, en parlant d’abord de programme avec les citoyens, cela a créé une dynamique qu’on a voulu préserver alors que David a démarré sa campagne de manière très traditionnelle. » Autrement dit, chercher d’abord à recueillir les soutiens des partis. Malgré les remontrances du national, conduisant, mercredi soir, les militants locaux à un nouveau vote, qui a confirmé le choix initial. « On nous a fait remarquer que dans les villes à direction communiste, il y avait en face des listes insoumises mais l’enjeu local a primé », poursuit Julien De Benito.

    À ses côtés, Éric Deshayes est dans la même démarche. Référent Génération.s 84 et adjoint au maire, il indique avoir « d’abord cherché à privilégier l’écoute des habitants dans une démarche d’ouverture citoyenne plutôt que d’aller ajouter notre logo à la collection de partis ». Depuis plusieurs semaines, le PCF et G.s font partie intégrante du mouvement citoyen Avignon collectif qui rejoint également LFI. « On n’est pas dans le rejet des partis mais pour de nouveaux visages et de nouvelles pratiques », abonde l’artiste Thomas Pitiot, membre actif d’Avignon collectif.

    « Tout faire » pour n’avoir qu’une liste au 2nd tour

    Tout comme Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports, devancée en avril par David Fournier pour représenter le PS aux municipales. Désormais en dehors du PS, l’élue considère qu’Avignon collectif « a permis aux citoyens hors partis d’être acteurs » d’une démarche programmatique et de renouveau. « La ville s’est transformée pendant deux mandats, c’est une base sur laquelle s’appuyer pour impulser un nouvel élan », complète Rémy Blanc, conseiller départemental PCF.

    « On est ravis que nos énergies se rejoignent et que, pour une fois, le national ne vient pas miner une situation locale », se satisfait Mathilde Louvain, mettant en avant « le fond plutôt que les personnes ». « Ça bouillonne à Avignon, si certains nous pensaient petits, on est plus grands qu’on ne le croit », se délecte le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault, fort soutien de campagne et possible candidat seulement en position non éligible. Ce nouvel attelage espère arriver en tête à gauche au 1er tour et « tout faire pour qu’il ne reste qu’une liste au second tour », conclut Mathilde Louvain.