Tag: PCF

  • À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    Châteauneuf-les-Martigues n’avait pas vu une telle union de la gauche depuis « au moins deux mandatures », estime Laurence Jouanaud (PCF). Alors, au moment d’inaugurer le local de campagne ce vendredi 23 janvier, la tête de liste et ses colistiers, représentants des diverses composantes partisanes et citoyennes d’« un Élan pour l’avenir », ont partagé la parole.

    Parmi les priorités du groupe : un nouveau mode de gouvernance « plus à l’écoute de la population afin de développer une intelligence et une solidarité collectives », explique Marie-Thérèse Rochedix, des écologistes. Élodie Thiebaut, représentante d’un mouvement citoyen du centre et conseillère municipale d’opposition, dénonce le « comportement autoritaire et antidémocratique » de l’actuelle majorité. Les forces de gauche entendent donc mettre en place des consultations participatives pour les grands projets, qu’elles souhaitent orienter vers le social.

    Elles proposent notamment de rétablir une maison de la solidarité, de rouvrir un foyer pour seniors à la Mède ou encore de mettre en place un bus administratif afin que les services publics de proximité puissent aller au-devant des publics précaires.

    Sécurité et centres-villes

    Un sujet tient particulièrement à cœur à Élodie Thiebaud, infirmière de profession : la santé. « Les communes peuvent être actrices dans ce domaine », maintient-elle. La liste compte mettre à disposition des locaux et instaurer des aides au financement d’équipements, des bourses et des aides aux internes pour attirer les jeunes soignants.

    Marc Lopez, conseiller municipal d’opposition et colistier PS, insiste quant à lui sur la sécurité, ne voulant pas laisser ce sujet au maire sortant (DVD), Roland Mouren, et au candidat RN, Alain Vaccaluzzo : « Il faudra qu’on embauche rapidement des fonctionnaires municipaux et qu’on renforce les actions de proximité et de prévention, avec des médiateurs devant les écoles. (…) En 1970, il y avait un bureau de police nationale à Châteauneuf. Aujourd’hui, on est trois fois plus et on n’a rien du tout. On mettra tous les moyens nécessaires pour faire revenir les corps d’État. »

    La liste veut aussi redynamiser les centres-villes de la commune de 18 000 habitants « laissés à l’abandon pendant douze ans », selon Marc Lopez. La tête de liste Laurence Jouanaud (PCF) explique : « Tout le monde doit pouvoir s’épanouir dans une ville facile et apaisée, agréable à vivre autour de centres-villes qui proposent des lieux d’échanges et de rencontres. On a l’idée de mettre en place un cyber café municipal. Il faut aussi soutenir l’attractivité pour avoir des commerces attrayants dans des quartiers où les problèmes de circulation seront réglés, avec la mise en commun de transports par exemple. » Tout un programme, qui sera dévoilé dans son entier mi-février.

  • Le PCF du Rove prêt pour le combat

    Le PCF du Rove prêt pour le combat

    Les communistes du Rove attaquent 2026 de pied ferme. Entre élections municipales à venir et situation internationale, les militants ont répondu massivement présents pour la traditionnelle cérémonie des vœux de la section du PCF de la ville. Elle a rassemblé près de deux cents personnes, vendredi soir, à la salle des fêtes Lanteri, qui était comble pour l’occasion.

    Au nom des communistes rovenains, Michel Bartoli, l’un des secrétaires de section, a prononcé une allocution marquée par un ton combatif et déterminé. Une prise de parole qui s’inscrit évidemment dans une année d’échéance électorale plus qu’importante pour la commune. D’où la confirmation par le maire communiste de la ville, Paul Sabatino, que la liste de rassemblement de la gauche et des citoyens qu’il conduira sera largement renouvelée et rajeunie. Pour rappel, ce dernier a pris le relais de l’emblématique Georges Rosso en mars 2025, avant son décès quelques semaines après.

    Cette dynamique s’est d’ailleurs poursuivie, le samedi matin, avec plus d’une cinquantaine de militants rassemblés devant la mairie pour distribuer, dans les 2 800 boîtes aux lettres de la commune, le courrier de candidature de Paul Sabatino annonçant la présentation officielle de la liste « Continuons ! », qui se tiendra le 6 février. De quoi lancer les hostilités pour l’élection.

    Enfin, notons qu’au cours de la soirée la section du Rove a remis un chèque de soutien de 500 euros au journal La Marseillaise.

  • Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Son opiniâtreté lui a valu des menaces de mort et des émeutes, en mars 2023. Depuis le début de son mandat, Laurent Belsola (PCF) n’a « jamais cessé de frapper aux portes des différents ministères de l’Intérieur pour lutter contre le fléau du narcotrafic », rappelait-il, le 22 janvier, lors d’un atelier de campagne.

    À Port-de-Bouc, certains quartiers, comme les Comtes ou les Amarantes, sont touchés par cette problématique. « C’est un enfer pour la population. Les parents n’osent plus se balader avec leurs enfants, les soignants ne peuvent pas entrer dans les bâtiments… concède le maire. Ça brûle tout. » Mais la régularité des opérations menées par les forces de l’ordre ont eu raison de nombreux points de deal. « On en avait six en 2020, il n’y en a plus qu’un qui disparaît puis réapparaît de temps en temps », révèle-t-il.

    Des résultats obtenus « à force d’abnégation ». L’édile, candidat à sa succession, avait d’abord demandé la réouverture du commissariat de police nationale puis l’adhésion au dispositif de Quartier de reconquête républicaine pour avoir des renforts, en vain. « On a obtenu que les forces de police soient présentes de manière pérenne, grâce à l’aide de CRS et de compagnies départementales. Les résultats sont là. Quand le travail de longue haleine est fait, ça paye. Mais il ne faut rien lâcher, ça reste fragile. »

    Désormais, Laurent Belsola demande la création d’un commissariat mixte pour avoir, sous un même toit, les services de police municipale et de police nationale. « Il ne manque que l’accord du ministère de l’Intérieur, confie-t-il. On a les locaux, qu’on veut réhabiliter. »

    « Il faut des moyens et il faut travailler sur du long terme, assène le maire. Au niveau régalien, on est preneur de n’importe quel dispositif. Au niveau de la Ville, on met le paquet sur la prévention. On a nos centres sociaux, nos écoles, le théâtre, la médiathèque, des commerces, la présence d’employés municipaux… On est dans nos quartiers. On a créé une Régie pour sortir les jeunes en difficulté avec le monde du travail, pour les accompagner dans la réinsertion avec des missions en bas de chez eux. La sécurité, c’est un tout. La police et la prévention font partie de ce tout. »

  • [États généraux de la culture] Pierre Dharréville : « Nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation »

    [États généraux de la culture] Pierre Dharréville : « Nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation »

    La Marseillaise : Comment est née cette dynamique autour des nouveaux États généraux de la culture ?

    Pierre Dharréville : Cette initiative, nous avons été un certain nombre à la vouloir et nous sommes un certain nombre à l’organiser, dans une vraie diversité de forces politiques, syndicales, sociales, culturelles. Au sein du PCF, nous avons produit des gestes qui visaient à ce qu’on prenne à la hauteur cette grande question de la bataille culturelle. Nous avons notamment lancé, en mars dernier, à la Bellevilloise, l’initiative « Vive la culture ! » puis, au dernier festival d’Avignon en juillet, l’appel pour de nouveaux états généraux de la culture, dont sont notamment signataires la CGT, la FSU, LFI, le PS, l’Après, les syndicats d’artistes Sinavi et Syndeac, ainsi qu’un bon millier de personnalités du monde de la culture. C’est très ouvert.

    Ce mouvement sonne comme un appel à la résistance…

    P.Dh. : Il y a en effet un caractère de résistance inscrit dans cette démarche car nous voyons bien que la culture et les acteurs culturels sont attaqués, que les budgets de la culture diminuent à l’échelle nationale, que le budget des collectivités est lui-même soumis à des réductions drastiques qui mettent les collectivités dans des situations difficiles pour mener à bien leurs missions, notamment en matière de politique culturelle. Or les collectivités locales sont les principales financeuses de l’action culturelle dans notre pays. L’affaiblissement de ces politiques culturelles est d’autant plus problématique qu’il y a en face des forces, notamment les forces de la finance, qui se sont engagées dans de grandes logiques de concentration des outils de diffusion, des outils de production, des outils culturels et médiatiques. Avec un certain nombre d’acteurs qui ont des intentions politiques affirmées d’extrême droite et qui visent à reconfigurer l’espace public et politique.

    Vers quelle conception de la culture risque-t-on de dériver sous la pression conjuguée de cet affairisme et des idées d’extrême droite ?

    P.Dh. : Jack Ralite disait, lorsqu’il a lancé les premiers états généraux de la culture en 1986, qu’« un peuple qui abandonne son imaginaire aux affairismes se condamne à des libertés précaires ». C’est toujours à l’ordre du jour. Et lorsque cet affairisme a des intentions politiques réactionnaires et trumpistes, pour dire les choses telles que nous les voyons à l’œuvre aujourd’hui, c’est d’autant plus dangereux. Ça renforce la nécessité d’avoir des politiques publiques, démocratiques, qui soient déterminées par des choix communs. La culture est un bien commun, elle doit être conçue comme cela. Or il y a plusieurs manières de la concevoir, c’est là qu’il y a une bataille aujourd’hui. Certains veulent nous enfermer dans des identités. Nous, nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation, de rencontre, d’épanouissement, d’ouverture, d’interrogation, comme porteuse de sens. C’est pour cela qu’il y a besoin de politiques publiques, autrement la culture devient un bien de consommation comme les autres. C’est la logique du rentable, de la productivité, de ce qui a commercialement fonctionné qui l’emporte. C’est le marché qui décide, avec les moyens qu’on y met. Une œuvre sur laquelle on a mis beaucoup de moyens de promotion et une œuvre qui n’en a pas reçu ne connaissent pas le même sort, c’est évident. Ça signifie aussi qu’on donne sa chance à un certain type d’art, de culture et de création et pas à d’autres. Est-ce que ce sont les forces de l’argent qui doivent décider de cela ? Je ne crois pas. La logique des blockbusters, des best-sellers et compagnie s’installe. Il y a une sorte d’uniformisation culturelle qui accompagne ce mouvement, car c’est ça qui crée de la rentabilité économique et permet, aussi, de formater utilement les esprits.

    L’appel lancé en juillet dernier décrète
    «
     l’état d’urgence culturelle »…

    P.Dh. : Oui ce sont les mots par lesquels nous avons lancé ces nouveaux états généraux. La situation est particulièrement grave et nous inquiète chaque jour un peu plus. On peut citer, notamment, les offensives d’un monsieur comme Pierre-Édouard Stérin, qui cherche dans les milieux culturels à installer un nouvel empire avec des intentions, parfois cachées, pour formater un certain nombre d’espaces, d’outils, de moyens. Avec des labels de fête populaire ou en développant des outils de parcs d’attractions autour d’une Histoire bien souvent falsifiée et dévoyée. On en est donc à décréter cet état d’urgence culturelle, d’autant que l’affaiblissement conjoint des politiques publiques se vérifie, de budget en budget, avec des structures qui tirent la sonnette d’alarme.

    L’exception culturelle française est-elle en train de se dissoudre ?

    P.Dh. : Cette bataille de l’exception culturelle a été menée à l’époque des états généraux de Jack Ralite, pour sortir la culture des accords commerciaux du Gatt. C’est cela l’exception culturelle : sortir la culture des logiques de marché, installer des politiques publiques qui soient capables de faire exister la culture indépendamment ou autrement que par les logiques marchandes. Cette exception culturelle est française parce que nous en avons été porteurs et qu’il y a eu, dans notre pays, une affirmation de ce point de vue là. Elle est en effet largement remise en question aujourd’hui, mais nous conservons des outils de politique publique et d’exception culturelle importants, comme dans le cinéma avec le CNC par exemple. Il y a également une vitalité et un tissu culturels dans notre pays qui continuent de formuler un certain nombre de propositions salvatrices. On peut donc aussi d’appuyer sur cette vivacité culturelle qui demeure malgré tout.

    En quoi la culture est-elle le meilleur rempart aux idées d’extrême droite ?

    P.Dh. : De manière générale, la culture est un mouvement d’émancipation car au cœur de ce mouvement, il y a la rencontre, ainsi que les libertés d’expression et de création. Ces fondements font que la culture permet d’aller plus loin que soi, de s’interroger, de réfléchir à la société dans son mouvement, et de répondre à cette question : quelle humanité nous voulons être ? Finalement chaque geste culturel, chaque geste de création est une tentative de réponse à cette question, ou une tentative de la poser. Nous avons besoin de la culture pour nous retrouver, nous interroger, faire la fête, essayer d’imaginer, d’inventer l’avenir, de comprendre ce qui nous est arrivé ou tout simplement ressentir des émotions et les partager. C’est tout l’inverse d’un projet politique tel que le défend l’extrême droite et tel qu’il se déploie actuellement à l’échelle internationale, avec des logiques trumpistes à l’œuvre un peu partout, qui visent à installer une logique de la loi du plus fort, de la soumission.

    L’extrême droite est également attirée par la censure…

    P.Dh. : Il y a, dans ce qui est à l’œuvre dans la société aujourd’hui, une forme de censure, effectivement, et d’autocensure parfois, qu’on cherche à imposer à certains acteurs sociaux et culturels à travers un certain nombre d’injonctions. On voit bien aussi de quelle manière sont utilisés certains médias pour essayer de faire pression, de reconfigurer l’espace du débat et la possibilité de dire. Donc oui, la censure fait partie des pratiques de l’extrême droite, l’atteinte à la liberté d’expression et de création. On observe aussi une sorte d’abaissement du débat public comme de notre conception d’être humain. Lorsque des commentateurs de la vie publique, qui en sont en réalité des acteurs, expliquent qu’ils disent tout haut ce que la majorité pense tout bas, on est dans l’ordre de la pulsion, de l’individualisme forcené. La culture peut être un antidote puissant face à tout ça.

    Quel est l’enjeu, le sens de ces nouveaux états généraux ?

    P.Dh. : Nous voulons créer dans la société un mouvement pour la culture. Pas un mouvement qui rassemble uniquement des gens dont la culture est le métier, même s’ils en sont pleinement partie prenante. Nous voulons que cette question soit une grande question démocratique et citoyenne. C’est pour ça que ce mouvement a vocation à s’enraciner dans le local, avec des initiatives, je l’espère, un peu partout dans le pays, qui ont commencé. Et aussi avec une portée nationale : c’est un mouvement qui veut installer une dynamique incontournable pour peser dans le rapport de force, empêcher qu’on continue cette dégringolade des politiques publiques et imaginer les politiques publiques dont nous avons besoin aujourd’hui. On va donc s’intéresser à tous les champs de la culture, depuis le spectacle vivant et les arts plastiques jusqu’au livre en passant par les médias. Tout un tas d’acteurs sont engagés dans cette démarche et nous allons tenter de la construire ensemble.

  • Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Contrairement aux candidats se réclamant du courant socialiste dispersés sur les listes de la maire candidate Paulette Gougeon, de Stéphane Dalle, l’ex-adjoint de l’édile Pierre Soujol décédé en juin 2025 ou de Stéphane Muscat, ex-directeur de cabinet de l’ancien maire Claude Arnaud (divers droite), écologistes, insoumis et communistes ne se réclament pas de la majorité sortante. « Ça ressemble à l’après De Gaulle. Tous se revendiquent héritiers de Pierre Soujol et se tapent dessus », s’amuse l’écologiste Lise Florès. « À droite, c’est le bal des hypocrites, ils se trahissent les uns les autres », confirme l’Insoumis Bruno Gagne qui se méfie aussi de l’extrême droite qui pourrait être incarnée par Antony Belin ou Julia Plane et Thierry Razigade.

    Pour l’heure les têtes de listes de « Lunel collectif » (Lise Florès) et de « l’Union populaire Lunel, fière et solidaire » (Bruno Gagne) tracent chacun leur route. Mais un rapprochement est à l’étude, au moins dans l’entre deux-tours. « Nos portes sont grandes ouvertes. Les écologistes ne sont pas nos adversaires, faisons chacun le maximum », pose le cégétiste. « Une union est envisageable pour nous, y compris avant le 1er tour », confirme la fonctionnaire cadre territorial.

    D’ici là, chacun avance ses propositions pour redonner un élan à la 5e ville de l’Hérault (26 600 habitants) située au cœur de la vallée du Vidourle, aux portes de la petite Camargue. Une ville forte de ses traditions (bouvine) et riche de son histoire romaine mais aujourd’hui pauvre, abîmée et prise en étau entre Nîmes et Montpellier.

    Le PCF a fait le choix de rejoindre LFI qui « assume son étiquette de gauche et veut transformer les choses », insiste François Got. Le communiste veut profiter de l’immobilier libéré par le projet de nouvelle caserne au mas de Fourques et du déplacement de l’accueil 3e âge vers la clinique pour imaginer de « nouveaux logements et des crèches ». Il souhaite aussi « s’attaquer aux marchands de sommeil » et construire des logements sociaux (1 430 familles en attente). Bruno Gagne ajoute le besoin « d’attributions transparentes, d’encadrement des loyers et de contrôles sur la salubrité des logements en location ».

    Du côté de la liste d’union citoyenne de la gauche et des écologistes, Lise Florès veut privilégier la « densification ». « L’étalement urbain pour faire venir des entreprises, c’est comme la stratégie du ruissellement, ça ne marche pas. » Pour créer de l’emploi, l’écologiste préfère « partir des besoins » et cibler « les métiers en tension » (agriculture, services à la personne, rénovation énergétique…). Comme Bruno Gagne qui vise « les circuits courts, les produits locaux », veut des « cuisines centrales municipales » et « les premiers m3 d’eau gratuits », Lise Florès souhaite créer des « régies publiques » dans des fermes (insertion, bio), pour le service à la personne, pour la culture (école de musique) ou le social.

    Persuadée que « le tout sécuritaire est voué à l’échec », l’écolo prône la prévention via des « médiateurs » de quartiers. Bruno Gagne insiste aussi sur la nécessité de « redonner le pouvoir aux habitants ». L’Insoumis promet des conseils de quartiers dès 16 ans, un budget participatif et des votations citoyennes (RIC) sur les sujets majeurs comme la déviation Sud de la route nationale (RN) 113. « Il y a trop de bouchons, de bruit, de pollution. Nous allons réétudier toutes les options ». Pour « protéger les terres agricoles », Lise Florès est plus catégorique. « La déviation est un faux nez qui ne réglera pas le problème. Il faut des mini-bus inter-quartiers, des pistes cyclables et des espaces piétons. » Une manière de dire que la grande rénovation entreprise au centre-ville de Lunel n’est pas suffisante.

  • À La Ciotat, Karim Ghendouf candidat aux municipales

    À La Ciotat, Karim Ghendouf candidat aux municipales

    À moins de soixante jours du scrutin, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et d’être candidat aux prochaines élections municipales », a déclaré, devant plus de 150 personnes, salle St-Marceaux, le communiste Karim Ghendouf.

    Quelques minutes plus tard, il a lancé : « L’histoire de La Ciotat le montre : la gauche gagne lorsqu’elle est unie. » D’accord. Et c’est pour cela que Karim Ghendouf se présente sous les seules couleurs de La Ciotat nous rassemble ? Après les discours, l’homme a accepté de faire une – bien utile – explication de texte. « Cela fait de nombreux mois qu’on discute avec le PS, LFI, le collectif Nouveau front populaire, EELV. Mais les discussions pour l’union de la gauche aux municipales n’aboutissent pas. J’ai donc pris mes responsabilités, et je les assume. Cela suffit, les palabres. La loi impose de déposer les listes entre le 9 et le 26 février. Si ça peut provoquer un électrochoc… On a un bilan, une expérience, et en même temps on dit qu’on n’est pas fermé », explicite Karim Ghendouf. Le PS de Toni Delogu voulait, lui, placer Martine Cuccaroni en tête de liste de l’union de la gauche ciotadenne.

    2 000 logements sociaux de plus

    À l’exact opposé du « clinquant, du show perpétuel de la municipalité actuelle », a épinglé Albert-Jean Morazzini ; « nous devons faire du commun », a plaidé Karim Ghendouf. « Le mandat de la majorité de droite [Alexandre Doriol, DVD, est maire depuis 2023, Ndlr.] s’achève avec une commune dont les impôts, le prix du mètre carré du foncier et le coût du logement sont les plus élevés du département, creusant les inégalités et empêchant, contrairement à ce qu’ils disent, une ville équilibrée et solidaire », a mis en exergue le communiste. « L’école est la priorité de La Ciotat nous rassemble », a posé Sylvie Demoulin. Le programme promet « la gratuité des fournitures scolaires, de l’accès à la culture, des temps périscolaires ». Mais surtout, LCNR veut agir pour le logement, « alors que les jeunes ménages quittent la ville », faute de pouvoir se loger. Aujourd’hui, le taux de logements sociaux est de 21%. LCNR veut le porter à 30%, selon son estimation des besoins, soit « au minimum 2 000 logements sociaux de plus », a exposé Hervé Watteau.

  • Le PCF en première ligne contre l’extrême droite et ses idées

    Le PCF en première ligne contre l’extrême droite et ses idées

    Il aura fallu ouvrir les vœux communistes sur un constat : aux quatre coins du globe, révolutions, luttes pour l’indépendance et guerres éclatent, dessinant ainsi les combats à venir. Mais aussi rappeler que « cette année qui s’ouvre, est marquée par les élections municipales qui précèdent elles-mêmes l’année de l’élection présidentielle : on sait déjà qu’elles seront marquées par la croissance de l’extrême droite dans un contexte ou l’impérialisme se déchaîne, rappelle Arthur Patou, responsable départemental des Jeunes communistes. Nous baserons nos actions pour l’année 2026 sous le signe de la lutte et du rassemblement de toute la jeunesse. » De son côté, Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF Pays d’Aix estime que les crises nationales et internationales ont une « racine commune. Le capitalisme en bout de course qui ne survit plus qu’à l’austérité, la guerre, la concurrence généralisée et la division des peuples ». Cette cérémonie de vœux, qui rassemble d’ailleurs toutes les forces de gauches et les militants de la CGT, aura été l’occasion d’annoncer qu’une large mobilisation est organisée samedi prochain, au départ de la Rotonde, à 15h sous le mot d’ordre « Pour la paix, dites non à la guerre ». « L’année 2026 commence avec plus de 60 pays en guerre », rappelle Sophie Rothon. Et de rappeler que le parti reste solidaire de la lutte du peuple Kurde du Rojava, du peuple cubain, du peuple soulevé en Iran, des Palestiniens.

    Combattre l’extrême droite

    Entre autres. Au niveau national « le terrain social » reste aussi à défendre. « Le pouvoir mène une politique de classe brutale imposée par la force. Le budget a été imposé deux fois par 49.3 par le gouvernement Lecornu, lui qui avait promis ne pas y avoir recours. C’est un grave déni démocratique, poursuit Sophie Rothon. D’un autre côté, les 211 milliards d’euros d’aide publique aux entreprises, révélées par la Commission d’enquête sénatoriale présidée par Fabien Gay [sénateur PCF, Ndlr.] ont mis le pouvoir en difficulté. On exige des sacrifices du monde du travail, de l’autre on arrose le capital à coups de milliards. C’est un choix de classe assumé que nous combattons. » Le panel de causes à défendre reste large : soutien d’une jeunesse « précarisée », mais aussi les causes féministes, antiracistes, contre l’antisémitisme, pour les personnes LGBTQIA+, aux côtés des agriculteurs dans leur combat contre les accords de libre-échange et pour la souveraineté alimentaire… Mais surtout, contre l’extrême droite et ses idées, à l’aube du scrutin municipal. « Nous continuerons de la combattre partout où elle tente d’imposer ses idées, ses réseaux, ses financements. Comme à Aix, où la Nuit du bien commun financée par Pierre Edouard Stérin a été annulée grâce à la mobilisation. Quand le monde du travail s’organise, l’extrême droite recule », poursuit la secrétaire de section. David Tessier, désigné chef de file du PCF en vue des élections municipales à Aix-en-Provence, a pris lui la parole pour rappeler « le sens de nos combats ». « Nous sommes le parti des travailleurs (…) nous sommes, à Aix, le parti de Prados [Ernest Prados, résistant communiste aixois, Ndlr.]. Nous sommes hier le parti qui défilait aux côtés de nos camarades Kurdes (…) le parti de la paix qui n’a jamais porté atteinte à la démocratie (…). Nous n’avons jamais, et ne jouerons jamais avec le danger du fascisme et de l’extrême droite, quelles que soient les circonstances », a longuement rappelé David Tessier. Le ton est donné.

  • Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Sylvie Vinceneux à la rencontre des commerçants de Saint-Cyr

    Journée de tractage pour Sylvie Vinceneux et ses colistiers. Mercredi après-midi, la responsable de la commission nationale du logement du PCF, est allée à la rencontre des commerçants saint-cyriens, afin de connaître leurs inquiétudes et besoins. Tout en leur soumettant quelques idées, qu’elle exposera plus largement lors de la présentation de sa liste, qui aura lieu ce samedi, à 11h15, au Café de France.

    La liste présentée samedi

    Si la question du prix du stationnement fait l’unanimité, des améliorations sont attendues, ou a minima souhaitées dans d’autres secteurs, notamment, sur la question des loyers commerciaux : « C’est une aberration qu’il n’y ait pas un prix fixe du mètre carré. Avec les promoteurs et certains propriétaires, on est à Saint Tropez ici, c’est un braquage ! », s’indigne Pilar, coiffeuse dans la rue Victor Hugo, où elle se trouve « isolée. Il y a encore des Saint-Cyriens qui nous découvrent. Des commerçants se sont unis pour faire des animations, mais ici, on n’a rien », dénonce-t-elle.

    Une rue que John, qui vient de lancer sa boutique de prêt-à-porter et décoration, souhaite voir évoluer : « Il faudrait un coup de propre dans la rue qui n’a pas bougé depuis 20 ans. Il suffit qu’il y ait un camion en livraison pour créer une pagaille monstre. Il y a des trous partout, des racines qui ressortent et qui sont dangereuses pour les passants », déplore-t-il. Autant de doléances entendues par Sylvie Vinceneux, qui veut proposer davantage d’animations, mais aussi « a minima un dimanche piéton par mois » pour créer davantage d’émulation.

    « C’est notre deuxième tournée. On est étonné des réactions assez fortes sur le manque de dialogue avec la municipalité. Pour nous c’est vraiment important car une commune doit être facilitateur, travailler avec la chambre de commerce », explique la tête de liste, qui évoque aussi « un problème de pouvoir d’achat. Il faut tout faire pour faire connaître les spécialités, les nouveaux commerces… »

    Un phénomène qui a également trait à la question des loyers, évoquée précédemment et priorité de la candidate, tant sur l’aspect commercial que sur le logement : « Il peut y avoir des préemptions de locaux vides. Ça demande des moyens, aussi pour créer de l’emploi dans le tourisme, l’agriculture, l’artisanat… En plus de la création de logements sociaux, il faut tenter de peser sur l’encadrement des loyers, même si c’est compliqué. C’est le rôle d’un maire d’être audacieux et toquer à toutes les portes », soutient Sylvie Vinceneux, qui présentera samedi à 11h15 au Café de France, les grandes lignes de son programme, et sa liste, portée par le PCF et le PS avec le soutien des Écologistes, et de nombreux colistiers non encartés.

  • La gauche unie salonaise étoffe ses propositions

    La gauche unie salonaise étoffe ses propositions

    À Salon, la gauche unie pour les élections municipales ne compte pas que sur un seul homme pour agir. Réunis jeudi soir autour de Patrick Chini (PS), tête de la liste Demain Salon pour présenter leurs vœux, plusieurs colistiers sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour élaborer et diffuser le projet encore non terminé de l’équipe.

    C’est le cas de Nicolas Maury, fonctionnaire trentenaire encarté au PCF. Celui-ci indique que « le programme fait déjà 40 pages chiffrées et est en cours de finalisation ». Parmi les mesures phares, le militant relève « le gros chantier que nous voulons mettre en place dans la ceinture verte salonaise, consistant à y développer une agriculture saine, de proximité, qui approvisionne les écoles et les services municipaux dans une logique autre que le productivisme à tout prix ». Sa colistière Michelle Blanc (PS) abonde : « Ce seront des fermes municipales qui permettront à la Ville de soutenir l’installation de nouveaux agriculteurs qui nourriront les Salonais. »

    La campagne est d’ailleurs bien entamée depuis l’inauguration de la permanence fin novembre. « C’est tranquille sur le terrain », avance Nicolas Maury, parlant de « retours positifs avec la liste ». Quant aux thèmes de la campagne, le candidat considère que « ce qui ressort de nos porte-à-porte sont surtout de vraies attentes quant au logement, notamment social ». « Certaines personnes demandent à être relogées dans des logements salubres et n’ont pas de réponse… D’autres, après le départ des enfants, gardent un appartement trop grand et veulent en changer pour un plus petit, surtout quand les charges augmentent », détaille le communiste.

    Des attentes

    aussi sur le logement

    Des propositions en ce sens existent déjà. « Nous voulons mettre en place une bourse de mobilité pour échanger les logements, comme à Paris », détaille Nicolas Maury, mais aussi « renforcer le logement social au vu de la forte demande » de 3 000 dossiers en attente en 2024. Également, le candidat veut « favoriser l’habitat collectif, intergénérationnel et accessible, mélangeant retraités et étudiants pour créer un bassin de vie solidaire ». Il faut des crèches aussi. Michelle Blanc (PS) affirme qu’« il est indispensable pour nous qu’il y ait une crèche par quartier », particulièrement « au quartier populaire des Canourgues » et ses plusieurs milliers d’habitants. La colistière affirme que « le maire en place casse la dynamique de la petite enfance en privatisant les mini crèches dont on sait la mauvaise qualité de service », « pareil pour le relais assistance maternelle qui est laissé à l’abandon faute d’embauches », selon la candidate.

  • À Béziers, Robert Ménard tente de faire illusion avec un budget serré

    À Béziers, Robert Ménard tente de faire illusion avec un budget serré

    Robert Ménard présidera-t-il à nouveau le conseil municipal de Béziers ? À deux mois des élections, le maire d’extrême droite a dirigé pour la dernière fois de la mandature le conseil le 19 janvier, avant de remettre son fauteuil d’édile en jeu en mars.

    L’occasion de faire voter un dernier budget qui inquiète les oppositions. D’un montant global de 202,894 millions d’euros, celui-ci est en baisse de 21,106 millions par rapport au précédent. Le budget de fonctionnement est en hausse de près de 1,5 million d’euros (142,038 millions au total) tandis que celui des investissements connaît une baisse drastique de 22,544 millions d’euros (60,86 millions).

    « C’est le plus faible budget d’investissement depuis le début de la mandature, puisqu’il était de 67,87 millions au budget primitif (BP) de 2021, de 81,195 millions au BP 2022, de 69,7 millions au BP 2023, de 74,9 millions au BP 2024 et enfin de 83,4 millions au BP 2025 », avance Nicolas Cossange, élu PCF d’opposition. Des investissements qui laissent l’impression que l’édile a juste embelli le centre-ville et les Allées Paul-Riquet, restaurées. « Vous avez dit qu’en embellissant la ville, on réglerait les problèmes de fond comme la pauvreté, l’insécurité, le chômage, qu’on attirerait des investisseurs, etc. Mais c’est un pari perdu. Certes, le centre-ville est plus joli mais sur les autres sujets, c’est un échec. Et on va constater qu’il n’y a aucune proposition pour vraiment traiter en profondeur les difficultés de la vie quotidienne à Béziers », observe Thierry Antoine, élu d’opposition des Écologistes et tête de liste du Printemps de Béziers, liste d’union de la gauche.

    Un maire magicien ?

    Pas d’inquiétude pour Robert Ménard. Il préfère mettre en avant les « 279 millions d’euros investis depuis 2020 [année de sa réélection, Ndlr] » ainsi que le ratio de solvabilité, indicateur donnant le nombre d’années pour désendetter la commune. « Quand je suis arrivé à la tête de la mairie [en 2014, Ndlr], ce ratio était de 9,2 ans. Aujourd’hui, on finit à 4,7 ans », avance l’édile. Sauf qu’à y regarder de plus près, celui-ci était de 4,6 ans en 2022, 4,7 en 2023, 5 en 2024 et 5,3 en 2025… Sur ce dernier ratio, la Ville indique que « ce n’est qu’une précision, des recettes restant encore à comptabiliser ». Mais force est de constater que ces « recettes » ont été comptabilisées par le maire sans être présentées.

    Les élections approchant, Ménard se transformerait-il en magicien, donnant des coups de baguette magique pour verdir les chiffres ? « Il a fait un budget très serré pour limiter la casse apparente. Mais s’il veut investir à nouveau à l’avenir, il va bien devoir aggraver la dette. Et comme l’épargne brute n’a pas vraiment de marge de manœuvre, le ratio fera un mauvais bond en avant sur le prochain budget ou le suivant », s’inquiète Nicolas Cossange.