Tag: Patrick de Carolis

  • Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Je suis extrêmement favorable au projet de contournement autoroutier d’Arles » affirme d’emblée le maire Horizons Patrick De Carolis lors du conseil municipal du 18 décembre. À « condition sine qua non de pouvoir circuler librement sur le territoire de la ville », affirme le maire, dans l’idée de « la gratuité d’une partie des péages ».

    C’est le point d’objection principal de l’opposition. Selon le conseiller municipal d’opposition Cyril Girard (EELV) « rien n’est gratuit et l’espérer pour les arlésiens revient à contredire le principe d’équité qui veut que pour un même parcours, on paye la même chose ».

    « C’est l’État qui décidera »

    L’opposante écologiste Virginie Maris enfonce le clou : « la réglementation européenne interdit le report de tarifs sur une section », ce qui veut dire qu’« on ne peut pas exporter le financement d’une section d’autoroute sur celui d’une autre section ». Patrick de Carolis, en réponse, affirme avoir « obtenu la gratuité sur les 2/3 du parcours », mais qu’en définitive, « c’est l’État qui décidera ». Marie-Amélie Ferrand-Coccia, ancienne adjointe passée dans l’opposition, complète : « l’État a fait une exception pour le territoire en la matière ».

    Nicolas Koukas (PCF) parle d’une « illusion de gratuité qui trompe les Arlésiens ». L’élu propose « la mise en œuvre d’une convention citoyenne de 10 mois pour permettre aux habitants de prendre le temps nécessaire pour examiner le projet » et préparer une consultation populaire « pas pour ou contre, mais à choix multiples ».

    L’édile « ne change pas d’avis », même compte tenu de l’opposition de son adjointe Eva Cardini qui « sait depuis 5 ans qu’on ne peut pas faire autrement qu’en faisant payer les Arlésiens ». Motion adoptée.

  • L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    Il s’agit de joindre les deux bouts de l’A54, coupée en deux par les villes d’Arles et de Saint-Martin-de-Crau, pour boucler le triangle autoroutier entre Avignon, Nîmes et Salon-de-Provence, mais aussi entre l’Espagne et l’Italie à une autre échelle. Un tel projet fait l’objet d’une enquête publique, lancée par l’État à la mi-novembre et qui devait se terminer le 19 décembre.

    Mais la préfecture a décidé de prolonger cette enquête jusqu’au 2 janvier 2026, tout en organisant des réunions publiques d’échanges avec la population. La première aura lieu ce lundi 15 décembre à 18h, à la salle Mistral de Saint-Martin-de-Crau (310 rue des compagnons), tandis que la seconde prendra place à la CCI d’Arles, mercredi 17 décembre à 18h.

    Qui payera la note ?

    Outre l’aspect environnemental, la transparence liée au péage interroge. Car, à la publication du dossier d’enquête publique, chacun a pu découvrir que « le montant définitif des péages ne sera fixé qu’à la suite de l’appel d’offres de concession européen auquel sera soumis le projet ».

    Le dossier présente « des tarifs calculés pour être les plus faibles possibles afin de limiter au maximum les reports de trafics ». Par exemple, de Saint-Martin à Nîmes, le péage serait de 3 euros, selon l’estimation.

    Le sujet pourrait s’inviter dans la campagne municipale. Nicolas Koukas (PCF), tête de liste de l’Union pour Arles, indiquait à La Marseillaise, le 27 novembre dernier, que « les Arlésiens n’ont pas été respectés en apprenant qu’on allait nous faire payer le péage pour aller travailler », et propose « de mettre en place une véritable consultation citoyenne ».

    Le maire (Horizons) d’Arles, Patrick de Carolis, estime qu’il s’agit « d’une solution pour la Ville », mais dont « la réussite dépend de la gratuité pour les trajets locaux au sein de l’agglomération », alors que « la gratuité n’est que partielle ».

    Mais en pleine campagne électorale, reste à savoir qui pourra contrer l’intérêt privé.