Tag: particuliers

  • La communauté d’énergie locale de Vitrolles monte en puissance

    La communauté d’énergie locale de Vitrolles monte en puissance

    C’est une initiative unique en France. Unique « par son ampleur » et par le fait qu’elle soit « portée par une collectivité locale pour les administrés et les entreprises de son territoire », assurent Alice Gaubert et Donald François, de SerenySun.

    Dix-huit mois après la signature de concession entre la Ville de Vitrolles et le groupement dont l’entreprise fait partie, aux côtés de Watteos, la communauté d’énergie locale en autoconsommation collective « Notre énergie Vitrolles » est pleinement opérationnelle.

    Sept centrales photovoltaïques en service sur des bâtiments communaux alimentent 70 participants : des équipements publics, une trentaine de familles et une première entreprise locale réparties autour de trois boucles. Une quatrième boucle est en passe d’être terminée. Une fois les six centrales supplémentaires actuellement en chantier achevées, 2,2MWc seront installés, soit plus d’un tiers de la puissance cible du projet, dont le maire (PS) Loïc Gachon rappelle l’enjeu : « Produire localement une électricité qui bénéficie directement au territoire. »

    Avec des économies à la clé : « On s’engage à avoir un tarif inférieur au tarif réglementé, affirme Alice Gaubert. Par rapport au tarif bleu du mois d’août, le nôtre est inférieur de plus de 7%. » La communauté propose surtout un « bouclier face aux aléas de demain », souligne Donald François. En intégrant « Notre énergie Vitrolles », les particuliers « sécurisent » environ un tiers de leur facture d’électricité. Demain, « Notre énergie Vitrolles » envisage d’intégrer une logique aussi de rachat des excédents des petits producteurs, autrement dit des particuliers qui ont un toit solarisé. « Quitte à faire le même tarif de rachat qu’EDF, autant qu’on soit dans un ensemble collectif local », explique Loïc Gachon.

  • Les Restos du Cœur du Var organisent leur loto

    Les Restos du Cœur du Var organisent leur loto

    Comme chaque année, les Restos du Cœur du Var figurent parmi les grands acteurs sociaux du département. Avec 2,5 millions de repas distribués (40 tonnes de marchandises par semaine) et 231 maraudes sociales, grâce à 985 bénévoles réguliers engagés sur un an, et deux salariés, répartis dans 21 centres dans le département et 4 circuits itinérants, l’association a fourni une aide précieuse à 15 600 bénéficiaires entre mai 2025 et mai 2026.

    Un soutien dont l’aspect alimentaire n’est qu’une petite partie : « Notre but est de capter les personnes pour qu’elles reviennent chaque semaine et mettre en place l’aide à la personne, notre cœur d’activité », explique Jean-Marc Valverdé, président des Restos du Cœur du Var. « Ça concerne l’estime de soi, l’aide juridique, le droit au logement, à la santé, la culture, les loisirs… »

    L’apport des bénévoles permet aux Restos de bénéficier « de l’équivalent de 150 salariés en temps plein, soit 3,3 millions d’euros par an sur le Var », précise Jean-Marc Valverdé. Non négligeable pour faire fonctionner la structure, qui peut aussi compter sur l’apport d’un salarié en mécénat de compétences, c’est-à-dire un employé payé et détaché de manière solidaire par une entreprise – qui bénéficie pour cela d’un abattement fiscal à hauteur de 60% de son salaire – pour faire bénéficier de ses compétences et travailler à temps plein au sein d’une association d’utilité publique.

    Un loto et des entreprises engagées

    Mais il faut, aussi et surtout, pouvoir récolter des fonds. C’est pourquoi l’association organise son super loto annuel dimanche au Casino de Hyères. Un événement essentiel, pour lequel 600 personnes sont attendues, et qui proposera également une tombola. Il précède la collecte départementale de produits alimentaires et d’hygiène, qui se tiendra du 9 au 11 octobre dans plus de 100 supermarchés varois.

    Enfin, toute l’année durant, les Restos du Cœur peuvent compter sur les dons de particuliers et d’entreprises, alimentaires comme financiers. C’est en ce sens que les Caisses locales varoises du Crédit Mutuel Méditerranéen ont noué un partenariat depuis plus de 15 ans, avec l’association, à laquelle elles octroient un don annuel de 4 000 euros.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, des ressources en eau stables mais surveillées

    Dans les Bouches-du-Rhône, des ressources en eau stables mais surveillées

    Services de l’État, représentants du monde agricole et des activités économiques, collectivités, gestionnaires des milieux aquatiques, d’infrastructures hydrauliques ou encore des associations pour la défense de l’environnement se sont réunis la semaine dernière au sein d’un comité de ressource en eau (CRE) des Bouches-du-Rhône afin « de faire le point sur la situation hydrologique du département et échanger avec les différents acteurs sur les perspectives pour le reste de la saison estivale », indique la préfecture dans un communiqué.

    Premier enseignement : notre département reste « moins sévèrement frappé par la sécheresse que le reste du territoire national », note les services de l’État.

    Alerte renforcée sur

    les cours d’eau et nappes

    La zone desservie par la « ressource stockée », entendre les retenues de Serre-Ponçon sur la Durance et Sainte-Croix sur le Verdon, devrait rester en « vigilance » pour le reste de la saison prévoit la préfecture. Mais pour ce qui concerne les ressources dites « locales », en clair, les cours d’eau et nappes, l’alerte « renforcée est maintenue sur les zones Arc amont, Arc aval et Réal de Jouques ». L’État assure que « le suivi régulier des différentes ressources se poursuit » afin de pouvoir, « adapter les mesures de restriction selon les conditions observées ».

    En attendant, le préfet des Bouches-du-Rhône appelle l’ensemble des usagers (particuliers, collectivités, industriels, commerçants, artisans, exploitants agricoles…) « à maintenir un usage économe de l’eau et à respecter les restrictions en vigueur ». Les prélèvements directs en cours d’eau, hors prélèvements des associations syndicales autorisées, restant interdits dans les secteurs du Réal de Jouques et de l’Arc.

  • À Barjols, le soutien déterminant des agriculteurs dans la lutte contre l’incendie

    À Barjols, le soutien déterminant des agriculteurs dans la lutte contre l’incendie

    Assis à l’ombre des oliviers, près d’une parcelle agricole située sur les hauteurs de Barjols, qui sert de point de ravitaillement en eau pour les sapeurs-pompiers engagés dans la lutte contre l’incendie qui a ravagé 4 500 hectares dans le massif du Gros-Bessillon, Lionel, Sylvain, Tom et une poignée d’autres agriculteurs de Barjols et ses environs prennent cinq minutes de repos. Depuis neuf jours, ce n’est pas le travail aux champs qui les fait transpirer, mais celui d’appui aux 870 sapeurs-pompiers encore présents sur le terrain, mercredi. Si le feu est fixé depuis mardi soir, le combat est encore loin d’être gagné face à des réactivations possibles sur certains secteurs, comme ce fut le cas ce jour.

    « Heureusement qu’ils sont là », reconnaît l’adjudant-chef Gilles du Sdis 83. Lionel, trufficulteur à la retraite, et sa gouaille provençale ne le contrediront pas : « S’il n’y a pas les agriculteurs, tout brûle. » Ces derniers ne ménagent pas leurs efforts. Chaque jour, de 7h à minuit, ils vont, au moyen de leurs engins agricoles et de leurs citernes, puiser des milliers de litres d’eau où ils le peuvent (bornes incendies, canal de Provence, rivières de l’Eau Salée, du Fauvery, de l’Argens…) afin d’alimenter les véhicules de lutte anti-incendie. « C’est inquantifiable, mais sur les jours les plus forts, on a constitué des réserves de 60 000 à 70 000 litres », estime Sylvain, viticulteur dans les environs. Et personne ne compte ses heures, à tel point qu’Hugo, qui dirige les opérations, n’a pas le temps de couper pour répondre à nos questions. « On est une cinquantaine chaque jour, dimanche on était entre 100 et 150 », affirme Sylvain.

    « On sauve nos terres pour continuer à travailler »

    Les camions des sapeurs-pompiers se branchent directement sur les citernes, soit pour s’alimenter avant de se rendre sur le terrain, soit pour remplir des piscines qui servent de réservoir pour les hélicoptères bombardiers d’eau. Deux sont disposées dans le secteur, en plus des piscines des particuliers réquisitionnées, et de réservoirs de fortune réalisés avec des bennes agricoles. « On a aussi tout labouré en lisière pour éviter que le feu ne s’étende », ajoute Lionel.

    « On sauve nos terres pour pouvoir continuer à travailler, au détriment de nos exploitations », résume Sylvain, dont les vignes ont été épargnées par le feu, mais risquent de subir les conséquences des fumées avec des fruits au goût altéré. Ses confrères et lui n’ont pas le choix et pointent amèrement le manque de moyens dont disposent les sapeurs-pompiers : « C’est une honte que le feu soit arrivé jusqu’ici, qu’il ait fait le tour du massif », dénonce Tom. « Ils font ce qu’ils peuvent, mais ça reflète ce qu’il se passe en France. On a 12 canadairs, mais que 5 opérationnels », abonde Lionel.

    Autour d’eux, la solidarité s’organise, avec des villageois qui viennent, eux aussi, donner un coup de main, en préparant des repas, par exemple. L’élan dépasse les frontières du village, à l’image de Julien, dirigeant de trois entreprises à Rians, qui a répondu à un appel aux bénévoles lancé sur les réseaux sociaux. « J’ai mis mon activité en sommeil pour venir en aide aux pompiers », explique-t-il. Doté de cuves d’une capacité totale de 9 000 litres, il effectue jusqu’à trois rotations par jour pour participer au ravitaillement en eau. « J’ai une maison dans les bois, si demain ça m’arrivait, ça me ferait plaisir d’avoir autant de monde pour aider à stopper l’incendie. Les pompiers manquent de moyens. On fait comme on peut à notre échelle. » Derrière les héros aux camions rouges, il y a ceux aux tracteurs et aux citernes.

    Nouvel incendie à Brignoles

    Un incendie s’est déclaré mercredi, vers 17h, à Brignoles, près de la RD12. La préfecture du Var indiquait, à 20h, que 250 pompiers, 85 engins, 3 Canadair, 7 hélicoptères bombardiers d’eau, ainsi que 2 avions Dash étaient mobilisés. Le stade du Vabre accueille un poste de commandement. Des messages ont été envoyés pour évacuer les quartiers de Pélicon, Tombarel, Les Jaussérannes, Sainte-Barbe, Les Agasses et Les Petits Ubacs. La commune a mis en place un point de regroupement au Hall des expositions. La RN7 et la RD12 ont été fermées.

  • Sylvie Vinceneux : « La collecte du PCF aidera les sinistrés »

    Sylvie Vinceneux : « La collecte du PCF aidera les sinistrés »

    La Marseillaise : Comment est organisée cette collecte ?

    Sylvie Vinceneux : La fédération départementale du Parti Communiste Français du Var est le collecteur. Le but de la collecte, c’est d’aider les sinistrés. On prend uniquement des chèques pour faciliter la traçabilité. Chaque section locale sera chargée de les récupérer et l’ordre est à mettre au nom de la fédération du Var du Secours populaire. À la fin de chaque semaine, on enverra les chèques à l’ONG.

    Pourquoi avoir choisi une collecte d’argent plutôt de recueillir des dons en nature ?

    S.V. : Le Secours populaire nous a indiqué que le problème des dons en nature, c’est la logistique. Il faut retrier les dons, pour vérifier que rien ne soit périmé. Avec l’urgence de la situation, cela leur donne une charge de travail supplémentaire, ce qui n’est pas le cas quand ce sont des dons monétaires.

    Pourquoi avoir choisi le Secours populaire ?

    S. V. : Dans le Var, l’association est bien structurée, elle est connectée à l’ensemble du territoire, ce qui lui permet de répondre au mieux aux besoins des Varois.

    À quoi cet argent va-t-il servir ?

    S. V. : L’argent permettra de répondre aux besoins des sinistrés. Il faut penser à leurs besoins immédiats et futurs. Les assureurs mettent du temps à rembourser et ce n’est pas toujours à la hauteur des besoins des particuliers. Quand une personne a une voiture depuis 15 ans et qu’elle a été brûlée, l’assurance ne remboursera pas suffisamment pour l’achat d’une nouvelle voiture. Le Secours populaire pourra utiliser cette collecte pour répondre aux besoins des particuliers dans ces situations.

  • La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    Table ronde, échanges, sorties nature… La cité phocéenne accueille le congrès national de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ce samedi 20 juin. Une première se félicite Danielle Castagnoni, présidente de la LPO Paca D’abord, « c’est vraiment une ville où on a développé des partenariats importants, que ce soit au niveau de la sensibilisation, de la protection des espèces et des espaces, de l’éducation à l’environnement, on mène beaucoup d’actions avec la Ville », explique-t-elle. Dans une région « très riche en biodiversité » mais aussi « fragile » sous la pression du tourisme et du développement urbain, ce congrès a aussi toute son importance estime Danielle Castagnoni.

    Avec plus de 400 bénévoles et près de 5 000 adhérents sur l’ensemble du territoire, la LPO Paca est engagée depuis près de 30 ans sur « un grand nombre de fronts », rappelle sa présidente. Une priorité cependant : informer et sensibiliser. Citoyens, entreprises, collectivités, établissements scolaires, la LPO implique une large palette d’acteurs. Où l’on peut apprendre à identifier les libellules à Hyères, se former sur les reptiles méditerranéens dans les Bouches-du-Rhône ou suivre un webinaire sur le campagnol amphibie.

    Une trame verte

    Parmi les projets phare, ajoute Danielle Castagnoni, le réseau de refuges LPO. « Ce sont des personnes, des entreprises ou des institutions, qui vont décider de transformer leur terrain, leur jardin, en refuge de manière à accueillir la biodiversité », explique-t-elle, « notre volonté, ça serait de faire une trame verte pour permettre à cette biodiversité de se déployer sur tout le territoire ».

    L’école ornithologique, avec six formations théoriques et terrains destinés aux particuliers comme aux professionnels, a également « un gros succès » se félicite-t-elle, 90 personnes ayant participé cette année. L’association réalise aussi des études aux côtés des scientifiques. Comme celle publiée ce 16 juin sur la Pie-grièche méridionale dont la région abrite la plus grande population malgré le déclin de l’espèce en Europe, avec l’Institut méditerranéen biodiversité et écologie. Il faut dire que grâce à son réseau d’observateurs, la LPO Paca dispose d’une base de 13 millions de données sur la faune sauvage, des observations récoltées depuis 2009 au moyen d’une application sur smartphone. « On vient aussi de reprendre en 2026, en cogestion, les marais du Vigueirat en Camargue. Un hot spot particulièrement riche en oiseaux », annonce Danielle Castagnoni.

    Toujours dans cette optique de préservation, le congrès abordera notamment les 50 ans loi de protection de l’environnement. Parce qu’on « assiste à la volonté de dégrader », déplore Danielle Castagnoni. Et la LPO ne compte pas laisser faire.

  • Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Au milieu d’une cinquantaine d’agents du Département de Vaucluse, vêtus de gilets jaunes et orange fluo, une grande benne remplie à ras bord de pneus trône, ce jeudi 21 mai, à proximité du chantier du carrefour de Bonpas. À quelques mètres de là, un camion-grappin ramasse des dizaines de sacs-poubelles déposées le long de la route menant aux travaux. Le tout s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de nettoyage et de dépollution du site, menée en parallèle des aménagements routiers.

    Une « opération coup de poing », comme la qualifie Isabelle Pacaud, cheffe du service Politique et expertise en infrastructures routières, en charge de l’opération. Les abords des 800 mètres de voirie, qui mènent également au marché aux puces d’Avignon situé à quelques dizaines de mètres, ont été défrichés et nettoyés par des agents des routes, mais aussi par des volontaires « des bureaux » issus d’autres services, ainsi que par des employés du groupe Vinci. « C’est un fléau commun. Chaque jour, nos agents ramassent en moyenne 10 kg de déchets par kilomètre », assure Jérôme Pissonnier, directeur d’exploitation adjoint de Vinci Auvergne-Rhône-Alpes. Un peu plus de 6 tonnes de déchets ont été ramassées, dont des centaines de pneus, le coin étant connu comme un « dépôt sauvage », regrette Dominique Santoni.

    « C’est un éternel recommencement. C’est un site reculé et loin de la ville, donc, certains ne s’embêtent pas », glisse Isabelle Pacaud, qui demande du civisme et espère que « la police pourra attraper les contrevenants ». L’élue départementale évoque de son côté la mise en place de panneaux préventifs lors d’une prise de parole devant les agents. « Oui, c’est plus cher de déposer en déchetterie, mais on est tous sur la même planète. Beaucoup trop de gens cèdent à la facilité. On met notre pierre à l’édifice et on espère que cela aura un effet papillon », poursuit Dominique Santoni.

    Fin en 2027

    L’occasion est également propice pour faire un point sur l’avancée des travaux de ce « principal point noir du trafic routier » en Vaucluse, selon le conseil départemental. Et « on avance bien, sans retard », assure la présidente, qui estime que le chantier sera bien terminé en 2027, sans pouvoir préciser « si ce sera plutôt en juin ou en septembre ». Avec des échéances importantes qui arrivent dans les prochaines semaines, comme l’ouverture à venir, en juillet, de la bretelle Avignon Sud, qui va relier le péage de l’A7 à la Cité des Papes et devrait fluidifier la circulation, d’après les services départementaux. Mais, aussi, des discussions autour de la mise en place d’un parking de covoiturage à proximité de ce même péage, avec Vinci, ce qui « va avancer durant cet été », assure l’élue. « À part ça, pas de ralentissements particuliers. Pour l’instant, ça fonctionne », conclut-elle.

  • Uber à l’abordage des bateaux du Vieux-Port

    Uber à l’abordage des bateaux du Vieux-Port

    Loin du système de navettes, Uber choisit de s’associer à l’opérateur Click&Boat, plateforme déjà présente à Marseille, pour se lancer dans la location de bateaux entre particuliers. « 1 500 navires » seront mis à disposition de la plateforme, selon les deux partenaires. Un onglet “Bateau” sera tout simplement ajouté à l’application Uber. « L’idée est de s’appuyer sur Uber pour mettre en avant la démocratisation de la location de bateau mais aussi l’expertise, le professionnalisme et l’offre locale », assure Bastien Rambert, chargé de relation presse Click&Boat.

    Entre loi et laisser-faire

    Mais l’arrivée d’Uber Boat, en plus d’instaurer selon ses détracteurs « une concurrence déloyale » entre loueurs professionnels et particuliers, se heurte au cadre réglementaire souvent méconnu du grand public. « Le particulier n’a pas le droit de louer son bateau sans AOT, sans être agréé », affirme Amine Gharbi, président de LocaBoat, société de location de bateaux implanté sur le Vieux-Port.

    L’article 4.2 du règlement portuaire de la métropole stipule qu’« il est interdit, à tout usager, d’autoriser à un tiers l’usage, à titre gratuit ou contre rémunération, du poste à flot ou à terre qui lui a été attribué ». Pour autant, « sur le port de la pointe rouge ou de l’Estaque, il y a une partie privée où nous pouvons nous amarrer en tant que particulier », observe un propriétaire de bateau qui loue via Click&Boat, souhaitant rester anonyme. « Les ports devraient être à tout le monde. Les places sont réduites pour avoir une AOT. Alors oui, on loue sans. Un bateau, ça coûte cher à entretenir, donc on trouve des solutions », plaide le plaisancier. Il déplore toutefois un manque d’encadrement : « Click&Boat n’a pas assez d’équipes pour réfléchir aux réglementations ici. Il ne s’intéresse pas aux normes de la Métropole… Personne n’est aiguillé », estime-t-il. Car au-delà des règles portuaires locales, un cadre national s’applique : dès qu’un bateau de plaisance est mis en location contre rémunération, il devient un navire de plaisance à utilisation commerciale. Dans ce cas, il doit obligatoirement détenir un permis d’armement, une fiche d’effectif et un statut de gens de mer pour son capitaine, selon le droit maritime français. Quasiment impossible, pour un particulier à cause de son coût et sa complexité administrative de s’y conformer…

    Face à cette pression croissante, Amine Gharbi et d’autres collègues loueurs professionnels ont monté une association : la Nautic Marseille. « Nous voulons solidifier les différentes structures de contrôle. Ce que nous voulons proposer, c’est d’instaurer un code couleur de drapeaux pour les professionnels, qui permettrait aux forces de l’ordre maritime de nous reconnaître et de faire le tri afin de se concentrer sur les particuliers qui n’ont pas été contrôlés en amont. » Par ailleurs, l’association écologique Terre Bleue, exige qu’avant toute autorisation nationale accordée à ce nouveau système de location, les opérateurs fassent preuve d’une totale transparence quant à leurs activités, surtout concernant « un littoral particulièrement fragilisé, confronté au réchauffement de ses eaux et à une forte pression humaine », insiste la structure.

    Les autorités ont déjà commencé à sévir. « Il y en a plein qui se sont fait dégager sur le Vieux-Port », partage Nicolas Petit, directeur commercial de ZeBoat, loueur de bateaux de luxe. Des locations « irrégulières » sont souvent épinglées et condamnées par la justice depuis plusieurs années déjà, avec des peines pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Loueurs comme plaisanciers craignent une privatisation des espaces maritimes qui selon eux doivent rester publics. « Ce que nous voulons, ce n’est pas du volume mais de la qualité. La Métropole sait que nous avons des bateaux identifiés et sécurisés, aux normes qui produisent moins de CO2. Sortir des personnes en mer, c’est risqué. Pourquoi ne pas professionnaliser Uber, et se concentrer sur nous, pour régulariser la demande ? », estime Amine Gharbi. Le débat est loin d’être clos.

  • Droit d’alerte à l’accueil des Finances publiques du Prado

    Droit d’alerte à l’accueil des Finances publiques du Prado

    « Injures, insultes, menaces ou encore agressions verbales et comportementales. » Dans un communiqué de presse diffusé ce dimanche, la CGT des Finances publiques des Bouches-du-Rhône tire la sonnette d’alarme à propos de la situation subie par les agents de l’accueil du service impôts des particuliers (SIP) du Prado à Marseille. Communiqué qui fait suite à l’exercice d’un « droit d’alerte auprès de la direction régionale des Finances publiques », le 17 avril dernier.

    Une alerte pas anodine puisque la CGT évoque des agents « en état de vulnérabilité ». « Un risque psychosocial sévère induit par l’absence de prise en compte de la conflictualité, une charge mentale de plus en plus difficile à supporter : menaces de mort, insultes [et] une exposition aux risques d’agression physique », développe le syndicat dans le courrier faisant état du droit d’alerte. La raison de cette hausse de tension sur l’accueil du SIP provient, selon l’organisation syndicale, du « choix opéré par la direction régionale de fermer l’accueil généraliste de la Trésorerie amendes ».

    Un choix qui fait effet boule de neige : « Les redevables d’amendes s’adressent aux seuls services des Finances publiques ouverts au public, les SIP », explique la CGT. « Sur les trois premiers mois de 2026, le nombre de signalements effectués par les agents du service, c’est déjà la totalité des signalements pour l’année 2024. » Si la direction avait pris quelques mesures, le 2 avril dernier, dont l’arrivée d’un 3e vigile, la CGT revendique une réouverture de l’accès physique à la Trésorerie amendes de manière permanente, de même que plus de mesures de protection pour les agents.

  • La dématérialisation de la déclaration des revenus divise

    La dématérialisation de la déclaration des revenus divise

    Alors que la Direction départementale des finances publiques présentait ce vendredi 10 avril les particularités de ce début de campagne de déclaration des revenus 2025, qui s’est ouverte ce jeudi 9 avril, une longue file d’attente pour accéder au guichet physique apparaît derrière les membres de l’équipe de direction. Un accueil physique visiblement très demandé.

    C’est exactement ce que la CGT des Finances publiques de Vaucluse clame. Une dizaine de membres du syndicat se sont ainsi mobilisés ce jeudi 9 avril devant la porte fermée du service pour illustrer leur propos. « C’est à nouveau fermé le jour de l’ouverture alors que des gens se déplacent exprès. Le service public n’est plus rendu correctement », assure Lionel Chabert, secrétaire adjoint de la CGT FIP84. Le syndicat pointe une « exclusion des plus vulnérables dans un des départements les plus pauvres de France ». Les points d’accueil physique, il y en a 5 en Vaucluse, à savoir Orange, Avignon, Carpentras, Apt et Cavaillon. Mais ceux-ci sont ouverts sans rendez-vous les lundis, mercredis et vendredis matin, soit 12 heures par semaine. La CGT estime que « les usagers sont contraints de s’adapter aux restrictions horaires arbitraires, créant des tensions inutiles et une surcharge de travail pour les agents ». La campagne court jusqu’au jeudi 4 juin.

    Michel Laffitte, directeur de la DDFIP, explique de son côté qu’il a pris cette décision à l’aide de la remontée de données chiffrées et qu’il y a « une plus forte demande de réponse au téléphone que de déplacements physiques. Faire les deux en même temps était trop lourd pour les agents », pointant que 80% des demandes sont résolues avec un coup de fil, sans besoin de se déplacer. « On est obligés de faire des choix et de s’adapter », poursuit-il, évoquant des effectifs qui baissent de 1 à 2% chaque année. Et vante aussi le développement des maisons France services, qui sont au nombre de 28 un peu partout sur le territoire. « Les agents de ces endroits sont formés pour les premières étapes. Et ils peuvent même prendre rendez-vous avec nos services depuis là-bas si nécessaire, ou encore imprimer des papiers », abonde-t-il. Des permanences de la DDFIP y sont également prévues.

    Dons aux organismes

    D’autres nouveautés et données de cette campagne ont été exposées par les équipes de direction. Comme par exemple l’évolution des régimes des locations meublées non professionnelles. Depuis la loi Le Meur du 19 novembre 2024, si le seuil de revenus issus de ces logements pour les particuliers dépasse les 15 000 euros par an, contre 77 000 auparavant, ceux-ci doivent être déclarés différemment, comme une entreprise, et l’abattement sur les revenus est passé de 50 à 30%. La réduction d’impôt pour les dons aux organismes d’aide aux personnes en difficulté est, elle, rehaussée à 2 000 euros, contre 1 000 euros en 2025.