Tag: Parc Chanot

  • De la catastrophe des Nouvelles Galeries naît le bataillon des marins pompiers

    De la catastrophe des Nouvelles Galeries naît le bataillon des marins pompiers

    Marseille frappée en plein cœur ! Des victimes et des décombres ! La ville en deuil ! L’impuissance des hommes devant la fureur déchaînée des éléments ! » Dans son édition du 29 octobre 1938, Le Petit Provençal multiplie les points d’exclamation. La veille, un incendie d’une rare violence a pris dans le salon de thé des Nouvelles Galeries, au deuxième étage du bâtiment qui fait l’angle entre la rue Scotto et la Canebière, à 14h25. En moins de 15 minutes, c’est le brasier.

    Dépassés, les sapeurs pompiers marseillais, 400 pour un million d’habitants, ne disposent que de 5 autopompes « dont trois démodées peu maniables, d’un rendement nul et pas de transports rapides pour les hommes », la seule voiture avec échelle « n’arrivait pas au-delà du deuxième étage », décrit l’envoyé spécial de Paris-Soir qui pointe l’incurie des services incendies dès le lendemain de la catastrophe. Pire, ils n’ont jamais fait « d’exercice d’ensemble ou d’éducation contre le feu ». Leur capitaine par intérim blessé, le manque de pression d’eau, la foule de badauds que la garde mobile peine à maîtriser, leur compliquent la tâche. L’Amiral Muselier demande le renfort des marins pompiers de Toulon, des hommes viennent prêter main forte de Tarascon, d’Aix, Salon, Avignon, Lyon.

    « Qui commande ici ? »

    Dans la panique, clientes et personnels mourront asphyxiés ou piétinés. D’autres se jetteront par les fenêtres. Le mistral qui souffle en rafales propulse le feu de l’autre côté de l’avenue, le toit de l’hôtel Noailles s’embrase, « heureusement presque vide » note Paris Soir, car l’établissement accueille Édouard Daladier, président du Conseil et des ministres, pour le 35e congrès du Parti républicain, radical et radical socialiste au parc Chanot. Avec le président de l’Assemblée nationale et maire de Lyon, Édouard Herriot, et le ministre de l’Intérieur, Albert Sarraut, il assiste aux opérations de sauvetage. Et s’indigne : « Qui commande ici ? Il n’y a-t-il donc pas de chef, pas un homme pour diriger ? »

    L’incendie ne sera maîtrisé que le lendemain à 7h. On déplore 73 morts. L’origine du feu est accidentelle a tranché le parquet de Marseille. Il aurait pris au premier étage, où se trouvaient de nombreuses bouteilles d’oxygène liquide et « trouvé un aliment exceptionnel dans les toiles goudronnées qui recouvraient les échafaudages », des travaux de réfection… du système incendie étant en cours.

    La sanction tombe dès le 31 octobre, Albert Sarraut annonce l’étatisation du corps des marins pompiers. Dans son discours lors des obsèques des victimes, le 14 novembre, il appelle à une « réponse droite et claire » à la « défaillance de l’acte des hommes dans la prévision du péril et dans les moyens du combat livré à son attaque », dans une ville qui a besoin « d’hygiène physique et morale » indique le Petit Provençal. En janvier 1939, Marseille est mise sous tutelle, le 29 juillet, un décret-loi va donner naissance au bataillon dont une caserne occupe désormais une partie du site où s’est déroulé le drame.

  • Benjamin Mathieu, champion de France de bouillabaisse

    Benjamin Mathieu, champion de France de bouillabaisse

    Après avoir longé la mer et admiré le paysage, tout au bout d’une route sinueuse se trouve ce que les Marseillais appellent « le bout du monde ». Benjamin Mathieu, « Ben » pour les proches, accueille le sourire aux lèvres sur le pas de la porte de l’Esplaï du Grand Bar des Goudes, son célèbre restaurant méditerranéen. Avec une vue imprenable sur le petit port de pêche, on mange la bouillabaisse, ou plutôt celle du champion de France.

    « Ici, c’est la traditionnelle, avec des galinettes, vives, rascasses, Saint-Pierre et congres sans oublier les favouilles. Après avoir mariné au safran avec un petit peu de bouillon et d’huile d’olive, les cinq poissons finiront leur cuisson dans le bouillon. Rouille, croûtons et rappé avec un petit verre de blanc des Alpilles, et le tour est joué », détaille le chef en toute simplicité. Mais comment fait-on pour décrocher le titre ?

    « C’est pas nous qui avons candidaté, on a été sélectionnés pour représenter Marseille. Nous étions six au total. Nos concurrents venaient d’Ajaccio, Saint-Tropez, Anthy-sur-Leman, Carro (Martigues) et Paris », précise Benjamin. Le rendez-vous était fixé le 7 décembre au restaurant La Calanque bleue, chez Yvan Vahanian, à Sausset. Et de poursuivre : « Par brigade de trois, nous avions 3 heures pour réaliser le plat, avec des cuisines en mode Top chef, un garde-manger, des poissons magnifiques et un jury d’exception. La dégustation s’est faite à l’aveugle, j’avais le cœur qui battait, je vous dis pas. On a dû patienter durant une heure pour avoir le résultat. » Tenir un timing de 3 heures est sans doute la contrainte qu’il a le plus travaillée. « Habituellement, je fais un peu comme je veux, mais là pas question, avec en plus un jury très haut de gamme en face de nous. Le travail a payé, d’abord les pommes de terre cuites au safran, vite lancer la soupe, et l’heure tournant, j’étais prêt. Il n’y avait plus qu’à plonger les poissons. »

    Les poissons ? Locaux, extra-frais comme l’exige cette recette emblématique des petits métiers qui cuisinaient les invendus ou invendables du matin dans une grande soupe qui, lorsqu’elle bouillait, se voyait réduite pour y plonger les poissons. En provençal, bouiabaisso, ou bolhabaissa, impératif signifiant « abaisser l’ébullition ».

    Une fierté pour Benjamin, mais aussi une récompense familiale. « Nous étions une équipe de trois. Mon père, Philippe, chef de cuisine, et son ami de toujours Claude Bodin, ancien chef du Pescadou qui avait réalisé la bouillabaisse pour Jacques Chirac. On s’est entraîné pendant un mois. On s’est mis un peu la pression », lâche le grand gaillard l’œil malicieux.

    Patrimoine immatériel
    de l’Unesco

    L’organisateur de ce championnat n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Yvan Vahanian, chef de La Calanque bleue, qui promeut la bouillabaisse dans le monde entier avec pour objectif d’arriver à la faire classer au patrimoine immatériel de l’Unesco. Quand Benjamin se refait le film de cette incroyable journée, il lâche : « C’était pas n’importe quoi, ça représente vraiment la Ville, ça fait partie de sa culture. Je suis un vrai Marseillais, j’ai acheté un restaurant aux Goudes. C’est génial ! vraiment. » Viens alors tout naturellement, la question des championnats du monde. « Ben, on va gagner ! Je vais pas laisser gagner un Mexicain », lance-t-il dans un éclat de rire, avec la conviction d’un supporter de l’OM avant le match. Avant de se reprendre : « l faut se méfier, y aller avec humilité. Je change pas l’équipe qui gagne. Mes premiers souvenirs de cuisine, c’est avec mon père et Claude. »

    Philippe, le père, jeune retraité, a naturellement repris le chemin des cuisines chez son fils. Ce championnat est un peu une consécration. Avec aplomb, il l’assure : « On allait gagner, c’était sûr ». Mais quand il évoque cette journée, ses yeux s’embuent de larmes qui en disent long sur le chemin parcouru par son fils. Du haut de ses 36 ans, Benjamin revoit le film de sa vie : « J’ai travaillé dans des 3 étoiles, des 2 étoiles, dans des palaces à Paris, à Monaco, à l’étranger aussi, mais selon moi, pour faire la meilleure bouillabaisse, il ne fallait absolument pas la revisiter en mode étoilé. » Il se remémore la mode des années 90-2000, où le plat emblématique était revisité en milk-shake, en compressé, en gelée… « Oui, oui, j’ai vu des vidéos », assure-t-il. Mais, aujourd’hui, la tendance semble dépassée. Retour aux fondamentaux.

    L’Esplaï. 28 Rue Désiré-Pelaprat,13008

  • Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    L’occasion pour le communiste de mobiliser autour des propositions de son parti pour sortir de la crise politique et empêcher la validation d’un budget d’austérité en lien avec le mouvement social. Le PCF avance notamment un « pacte pour la France » avec un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur 5 ans.

  • Le HeroFestival revient pour sa 11e édition

    Le HeroFestival revient pour sa 11e édition

    « Une bulle de fantaisie et de création dans laquelle tous les Marseillais peuvent se retrouver. » C’est la définition que Marc Lefèvre, cocréateur de l’événement, donne du HeroFestival. Depuis 10 ans organisé au parc Chanot (8e), le rendez-vous annuel des amateurs du monde des héros – qu’ils soient issus de romans, bandes dessinées, films ou animés – se déroulera une fois encore dans le jardin voisin du Stade Vélodrome, les 8 et 9 novembre.

    Au programme : 25 000 m2 d’expositions et animations, construites autour du thème du voyage et racontées par plus de 300 auteurs, acteurs, artistes ou créateurs. Parmi les invités d’exception : Kevin Pike, superviseur d’effets spéciaux pour les Dents de la mer, Star Trek, Indiana Jones et le Temple maudit, mais aussi pour Retour vers le futur, dont la sortie française fête cette année ses 40 ans. Co-créateur de l’iconique DeLorean, il sera présent sur l’espace Comicon pour livrer expériences et anecdotes. Jérôme Alquié, illustrateur du festival, mais aussi du manga Les chevaliers du Zodiaque, également appelé Saint Seiya. Le quatrième tome de la série de bande dessinée sera disponible en exclusivité au HeroFestival, alors qu’il ne sortira que le 14 novembre dans le reste de la France.

    Un moment « transgénérationnel »

    Le traditionnel univers Konoa, espace dédié aux héros du pays du soleil levant, bénéficiera d’une large place dans le hall 1. La K-zone, consacrée à la culture populaire du monde coréen, jouira, elle, d’un élargissement. Les festivaliers pourront bien sûr retrouver le Village Star Wars, devenu un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de l’univers de George Lucas. Au programme : déambulations et rassemblements cosplay, pratique qui consiste à se costumer comme des personnages de fiction.

    « Ce qui marche extrêmement bien avec le HeroFestival, c’est que c’est un événement transgénérationnel. Il y a des enfants des années 80 -90, mais aussi des années 2000 et 2010. C’est ça aussi qui fait toute la synergie, la transmission du HeroFestival », s’enthousiasme Jérôme Alquié.

    Et Marc Lefèvre d’ajouter : « La pop culture a beaucoup gagné en légitimité. Elle porte beaucoup de valeurs, aussi intéressantes que la culture classique. C’est la culture de l’avenir, celle qui anime le HeroFestival. » 40 000 personnes sont attendues sur deux jours. Les billets sont disponibles en ligne (herofestival.fr) ou sur place, au tarif de 29 euros par adulte.

    LES TEMPS FORTS par Elisa Lambert

    En route vers l’imaginaire

    Cette 11e édition du festival accueillera une exposition inédite et éphémère : « Les routes de l’imaginaire ». Vingt véhicules iconiques tout droit sortis de films, BD, séries et dessins animés tel que Star Wars, Tintin ou encore Cars, seront exposés sur une surface de plus de 1 000 m².

    Invités d’exception

    Christopher Judge, connu pour son rôle de Teal’c dans la série télévisée Stargate SG-1 et James Marsters, acteur et chanteur américain célèbre pour son rôle de Spike dans la série Buffy contre les vampires, seront présents au parc Chanot pour le HeroFestival.

    Soirée Broadway

    Samedi soir, les visiteurs seront invités à une soirée inspirée des célèbres théâtres de Broadway, où ils pourront retrouver Claire Guyot, comédienne et voix d’innombrables personnages mythiques tels que Sam dans les Totally Spies ! et Jean-Pierre Savelli, interprète du tube Besoin de rien, envie de toi.

  • La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La Police municipale de Marseille organisait samedi sa Journée porte ouverte. Un événement en réalité à ciel ouvert pour cette 3e édition qui se tenait sur l’esplanade Gisèle Halimi face au Mucem. Un site très pratique pour la brigade maritime qui a pu faire la démonstration de sauvetage et la brigade de la prévention qui a pu monter un circuit de sécurité routière.

    « La police municipale de Marseille s’est tellement agrandie et diversifiée. Elle compte des brigades équestre, cynophile, VTT, scooters, motos, une brigade de nuit, une brigade environnement. Elle est dotée d’un centre de supervision urbain (CSU), d’un PC radio, d’une formation armement avec nos propres moniteurs en maniement des armes, d’une brigade, d’une brigade spécialisée fourrière aussi », décrit Laurie Carrillo, responsable de la division communication et attractivité des métiers.

    Cette journée de présentation des différentes spécialités visait aussi à communiquer sur l’ouverture de 100 nouveaux recrutements au sein de cette police du maire qui compte actuellement 703 agents. Les policiers municipaux sont armés depuis 2016, et équipés du semi-automatique Glock 17 de calibre 9mm.

    « On aura doublé les effectifs. C’était l’objectif de monsieur le maire. La police municipale de Marseille séduit énormément les jeunes parce qu’on a plusieurs métiers dans le même métier », ajoute Mme Carrillo. « On postule pour être policier municipal à la brigade de nuit, à la maritime, à l’équestre. Pour la brigade équestre il faut un galop minimum 7. pour la maritime, il faut être muni d’un BNSSA. Pour la brigade de nuit, il faut avoir une appétence pour la nuit et certaines conditions physiques. Chacun va trouver ce qui lui plaît. Chacun peut trouver sa place. On recrute à partir de 18 ans avec un brevet de collège pour pouvoir passer le concours. Il y a ensuite une formation initiale d’application (FIA), puis des formations continues obligatoires. »

    Les chevaux Juno, Griotte, Jac et Kraken

    La brigade équestre de 8 agents écuyers, c’est une maréchalerie avec déjà 4 chevaux, Juno, Griotte, Jac et Kraken qui gîtent à Pastré et dont la fonction est principalement la dissuasion, la surveillance et le lien avec la population en particulier le long du littoral, des Goudes aux Catalans de mai à octobre, dans les parcs publics et les massifs forestiers des Calanques Marseilleveyre, Luminy et Samena. Les chevaux ont d’ailleurs participé aux recherches du retrouver le Patou égaré dans le massif de Marseilleveyre et retrouvé vendredi. La brigade assure aussi la sécurisation d’événements sportifs et culturels (Course Marseille-Cassis, Parc Chanot, stade Vélodrome).

    La police municipale est sectorisée depuis juin 2024 avec trois bases de police municipale pour les secteurs, nord, centre et sud. Deux antennes de proximité vont ouvrir très prochainement à la base nord : l’antenne 13-14 et l’antenne Loubon.

  • Worldskills : la Région championne en industrie

    Worldskills : la Région championne en industrie

    Ce samedi soir, deux événements ont fait vibrer le quartier de Sainte-Marguerite : la victoire de l’OM face au Havre (6-1), mais aussi la cérémonie de clôture des Worldskills, les « Jeux olympiques des métiers ».

    À proximité du Vélodrome et du Palais des sports, le mélange des genres est burlesque. Coincés par les CRS sur le trottoir en raison de l’arrivée des bus des joueurs, les compétiteurs et les supporters discutent. « On est 800 participants issus de toutes les régions de France et on s’affronte dans des épreuves de 67 métiers qui vont du BTP à l’industrie en passant par le service, l’alimentation, le numérique, le bien-être… », explique une jeune compétitrice de Haute-Aquitaine à un fan de l’OM descendu de Haute-Loire pour le match. « Ah mais c’est pas un petit truc en fait », lui répond-il.

    Il n’y a qu’à voir l’ambiance dans les gradins de la salle pour se rendre compte de l’ampleur des Worldskills : 5 000 spectateurs et participants brandissent les drapeaux de leur territoire, tapent des pieds, entament des chants et font la ola.

    Le dispositif Orientis

    « C’est la suite d’un long travail pour développer l’apprentissage avec les lycées professionnels et les CFA, se félicite le président de Région (Ren) Renaud Muselier. On a réalisé à quel point il était important pour ces branches de développer une orientation positive de leurs métiers. »

    En Paca, 70 étudiants avaient été sélectionnés pour leur savoir-faire. Cette année, 34 médailles, dont 8 médailles d’or, 11 médailles d’argent, 3 médailles de bronze et 12 médailles d’excellence, ont été remportées par les jeunes de la région. Et le territoire a survolé la compétition dans le pôle industrie, avec six médailles sur 15 métiers. « On avait beaucoup de branches qui n’arrivaient pas à trouver des professionnels, que ce soit dans la métallurgie autour de Manosque, dans la sidérurgie autour d’Airbus Helicopter ou dans l’Opération d’intérêt régional des métiers de la mer, poursuit Renaud Muselier… On a la chance d’avoir beaucoup de jeunes ici, beaucoup d’industrie, et donc du travail. »

    La Région a profité de la compétition Worldskills pour lancer le bus Orientis, un dispositif mobile imaginé pendant le Covid-19 pour aller vers les jeunes. Le véhicule sillonnera le territoire pour mener des actions d’information sur les secteurs clefs de l’économie régionale.

  • Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Si Marseille signe encore une saison touristique exceptionnelle en termes de fréquentation, le contexte économique demeure contraint. Le pouvoir d’achat se contracte avec un panier moyen qui diminue, et Marseille tire son épingle du jeu avec une clientèle principalement française, expose Jean-Pierre Cochet, président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. au regard de la concurrence des pays comme l’Italie et l’Espagne, les hôteliers n’ont pas hésité à réaligner leurs tarifs, cet été, pour être un peu plus attractifs. Avec succès. »

    Même constat du côté des locations de type Airbnb, où une hausse de 43% des tarifs a été observée entre les étés 2023 et 2025. Non sans humour, Jean-Pierre Cochet suggère « d’atterrir en tenant compte de la réalité du pouvoir d’achat ».

    L’Office mise sur une stratégie plus offensive pour renforcer l’attractivité de la ville. Attirer une clientèle étrangère, notamment coréenne ou chinoise, en dehors de la haute saison, pourrait compenser la baisse de consommation des touristes français.

    « L’attrait du tourisme pour les produits Fabriqué à Marseille est très important. En choisissant de mettre à l’honneur ses talents locaux, la foire a été témoin de ce succès. ça nous conforte pour l’attractivité de la ville, mais c’est aussi générateur d’emplois locaux », détaille Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille.

    La filière représente 25 000 emplois sur la ville. Allonger la saison ne pourrait qu’amplifier cet impact. « Le tourisme d’affaires va également s’affirmer au Pharo mais aussi au parc Chanot, avec l’arrivée de GL Events », abonde Marc Thépot, président délégué de l’Office. « Ce parc doit devenir un produit de son temps avec la foire, le tourisme d’affaires et les événements ludiques. Cet été, huit concerts ont eu lieu au Vélodrome, attirant 530 000 spectateurs », note Jean-Pierre Cochet.

    Conscients de l’impact des réseaux sociaux, les professionnels misent sur l’image photogénique de Marseille. Mais la vigilance reste de mise face au surtourisme. Le mirage « des croisiéristes qui consomment 100 euros par débarquement », n’a pas fait ses preuves, tandis que la pollution des navires non raccordés à quai et les embouteillages dans les ruelles du Panier suscitent des inquiétudes. Marc Thépot est formel : « Marseille ne doit pas devenir une ville chère, mais une ville durable où on échange, on partage le savoir-vivre Marseillais. »

    Marseilletourisme.com

  • Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Si Marseille signe encore une saison touristique exceptionnelle en termes de fréquentation, le contexte économique demeure contraint. Le pouvoir d’achat se contracte avec un panier moyen qui diminue, et Marseille tire son épingle du jeu avec une clientèle principalement française », expose Jean-Pierre Cochet le président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. Il poursuit : « au regard de la concurrence des pays comme l’Italie et l’Espagne, les hôteliers n’ont pas hésité à réaligner leurs tarifs, cet été, pour être un peu plus attractifs. Avec succès.»

    Même constat du côté des locations de type Airbnb, où une hausse de 43 % des tarifs a été observée entre les étés 2023 et 2025. Non sans humour, Jean-Pierre Cochet suggère « d’atterrir en tenant compte de la réalité du pouvoir d’achat.»

    L’Office de Tourisme entend adopter une stratégie plus offensive pour renforcer l’attractivité de la ville. Attirer une clientèle étrangère, notamment coréenne ou chinoise, en dehors de la haute saison pourrait permettre de compenser la baisse de consommation des touristes français. « L’ attrait du tourisme pour les produits Fabriqué à Marseille est très important. En choisissant de mettre à l’honneur ses talents locaux, la foire a été témoin de ce succès. ça nous conforte pour l’attractivité de la ville, mais c’est aussi générateur d’emploi locaux », détaille Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille.

    La filière tourisme représente actuellement 25 000 emplois sur la ville. Allonger la saison à cinq ou six mois ne pourrait qu’amplifier cet impact. « Le tourisme d’affaires va également s’affirmer au Pharo mais aussi au parc Chanot, avec l’arrivée de GL Events », abonde Marc Thépot, président délégué de l’Office. « Ce parc doit devenir un produit de son temps avec la foire, le tourisme d’affaire et les événements ludiques. Cet été, huit concerts ont eu lieu au Vélodrome, attirant 530 000 spectateurs », précise Jean-Pierre Cochet.

    Conscients de l’impact des réseaux sociaux, les professionnels du secteur misent sur l’image photogénique et désirable de Marseille, qui s’exporte à l’international. Toutefois, la vigilance reste de mise face au surtourisme. Le mirage « des croisiéristes qui consomment 100 euros par débarquement », n’a pas fait ses preuves, tandis que la pollution des navires non raccordés à quai et les embouteillages dans les ruelles du Panier suscitent des inquiétudes. Marc Thépot est formel : « Marseille ne doit pas devenir une ville chère, mais une ville durable où on échange, on partage le savoir vivre Marseillais. » Concerts, événements ponctuels, valorisation de la gastronomie locale et promotion du vivre-ensemble sont désormais au cœur des ambitions pour un tourisme plus durable et apaisé.

    Marseilletourisme.com

  • Quand les seniors profitent de la foire gratuitement

    Quand les seniors profitent de la foire gratuitement

    « C’est sympa, on a la foire rien que pour nous », sourit Yves, 86 ans, à l’entrée du Parc Chanot (8e), qui accueille la 100e foire internationale de Marseille jusqu’au 6 octobre. En ce lundi 29 septembre, en effet, l’organisation de la foire a renouvelé son action « Journée Séniors », en invitant les plus de 60 ans à rendre visite aux exposants sans payer leur billet d’entrée, habituellement au tarif de 6 à 8 euros. Une initiative qui ne manque pas de ravir le public concerné.

    Des espaces dédiés à l’accueil des plus âgés

    Mettre à l’honneur les plus anciens, un engagement de longue date pour la foire de Marseille, qui organise des journées gratuites à destination des seniors depuis plus de six ans maintenant. Cette année, le repère des plus de 60 ans, l’Espace Séniors, comme indiqué sur le plan, se trouve dans le Hall 3, également dédié à l’habitat.

    L’espace, aménagé par l’association ES13, regroupe des stands institutionnels adaptés aux besoins de son public. « En plus de notre offre d’activités loisirs, nous accueillons ici des partenaires liés aux domaines de la santé ou des vacances, qui vont proposer des avantages pour nos adhérents tout au long de la foire », explique Luc, membre de l’équipe ES13, qui a suivi de près l’organisation de cet espace.

    À l’occasion des deux journées spéciales seniors, l’association de loisirs intervient également à l’extérieur, au niveau de la grande scène située sur le parvis du Hall 8. L’occasion de proposer des animations musicales et artistiques, et d’offrir quelques cadeaux, dont des entrées pour la grande nocturne du 3 octobre. Jean-Pierre et Catherine, deux Aveyronnais d’origine qui viennent pour la première fois à la foire de Marseille, font partie des heureux gagnants. « Nous avons déménagé en mars dernier, on ne connaissait pas du tout cet événement, c’est l’entrée gratuite qui nous a poussés à venir », expliquent-ils.

    Bien plus qu’un simple événement commercial, la foire de Marseille est, pour un grand nombre de seniors, une occasion de sortir, de voir du monde, de « se changer les idées », aussi, confie Adeline, souvent contrainte de limiter ses sorties en raison de son état de santé. À la sortie, Brigitte et Christian, venus spécialement de Vitrolles à l’occasion de cette journée, saluent également l’initiative. « La seule chose qui manque, d’autant plus pour les seniors, ce sont des espaces pour s’asseoir », regrette le couple.

  • Jusqu’à 350 000 visiteurs attendus pour cette nouvelle édition

    Jusqu’à 350 000 visiteurs attendus pour cette nouvelle édition

    Une année de plus pour fêter son centenaire. La 100e édition de la foire internationale de Marseille s’est ouverte ce vendredi 26 septembre au Parc Chanot (8e), en présence du maire de Marseille Benoît Payan. Jusqu’à 350 000 visiteurs sont attendus d’ici le 6 octobre.

    La foire, une « institution » à Marseille

    Depuis sa création en 1925, la foire de Marseille est devenue un rendez-vous incontournable pour tous les habitants de la ville et bien au-delà. Un événement qui rassemble, et que l’on partage souvent entre les générations. « Je viens à la foire depuis que je suis petite, je venais avec mes parents, et maintenant j’y amène mes petits-enfants », raconte notamment Jeanne, 66 ans, alors qu’elle se dirige vers le Hall 8, dédié à la décoration et l’artisanat.

    Benoît Payan, qui vient à la foire depuis maintenant « 42 ans », considère l’événement comme une « institution » pour la ville de Marseille. « C’est un lieu où l’on découvre des choses extraordinaires », souligne le maire avec fierté, après avoir traversé le hall des produits du terroir, riche de spécialités culinaires du monde entier.

    Un label pour mettre en avant la production locale

    Si la foire de Marseille accueille chaque année des exposants venus de tous les pays, la nouveauté, pour cette centième édition, un nouveau label est mis en avant : « Fabriqué à Marseille. » Dès l’entrée du parc, au niveau de l’esplanade 1, le parvis 100% marseillais accueille les visiteurs pour promouvoir la richesse et la diversité de la production locale. Confiseries, boissons artisanales, produits cosmétiques et d’entretien, mais aussi objets décoratifs et accessoires de mode : une quinzaine de stands sont présents pour illustrer le nouveau label, détenu à ce jour par 107 entreprises.

    Parmi les exposants marseillais, Nathalie Cornec est vigneronne depuis 2016. À l’occasion de l’acquisition du label, « je me suis associée avec deux autres entreprises de fabrication de boissons pour proposer des vins naturels, du cidre BIO, ainsi que des bières artisanales », toutes produites dans le périmètre de la gare Saint-Charles ! Car l’objectif de ce nouveau label est de mettre en avant ce que l’on est capable de faire, « et à Marseille, on est capables de faire de grandes choses », estime le maire de la ville.

    La foire de Marseille, jusqu’au 6 octobre au Parc Chanot.

    Infos sur foiredemarseille.com.