Tag: Paix

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »

  • À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    À Marseille, nouvel appel en faveur de la paix

    Soutenir le droit international, exiger un cessez-le-feu général et rappeler que la guerre et la paix sont des choix politiques », ce sont les trois grands objectifs du rassemblement organisé dimanche en haut de l’esplanade Bargemon (2e), à l’occasion de la journée internationale de la paix, instaurée en 1981 par les Nations unies. Porté par le Mouvement de la Paix des Bouches-du-Rhône, le rendez-vous permettra à plusieurs syndicats et associations de s’exprimer autour des 8 piliers de la culture de la paix, concept imaginé par l’Unesco en 1992 et dont l’objectif est de repousser les guerres en s’attaquant directement aux causes des conflits. « L’idée c’est d’apprendre à l’humanité à vivre sans créer d’ennemi, en démontant toutes les dynamiques de dominations, car sans ennemi il n’y a pas de guerre », explique Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. « Cet événement sera un acte de résistance contre la propagande de guerre, la course aux armements et la désignation d’un ennemi comme prérequis à la guerre », précise le communiqué de l’organisation pacifiste.

    De nombreux intervenants

    La culture de paix s’articule donc autour de 8 modes d’actions : l’éducation, l’égalité, le respect des droits de l’homme, la défense des pratiques démocratiques, la liberté de circulation de l’information et des savoirs, le développement durable et désirable, la solidarité et enfin la démilitarisation des relations internationales. Autant de thèmes qui seront successivement abordés dimanche matin, par la SNUipp FSU 13, le Collectif 13 droit des femmes, le collectif Palestine en résistance, Résister aujourd’hui, Libre pensée, Florian le Pape, militant communiste, conseiller d’arrondissement PCF du Ve secteur à Marseille ou encore le journal La Marseillaise.

    « Il est primordial de rappeler l’importance de défendre l’égalité en général, mais aussi entre les genres, car les femmes sont systématiquement les premières victimes des conflits, rappelle Alexandra Brochus présidente du collectif 13 droit des femmes. Dans le cas de Gaza par exemple, 67% des personnes tuées sont des filles ou des femmes selon l’ONU. »

    Au cœur des revendications de la journée : l’exigence d’un cessez-le-feu à Gaza, « car c’est le premier objectif de la journée internationale de la paix : exiger un cessez-le-feu mondial », rappelle Michel Dolot.

    Focus sur Gaza

    « Ce qui se passe en Palestine est insensé. C’est d’une bestialité absolue. Et chaque aspect de la culture de paix est souligné par Gaza : les enfants n’ont plus accès à l’éducation, les journalistes sont tués, le droit international ignoré… », poursuit le porte-parole du mouvement pacifiste. « Nous aborderons notamment la nécessité d’une démilitarisation de la Méditerranée, car rappelons que la quantité d’explosif déversé sur Gaza c’est 4 ou 5 fois la quantité déversée sur Hiroshima », souligne Régine Fiorani, du Collectif Palestine en résistance.

    Le Mouvement de la paix ordonnera symboliquement au gouvernement français, qui doit reconnaître ce lundi l’État palestinien, de prendre sans délai des sanctions contre le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou, comme cela s’est fait en Espagne par exemple.

  • Avec ces femmes qui exigent la paix

    Avec ces femmes qui exigent la paix

    Réunies au sein du Forum mondial des femmes pour la paix, dont la deuxième édition se tient à Essaouira – la première avait été organisée en 2023 – elles lanceront ce samedi un « appel des femmes du monde » à la veille de la journée internationale pour la paix.

    Objectif : faire entendre en grand des voix trop peu audibles dans un monde secoué par les conflits, particulièrement meurtri par la guerre au Proche-Orient et l’horreur qui se déroule à Gaza.

    Amina, étudiante qui porte un sac « Shalom Aleykoum » se dit « très fière que ce soit au Maroc, mon pays, et à l’initiative de femmes, qu’un forum pour la paix soit possible ».

    Floriane, française, femme rabbin, renchérit : « je ressens énormément de force en étant là. Chaque personne a le pouvoir d’agir. Ici on porte toutes et tous des narratifs différents et c’est très impressionnant ». Cherazade, du conseil local des jeunes d’Aubervilliers est, quant à elle, venue chercher des éléments de réponse à une question ambitieuse : « comment faire en sorte que la paix devienne la religion de tous ? ». « S’il y a un endroit où je voulais être, c’est ici », ajoute-t-elle.

    « Nous sommes l’espoir et l’avenir »

    Zhor Rehihil, conservatrice musulmane du musée du judaïsme marocain de Casablanca, « je crois qu’ici nous sommes l’espoir et l’avenir. Beaucoup de juifs sont partis du Maroc mais une petite communauté reste et nous vivons en paix. La composante hébraïque est inscrite dans la Constitution de 2011, la mémoire juive est très riche ici, y compris des musulmans travaillent à sa transmission. Il n’y a pas qu’un judaïsme séfarade et ashkénaze, il y a aussi un judaïsme amazigh ancré ici depuis 2 500 ans. Il faut casser les préjugés, c’est là la mission des musées », témoigne-t-elle.

    Point de départ des échanges : un documentaire réalisé par deux femmes, Hanna Assouline, française de culture juive et Sonia Terrab, marocaine de culture arabo-musulmane, co-fondatrices du mouvement des Guerrières de la paix. On y croise des habitants du Proche-Orient, broyés par l’engrenage de la guerre mais qui refusent de céder à la haine.

    Dans la salle, l’émotion est palpable, des larmes coulent sur de nombreuses joues notamment lors du témoignage du fils de Vivan Silver, cette militante pacifiste israélienne morte brûlée vive par le Hamas dans sa maison du kibboutz Be’eri cinq jours après sa participation à la marche des « mères pour la paix ». « Je suis fier qu’un centre de secours pour les orphelins de Gaza porte son nom, plutôt qu’il soit gravé sur une bombe qui tue des innocents », confie-t-il. Certains protagonistes du film sont dans la salle comme le militant palestinien de la non-violence Ali Abu Awad, prisonnier pendant 4 ans dont le frère a été tué par un soldat israélien. « Je ne suis pas quelqu’un d’extraordinaire, je ne suis qu’un être humain. je ne supporte plus cette compétition morbide de souffrance, je crois qu’il faut être pro-solution, pro-paix bien sûr pour cela il faut de la justice », affirme-t-il.

    « Pas suffisamment de leaders »

    Dans le public, Meriem, une jeune marocaine partage entièrement la démarche mais doute de l’issue. « Je ne pense pas que nous avons suffisamment de leaders », déplore-t-elle, constatant que le camp de la paix est considérablement affaibli.

    Ali Abu Awad lui répond : « en effet, nous avons aujourd’hui des politiciens qui sont des gestionnaires de la réalité comme elle est. Nous avons besoin de plus de leaders pour impulser le changement. Ça commence par chacun d’entre nous, il faut être un peu un héros pour défendre le pays ».

    Hanna Assouline répond à son tour à la jeune femme : « les leaders, elles sont devant vous, elles devraient parler devant l’assemblée générale des Nations unies, amplifions leurs voix ! ».

  • Le plus grand des combats

    Le plus grand des combats

    Dimanche sonne la journée mondiale de la paix. Une de plus depuis 1981, année où elle a été créée par l’ONU. Une de plus alors que chaque année, le nombre de conflits augmente dans le monde, que chaque année « détrône » la précédente et que plus de 10% de la population de la planète est exposée à la guerre. Une de plus dans un monde instable et violent, où de plus en plus de chefs d’État inconséquents, avides et soumis au pouvoir de l’argent sont aux manettes. Une de plus dans un monde où, encore une fois, la course à l’armement tire une économie devenue mortifère.

    Force aux fragiles troupes pacifistes

    Mais cette édition 2025 sera singulière. Parce qu’elle arrive la veille de la reconnaissance annoncée de l’État palestinien par la France et que cela impose de regarder en face l’horreur de ce qui se passe à Gaza. Parce que l’indignation face au génocide des Palestiniens va donner de la force aux fragiles troupes pacifistes qui peinent tant à faire comprendre que la paix est le plus grand des combats.

    Dans les dernières manifestations contre
    le gouvernement, les drapeaux palestiniens ont toujours flotté. Que l’énergie qui a émaillé ces cortèges traverse les rassemblements pour la paix. Que l’exigence de justice soit aussi forte. Que le lien entre conquête sociale et besoin de paix soit tissé. Que les rapports entre va-t-en-guerre et oppression capitaliste soient compris. Que le courage des femmes qui se battent serve d’étendard et trace un chemin derrière lequel une masse s’engouffre.

  • À Montpellier, une semaine pour promouvoir un message de paix

    À Montpellier, une semaine pour promouvoir un message de paix

    Nous sommes dans un basculement. On considère qu’il y a un recul des notions de liberté et d’égalité dans le monde avec des rapports de force qui se sont accentués car nous sommes dans un système capitaliste en crise, qui n’a plus comme ressource que la guerre », soupire Bénédicte Rougy, membre du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap). Alors pour réaffirmer un soutien à la paix, est organisée à Montpellier pour la troisième fois la Semaine de la paix avec plusieurs manifestations, conférences-débat, projections de film.

    Un événement proposé par le collectif éponyme, regroupant une pléthore d’associations et syndicats tel que le comité montpelliérain du mouvement pour la paix, la LDH, l’AFPS 34, la FSU, la CGT Retraités, etc. Premier rendez-vous est donné dimanche 21 septembre pour la Journée internationale de la paix.

    Au programme, une manifestation pacifiste au départ de l’office de tourisme (16h) dans un contexte d’abandon du droit international, comme le montre notamment le génocide en cours à Gaza. « Il ne peut y avoir de paix sans justice, basée sur le droit international et son respect. Or, au Proche-Orient, un État est devenu un État voyou, qui ne respecte aucune résolution de l’ONU dont il est membre. Son dirigeant est sous mandat d’arrêt international et est en train de commettre un génocide devant les yeux du monde entier. Il se livre à la piraterie en Méditerranée à l’égard des flottilles qui essaient d’exprimer leur solidarité vis-à-vis de la Palestine », insiste Évelyne Duval de l’Association France Palestine solidarité (AFPS 34).

    80 ans d’Hiroshima

    La manifestation sera par ailleurs précédée par la projection du documentaire Innocence, réalisé par l’Israélien Guy Davidi (11h, au cinéma Utopia). « Il a récupéré des vidéos de familles israéliennes où l’on voit six jeunes instrumentalisés dès l’école, ils dessinent des chars, etc. Dès le départ, on montre que ces enfants ne sont pas manipulables, différents. Les enfants grandissent jusqu’au service militaire où ils finiront par se suicider, ne voulant pas être complices du gouvernement », détaille Monique Serot-Chaïbi, de l’AFPS 34. Un débat suivra la projection, animé par l’historienne Sophie Besis.

    Mais la semaine de la paix ne se focalise pas uniquement sur la situation au Proche-Orient. Également au programme, une conférence portant sur les guerres et la violence du système global, une nouvelle fois animée par Sophie Besis, mais cette fois-ci épaulée par le doctorant en droit public et membre de la LDH, Logan Girard (lundi 22 à 18h, avenue Saint-Charles). « Aujourd’hui on peut se poser la question de la violence comme mode d’organisation de la société et finalement la force. Il faut interroger ces notions pour bien les prendre en compte. L’important est de diffuser le plus largement ce message de paix, même si avec tout ce qui se passe dans le monde, notamment en Russie, est quand même particulièrement inquiétant », fait valoir Sophie Mazas, membre de la LDH de l’Hérault.

    Cette édition de la Semaine de la paix coïncide également avec la commémoration des 80 ans d’Hiroshima et Nagasaki. En ce sens, un hommage est organisé le vendredi 26 septembre à Plan-Cabanes à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires. Au programme, une agora littéraire (15h), des témoignages sur cette catastrophe (17h30) ainsi qu’un débat portant sur le désarmement nucléaire avec Didier Latorre, représentant de Arrêt du nucléaire 34 (18h). « Les gens n’imaginent même pas le danger que représente la course au nucléaire. Notre rôle dans la semaine est d’informer sur ces enjeux, ne pas faire que ce soit des impensés », insiste Martine Ragonnet du Mouvement de la paix. En somme, une semaine pour prendre conscience de l’importance cruciale de la paix.

    Programme complet à retrouver sur lacarmagnole.fr.

  • Quatre jours pour cultiver la paix en proximité

    Quatre jours pour cultiver la paix en proximité

    « C’est dans la tête des hommes que naissent les guerres, donc c’est dans la tête des hommes qu’il faut insuffler l’idée de paix », affirme Élisabeth Grand, présidente du Mouvement de la paix de Martigues. L’association, en partenariat avec plusieurs directions de la Ville, les centres sociaux, le collège Marcel Pagnol et d’autres organisations, propose à partir de ce mercredi l’événement « Fêtons la paix ».

    La paix commence par le vivre-ensemble

    Plusieurs activités attendent les enfants dans le jardin de Ferrières, de 14h à 19h, comme des ateliers créatifs et ludiques, une visite virtuelle d’un musée, une exposition d’œuvres réalisées par les élèves de la commune, des exercices sportifs, une démonstration de danse de l’école Mistral ou encore un défilé de mode organisé par l’association Afro Safari. La remise des récompenses pour le concours photographique « La paix dans ma ville » aura lieu à 17h30 avant un discours et des chants d’une chorale intergénérationnelle.

    Vendredi, le cinéma La Cascade diffusera le film d’animation de Jimmy Murakami Quand souffle le vent à 18h30, avant des échanges sur la thématique des risques nucléaires. Dimanche sera quant à lui marqué par la régate de la paix.

    « Ça peut paraître futile, mais rien n’est plus important que de parler de paix quand la guerre fait rage partout, assure Élisabeth Grand. Et la paix ça commence par le vivre-ensemble, le dialogue à petite échelle. Et ça commence dès le plus jeune âge, avec l’éducation et la culture. Un enfant qui va à l’école ou au sport dans un climat de diversité s’éloigne de l’intolérance. »

  • Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Dans un contexte international très tendu et avec un des deux gouvernements en sursis, le couple franco-allemand a tenu à montrer vendredi, au terme d’un Conseil des ministres commun qui s’est déroulé dans le salon de la résidence du préfet maritime, une image d’unité. Seul l’avenir nous dira, assez vite d’ailleurs, si elle n’était que de façade ou si la machine vient réellement de redémarrer.

    Pour booster cette image, la volonté exprimée a été celle de bâtir de concert une vingtaine de projets phares. Une stratégie présentée comme profitable, bien sûr, aux deux économies. Et cela autant au niveau de l’industrie, de la recherche que de la défense.

    En matière d’énergie, par exemple, il a été en mis en avant « une avancée majeure ». Avec pour ambition de « diminuer les coûts, garantir la sécurité d’approvisionnement et atteindre nos objectifs climatiques ».

    La paix à l’agenda

    Emmanuel Macron a également mis en avant, au cours de cette conférence de presse, les efforts pour « parvenir à une paix juste et durable » en Ukraine, au cœur de l’agenda commun.

    « Je le dis avec autant de force et de solidarité après ces derniers jours, où les attaques ont repris avec force et où, à nouveau, des civils ukrainiens ont été touchées », a-t-il insisté, pointant l’écart qu’il existe entre les positions prises, avec les autres dirigeants dans les sommets internationaux, par le Président Poutine et la réalité sur le terrain. Et de poursuivre, au cas où les engagements du président russe ne seraient pas tenus : « Nous continuerons d’exercer des pressions pour que des sanctions supplémentaires soient prises par nous-mêmes ainsi que par les États-Unis d’Amérique. »

    Concernant la situation au Proche-Orient, le chef de l’État a condamné « le désastre humain dans la bande de Gaza » qualifié d’« intolérable ». « L’état de famine qui a été déclaré par les Nations unies est très clairement le résultat du blocage de l’aide humanitaire », a-t-il souligné, en appelant en urgence à l’arrêt des combats et à l’ouverture des accès humanitaires et de l’aide aux populations civiles. Mais, aussi, à construire « un chemin de paix, un chemin politique de discussion avec toutes les parties ». Une solution politique, insiste-t-il, « pour une paix durable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens ». Bien sûr dans le cadre d’une solution à deux états.

    Parmi les solutions à court terme, il a salué « la décision très courageuse du chancelier de cesser toute exportation d’armements susceptibles d’être utilisées à Gaza ».

    Au sujet des solutions « pour augmenter la compétitivité de l’Europe », ambition partagée par Emmanuel Macron et Friedrich Merz, les recettes apportées, sans surprise, reposent une nouvelle fois sur une baisse des charges pour les entreprises, ainsi que sur une « synchronisation de l’agenda économique et social », une notion encore floue dans ses applications concrètes.

    Pas de démission

    Interrogé sur la barre franchie des 3 millions de chômeurs en Allemagne, le chancelier a brandi le sempiternel remède libéral : « Il faut réformer le marché du travail ». Sur ce point aussi, les deux dirigeants parlent d’une même voix, au risque d’inquiéter les syndicats et les salariés des deux côtés du Rhin.

    Titillé sur la crise politique que traverse notre pays et sur la chute annoncée du gouvernement, le Président français a affirmé que, quoi qu’il advienne, il ne démissionnerait pas. Un mandat qu’il entend « exercer jusqu’à son terme ».

  • [Université d’été du PCF] À Montpellier, Fabien Roussel appelle à la mobilisation

    [Université d’été du PCF] À Montpellier, Fabien Roussel appelle à la mobilisation

    Après une journée riche en débats pour le deuxième jour de l’Université d’été du PCF organisée ce week-end à Montpellier, Fabien Roussel, armé de ses plus belles chaussures rouges, est rentré sous une ovation dans l’amphithéâtre du Corum, samedi. Il faut dire qu’avec le nombre de sujets brûlants qui agitent l’actualité, sa prise de parole était attendue.

    Le Nordiste n’a pas tergiversé longtemps : « La situation est de plus en plus dure. Quand on allume le poste, c’est la guerre, les violences, les massacres, des famines », a-t-il immédiatement lancé avant de consacrer une partie de son discours aux sujets internationaux. Il a ainsi appelé à refuser de « se faire humilier par Ursula von der Leyen qui sans aucun mandat démocratique est allée signer la capitulation à Washington ». Sur ce sujet des droits de douane américains, Fabien Roussel a demandé « la tenue d’un conseil européen exceptionnel », la convocation « au plus vite » des parlements ainsi que la convocation d’un référendum en France.

    Sur le conflit ukrainien, il a appelé aux négociations pour garantir la neutralité de l’Ukraine. Sur le « le génocide du peuple palestinien », le communiste a fait part de « sa colère devant des chefs d’État européens qui se disent prêts à envoyer des troupes en Ukraine mais qui laissent faire le gouvernement criminel de Netanyahou et ses ministres racistes ». Les militants présents ont ensuite ovationné Qassem Awad, dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), présent dans la salle.

    Rentrée sociale explosive

    Fabien Roussel a ensuite réclamé un « boycott militaire et commercial » d’Israël et a renouvelé la demande de libération des otages israéliens et celle de Marwan Barghouti. Il a également confirmé travailler avec les forces politiques, associatives et syndicales à « une grande marche pacifique pour l’arrêt des massacres, pour la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens et une solution à deux États ».

    Mais le cœur du discours de près d’une heure trente du secrétaire national a bien porté sur la rentrée sociale et la mobilisation pour s’opposer au plan d’austérité prévu. Fabien Roussel a d’abord confirmé que sans changement sur le budget, il appellerait à la censure du gouvernement Bayrou. « Le PCF soutient toutes celles et ceux qui se mobiliseront en cette rentrée pour mettre un coup d’arrêt à ce braquage inédit de nos richesses nationales », a-t-il poursuivi tout en indiquant qu’il serait aux côtés des énergéticiens le 2 septembre, des personnels des Hôpitaux de Paris (AP-HP) et des personnels de santé, le 4 octobre et de ceux qui veulent « bloquer le pays » le 10 septembre. « Nous partageons pleinement la révolte de celles et ceux qui travaillent dur et ne récoltent que du mépris de la part de ministres qui émargent à 10 000 euros par mois, ne payent pas le train, l’avion, l’essence, l’électricité, la nourriture mais qui nous donnent des leçons de vie. Il y a 20 millionnaires parmi les ministres : qu’ils vivent avec un Smic et payent leurs factures et on en reparlera », a-t-il insisté.

    Après un focus sur l’importance du milieu associatif où « 186 000 emplois sont menacés » qui s’ajoutent aux « 300 000 emplois menacés dans l’industrie », le maire de Saint-Amand-les-Eaux a insisté sur l’importance de retrouver un « État fort, solidaire et juste » et de rétablir une « République laïque et sociale ». Fabien Roussel a ensuite listé une partie des propositions mises en avant par les communistes pour cette rentrée. S’il appelle à la fin « des orgies de subventions publiques pour les grands groupes et les cures d’austérité pour les services publics », il réclame un « Pacte pour la France » qui s’appuierait sur un plan d’investissement de 500 milliards d’euros en cinq ans. « C’est pour cela aussi que nous revendiquons la nécessité de nationaliser certains établissements bancaires privés. Il y a besoin de cette révolution qui consiste à mettre une partie du capital au service du travail, de la production, du climat et du redressement du pays », explique-t-il.

    Dans ce « pacte », il propose aussi une augmentation des salaires, des pensions de retraite et la baisse de 30 à 50% des prix de l’électricité. Il souhaite aussi la construction de 200 000 nouveaux logements par an, la relance de « 20 nouvelles centrales nucléaires » et la planification de « l’embauche et la formation, sous statut de centaines de milliers d’enseignants, de soignants, de travailleurs sociaux, de douaniers, de policiers, d’agents territoriaux ».

    Ces propositions seront à nouveau mises en avant à la Fête de l’Huma, les 12, 13 et 14 septembre.

    « Le PCF soutient tous ceux qui se mobiliseront pour arrêter
    ce braquage inédit de nos richesses »

  • Israël-Palestine : le cardinal Aveline appelle à la paix depuis Taybeh

    Israël-Palestine : le cardinal Aveline appelle à la paix depuis Taybeh

    Le symbole est fort, alors que se poursuivent les massacres de l’armée israélienne à Gaza. Pour son premier déplacement depuis son élection à la tête de la Conférence des évêques de France, le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, a décidé de se rendre en Israël et en Palestine, pour un voyage de quatre jours, accompagné de plusieurs évêques français. Un déplacement qui passait par Jérusalem, mais aussi par le monastère bénédictin d’Abu Gosh, à l’ouest de la ville sainte, et surtout par la ville de Taybeh, en Cisjordanie, à majorité chrétienne.

    « Nous avons souhaité que notre pèlerinage manifeste le soutien de l’Église de France aux communautés chrétiennes de Terre Sainte et soit aussi l’expression de notre solidarité avec tous les amis de la paix quelles que soient leurs convictions ou leurs religions », expliquait ainsi le cardinal marseillais face aux fidèles de la ville, saluant la solidarité entre les communautés religieuses de Cisjordanie, le « souci que vous portez de vos frères musulmans qui sont vos voisins ». Et promettant de témoigner à son retour sur les violences subies. Au mois de juillet en effet, « une série dangereuse d’attaques systématiques » avait touché la population, a témoigné son curé, le père Bashar Fawadleh, expliquant que « la ville avait récemment été la cible de plusieurs agressions de la part de colons, touchant les propriétés et inquiétant les habitants » comme le rapporte la paroisse. De plus en plus, les colons israéliens, armés, font ainsi paître leurs troupeaux sur les terres palestiniennes pour empêcher qu’elles soient cultivées, instituant un climat de peur, jusqu’à mettre le feu à un terrain voisin d’une église byzantine du Ve siècle. « Votre visite aujourd’hui n’est pas seulement une rencontre spirituelle, mais aussi un soutien moral important pour tous ceux qui vivent ici », insistait le curé auprès de l’archevêque de Marseille. Et celui-ci de dire qu’il priait « pour que notre pèlerinage puisse soutenir votre espérance de justice et de paix ».