Tag: PACA

  • Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une situation favorable mais pas question de se relâcher… À la Région, on se félicite de la situation hydrologique sur le territoire à l’occasion d’un bilan d’étape du plan « Or bleu » ce mardi 26 mai. « Cet hiver, nous avons eu des précipitations très contrastées avec des mois humides et des mois particulièrement secs mais le bilan des cumuls reste conforme à la norme », constate Zoé Mahé, directrice adjointe de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Paca. L’humidité des sols et les températures, deux indicateurs « importants », sont aussi rassurants et côté « hydraulicité des cours d’eau et nappes phréatiques », la situation est aussi « globalement normale », ajoute Zoé Mahé, avant de mettre en avant le savoir-faire local dans la gestion de la ressource.

    Une gestion basée sur un système ancien d’aménagement hydraulique de la Durance et du Verdon mais toujours performant. Même si les réserves stockées « ne sont pas inépuisables » prévient la directrice adjointe. Une étude portée par la Région, l’État et l’Agence de l’eau va être lancée cet automne pour en vérifier la durabilité d’ici 2100.

    « La meilleure ressource, c’est celle que l’on n’utilise pas », résume Benoît Moreau, directeur du développement de la Société du Canal de Provence (SCP), rappelant le travail engagé sur la sobriété. De quoi déjà réduire la consommation en eau de 50% en 40 ans dans le secteur agricole, avec 1 500 m3 par hectare et par an. Dans le secteur industriel, l’économie est de 25% en 10 ans entre 2012 et 2022.

    Des conflits d’usages

    à venir

    Confiant sur l’avenir, estimant que la réserve en eau du Verdon va être « plus sollicitée » sans être dépassée, « il ne faut pas être aveugle non plus » nuance Benoît Moreau, des « conflits d’usage, il y en aura ». Reste à « optimiser le système pour qu’ils ne soient pas trop violents ». Et de revenir sur l’épisode de sécheresse de 2022, où le niveau du lac de Serre Ponçon, vaste réserve de 1,2 milliard de m3, avait drastiquement baissé au grand dam des professionnels du tourisme. « En 2100, on prévoit des baisses de 3 mètres en moyenne, c’est ce qu’on a vécu en 2022 », indique-t-il, ajoutant que des pontons flottants ont été mis en place pour maintenir l’activité touristique.

    Une issue obtenue grâce à cette « culture du dialogue que nous avons sur la question de l’eau » ajoute Bénédicte Martin, vice-présidente (LR) en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et présidente de la SCP. Des projets de modernisation ont aussi été lancés. Un investissement de 751 millions d’euros jusqu’en 2038 porté par le Canal de Provence dont 128 millions ont été engagés. On y retrouve notamment la réouverture du tunnel du Rove, encore à l’état d’étude, pour dériver les rejets d’eau douce issus du turbinage de la centrale EDF de Saint-Chamas dans l’étang de Berre.

    Sur la réutilisation des eaux usées, un potentiel régional estimé à 50 millions de m3 par an, « nous sommes en progression », assure Zoé Mahé quand Benoît Moreau considère qu’il ne s’agit pas d’une priorité. « C’est une solution qu’on utilise quand on n’a plus le choix. Or dans notre région, on a un système de stockage moins cher en énergie et en fonctionnement », estime-t-il.

  • Le Domaine du Rayol doublement récompensé

    Le Domaine du Rayol doublement récompensé

    Il est l’un des diamants les mieux protégés du littoral méditerranéen, que la France entière envie au Var. Propriété du Conservatoire du Littoral, le Domaine du Rayol est un espace naturel protégé de 20 hectares de jardins paysagers composés de la flore de régions du monde biologiquement semblables à la sienne, et de 14 hectares maritimes, ouvert tous les jours de l’année. Jonché sur la corniche des Maures, au Rayol-Canadel-sur-Mer, entre le Lavandou et Saint-Tropez, en face des Îles d’Hyères, il est une nouvelle fois primé pour son engagement en faveur de la nature et du territoire, à travers ses actions de sensibilisation, de recherche et de conservation autour de la biodiversité méditerranéenne

    Le 9 avril dernier, il s’est vu remettre le Trophée « Esprit du Golfe » par l’Union patronale du Var (UPV) lors des 8e rencontres de l’économie du Golfe de Saint-Tropez. Un prix qui vient consacrer le Domaine en tant que « joyau touristique dans un espace naturel protégé, terrestre et maritime inscrit dans son territoire depuis 35 ans », et qui vient saluer l’engagement de ses équipes, sous la coupe de sa directrice Sybille Bernard, dans la préservation et le partage de ce site d’exception, qui revendique quelque 100 000 visiteurs chaque année.

    Un appel à financement pour le projet Bastidon

    La seconde distinction a été remise le 5 mai par le conseil départemental du Var à l’occasion de la 2e édition des Prix de l’innovation du département. Le Domaine du Rayol s’est vu remettre le Prix thématique « Valoriser notre terroir », pour sa pépinière d’acclimatation. Celle-ci a été conçue pour anticiper les effets du réchauffement climatique sur les paysages méditerranéens et viser une gestion durable de l’eau, en développant des essences végétales en provenance du monde entier, et reconnues pour leur résistance au stress hydrique. Ce projet permet de réduire l’irrigation des aménagements paysagers, avec pour ambition d’offrir aux professionnels, aux collectivités et aux particuliers des solutions scientifiquement éprouvées afin d’adapter leurs espaces verts. Ces deux prix viennent renforcer le développement du projet phare du domaine : la transformation du Bastidon, demeure construire au début du XXe siècle, dans laquelle résidait le chef jardinier, en galerie botanique immersive. Son ouverture est prévue pour 2028. Conçue autour de scénographies innovantes et de dispositifs sensoriels pédagogiques, elle visera à offrir aux visiteurs une plongée immersive au cœur de la biodiversité méditerranéenne.

    Une réalisation unique en Europe, qui bénéficie déjà du soutien de plusieurs partenaires nationaux et locaux : la Région Sud, le Département du Var, la Fondation du patrimoine, la Mission Stéphane Bern et Loto du patrimoine (130 000 € attribués en décembre 2025)… Et pour réaliser son ambition, elle lance désormais un appel aux entreprises et acteurs économiques du Var et de la région Sud, qui pourront, en tant que mécènes locaux, bénéficier du rayonnement d’un acteur économique et environnemental majeur. Mais surtout, œuvrer à la protection et à la mise en valeur de notre bien commun.

  • L’usine de panneaux solaires Carbon ne verra pas le jour à Fos-sur-Mer

    L’usine de panneaux solaires Carbon ne verra pas le jour à Fos-sur-Mer

    Nous avons pris la décision d’arrêter le projet. » La promesse de 3 000 emplois directs dans une grande usine de panneaux photovoltaïques à Fos-sur-Mer, faite par la startup Carbon en 2022, s’est officiellement envolée, ce mardi, avec la publication d’un communiqué de l’entreprise sur ses réseaux sociaux, après plusieurs mois de rumeurs persistantes.

    L’entreprise met en cause la politique européenne de libre-échange. « Un projet d’une telle ampleur exige l’existence d’un marché spécifiquement dédié aux acteurs européens et soutenu par les États membres », affirme-t-elle, en référence à son objectif de production de 5 GW de cellules d’ici 2027.

    Made in Europe… en Inde ?

    Plus précisément, Carbon pointe « l’absence de préférence pour une production photovoltaïque européenne malgré l’affirmation d’une volonté de relocaliser la chaîne de valeur dès 2023 ». Une dynamique confirmée par la loi sur l’accélérateur industriel (IAA), voté par la Commission européenne en mars dernier, qui « élargit le périmètre du Made in Europe à l’ensemble des pays disposant d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne, incluant potentiellement la Turquie, le Vietnam ou encore l’Inde », repoussant à 2030 une éventuelle préférence européenne.

    C’est dans ce contexte que Carbon jette l’éponge, arguant de « l’absence de visibilité » et de « divergences persistantes entre les États membres » pour créer un marché protecteur, ainsi que l’impossibilité de sécuriser les financements du projet. 100 millions d’euros d’aides publiques avaient été débloqués par l’État via France 2030, ainsi que 70 millions d’euros supplémentaires par la Région Sud et la Métropole.

  • Le club phare de Château-Gombert triomphe sur la scène féminine

    Le club phare de Château-Gombert triomphe sur la scène féminine

    Quelques semaines après avoir été sacré champion de France par équipes en National 1 de tennis-fauteuil, le Tennis Club de Château-Gombert a décroché, dimanche au Centre de Ligue Paca de tennis à Puyricard, un nouveau titre avec son équipe 1 féminine, sacrée championne régionale R2. Invaincues toute la saison, les Marseillaises ont conclu leur magnifique parcours par une victoire en finale face au TC Vitrolles (4-2). « Notre projet a porté ses fruits », s’est réjoui Stefano Cimtile, président du TC Château-Gombert, dans le 13e arrondissement. Aux côtés de Mathieu Chagachbanian, moniteur et entraîneur de la section féminine, il a assisté au sacre de ses protégées. « Ça fait trois ans que l’on travaille sur le développement de cette équipe », souligne le dirigeant, conscient que la Ligue demande davantage aux clubs de développer la féminisation du tennis. La présence d’Aurélie Sciara, présidente et membre de la commission fédérale Para-Tennis à la Ligue Paca, permet au TC Château-Gombert d’insuffler cette dynamique, au travers d’événements comme des portes ouvertes ou des opérations spéciales comme « ramène ta copine ».

    Franchir le pas

    « On s’est rendu compte que beaucoup de femmes se mettent des barrières et ne franchissent pas le pas », glisse Stefano Cimtile, un président très porté sur la question de l’inclusion au sein de son association. À l’avenir, le président marseillais souhaite continuer à développer le tennis féminin. Avec l’espoir d’être reconnu comme un club pionnier en la matière.

  • Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Devenu invité permanent de nos jardins ou de nos balcons, le moustique tigre reste surtout un vecteur important de maladies, transmettant aux humains les virus de la dengue, du zika et du chikungunya, rappelle l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), qui a officiellement ouvert la saison de surveillance de la bestiole le 1er mai.

    Avec plus de 97% de la population de la région qui vit au contact de cet insecte, un nombre inédit de cas autochtones a été enregistré en 2025 en Paca. Entre début juin et début novembre, 450 cas de chikungunya et 16 cas de dengue ont été recensés, « répartis en 35 épisodes distincts de transmission, essentiellement dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône », précise l’ARS.

    Un suivi précis des cas

    Ce qui fait de Paca la région la plus touchée, avec près de 60% des cas identifiés en France. Un niveau important comme « jamais elle n’en avait connu », commente l’ARS, même si la tendance est à l’augmentation, depuis 2022.

    Raison pour laquelle la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités et de la population demeure essentielle, « pour prévenir la transmission et limiter la prolifération de l’insecte ». D’autant que, suite à la hausse des températures et à l’allongement des journées, les larves sont actuellement en plein développement après avoir passé l’hiver sous la forme d’œufs. Et vont rapidement devenir des moustiques tigres adultes, capables de piquer.

    Pour lutter contre ce fléau, l’ARS recommande d’éliminer les petites réserves d’eau une fois par semaine, notamment les coupelles de plantes, de bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d’eau, de ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut en contenir, et de nettoyer les gouttières ainsi que de ramasser les déchets verts.

    Grillages et moustiquaires, vêtements couvrants et amples, répulsifs et ventilateurs à fond peuvent aussi permettre de profiter de son extérieur. En cas de symptômes, tels que la fièvre brutale, des douleurs articulaires ou musculaires, des maux de tête et une éruption cutanée, l’ARS recommande de consulter sans attendre son médecin traitant. Chaque cas de dengue, chikungunya ou zika confirmé devant être déclaré pour identifier les lieux de contamination éventuels.

  • [Entretien] Sylvain Bego-Ghina : « La macronie tue la formation pro »

    [Entretien] Sylvain Bego-Ghina : « La macronie tue la formation pro »

    La Marseillaise : Quel état des lieux faites-vous de la formation professionnelle ?

    Sylvain Bego-Ghina : Ça va être vite vu : ils sont en train de tuer la formation professionnelle. Sur les 13 milliards d’euros récoltés par an aux entreprises, 11 sont orientés vers l’apprentissage, il ne reste donc plus d’argent pour les opérateurs de compétences [Opco, Ndlr.]. Tous les budgets baissent, les voyants sont dans le rouge. Le Compte personnel de formation (CPF) est aujourd’hui limité. À France Travail, les choix de formations se résument à celles dont les métiers sont en tension, comme l’hôtellerie-restauration ou l’aide au service… Les missions locales subissent des baisses de moyens. C’est plus que les vaches maigres ! Dans 10 ans, il n’y aura plus de centre de formation tel qu’on l’a connu, l’Afpa ne sera peut-être plus là. L’apprentissage est normalement adressé aux mineurs, ou aux moins de 20 ans… Ce n’est pas ce qu’on entend traditionnellement par « formation professionnelle ».

    Qu’est-ce que ça implique
    de favoriser l’apprentissage
    au détriment de la formation professionnelle
     ?

    S.B.-G. : Plusieurs choses. Quand on est en apprentissage, on est une semaine dans une boîte de formation et trois semaines chez un patron. C’est de la main-d’œuvre bon marché pour le patronat. À l’Afpa, les stages étaient de 3-4 semaines, on n’est pas sur la même échelle de temps. On est d’ailleurs en train de devenir des centres d’apprentissage. La direction veut prendre « le train de l’apprentissage » et table sur des fermetures de CFA… On va faire la voiture balais des CFA, ça en dit long sur les politiques menées. D’autant que notre direction veut tout rentabiliser et entend fermer tout ce qui n’est pas rentable. On craint prochainement des fermetures de formations, de centres, a minima des regroupements de structures ou encore des licenciements. C’est toute l’histoire du macronisme : ils ne veulent plus de services publics de pleine compétence, faire plus avec moins… De toute façon, on est tellement dans le rouge, que la seule chose qui reste pour baisser les coûts c’est baisser la masse salariale. Et moins il y a de masse salariale, moins il y a de formations… Vous voyez le schéma.

    Quelles conséquences concrètes de ces baisses de moyens ?

    S.B.-G. : Avant, à l’Afpa, les usagers étaient hébergés, nourris, il y avait la médecine du travail, de l’orientation, une vraie égalité devant la formation… Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Également, les fermetures de centres ont une conséquence très concrète : l’impossibilité de faire une formation près de chez soi. Il y a des endroits où il faudra faire 150 km pour devenir maçon…

  • [Cadmium] Les agriculteurs défendent des normes plus strictes

    [Cadmium] Les agriculteurs défendent des normes plus strictes

    Près de la moitié (47,6%) de la population française est contaminée par le cadmium, métal lourd toxique pour la santé. C’est l’une des accablantes conclusions d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), publié le 25 mars dernier. En cause, notamment, le taux de cadmium autorisé dans les engrais français, établi à 90mg/kg, contre 60mg/kg dans l’Union européenne. Face à ce constat, Romain Blanchard, président de la FDSEA 13, plaide pour que les normes européennes et françaises s’alignent. « Je ne trouve pas normal qu’on soit les seuls à avoir un seuil supérieur. Ce que je demande depuis longtemps, c’est qu’on nous impose les mêmes règles lorsqu’on est dans le même marché », insiste le viticulteur et céréalier, installé au nord d’Aix-en-Provence. Il ajoute : « Je ne suis pas médecin ni biologiste. Si les gens dont c’est le métier disent qu’il y a de la toxicité en bout de chaîne, il faut faire en sorte qu’il n’y ait plus de toxicité. Mon job c’est de nourrir les gens, pas de les envoyer à l’hôpital. »

    Yannick Becker, porte-parole de la Confédération paysanne pour la région Paca, tient lui une position plus radicale. « C’est une preuve de plus de la non-soutenabilité de l’agriculture française, un symptôme de plus à prendre en compte, s’indigne-il. Il faut sortir du modèle économique dans lequel nous sommes et qui pousse les agriculteurs à utiliser ce genre d’engrais. Nous devons réfléchir à produire en quantité nécessaire pour nourrir les Français, pas pour contrer la concurrence européenne et internationale. »

  • À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    « Ce projet doit nous interroger sur nos modes de vie et la production des déchets. » Une conclusion presque philosophique apportée par ce militant d’Alternatiba à la réunion publique sur le projet d’incinérateur de Suez de mercredi soir, bondée.

    En question, un projet de brûlage à 1 200 degrés de déchets type encombrants des déchetteries sur le site de l’actuel centre de tri de Suez au Tubé Nord, pour traiter 270 000 tonnes de déchets de toute la région Paca et les revaloriser sous forme d’électricité, de méthane et de digestat à utilisation agricole. La tension a éclaté. Pollutions, trafic routier supplémentaire, acceptabilité du projet par les habitants du territoire. Huées et applaudissements ont ponctué la séance. « Ce territoire a été traumatisé par les déchets, ce projet est peut-être très bien mais il se fera ailleurs », a résumé le maire (LR) Robin Prétot.

    Un dossier très technique

    Mais le dialogue a été maintenu, sinon amplifié à l’initiative de Suez face aux très nombreuses questions et objections soulevées. « Je suis ouvert à faire plusieurs groupes de travail sur nos installations, y compris d’aller plus loin sur les normes », a promis le directeur du développement de Suez Olivier Dufaux. « Nous proposons en toute transparence des réunions thématiques avec la Ville », abonde Caroline Verdier pour Suez.

    Le commissaire enquêteur Philippe Magnus, qui a prolongé l’enquête publique jusqu’au 2 juin, reconnaît « la technicité du dossier » qu’il « n’estime pas être parfait ». Sur la possibilité d’une autre réunion publique, le commissaire n’y voit « aucune opposition ». « Cet exercice démocratique démontre que l’opinion publique a besoin de temps, cela permettra à la Ville de poser toutes les questions qui n’ont pas pu être posées ce soir », conclut le maire Robin Prétot.

  • Des chouettes menacées

    Des chouettes menacées

    Des populations en constante diminution… Parce que « la Chevêche d’Athéna et l’Effraie des clochers jouent un rôle écologique essentiel, notamment dans la régulation naturelle des populations de micromammifères », la LPO Paca lance une campagne de financement participatif ce mardi 21 avril pour protéger ces deux espèces. Leurs effectifs « diminuent fortement en Provence-Alpes-Côte d’Azur », les suivis menés par la LPO Paca montrant « une baisse d’environ 25% des effectifs de Chevêche d’Athéna entre 2010 et 2024 ». L’Effraie des clochers est « quant à elle classée « En danger » sur la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs. »

    L’argent récolté doit permettre de financer la pose de nichoirs, de restaurer des haies et de mener le suivi scientifique des deux rapaces nocturnes.

    Une pression anthropique

    Petite chouette de 22 cm de haut pour une envergure comprise entre 54 et 58 cm, avec ses yeux dorés marqués d’un sourcil blanc oblique, la Chevêche d’Athéna est menacée par la fragmentation de son habitat note la LPO avec la transformation des prairies en cultures ou en terrains à bâtir, la suppression des haies et des arbres isolés, l’abattage des arbres creux et l’utilisation de pesticides agricoles qui réduisent la densité de proies.

    Plus grande, l’Effraie des clochers ou Dame blanche, 35 cm de haut pour 1 mètre d’envergure, est elle plus particulièrement impactée par la circulation routière, « bon nombre de cadavres sont retrouvés sur le bord des routes » indique la LPO. Seuls 15 individus avaient été recensés en Paca dans la dernière enquête de l’association.

  • L’Apec mise sur un rebond de l’emploi des cadres en 2026

    L’Apec mise sur un rebond de l’emploi des cadres en 2026

    L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) est optimiste. D’après son étude annuelle, en 2026, les recrutements devraient progresser de 4% en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, soit autant qu’au niveau national, ce qui correspondrait à 18 800 embauches.

    De quoi faire souffler le secteur, qui connaît une contraction depuis deux ans après avoir atteint des niveaux records en 2023 avec 330 000 recrutements dont 21 550 dans la région et l’île de beauté, qui concentrent 7% des cadres du privé en France dont plus de la moitié dans les Bouches-du-Rhône. L’année suivante, l’emploi de ces professions chute de 3% en France et de 10,6% en Paca. Entre 2024 et 2025, il s’effrite encore de 6% sur le territoire du Sud-Est, avec un décrochage en informatique, en industrie et en fonctions commerciales. L’Apec prévoit donc une amélioration pour l’année à venir, mais « la reprise reste à ce stade fragile et dépendante de l’évolution du contexte géopolitique et économique », prévient Laetitia Niaudeau, directrice générale de l’Apec. Le délégué régional de l’association Anthony Fumard explique : « La courbe de l’investissement des entreprises et la courbe de croissance de l’emploi des cadres sont parallèles. (…) C’est ce qui nous met en confiance. Il y aurait plus d’investissements pour l’année à venir, +15% contre -6% en 2025, notamment dans l’industrie et dans la construction qui, selon les chiffres de la Banque de France, redémarre très très fort selon les secteurs. »

    Les atouts du territoire

    Si la conjoncture reste incertaine, le territoire peut compter sur un atout. « On a la chance de ne pas avoir un moteur unique, à l’inverse de l’Est avec l’automobile ou du Sud-Ouest avec l’aéronautique, ce qui nous permet de construire des relais de croissance plus facilement », développe Anthony Fumard.

    D’autant que les perspectives de réindustrialisation et de décarbonation ouvrent des potentiels « énormes », alors que la recherche et le développement représentent déjà 22% des emplois cadres de la région, contre 17% au niveau national.

    « Sur l’étang de Berre de nombreux projets sont annoncés, ce qui revêt un impact énorme en termes de croissance, affirme le délégué régional de l’Apec. Si tout se réalise comme prévu, la question va être de trouver les ingénieurs dont on aura besoin et d’accompagner les entreprises. » Anne-Marie Chopinet, vice-présidente du comité paritaire régional, ajoute : « Il y a une vraie problématique effectivement de pénurie de ressources, c’est aussi ce qui freine le développement de certaines entreprises. » « D’autant qu’on voit apparaître un nouveau challenger dans la région autour du Var et de l’industrie de défense », reprend Anthony Fumard.