Tag: Organisation

  • A Marseille, la fontaine Estrangin doit reculer devant le tramway

    A Marseille, la fontaine Estrangin doit reculer devant le tramway

    La Métropole Aix-Marseille Provence est bien décidée à déplacer la fontaine Estrangin implantée depuis 135 ans devant la Caisse d’épargne et la Banque de France. L’édifice emblématique où trône en majesté l’allégorie de Marseille appuyée sur le Génie du commerce sur une Méditerranée source d’abondance, gène le tracé du futur tramway du Quatre Septembre pour lequel l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique n’a toujours pas eu lieu.

    Ce n’est certes pas le premier monument marseillais à devoir déménager. De l’Hôtel de Cabre (1954) à la fontaine Fossati (1825) en passant par l’obélisque de Mazargues (1911), les monuments historiques ont la bougeotte à Marseille. Pourtant l’ancienne ligne historique du tramway au siècle dernier contournait ce magnifique ouvrage sculpté inauguré en 1890 et qui a été inscrit en totalité au titre des monuments historiques en mars 2025.

    La fontaine s’apparente à une « table d’orfèvrerie » tant l’élégance de sa vasque et de ses groupes sculptés de plusieurs dizaines de tonne en pierre blanche de Lens et de son bassin en granit rose d’Écosse est affirmée. L’ouvrage néo-baroque a été réalisé par les meilleurs artistes marseillais de la Troisième République : l’architecte Joseph Letz et Gaudensi Allar pour les dessins et le sculpteur André Allar, Grand Prix de Rome en 1869, rappelle l’historien de l’art Laurent Noet dans le guide Fontaines de Marseille.

    Pour libérer la courbe et la contre-courbe des voies ferrées reliant le boulevard Paul Peytral au cours Pierre Puget, les bureaux d’études tablent sur un déplacement de 7,57 mètres de l’ensemble monumental pour le rapprocher de la Banque de France et de l’entrée du métro. L’opération est délicate sinon périlleuse. Une maîtrise d’œuvre est prévue sur 5 ans pour concevoir de A à Z cette délicate opération. Le choix de l’architecte en chef des monuments historiques pour la piloter sera déterminant.

    Le projet prévoit aussi l’abattage de la couronne d’arbres autour de la fontaine qui sera restituée par la suite. Le démontage minutieux durant 8 semaines du monument et de sa dalle de fondation aurait lieu en 2027. Il faudra décider si la restauration sur 16 mois qui inclut le système de fontainerie intégrée se fera in situ ou en atelier. Le repositionnement et le remontage pièce par pièce de la fontaine se feraient en 2028 sur une durée de 12 semaines.

    Un diagnostic patrimonial de la Ville de Marseille est attendu d’ici mars. Car c’est à sa ville natale que le négociant Henri Estrangin avait offert la fontaine. La future maîtrise d’ouvrage devra réaliser une étude de faisabilité et d’ingénierie structurelle pour élaborer la méthodologie du déplacement, sa conformité au protocole patrimonial fixé par la Conservation régionale des Monuments historiques qui délivrera l’autorisation de travaux. L’ardoise promet déjà d’être salée. L’enveloppe prévisionnelle des travaux table sur 672 000 euros TTC.

    Le projet inquiète l’association nationale Sites & Monuments pour qui « c’est une opération à haut risque patrimonial » et pour « un projet qui ne met pas en valeur la mémoire et la lecture historique des espaces urbains de Marseille ». Sa déléguée Sandrine Rolengo considère que « l’implantation du futur tramway sur cette place risque d’en altérer profondément la vocation paysagère, en substituant à un espace ouvert, lisible et patrimonial un aménagement principalement fonctionnel. Une telle transformation porterait atteinte à la qualité du cadre de vie ainsi qu’à la cohérence historique et esthétique du site ».

    « C’est une opération
    à haut risque patrimonial »

  • [Entretien] Patrice Mounier : « Il faut créer un permis d’entreprendre »

    [Entretien] Patrice Mounier : « Il faut créer un permis d’entreprendre »

    La Marseillaise : Votre organisation a évoqué plusieurs mesures à prendre dans votre secteur. Quelles sont celles qu’il faut prioriser en Vaucluse ?

    Patrice Mounier : Quand on voit l’activité qu’il y a les mercredis au tribunal de commerce d’Avignon, il faut absolument créer ce permis d’entreprendre. Il faut que ceux qui se lancent dans un commerce ou la restauration sachent au moins ce qu’est une marge brute, tout simplement qu’ils puissent tenir leur comptabilité. Ce sont des choses qui nous remontent quand on organise des formations et on se rend compte du niveau très faible sur ces sujets de nos stagiaires. Il y a des petites avancées comme les permis des gens qui rachètent des bars, car le système de l’alcool est le fléau numéro un en France. Nous souhaitons aussi la mise en place du titre d’artisan restaurateur. Celui qui l’aura sera dans l’obligation de faire du fait maison, ce qui est un gage de qualité.

    Vous évoquez aussi la question de la défiscalisation des pourboires payés en carte bleue. Qu’en est-il ?

    P.M. : On remue ciel et terre pour que cela reste défiscalisé. Cela devait être mis en place en ce début d’année, mais il est possible que cela soit prolongé jusqu’en 2028.

    Qu’est-ce que vous entendez quand vous parlez de lutte contre prolifération de l’offre paracommerciale ?

    P.M. : On rencontre beaucoup de difficultés sur ce sujet. C’est vrai que nos territoires ont besoin de bouger, avec par exemple les fêtes votives ou quand se tient un marché gourmand, comme on en retrouve un peu partout dans les villes et villages, les gens s’y rendent mais ne vont souvent pas dans les restaurants qui se trouvent juste derrière. Il faudrait aussi plus contrôler les soirées dans les domaines viticoles. On a comptabilisé 387 soirées en Vaucluse en 2025. Ils ne sont censés vendre que leur propre production, mais on voit parfois de la vente d’alcool fort ou de nourriture pour lesquels il faut d’autres autorisations.

    Enfin, il y a aussi la question des saisonniers. Qu’en est-il sur le Vaucluse ?

    P.M. : C’est vrai qu’on a des problèmes car il ne reste plus de chambres dans le département en saison estivale, même dans les villages. On veut essayer de chercher, par exemple, des hôtels qui ne marchent plus et d’en faire des logements de saisonniers. Le seul problème, c’est qu’on ne sait pas vraiment s’il y en a tant que ça. Lorsque l’on fait une enquête, on n’a pas beaucoup de réponses. On voit, en Bretagne, la mise en place de logements dans des champs pour répondre à la demande, mais cette demande ne nous remonte pas vraiment. On avait essayé de mettre en place en juillet-août des prix canons sur des chambres, mais on avait eu très peu de réponses.

  • La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    Ce mardi 3 février, une bonne partie de la direction de l’hôpital s’était réunie pour, face à la presse, dresser un plan qui remettrait sur de bons rails le fonctionnement du bloc opératoire. Elle évoquait notamment un possible biais de neutralité d’un rapport produit par un cabinet agréé, qui décrit des conditions de travail difficiles au bloc opératoire. « Face à la tentative de discréditer une expertise indépendante, voulue par le personnel, un petit rappel s’impose », réagit la CGT ce vendredi 6 février dans un communiqué.

    Elle assure qu’évoquer l’appartenance de l’expert qui a réalisé l’enquête à la CGT dans un autre département a été fait « dans l’optique de créer une division entre les organisations syndicales du Centre Hospitalier d’Avignon ».

    Vote unanime

    En préambule, le syndicat rappelle que le cabinet d’expertise est agréé Qualianor, que « l’expert est sociologue bac +5, avec 15 ans d’expérience » ou encore que l’expertise « repose sur 49 entretiens, des observations de terrain et des données institutionnelles ».

    Une formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du centre hospitalier s’est également tenue ce jeudi 5 février. Y a été présenté au personnel « un processus de coconstruction qui doit déboucher sur un plan d’action attendu depuis trop longtemps », précise la CGT. Ce plan avait été détaillé par l’équipe de direction de l’établissement de santé en ce début de semaine. Y figurent de nombreuses actions, dont une nouvelle organisation, « qui est un socle pour sortir de la crise », confiait notamment le docteur Vincent Pestre, président de la commission médicale d’établissement (CME).

  • [Vidéo] À Marseille, Soprano parle santé mentale avec les minots

    [Vidéo] À Marseille, Soprano parle santé mentale avec les minots

    C’est pas tous les jours qu’on voit une star à l’école. » Les minots de l’école l’Estaque Gare ont reçu le rappeur Soprano comme il se doit : avec des étoiles plein les yeux et des sourires jusqu’aux oreilles. Et surtout de chauds applaudissements quand il rentre dans la salle. « J’ai vécu dans les quartiers Nord, juste à côté. Je venais ici souvent pour la plage, je connais par cœur le secteur : là où vous grandissez, c’est un peu l’endroit où j’ai grandi aussi », lance la rock star du jour de l’école.

    Sauf qu’il ne vient pas pour un showcase mais en tant qu’ambassadeur de l’Unicef. Une organisation qui lui tient à cœur et surtout pour une cause qui lui est chère : la santé mentale des enfants. « Les enfants sont l’avenir, ils ont le potentiel de faire mieux que nous. L’Unicef me donne l’occasion de leur dire directement », explique-t-il, rappelant ses voyages en Côte d’Ivoire et aux Comores avec l’organisme de l’ONU. Forcément les minots sont excités comme des puces, les questions fusent et toutes ne parlent évidemment pas de santé mentale. « Pourquoi as-tu voulu devenir chanteur ? », lance l’un. Quand une autre demande : « Quelle a été le clip le plus dur à réaliser ? ». Mais le fond est bien là et les questions des enfants sont plus que pertinentes : « Quelle est la différence entre les adultes et les enfants pour la santé mentale ? ».

    « Lutte contre la noirceur »

    « On peut rencontrer des difficultés différentes en fonction de l’âge », rassure Jeanne Royer, coordinatrice pour l’Unicef. « Qu’importe l’âge ou le sexe, il y a des hauts et des bas dans la vie. Même pour les stars, il y a des passages à vide », abonde Soprano. Avant de se confier : « J’ai eu plein de problèmes avec la santé mentale. À force de tout le temps sourire, de dire que tout va bien […], on garde tout et l’on devient fragile, on rentre dans une parano. » Référence à ses dépressions et « sa lutte contre la noirceur » largement évoquée dans certains de ses chansons comme Mes Pensées ou Fragile.

    Pas refroidis par le sujet, les minots parlent même directement de harcèlement au collège et demandent au rappeur s’il en a été victime. « Moi non, mais j’ai vu que les harceleurs n’étaient pas toujours conscients qu’ils font du mal. Et les harcelés ont du mal à le dire. J’étais l’épaule de mes amis harcelés et je grondais mes collègues qui harcelaient », répond le rappeur. In fine, lui et l’Unicef insistent sur « l’importance d’en parler, de partager, d’alerter ».

    Si la visite est un franc succès, elle se fait dans un cadre bien spécifique : la 7e édition de la consultation nationale de l’Unicef avec un questionnaire dédié pour les 6-18 ans. La précédente édition portait sur les « privations et le déficit de protection » et avait récolté 16 203 réponses dans 1 800 villes. Catherine, bénévole à l’Unicef explique la démarche, avant la venue de Soprano : « On a passé la matinée à faire des ateliers par deux avec les élèves, en présence de la maîtresse pour le cadre. On adapte le vocabulaire et on simplifie les idées comme le fait Soprano, pour répondre aux questions des enfants. »

    En tout cas, les minots en ressortent convaincus. « Soprano nous a appris ce que c’était la santé mentale », relate Thaliyam, 9 ans, avec un brin de fierté. Son ami Gabriel, rajoute : « C’était trop bien, il nous a dit qu’il fallait en parler aux adultes si on avait des problèmes. » Mina, bientôt 11 ans va dans le même sens : « On a compris qu’on doit partager nos besoins et nos émotions. » Et surtout : « C’était mieux de le voir en vrai qu’à la télé ! ».

    « L’important c’est d’en parler, de partager, d’alerter »

  • FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    « Top chrono, à deux sur la moto. Asalto avec un bon poto. » Pour le congrès et les vœux de Force ouvrière Territoriaux Marseille Métropole, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, fait son entrée sur le refrain bien connu du son Asalto de Jul et de l’album La zone en personne. Une arrivée en mode rock star dans le théâtre de l’Odéon, aux côtés du secrétaire général de l’organisation syndicale Patrick Rué et chaudement accueillie par les centaines de militants, à grands coups d’accolades et d’embrassades. « C’est la première fois que nos vœux s’inscrivent dans un congrès statutaire, c’est un hasard des dates. Et nous sommes en pleine campagne, je dois donc peser chaque mot », ironise Patrick Rué.

    Première organisation syndicale des deux collectivités, revendiquant près de 3 000 adhérents et historiquement décrite comme en cogestion avec la municipalité sous les mandats de Gaston Defferre (PS) et Jean-Claude Gaudin (LR), ce congrès des agents territoriaux FO est donc un moment particulièrement attendu à Marseille. Il clôt une mandature qui s’est déroulée avec Benoît Payan comme édile. Et encore plus attendue avant des élections municipales où le maire sortant est candidat à sa succession. « Les écoles et les crèches ont été très satisfaites avec une nette amélioration des effectifs. La réduction du temps de travail a été une grande avancée », entame Patrick Rué.

    Il dresse le même bilan pour d’autres services de la collectivité, comme la police municipale. Et insiste sur tout un panel d’avancées salariales à mettre au crédit de FO, comme « la revalorisation des tickets-restaurants, la prime d’inflation qui a été pérennisée en prime d’été, la prime à la police municipale… ». En clair, le syndicaliste loue le dialogue social avec la mairie et salue, tout en le tutoyant, le travail « respectueux » avec Joël Canicave, l’adjoint aux finances. Mais, il fait aussi part des revendications de l’organisation, comme la mise en place d’une « direction générale administrative de la sécurité » ou encore la municipalisation des repas pour les minots.

    « Je ne peux pas dire chers camarades »

    Si Benoît Payan est soumis à la réserve électorale et ne peut pas vanter son bilan, il est en terrain visiblement conquis. Il a d’ailleurs largement salué le travail quotidien des agents, des personnels de crèches aux policiers municipaux, en passant par les services administratifs. « Vous êtes les piliers essentiels de la vie de la cité, vous servez l’intérêt général, vous servez la République. On vous doit le respect », insiste le maire. Il prend un exemple parlant : « Ce sont les régies de Marseille qui ont fabriqué le trône du Pape, ce sont les seules au monde de l’histoire à l’avoir fait ! ». En résumé, il adresse une vraie ode aux travailleurs de la collectivité : « Je ne serais rien si je n’avais pas les agents de la Ville derrière moi. » Et toujours avec une pointe d’humour, il utilise les termes « mesdames, messieurs » pour les congressistes car « je ne peux pas vous dire chers camarades »…

  • Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Le compte à rebours est lancé. Ce jeudi 22 janvier à midi, les inscriptions en ligne pour le Mondial La Marseillaise à pétanque 2026 ouvrent sur le site officiel. Une date que des milliers de passionnés cochent déjà sur leur calendrier, impatients de s’aventurer dans la plus grande fête bouliste de la planète. Cette ouverture plusieurs mois à l’avance vise à permettre aux équipes internationales de planifier au mieux leur voyage.

    Du 3 au 8 juillet à Borély

    Les inscriptions seront définitivement closes le jeudi 2 juillet à midi. La 65e édition du concours général, ouvert à tous, licenciés ou non, sans limite d’âge, se déroulera du dimanche 5 au mercredi 8 juillet au parc Borély, transformé chaque été en temple de la pétanque. En amont, le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes et le Grand Prix féminin Paprec auront lieu du vendredi 3 au dimanche 5 juillet.

    Difficile de ne pas se souvenir de l’édition 2025, entrée dans l’histoire du Mondial. Record de participation avec plus de 16 000 joueurs engagés, audiences historiques, ambiance populaire au rendez-vous… et surtout une victoire historique : celle de Madagascar, première nation étrangère à s’imposer à Marseille. Dans le détail, 14 532 joueurs, soit 4 784 équipes, venus de 26 pays et 90 départements, s’étaient élancées sur les terrains. Le Grand Prix féminin Paprec avait accueilli 513 joueuses, le Mondial des jeunes 492 participants, sans oublier le Handi Mondial, les tournois annexes et près de 600 participants supplémentaires.

    Autant de chiffres qui confirment le Mondial comme le plus grand rassemblement bouliste au monde. Un succès bâti grâce à l’engagement sans faille de quelque 450 bénévoles et à une organisation solide, aujourd’hui renouvelée.

    40 euros par triplette

    À la tête des événements du journal La Marseillaise, Maryan Barthelemy est désormais chargé d’impulser une nouvelle dynamique. « L’objectif en 2026 est de faire aussi bien, voire mieux peut-être, même si ce sera dur. Toute l’équipe y travaille en tout cas d’arrache-pied. C’est un énorme challenge à relever même si le Mondial n’a jamais couru après les records. L’ambition est d’accueillir tous les joueurs dans les meilleures conditions possibles. C’est ce qui fait qu’ils reviennent toujours plus nombreux chaque année. »

    Des évolutions sont annoncées pour cette édition anniversaire, en discussion avec Ici Provence, partenaires TV et radio, dans le but de donner encore plus d’éclat au rendez-vous. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler. Pour l’heure, la première, concrète, concerne le prix de l’inscription qui passe à 40 euros par triplette.

    Une hausse de 4 euros par joueur en moyenne, alors que son prix n’avait pas évolué depuis le Covid malgré des coûts d’organisation en hausse, inflation et prix de l’énergie obligent. « En parallèle, nous allons revaloriser le welcome pack, améliorer le confort des joueurs et réévaluer les dotations. Le Mondial reste le concours numéro un au monde mais pas le plus cher », souligne Maryan Barthelemy.

    Licence obligatoire à partir du lundi

    Autre nouveauté, dans le cadre d’une relation toujours plus resserrée avec la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, l’inscription donnera droit à une licence offerte au Club bouliste du Mondial pour les joueurs non-licenciés encore en lice le lundi matin. « Nous avons acté le fait que le dimanche reste une grande fête populaire, ouverte à tous. Mais dès le lundi, la compétition monte d’un cran. Nous mettons donc en place un dispositif pour permettre aux joueurs concernés de se voir délivrer une licence sur place », précise le nouveau responsable de l’épreuve.

    Le programme 2026, lui, est encore en cours d’élaboration. Mais l’ossature historique est conservée : quatre concours majeurs, des épreuves annexes et, déjà, « de belles nouveautés en réflexion ». « Nous nous inscrivons dans les pas de nos prédécesseurs, de Pierre Laugier à Pierre Guille », promet Maryan Barthelemy. « Comme eux, nous veillerons à préserver l’esprit des pères fondateurs qui règne chaque été sur le parc. » Rendez-vous début juillet pour voir si la promesse sera tenue.

  • La folie du carnaval infuse à Martigues

    La folie du carnaval infuse à Martigues

    C’est une drôle de scène qui s’est déroulée sur le parvis du rond-point de l’hôtel de ville, jeudi 18 décembre. Debout sur une estrade montée devant l’espace Simone-Veil, trois honorables membres du jury carnavalesque jugent, chronomètre à la main, le record de lancer de ligne de pêche d’un champignon. Muni d’un panneau, un dinosaure passe sporadiquement, intimant au public tantôt d’applaudir, tantôt de se taire. Le moteur d’une moto retentit. Un homme débarque pour devenir à son tour officiellement le meilleur de son domaine : le plus long regard dans le vide, « sans penser à rien ».

    Si rien de tout ça n’est réel, une chose l’est bel et bien : l’inauguration du QG du carnaval de Martigues, qui se tiendra le 7 février 2026. L’événement a beau être festif et fantaisiste, la Ville prend son organisation très au sérieux. « C’est une tradition ancrée, un outil fort de la politique culturelle, explique Santillane Sabouret, en charge de son organisation. Le carnaval résulte chaque année d’un travail de concertation entre des compagnies d’art de rue et les habitants, c’est un temps de création collective et de transmission de savoir-faire. »

    Faire ensemble

    Cette année, c’est la compagnie Camélopard qui s’occupe de la direction artistique de la fête. L’association culturelle arlésienne avait déjà pris part à l’organisation en 2025 en menant des interventions dans les maisons de quartier et les centres sociaux « avec des ateliers sur le recyclage pour montrer comment on peut construire des triporteurs, des mini-chars ou des costumes à partir de matériaux déjà utilisés, dans une volonté de favoriser l’économie circulaire », explique Laura Pazzola, metteuse en scène et comédienne.

    « On va continuer avec cette philosophie mais cette fois, on a un lieu qui sera ouvert, tout le temps, pour que les habitants aient un endroit où se retrouver pour fabriquer leurs accessoires, échanger des idées ou juste boire un café », poursuit-elle.

    L’espace Simone-Veil sera tenu par la direction culturelle de la Ville du lundi au mercredi. Le vendredi, la couturière, le constructeur scénographe et la metteuse en scène de la compagnie Camélopard animeront l’espace de 11h à 20h. « On a du matériel de base pour le défilé, chacun pourra venir demander conseil et prendre part à l’écriture du carnaval en imaginant des tableaux tout le long du parcours », dont on sait déjà qu’il démarrera de la place des Martyrs, à Jonquières.

    Laura Pazzola est enthousiaste : « Le fait d’avoir un QG qui appartient à tout le monde va permettre d’embarquer les gens dans une aventure qui devient une expérience collective. (…) Pour nous, ce qui est important c’est certes la journée même, donc la déambulation, cet événement festif, mais le carnaval c’est aussi tout ce qui se passe avant, le fait de se retrouver, de tisser des liens, de rêver, de s’amuser ensemble. »

    Marceline Zéphir, conseillère municipale déléguée au carnaval (PCF), affirme : « C’est d’abord une fête populaire. » « Pour arriver à ça, la Ville met à disposition les moyens qu’il faut, avec un lieu dédié mais aussi une plus-value artistique. Non seulement ça fait travailler des compagnies et le milieu de la culture, mais ça donne une dynamique extraordinaire à cet événement qui se fera avec des gens ordinaires. »

    Pour l’élue, « vouloir faire la fête, vouloir le vivre-ensemble, vouloir préparer des choses collectivement, c’est encore plus important maintenant qu’avant ». « Dans le monde délétère qui se profile, le carnaval devient un acte de résistance », assure-t-elle. De résistance, mais aussi de liberté. « Juste un mot : le ridicule ne tue pas », lance Patrick Eleonore, un grand expert des carnavals selon Laura Pazzola, à l’assemblée. « On est là pour s’amuser, on souffre déjà assez le reste de l’année. »

  • Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Ce n’était au préalable « qu’une » aventure sportive et humanitaire. C’est devenu un souvenir impérissable et une performance qui impose le respect. Annie Méjan et Marie Payan, deux amies originaires de Néoules et La Seyne-sur-Mer, ont participé au Rallye Roses des Sables, une course 100% féminine et caritative dans le désert marocain, du 16 au 25 octobre. Dix jours de compétition qu’elles ont achevée à une magnifique deuxième place, à seulement 387 mètres des vainqueures.

    Les deux femmes, qui se sont rencontrées en 2023, avaient déjà concouru sur le Rallye des Gazelles 2024 : « Je vis avec un homme issu du rallye-raid. J’avais déjà cet univers dans la peau. Ça n’a pas été évident de trouver une partenaire et j’ai trouvé Annie au bout d’un an. On avait connu une panne. Ça avait été formateur et ça nous a donné une énergie pour le deuxième », détaille Marie, qui est gérante d’un garage auto.

    « Toutes les femmes devraient faire un rallye »

    Après ces premiers pas difficiles, les Dames Gazelles étaient loin d’imaginer ce qui les attendait : « On espérait le top 30 mais on voyait le podium d’un peu loin. Au bout du premier jour on était 7e, donc on a commencé à le regarder. Le deuxième jour on était à 20 m de la 3e place, ça nous a vraiment titillées. On a compris qu’on pouvait monter sur ce podium et on n’a plus rien lâché », déroulent-elles. Elles auraient même pu accrocher la première place, leurs concurrentes étant tombées en panne. Mais se souvenant de leurs galères sur le Rallye des Gazelles, elles ont décidé de les secourir : « C’est le reflet de ce rallye, qui est solidaire. Elles méritaient d’être premières », reconnaît Annie, alliant le fair-play à la performance.

    Au-delà de cet aspect sportif, les deux amies retiennent « une aventure humaine formidable. On a vraiment été touchés par la solidarité des participantes. Et niveau organisation c’était incroyable. Le directeur de course nous a menés dans des endroits magiques, des plateaux désertiques aux cols montagneux. » Cela, sans oublier l’aspect humanitaire de ce rallye, qui soutient plusieurs associations (le Club du petit-déjeuner, les Enfants du désert, l’Estelada, en faveur des enfants défavorisés, et Ruban Rose, qui lutte contre le cancer du sein). De leur côté, les Dames Gazelles ont soutenu « l’association des enfants de la baie de Bandol, qui vient en aide aux enfants et adolescents porteurs de handicaps très lourds et à leurs familles », précise le duo, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « On a d’autres projets à venir sur un autre rallye. On a plusieurs idées mais on n’est pas arrêté. Je pense que toutes les femmes devraient faire un rallye, c’est vraiment quelque chose qui change votre vie », soutient Annie.

  • L’Union départementale CGT 13 se dote d’un nouveau cap

    L’Union départementale CGT 13 se dote d’un nouveau cap

    « Dès demain, on va se retrousser les manches et on va lever les poings. » Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, a donné le ton de sa mandature. Il a été élu, ce mercredi soir à la suite à trois jours de congrès qui se déroulait à la Halle de Martigues et prend donc la succession d’Olivier Mateu. « On a des échéances fortes à venir. Il y a des médias qui expliquent que le RN est fréquentable, le capitalisme est à l’offensive. On ne peut pas se passer d’une Union départementale forte dans ce département », a poursuivi celui qui est également secrétaire général de l’Union locale de la Vallée de l’Huveaune (lire ci-dessous).

    Il entend resserrer les rangs de l’organisation syndicale après un congrès marqué par des débats pour le moins houleux sur la stratégie de l’organisation. Et une ambiance électrique à l’image du dernier congrès confédéral. « On a vécu un congrès original, difficile. Il ne faut jeter la pierre à personne. Il faut prendre nos responsabilités. Personne ne sera exclu de l’Union départementale CGT 13, nous avons besoin de toutes les organisations », a-t-il martelé.

    Avant de lancer un appel à l’unité, toujours lors de son discours de clôture : « Toutes nos victoires sont collectives, toutes nos défaites sont collectives, c’est ça être une organisation syndicale. Nous avons l’habitude de chanter en manifestation qu’il n’y a pas de sauveur suprême, je ne suis pas un sauveur suprême, il n’y en a pas à la CGT. Il n’y a que des camarades, des organisations qui travaillent ensemble pour lutter contre le capitalisme et contre l’extrême droite. » Jessica Jadé, pressentie par la précédente direction pour prendre la relève n’a pas été reconduite comme secrétaire à l’organisation, de même qu’une large part des sortants.

    « Travailler tous ensemble »

    Marc Pietrosino prend donc ses fonctions avec un secrétariat et un bureau largement remaniés. Le nouveau secrétariat de l’organisation, élu en l’absence de vote « contre » de la commission exécutive, est composé de Nadia Mimoun pour l’UL CGT d’Istres, Sabrina Manka de la CGT Activités Postales, François Batista de l’UL Timone-Capelette, François Canu pour l’UL CGT Aix, Djamila Bounekir de l’UL La Rose et Pascal Galéoté, pour la CGT du Grand Port de Marseille. De quoi représenter la diversité géographique et la variété des secteurs d’activité des forces militantes CGT du département.

    « On va travailler tous ensemble, on va se rapprocher de toutes les organisations pour reconstruire cette union départementale », a expliqué Marc Pietrosino. Et autant dire qu’il aura du travail en cette période de crise politique et de successions de gouvernements. « On a, face à nous, des médias dominants qui diffusent les idées du capitalisme à grande échelle. Nous avons une grande force, nos militants, mais il faut qu’on améliore notre communication auprès des salariés. La CGT, sur le fond, a raison mais nous devons faire connaître nos idées au plus près du terrain », a développé le secrétaire général de l’UD CGT 13 en primeur pour La Marseillaise.

  • Des avocats dénoncent les arrestations devant Eurolinks

    Des avocats dénoncent les arrestations devant Eurolinks

    « C’était une manifestation pacifique qui ne troublait pas l’ordre public », affirme Adrien Mawas, avocat de trois personnes interpellées et membre du Syndicat des avocats de France (SAF). Jeudi, en marge d’un rassemblement contre l’entreprise marseillaise Eurolinks, qui vend des composants d’armes à Israël, 123 personnes ont été placées en garde à vue. Quatre avocats, qui ont accompagné certaines des personnes interpellées, dénoncent une grave atteinte à la liberté de manifester.

    « La grande majorité des suites, ce sont ce qu’on appelle des alternatives aux poursuites, explique Mathilde Lanté, avocate et membre du SAF. C’est-à-dire qu’on propose des peines extrêmement faibles pour que les gens reconnaissent les faits, alors que la grande majorité d’entre eux ne les reconnaissent pas. C’est du chantage. »

    Un grand nombre de gardés à vue qui n’a pas permis aux avocats de tous les prendre en charge. « Certains ont eu des commis d’office et d’autres n’ont carrément pas eu d’avocat », se désole Adrien Mawas. Pour lui, « l’objectif est d’intimider et de priver d’une liberté fondamentale des personnes qui ne commettent aucune infraction ».

    La préfecture affirme les avoir arrêtés pour « participation à un attroupement après sommation et certains pour dégradations et violences sur personne dépositaires de l’autorité publique ». Les avocats affirment que leurs clients n’ont pas entendu les sommations.