Tag: Opéra

  • Hérault : un festival documentaire pour les jeunes

    Hérault : un festival documentaire pour les jeunes

    Au programme, samedi 31 janvier :

    À 14h30, projection de « Escargots, le grand voyage du petit-gris », de Lucas Allain et Basile Gerbaud, (44 minutes, dès 7 ans.) Aux îles Féroé, un groupe de bébés escargots voit le jour. Depuis un sous-bois français jusqu’aux confins de l’Atlantique, ce documentaire remonte le fil de leur incroyable odyssée, en racontant la vie d’un petit-gris. Une épopée minuscule, pleine de drôlerie et de poésie.

    À 15h45 : « Esperança + atelier collectif » de Cécile Rousset, Jeanne Paturle et Benjamin Serrero, (6 minutes, dès 7 ans). Esperança, 15 ans, vient d’arriver d’Angola avec sa mère. À la gare d’Amiens, elles ne savent pas où dormir et cherchent quelqu’un qui pourrait les aider.

    – À 16h30 : « Dans la Légende », épisode 1 de Alexandre Pierrin, (30 minutes, dès 9 ans). Une plongée inédite dans le championnat français du jeu vidéo le plus joué au monde : La ligue française de League Of Legends (LFL).

    À 17h30 : « Bac à sable » de Charlotte Cherici et Lucas Azémar, (58 minutes, dès 11 ans). Dans la vraie vie, certains veulent devenir chirurgiens, d’autres policiers, ou chauffeurs de taxi. Il y en a qui rêvent d’amour, de bonne fortune ou de se faire une place de choix au sein de la cité. Dans ce territoire virtuel, dans cette ville californienne où l’on parle français, c’est pareil, on fait comme dans la vraie vie. La diffusion sera suivie d’un tournoi de jeu vidéo sur grand écran.

    Dimanche 1er février :

    À 11h : « Le renard qui a sauvé son île  », de Emma Baus, (52 minutes, dès 7 ans). Ce documentaire suit les renards de l’île de Santa Cruz, qui sont de véritables miraculés. En effet, au début des années 2000, leurs ancêtres ont frôlé l’extinction et ont failli disparaître à tout jamais. Leur destin étant intimement lié à celui de leur habitat, l’écosystème insulaire a alors été entièrement déstabilisé… jusqu’à ce qu’une opération de conservation majeure soit organisée, permettant au renard de prospérer à nouveau. La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice.

    – À 14h : « Tardigrade » de Raphaël Hitier et Sally Blake (52 minutes, dès 8 ans). Populaire mais encore mystérieux, adorable et doté de superpouvoirs, le Tardigrade est une créature à part pour le grand public, mais aussi pour les scientifiques qui, depuis peu, se penchent sur les extraordinaires capacités de résistance de cette drôle de bestiole de la taille d’une tête d’épingle. La projection sera suivie d’un atelier d’observation au microscope avec des scientifiques spécialistes du Tardigrade.

    – À 16h30 : cérémonie de remise des prix.

  • Dîner de gala et vente aux enchères au cœur de l’Opéra Comédie

    Dîner de gala et vente aux enchères au cœur de l’Opéra Comédie

    Un repas gastronomique en plein cœur de l’Opéra Comédie, sur une partition écrite, en trois temps, par les célèbres frères Pourcel et mise en musique par le fameux traiteur Cabiron, dont les équipes assureront le service. Le tout ponctué par des interludes musicaux et une vente aux enchères d’œuvres d’art. C’est le programme de la quatrième édition du dîner de gala des mécènes organisé le 6 février prochain par l’Opéra Orchestre National de Montpellier (OONM). Une soirée mêlant donc art et gastronomie dont les bénéfices permettront de soutenir des projets menés par l’OONM qui, en proie comme toutes les institutions culturelles à des restrictions budgétaires, s’emploie depuis plusieurs années à diversifier et augmenter ses ressources propres, notamment via le mécénat. « Les actions de mécénat sont fléchées, pour certaines en direction
    de la création contemporaine et pour beaucoup d’autres, en direction de tout ce qui est accessibilité des personnes
    en situation de handicap, initiation
    à la petite enfance (concerts dès le berceau), concerts à destination des personnes âgées, qu’on fait venir à l’Opéra ou pour lesquelles on va jouer dans les Ehpad…
     », énumère Valérie Chevalier, directrice générale de l’OONM. « Le mécénat permet de sortir de la simple représentation, d’élargir notre art à d‘autres publics,
    de travailler dans le sens de l‘accessibilité
      », poursuit-elle.

    Animée par l’Hôtel des ventes de Montpellier, la vente aux enchères est organisée, pour la première fois, en partenariat avec le musée Parcelle 473, créé il y a 3 ans dans la capitale héraultaise, premier musée de street art doté d’une collection permanente. C’est Laurent Rigail, son président fondateur, qui s’est chargé de sélectionner les œuvres d’artistes de renommée internationale (JoneOne, JR, Invader, M. Chat, Miss Tic, Obey, Jérôme Mesnager, David Klo…) qui seront mises à la vente le 6 février. Les œuvres sont d’ores et déjà consultables dans le cadre d’une exposition accessible gratuitement du 14 janvier au 5 février dans les nouveaux locaux de l‘Hôtel des ventes de Montpellier, 6 rue du Palais des Guilhem (du mardi au vendredi de 14h à 18h).

    A.G.

    * Réservation individuelle : 250 euros, dont 160 éligibles à la réduction d‘impôt. Billetterie en ligne sur le site de l‘Opéra ou au 04.67.60.19.99.

  • Opéra de Marseille : un beau plateau pour un barbier

    Opéra de Marseille : un beau plateau pour un barbier

    Retrouvé sur la scène de l’Opéra de Marseille, la production Opéra du Rhin/Opéra de Rouen Le Barbier de Séville 2025 est le parfait spectacle de fêtes de fin d’année, vif, coloré, enlevé par des chanteurs/comédiens qui manifestement prennent plaisir à ce qu’ils jouent et chantent.

    Dans un décor simple mais réussi et évocateur, les protagonistes sont en mouvements, portes et persiennes claquent avec allégresse, lumières et costumes participent à la fête. Tous jouent leurs doubles ou triples jeux et servent à merveille cette comédie du Signor Rossini. Les voix -connues comme celle de Marc Barrard, ou en découverte sur notre scène comme Éléonore Pancrazi, Santiago Ballerini et tous les autres interprètes – sont bien placées, bien utilisées, avec des dictions irréprochables et des timbres plus qu’agréables. Mention spéciale à Andrea Soare dans un rôle de duègne omniprésente, quasi muet (sauf pour un air qui a particulièrement conquis le public) mais des plus éloquents. Pour l’Orchestre, il faut convenir que la direction d’Alessandro Cadario n’est pas des plus convaincantes et on l’oublie un peu derrière l’enthousiasme qui règne sur la scène.

    S’il reste des places pour les quelques représentations à venir, n’hésitez pas à laisser tomber votre plat à barbe pour aller profiter de ce très réussi Barbiere di Siviglia.

    « Le Barbier de Séville », Opéra de Marseille, les 31 /12 et 2/1 à 20h, le 4/1 à 14h30.

    Renseignements et réservations
    au 04.91.55.11.10.

  • [Opéra] Un chef-d’œuvre de Verdi pour une ouverture de saison

    [Opéra] Un chef-d’œuvre de Verdi pour une ouverture de saison

    L’Opéra de Marseille ouvre dimanche en beauté sa nouvelle saison avec Falstaff de Giuseppe Verdi. Cette production, disons-le, quelque peu « revisitée », présentée à Lille en 2023 est une mise en scène (réalisée sur place par Jean-Christophe Mast) du comédien Denis Podalydès, de la Comédie Française dans une scénographie d’Éric Ruf, administrateur de la maison susnommée. Les costumes sont signés de Christian Lacroix. Tout cela, n’est-il pas déjà, en soi, gage de qualité ?

    La distribution alignera quelques-unes de nos bonnes voix françaises et le plateau, tous habitués de notre scène lyrique municipale, ira d’une prise de rôle. À commencer par le Pancione (le ventru) Giulio Mastrototaro qui sera un énorme (sens figuré) Sir John Falstaff. Autour de ce barycentre graviteront côtes dames (et pas des moindres) l’Alice Ford de Salome Jicia, la Nanette d’Hélène Carpentier, qui sera Blanche de la Force dans Dialogues des Carmélites cette saison. Marseille connaît bien Héloïse Mas, elle sera Mrs Page et appréciera la première invitation in loco de Teresa Iervolino pour la rouée Mrs Quickly. Elle sera de retour dans Ermione de Rossini en février. Passons côté messieurs. Si les rôles ne sont guère reluisants les voix cependant ont de quoi séduire avec le baryton Florian Sempey (Ford), les ténors Alberto Robert (Fenton) et Carl Ghazarossian (Bardolfo). Pour mener prestissimo tout ce petit monde en folie rien de tel que la baguette énergique de Michele Spotti, le fringant directeur musical de la maison.

    Quand Verdi compose Falstaff, son ultime chef-d’œuvre, il a 81 ans et 27 opéras au compteur. Rarement musique n’aura d’autant d’élan juvénile que ce génial pied de nez, opéra-bouffe sorti du sac à malice de ce vieillard prodigieux. L’œuvre est créée à la Scala de Milan le 9 février 1893. Après le triomphe d’Othello, Verdi compose pour son propre plaisir une partition qui lorgne déjà vers le siècle suivant. Shakespeare a toujours hanté Verdi. Il a toute sa vie rêvé d’un Roi Lear. Il s’est essayé à Macbeth dans sa jeunesse. Aidé par son librettiste Arrigo Boito, il retravaille la créature de Shakespeare, le compagnon de beuverie du jeune roi Henri V et l’éternel amateur de femmes des Joyeuses Commères de Windsor. Pour Alberto Savinio « Verdi écrit l’opéra le plus subtilement rythmique de toute l’histoire de la musique. Falstaff est de la première à la dernière note un énorme mouvement perpétuel ».

    Jamais crépuscule d’un génie n’aura été aussi lumineux. Suivant les préceptes de Wagner, Falstaff, fait exploser les formes traditionnelles de l’opéra italien. On a ici un discours vocal continu, un parlando vertigineux de science, de drôlerie, un tourbillon musical d’une verve effrénée et d’un raffinement plastique inouï. Pour Catherine Clément l’opéra illustre « la défaite des femmes ». La femme lyrique n’a jamais eu un sort très enviable. Pourtant Verdi, au crépuscule de sa vie, les venge toutes avec ce dernier opus. Falstaff, chef-d’œuvre absolu, est l’opéra qui célèbre la victoire des femmes. Falstaff est un ouvrage passionnant, drôle, exaltant de la première à la dernière note. À ne pas rater.

    Opéra de Marseille. dimanche 9 novembre 14h30. 14 euros, moins de 28 ans : 11 euros

  • Bicentenaire flamboyant pour l’Opéra du Grand Avignon

    Bicentenaire flamboyant pour l’Opéra du Grand Avignon

    Deux cents ans d’accès gratuit à l’Opéra du Grand Avignon, soit jusqu’au 31 décembre 2226, c’est ce que fait miroiter l’établissement avec la grande quête du mystère de l’Opéra.

    Une opération inédite lancée à l’occasion du bicentenaire du lieu. Celui ou celle qui, à partir d’une série de 8 énigmes inscrites dans deux livrets distincts (l’un déjà disponible gratuitement à l’Opéra, l’autre le sera en janvier prochain), arrivera le premier à reconstituer une phrase mystère remportera ce prix inédit.

    Programmation chargée

    « Je me suis essayé à l’exercice en toute virginité. Et il faut quand même bien se creuser les méninges », confie avec un grand sourire Frédéric Roels, directeur de l’établissement culturel.

    L’Opéra du Grand Avignon conseille tout de même aux participants de se rendre sur place « afin de repérer les éléments qui pourraient manquer de précision sur le web ».

    Mais la fête ne s’arrête pas là, le Grand Avignon ne souhaitant pas « faire quelque chose d’intimiste mais partagé entre tous », comme le confie Claude Morel, vice-président de l’intercommunalité délégué au spectacle vivant. Et ce avec des événements comme un marathon de danse en avril prochain ou encore des travaux avec des établissements scolaires.

    Programme complet sur operagrandavignon.fr

  • Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne du Thor

    Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne du Thor

    Depuis plus de quatre décennies, le Conseil départemental de Vaucluse possède sa propre scène : l’auditorium Jean-Moulin au Thor, fort de près de 600 places.

    « L’épicentre culturel de Vaucluse », ose Élisabeth Amoros, vice-présidente LR déléguée à la culture. Une salle, il est vrai, centrale géographiquement, disposant de parkings, et de tarifs abordables entre 8 et 42 euros *. La saison 2025-2026, qui démarre le 11 octobre et présentée il y a 10 jours, se tient « dans un contexte budgétaire contraint », rappelle l’élue en soulignant que sa majorité « a fait le choix de préserver intégralement le budget de la culture ».

    L’auditorium, géré depuis trois ans par Sophie Duffaut, dispose d’un budget de 460 000 euros. Dont une partie est destinée à des spectacles pour les scolaires. Plus de 8 000 élèves issus de 105 établissements y ont été accueillis l’an dernier. La salle de spectacles a aussi pour ambition de renforcer les résidences d’artistes, à l’instar d’Agnès Jaoui, venue préparer et lancer en janvier dernier la tournée de son dernier album.

    Timsit et Demaison se donnent la réplique

    « Notre établissement continue d’ouvrir grand ses portes à la diversité des expressions artistiques et au plaisir du partage », se targue, dans l’édito de présentation, la présidente du Département, Dominique Santoni (LR). Humour, concert, magie, danse ou théâtre seront proposés aux spectateurs.

    Pour les trois coups, le 11 octobre, place à l’humour avec Yann Marguet, vu et entendu sur Quotidien et France Inter. Dans le même registre, Marine Leonardi le samedi 14 mars ou Blandine Lehout le jeudi 2 avril, seront sur scène pour faire rire. Alex Lutz, avec une touche sensible, revient pour la seconde année consécutive au Thor (7 mai) avec Sexe, grog et rocking-chair, qui parle d’un père absent. Patrick Timsit et François-Xavier Demaison misent sur l’humour noir dans la pièce La Famille (15 janvier).

    Fanny Ardant foulera pour la première fois les planches de l’auditorium, le 23 novembre, dans un seul en scène, intitulé La Blessure et la soif. La chanson française n’est pas oubliée avec des noms qui évoquent les filiations artistiques : Louis Chedid (16 octobre) ou Thomas Dutronc (5 décembre). Côté danse hip-hop, le chorégraphe Mourad Merzouki (2 décembre) présentera Cartes blanches.

  • Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne

    Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne

    Depuis plus de quatre décennies, le Conseil départemental de Vaucluse possède sa propre scène : l’auditorium Jean-Moulin au Thor, fort de près de 600 places.

    « L’épicentre culturel de Vaucluse », ose Élisabeth Amoros, vice-présidente LR déléguée à la culture. Une salle, il est vrai, centrale géographiquement, disposant de parkings, et de tarifs abordables entre 8 et 42 euros *. La saison 2025-2026, qui démarre le 11 octobre et présentée il y a 10 jours, se tient « dans un contexte budgétaire contraint », rappelle l’élue en soulignant que sa majorité « a fait le choix de préserver intégralement le budget de la culture ».

    L’auditorium, géré depuis trois ans par Sophie Duffaut, dispose d’un budget de 460 000 euros. Dont une partie est destinée à des spectacles pour les scolaires. Plus de 8 000 élèves issus de 105 établissements y ont été accueillis l’an dernier. La salle de spectacles a aussi pour ambition de renforcer les résidences d’artistes, à l’instar d’Agnès Jaoui, venue préparer et lancer en janvier dernier la tournée de son dernier album.

    Timsit et Demaison se donnent la réplique

    « Notre établissement continue d’ouvrir grand ses portes à la diversité des expressions artistiques et au plaisir du partage », se targue, dans l’édito de présentation, la présidente du Département, Dominique Santoni (LR). Humour, concert, magie, danse ou théâtre seront proposés aux spectateurs.

    Pour les trois coups, le 11 octobre, place à l’humour avec Yann Marguet, vu et entendu sur Quotidien et France Inter. Dans le même registre, Marine Leonardi le samedi 14 mars ou Blandine Lehout le jeudi 2 avril, seront sur scène pour faire rire. Alex Lutz, avec une touche sensible, revient pour la seconde année consécutive au Thor (7 mai) avec Sexe, grog et rocking-chair, qui parle d’un père absent. Patrick Timsit et François-Xavier Demaison misent sur l’humour noir dans la pièce La Famille (15 janvier).

    Fanny Ardant foulera pour la première fois les planches de l’auditorium, le 23 novembre, dans un seul en scène, intitulé La Blessure et la soif. La chanson française n’est pas oubliée avec des noms qui évoquent les filiations artistiques : Louis Chedid (16 octobre) ou Thomas Dutronc (5 décembre). Côté danse hip-hop, le chorégraphe Mourad Merzouki (2 décembre) présentera Cartes blanches.