Tag: Olympique de Marseille

  • L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    Quelles solutions ? Quels espoirs ? Habib Beye doit se gratter la barbe et se creuser les méninges pour savoir comment se sortir de ce bourbier. Arrivé il y a deux mois et quelques jours à la Commanderie, le Sénégalais vit des heures plus que compliquées depuis sa prise de fonction dans les Bouches-du-Rhône. Une situation délicate alors que le podium s’échappe et la Coupe de France n’est plus qu’un lointain souvenir. Samedi, après la débâcle à Lorient (0-2), sa colère était beaucoup plus froide que celle de Medhi Benatia. Il n’a tout de même pas manqué l’occasion de se montrer déçu du caractère affiché par ses joueurs : « On a des leaders qui doivent être des leaders positifs et constants. Ce qu’on n’a pas vu. »

    Le coach a également affirmé qu’il ne bouleverserait pas son équipe lors des quatre dernières journées de Ligue 1. Outre le jeu de sa formation, un autre point négatif vient s’ajouter : le sujet des blessures. Certains joueurs sont sur la corde raide physiquement après une saison éreintante, dans les jambes et dans les têtes. Nayef Aguerd ne devrait plus jouer, Kondogbia et Egan-Riley sont de nouveau hors-jeu, Tochukwu Nnadi est touché à un genou. Par ailleurs, Quinten Timber et Igor Paixao sont très incertains pour la réception de Nice, dimanche (20h45). Amine Gouiri n’est pas non plus sûr de figurer sur la feuille de match. Des éléments clés de l’effectif donc, alors que Mason Greenwood n’est pas encore revenu à 100% après la béquille reçue face à Lille, un mois auparavant. Seule bonne nouvelle : Facundo Medina revient de suspension et sera apte pour ce derby méditerranéen contre l’OGCN.

    Objectif Coupe d’Europe

    La satisfaction vient de l’intégration des jeunes. Ugo Lamare El-Kadmiri est entré en jeu à Lorient alors que Ange Lago, Hilan Hamzaoui et Nouhoum Kamissoko figuraient dans le groupe. Antoine Valero a aussi sa carte à jouer sur le mois à venir, tant l’attaquant a convaincu en U19 Nationaux, en Youth League ou avec la Pro 2. Justement, les U19 Nationaux de Grégory Auger pointent au 2e rang de la poule D, juste derrière l’AS Monaco. Une saison pleine, où de nombreux joueurs ont pu se mettre en avant comme Milan Leccese ou encore Said Remadnia. Certains de ces noms pourraient à nouveau apercevoir l’équipe première d’ici la dernière journée contre Rennes.

    Mais, pour Habib Beye, il faudra au moins sécuriser une place en Coupe d’Europe pour éviter la catastrophe industrielle. L’objectif fixé par le propriétaire Franck McCourt était un podium et la victoire en Coupe de France. Les deux buts sont en train d’échapper aux Olympiens, mais sauver une nouvelle aventure européenne serait déjà un moindre mal. Attention à ne pas se faire avoir non plus, car Strasbourg possède encore deux chances de jouer l’Europa League la saison prochaine, malgré sa 8e place en Ligue 1. Coupe de France ou Conference League, gagner l’une des compétitions assurerait aux Alsaciens la C3. L’OM se doit de finir le plus haut possible pour éviter un nouveau scénario improbable. Pour cela, il faudra être à la hauteur contre Nice, Nantes, Le Havre et Rennes.

    Une programmation de fin de saison chamboulée

    La fin de la saison 2025-2026 a subi quelques changements récemment. Dernièrement, la Ligue de football professionnel a décalé d’une journée le match entre Nantes et l’OM. Il passe du 1er au 2 mai, à 15 heures. La LFP a justifié cette modification par les nombreux rassemblements pour le 1er-Mai dans la ville de Nantes. Auparavant, les multiplex des 33e et 34e journées avaient aussi été décalés d’une journée, passant du samedi au dimanche soir.

    Par ailleurs, ce dimanche, la rencontre OM-Nice permettra une nouvelle fois d’entendre les discussions entre l’arbitre central et la VAR. Un test en place depuis deux journées sur différentes pelouses de Ligue 1.

  • Mercato hivernal : 4 recrues aux trajectoires opposées

    Mercato hivernal : 4 recrues aux trajectoires opposées

    Le mercato hivernal, qu’est-ce que c’est ? Durant le mois de janvier, les clubs sont autorisés à recruter de nouveaux joueurs, comme lors de la période estivale. Ce marché des transferts organisé en début d’année civile est souvent perçu comme un moment d’ajustement : un complément au travail de recrutement effectué durant l’été.

    Les mouvements sont toujours nombreux à l’Olympique de Marseille et les dirigeants ont choisi de renforcer leur équipe lors de ce mois de janvier 2026. C’est surtout le milieu de terrain qui a subi un lifting avec trois arrivées, le rendement des Kondogbia, Vermeeren et O’Riley n’étant sans doute pas à la hauteur des attentes. Un quatrième élément a également débarqué dans les Bouches-du-Rhône, mais en prêt. Quinten Timber, Tochukwu Nnadi, Himad Abdelli et Ethan Nwaneri ont chacun eu un impact différent depuis leur signature.

    Timber emballant, Nnadi et Abdelli absents

    Quinten Timber a sans aucun doute été le joueur le plus utile ces trois derniers mois. À six mois de la fin de son contrat à Feyenoord, le frère jumeau de Jurriën (Arsenal) a été acheté 4,5 millions d’euros. L’international néerlandais a montré ses qualités, notamment ses efforts pour faire progresser le ballon verticalement. Beaucoup d’envie, des imprécisions lorsqu’il a été en position de marquer, mais des points positifs pour celui qui peut espérer participer à la Coupe du monde cet été. Il a été titulaire lors des onze matches qu’il a disputés avec l’OM. Un élément moteur du système d’Habib Beye, qui ne l’a pourtant pas recruté, puisque Roberto De Zerbi ainsi que Pablo Longoria, étaient encore au club à ce moment.

    Tout avait très bien débuté pour Ethan Nwaneri. Prêté par Arsenal, le jeune espoir des Gunners a inscrit un but dès ses premières minutes sous le maillot olympien. C’était contre Lens, lors d’une convaincante victoire 3-1. Ensuite, les événements n’ont pas tellement tourné en sa faveur. Le départ de Roberto De Zerbi a mis du plomb dans l’aile à son aventure marseillaise. Puis Habib Beye ne l’a que peu utilisé depuis cinq semaines. Il n’a pas foulé la pelouse contre Metz et Toulouse, juste 1 minute face à Auxerre, 17 contre Monaco et 57 lors du match face à Lille. Pas idéal pour celui qui doit aussi se développer, à 18 ans, en jouant dans une ligue compétitive.

    Hamid Abdelli et Tochukwu Nnadi n’ont eu que les miettes. Aucune titularisation en Ligue 1 pour les deux joueurs réunis. Le transfuge d’Angers, acheté 2,75 millions d’euros, n’a joué que sept malheureuses minutes depuis le 1er mars. À peine mieux pour le Nigérian, recruté contre 6 millions d’euros (!), et qui n’a porté le maillot de l’OM que 34 minutes. À chaque fois des bouts de matches, voire même une entrée au bout du temps additionnel.

    Si Timber s’est déjà imposé à Marseille, les trois autres recrues vivent, pour le moment, un parcours contrasté. Nwaneri retournera à Londres le 30 juin, mais il paraît difficile de voir Nnadi et Abdelli déjà quitter le navire cet été. Ou alors en prêt. Des ajustements loin d’être satisfaisants.

    Objectif stabilité pour le futur président Stéphane Richard

    Nommé président de l’OM, Stéphane Richard prendra ses fonctions le 2 juillet. Invité de RTL, mardi matin, il s’est exprimé sur les futures ambitions du club. L’ex-PDG d’Orange a évoqué notamment le besoin de stabilité. « Ce club a connu trop d’instabilité ces dernières années, entre les entraîneurs et l’équipe elle-même. Le football est un sport collectif et il est très difficile de bien faire jouer une équipe quand un tiers, voire la moitié de l’effectif, change chaque saison. La priorité, c’est donc la stabilité. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de changements », assurait-il au micro de la radio. Par ailleurs, l’OM indique ce mardi que « CMA CGM n’a pas manifesté d’intérêt pour le naming du stade. Le club confirme qu’il n’y a aucune discussion avec son partenaire principal sur ce sujet ».

  • Une présidence en taille patron

    Une présidence en taille patron

    La nomination de Stéphane Richard en qualité de président délégué de l’Olympique de Marseille marque un tournant dans l’histoire du club phocéen. L’ancien patron d’Orange, passé par des ministères et le privé, prendra officiellement ses fonctions le 2 juillet mais est déjà au travail. Avec une mission : rentabilité et durabilité. Pour la rentabilité, il s’agit de préparer l’arrivée d’un nouveau partenaire financier solide, seule option pour acquérir le niveau exigé pour atteindre le gotha du football européen. Pour la durabilité, Marseille n’a rien à prouver : le club devrait souffler ses 130 bougies en 2027. Une date idoine pour ramener un titre ? Un trophée ? Les supporters en rêve.

    Un titre pour les 130 ans ?

    Le rêve justement est le moteur du chaudron olympien. Mais dans le contexte dominant du foot business, il ne peut se concrétiser qu’à la condition d’en accepter les règles où l’argent règne. Stéphane Richard correspond à ce titre à l’époque et au profil recherché par le véritable patron de l’OM, son propriétaire, le milliardaire américain Frank McCourt. Il célèbre cette année ses 10 années à la barre du navire OM. Il rêve évidemment d’un titre, gage de prestige mais aussi de finances supplémentaires. Comment les amoureux de l’OM, les supporters vont accueillir ce tournant très gestionnaire après la fougue méridionale d’un Pablo Longoria ? L’âme de l’OM ce sont ses tifos, ses chants, l’engagement pour le maillot. Folklore penseront certains. Gare à ne pas se mettre à dos la communauté olympienne qui n’est pas dupe des affres du foot business et paie sa place, son abonnement.

  • L’OM dévoile le 12e logo de sa longue histoire

    L’OM dévoile le 12e logo de sa longue histoire

    C’est un bout de la longue histoire de l’Olympique de Marseille qui s’est écrit ce mercredi 8 avril. Lors du diner de gala du programme « Treizième hOMme », organisé dans l’agréable cadre du Fort Ganteaume, le club a révélé son nouveau logo. Le douzième écusson de l’OM est donc bien né et sera utilisé par les Olympiens dès la saison prochaine. Un emblème moins volumineux, plus épuré, avec le « M » encastré dans le « O », le slogan « Droit au but » toujours présent en compagnie de l’étoile symbolisant la Ligue des Champions 1993. Autre paramètre modifié sur ce logo : la couleur. Le bleu ciel n’est plus et laisse sa place à une teinte plus foncée. Alban Juster, président intérimaire, évoque la genèse de ce blason : « Ce qu’on se dit déjà, c’est que ce logo, c’est un travail, c’est l’aboutissement d’un travail de quasiment 24 mois. Le dernier logo, on l’a eu pendant 20 ans, donc celui-ci, on l’aura probablement plusieurs années. »

    Un écusson qui serait inspiré de celui utilisé entre 1935 et 1972, qui, en effet, se veut plus minimaliste et finalement plutôt ressemblant. Pourquoi ce changement d’identité ? Sous la présidence de Pablo Longoria, le club propriété de Frank McCourt avait émis l’idée d’une modernisation jusqu’aux emblèmes. Tourné vers le monde, l’OM se veut maintenant plus qu’un club, une marque reconnue et un business en développement. Cette modification arrive seulement quelques semaines après le déménagement d’une partie de la branche administrative au 480 avenue du Prado, pour rapprocher l’équipe du Vélodrome et de la ville.

    Pas au goût des supporters

    Le dernier changement de logo remonte à un temps que les moins de 25 ans ne peuvent pas connaître. 2004, Robert Louis-Dreyfus est encore le propriétaire de l’OM, l’ancien journaliste Christophe Bouchet en est son président et Pape Diouf arrive en tant que manager général. Les Phocéens s’inclinent par ailleurs en finale de la Coupe UEFA contre Valence. Une autre période.

    Retour en 2026. Ce mercredi, dans les rues de Marseille, les supporters étaient unanimes à la vue du design de cet écusson. « Je n’aime pas », « trop simple », « basique »Les avis sont tranchés. Mesut fait partie de ces fans-là : « C’est une blague. Comme c’est la période du 1er avril, je me suis douté au début. L’actuel est magnifique, je ne l’aurais pas changé. » Sa fille, maillot domicile sur les épaules, découvre le logo sur le moment et poursuit : « Il est trop minimaliste, on dirait celui d’une marque de voiture. »

    Mickaël, supporter originaire de Charente-Maritime, termine ses emplettes à la boutique officielle située sur la Canebière. Lui aussi rejoint l’avis de la majorité. « Je n’aime pas du tout, comme beaucoup de gens je suppose. Je ne sais pas, c’est peut-être à la mode, je ne suis pas designer. Mon logo préféré est celui de 1999. Le nouveau, on dirait qu’il y a des gouttes au milieu », décrit-il. Beaucoup sur les réseaux sociaux ont également remarqué ce détail. La façon dont l’intérieur du logo est designé laisse apparaître des gouttes. Un emblème peu populaire, mais qui sera bien celui de l’OM pour la saison 2026-2027, au minimum.

    Le Vélodrome touché par les pickpockets

    D’après une étude menée par les spécialistes de la billetterie sportive SeatPick, le stade Vélodrome est le 2e stade le plus touché par les pickpockets les jours de match. Le Grenoble Foot 38 arrive en tête de ce peu glorieux classement avec plus de 42 vols pour 1 000 habitants. L’Olympique de Marseille arrive donc deuxième avec un taux de 38,18 vols pour 1 000 habitants.

    Montpellier complète ce podium (35,01), alors que le FC Metz, adversaire cette semaine de l’OM en Ligue 1, affiche un score au plus bas, dépassant à peine les deux vols. Notons que Paris est en tête du classement, mais regroupe trois clubs, d’où sa non-présence au sommet du tableau.

    P.G.

  • Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Dans chaque tempête, il y a toujours une éclaircie. L’horizon s’est obscurci depuis le début de l’année calendaire à l’Olympique de Marseille. Les changements en interne ont été nombreux, sur le banc aussi un nouveau visage est apparu et le léger rayon de soleil transperçant les nuages est venu du terrain.

    Habib Beye s’est montré lucide et transparent depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône : son équipe ne joue pas très bien, en tout cas sur une partie entière. « Le contexte n’était pas simple et nous n’avons pas réussi à mettre du rythme. Nous avons joué de manière très sécuritaire. La deuxième mi-temps, en revanche, nous a permis d’emballer un peu plus le match, notamment grâce au soutien des supporters », dira le coach en conférence de presse. Mais ses joueurs ramènent tout de même de bons points et les Olympiens ont enchaîné un troisième succès de suite en Ligue 1, ce week-end.

    Deux clean-sheet consécutifs -contre Toulouse et Auxerre-, ce n’était plus arrivé depuis début novembre pour l’OM. Brest et, déjà, Auxerre n’avaient pas réussi à inscrire un seul but dans leur affrontement respectif face aux Phocéens. C’est quelque chose que l’on retrouvait chez le Stade Rennais de Beye. Cette capacité à savoir gagner des matches, même quand le niveau de jeu n’atteint pas des sommets. Un point qui peut être positif, mais qui ne va pas satisfaire longtemps le public marseillais, toujours avide de beau football, que ce soit dans la victoire ou la défaite.

    Des adversaires directs encore moins réguliers

    Justement, dans un Vélodrome bien calme durant 45 minutes, vendredi soir, l’OM a été timoré, avant de reprendre pied avec une intensité plus importante et des changements tactiques efficaces. L’entrée d’Emerson et le passage dans une sorte de 4-2-2-2 ont donné un nouveau souffle. La différence s’est vue immédiatement, notamment grâce à l’impact offensif d’un duo que l’on est amené à revoir ensemble : Gouiri- Aubameyang. « Nous savions qu’Auxerre allait défendre bas et Amine, avec sa qualité technique, peut faire la différence face à une équipe fatiguée », justifiait Habib Beye. Un choix payant puisque l’international algérien était au bon endroit au bon moment lors de l’unique but de la rencontre. De quoi poursuivre une dynamique alors que les adversaires directs ne font que trébucher.

    Lyon semble déjà exténué et n’a pas gagné en Ligue 1 depuis quatre matches. Rennes a lâché des points après une bonne série, mais Monaco et Lille grattent des positions au classement. Le Losc est le prochain adversaire des Marseillais, ce dimanche (17h15), et une victoire des pensionnaires du Vélodrome serait un avantage important. Surtout avant deux semaines de trêve, qui doivent permettre de recharger les batteries et de poursuivre cette progression dans le jeu. « Il reste huit rencontres et nous devons rester devant », souligne simplement l’ex-défenseur sénégalais.

  • Un succès, des questions et un printemps à clarifier pour l’OM

    Un succès, des questions et un printemps à clarifier pour l’OM

    Les deux semaines qui arrivent vont être décisives. En fait, chaque match sera décisif, jusqu’à la fin de saison, pour cet OM toujours sur un fil alors que le printemps s’apprête à pointer le bout de son nez. Les Olympiens se sont rassurés comptablement en s’imposant à Toulouse (0-1), samedi, mais Habib Beye reste lucide. Plusieurs questions se posent à quelques jours de recevoir Auxerre, vendredi.

    Quel avenir pour la charnière Pavard-Balerdi ?

    C’est peut-être la bonne surprise du samedi soir. Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi ont réalisé un match plein à Toulouse, n’encaissant aucun but. Un paramètre de plus en plus rare pour la charnière centrale marseillaise. Un clean-sheet, ce n’était plus arrivé depuis le 3 février, en Coupe de France, contre Rennes. Et en championnat ? Depuis le 14 décembre face à Monaco. Une éternité, donc. Cette prestation à Toulouse est à prendre avec toute la réserve possible car une rechute est vite arrivée, mais le duo a montré qu’il était capable de serrer la vis. Surtout que Nayef Aguerd est toujours diminué par cette pubalgie qu’il traîne péniblement depuis l’automne.

    Paixao va-t-il garder sa dynamique ?

    Un autre homme est transformé depuis l’arrivée du nouveau coach : Igor Paixao. L’ailier gauche brésilien brille de mille feux avec deux buts et deux passes décisives sur les six buts marseillais incrits sous Habib Beye. Un joueur enfin souriant, plus confiant, plus dangereux. Le coach ne lui a dit qu’une seule chose : « Au vu de ses qualités, de sa générosité, de ce qu’il est capable de faire en un contre un, dans l’attaque, la seule chose qu’il doit avoir tout le temps dans les yeux, c’est le but adverse. » L’OM va devoir compter sur lui et ses hommes forts pour aller chercher le podium de la L1.

    L’OM les yeux rivés sur ses adversaires ?

    Avec un classement toujours aussi serré, les Phocéens sont contraints de regarder derrière eux. Comme souvent à Marseille, mille choses peuvent se passer jusqu’au 16 mai, date de la dernière journée. L’équipe est à égalité avec Lyon et ne possède que trois points d’avance sur Rennes. Lille est à cinq longueurs : avec autant de rencontres restant à jouer, tout peut encore basculer, dans deux mois. Si l’OL traverse une période délicate, avec des joueurs à bout de souffle, Rennes est dans une forme lumineuse. Quatre victoires consécutives et un seul but concédé face au PSG. Et si les Bretons étaient le plus grand danger pour l’OM ?

    Les supporters vont-ils retrouver le sourire ?

    Qu’en est-il du moral des supporters marseillais ? Ces derniers sont en colère après l’élimination en Coupe de France et, globalement, tout ce qu’il se passe autour de leur club de cœur. Une spirale négative et un moral en berne pour le peuple olympien. « Peut-être que la déception [des fans] s’atténuera si nous arrivons à enchaîner les matches avec ce tempérament », a tenté Habib Beye à l’issue du match à Toulouse. Il faudra sans doute plus que des victoires, contre Auxerre et Lille, pour rassurer le public du Vélodrome.

    OM – Reims (F) : match arrêté après des propos racistes

    Ce dimanche se tenaient les quarts de finale de la Coupe Nike U18 (Gambardella féminine). L’OM était opposé au Stade de Reims. Ce match a été stoppé durant une dizaine de minutes. La raison ? Des insultes racistes proférées à l’encontre de joueuses marseillaises, depuis les tribunes du centre de vie Raymond-Kopa. L’OM a réagi dans un communiqué, lundi : « Le club condamne avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables, qui n’ont leur place ni sur un terrain de football, ni dans le sport en général, ni plus largement dans notre société. (…) L’OM tient à apporter tout son soutien aux joueuses qui ont été visées par ces insultes. Le club (…) se tient à la disposition des instances sportives pour contribuer au perfectionnement des dispositifs existants, afin que de tels incidents (…) ne puissent plus se produire. »

  • Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    L’arrivée du mois de mars coïncide avec le début du dernier quart de la saison. Il ne reste plus que 12 matches à jouer pour l’Olympique de Marseille et les supporters voudraient bien voir ce total grimper jusqu’à 14. Outre la chasse à la Ligue des Champions en L1, la Coupe de France représente un enjeu majeur avec des chances plus conséquentes de titre, avec l’absence du PSG. La densité de la compétition rend l’issue plus incertaine, mais l’espoir est encore présent. L’OM devra valider certains points de passage pour croire à un top 3 et à un nouveau trophée.

    OM – Lyon (1er mars)

    C’est ce pourquoi l’OM est parti en stage de cohésion à Marbella. Resserrer les liens, bien sûr, mais aussi préparer l’Olympico, qui aura lieu ce dimanche soir, au Vélodrome. Ce match peut être un tournant majeur de la fin de saison. Revenir à deux points, rester à cinq unités ou se faire distancer par son adversaire, voici les trois scénarios sur la table. L’OL s’est fait briser sa série de 13 victoires à Strasbourg (1-3) et l’incertitude est aussi présente côté rhodanien. Hors blessures de dernière minute, le groupe sera complet. Leonardo Balerdi, suspendu à Brest, sera de retour. Le choc s’annonce intense.

    OM – Toulouse (Coupe de France, 4 mars)

    Cette semaine est bien cruciale pour les Olympiens. Toulouse débarque boulevard Michelet dans une semaine et un billet pour les demi-finales de la Coupe de France est en jeu. Victoire obligatoire pour se rapprocher d’un trophée cette saison. Pierre-Emile Højbjerg sera suspendu. Beaucoup se souviennent de la première rencontre face aux Toulousains cette saison, le 29 novembre, où l’OM avait renversé la partie avant de se faire doucher sur une touche longue, dans le temps additionnel. Marseille souhaite être présent le 22 avril pour les demi-finales et le 23 mai pour la finale. Mais il faudra battre le TFC.

    OM – Lille (22 mars)

    Là aussi, les souvenirs sont noirs. L’un des pires matches de l’OM, en championnat, cette saison. Le déplacement à Lille était un cauchemar, avec une défaite 1-0 suite à une boulette de Gerónimo Rulli. Un résultat et surtout une prestation, très loin de ce que l’équipe de Roberto De Zerbi était capable de proposer. Ce 22 mars, ne pas prendre de point serait une énorme contre-performance pour ce début du printemps. Surtout que les Phocéens enchaîneront, après la trêve, par un déplacement à Monaco, formation toujours aussi difficile à lire.

    OM – Rennes (16 mai)

    Le grand frisson du multiplex. Après quelques rencontres plus abordables sur le papier (Le Havre, Nantes, Metz) –même si tout est possible avec cet OM –, les Olympiens accueilleront le Rennes de Franck Haise pour clore cet exercice 2025-2026 de Ligue 1. Une réception périlleuse, mais leurs adversaires directs auront aussi fort à faire. La fin de saison sera explosive avec un derby parisien, Lyon-Lens et Strasbourg – Monaco, en plus de ce choc au Vélodrome.

    L’OM victime d’une tentative d’intrusion informatique

    L’Olympique de Marseille indique avoir récemment fait l’objet d’une tentative d’intrusion informatique, dans un communiqué publié ce mardi. « Grâce à la mobilisation immédiate de nos équipes techniques et de nos prestataires spécialisés, la situation a été rapidement maîtrisée. À ce jour, toutes nos activités peuvent se poursuivre normalement, en toute sécurité, et nous continuons nos investigations sur le périmètre concerné. Le club tient à rassurer ses supporters : les données bancaires et les mots de passe n’ont pas été compromis », précise l’OM. Le club phocéen ajoute : « La protection des données personnelles et la confiance de nos supporters restent notre priorité absolue. (…) une procédure a été engagée auprès des autorités compétentes (…) et une plainte va être déposée. »

  • Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    De Brest à Marbella, il n’y a qu’un seul pas. Après sa défaite en Bretagne vendredi, l’Olympique de Marseille est rentré au bercail avant de s’envoler pour l’Andalousie. Un stage dit « de cohésion » se tient tout au long de la semaine. De lundi à ce vendredi, les Olympiens effectuent un travail global pour se remettre d’aplomb alors que la période de crise s’éternise à la Commanderie.

    Plusieurs chantiers vont occuper les Marseillais, ces prochains jours. Parmi eux : la défense. Encore une fois, elle a été problématique face au Stade Brestois avec de gros oublis et des occasions créées facilement par les locaux. L’objectif est de retrouver de la solidarité, de l’entraide et amener une plus grande rigueur pour arrêter de se faire peur constamment. Une sérénité trop absente ces derniers temps, qui profite aux adversaires. Habib Beye va devoir se choisir une charnière. Aguerd et Pavard sont en dedans, Balerdi revient désormais de suspension et quid de CJ Egan-Riley ? L’Anglais n’a été que peu utilisé par Roberto De Zerbi, voyons si le nouvel entraîneur en place va lui donner sa confiance.

    Les incertitudes sont aussi fortes autour du milieu de terrain, puisque les possibilités sont nombreuses. Relancé à Brest, Vermeeren n’a pas vraiment convaincu. Timber apporte son envie, mais son jeu est encore rempli de déchets. Pierre-Emile Hojbjerg, promu capitaine, sera suspendu la semaine prochaine, en Coupe de France, contre Toulouse. Reste donc à voir à quoi ressemblera l’organisation sans lui.

    Lyon dans le viseur

    Habib Beye a répété depuis son arrivée qu’il avait écouté le staff en place pour préparer Brest, afin de ne pas trop bousculer les principes de jeu appris par les joueurs cette saison. Mais, maintenant, place au travail, avec cette semaine au calme, sous le soleil andalou. C’est désormais à lui d’apporter sa patte et de développer un projet de jeu cohérent. Car l’objectif est clair : gagner vite pour se redresser et finir la saison le plus haut possible. La pression est déjà forte sur ses épaules, alors que l’ancien international sénégalais vient tout juste de poser ses valises à l’OM.

    Le groupe doit aussi retrouver de la cohésion, véritable but de ce stage. Passer du temps ensemble, à l’image des « ritiros » de la saison dernière, en Italie notamment, qui avait été bénéfique pour l’effectif. Des liens s’étaient tissés entre les joueurs, mais aussi avec le staff. Amener du plaisir finalement, car, depuis quelques mois, cela ne transpire plus lorsque l’on voit l’Olympique de Marseille jouer. Les réseaux sociaux ont parfois de mauvais côtés, mais les fans reprochent un manque de combativité – assez légitime – de leur équipe depuis début 2026. Moins d’envie et moins de hargne, globalement.

    La finalité de ce stage est bien de se préparer au mieux pour la réception de l’OL. Dimanche soir, au Vélodrome, Marseille y verra plus clair pour la suite de sa saison en L1. Une victoire et ils se retrouveraient à deux points des Lyonnais. Une défaite, par contre, éliminerait presque toutes les chances de podium. Une semaine plus que cruciale pour les Olympiens.

    Première historique pour Les Marseillaises

    « Un acte fondateur à vivre. Une première symbolique à partager. Un moment d’histoire à écrire. » L’annonce a été faite tôt dans la matinée de lundi. Pour la toute première fois depuis la création de sa section féminine, l’OM jouera un match au stade Vélodrome. Cette rencontre d’Arkema Première Ligue face à Montpellier se déroulera dans l’antre du boulevard Michelet, le samedi 28 mars prochain, à partir de 18h30.

    L’accès à ce match sera totalement gratuit. Il suffit, dès à présent, de s’inscrire sur le site om.fr pour obtenir sa place pour ce OM-MHSC. Les Marseillaises réussiront-elles à battre le record des Nantaises, 15 décembre 2025, à la Beaujoire (17 000 spectateurs) ? Réponse dans un mois.

  • Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Au boulot ! Un mot a été mis plus haut que les autres par Habib Beye durant sa première conférence de presse d’après-match : le travail. Le nouveau technicien de l’OM avait annoncé lors de son arrivée qu’il ne bouleverserait pas totalement les principes de jeu du staff en place avant Brest. C’est ce qu’il s’est passé, avec un dispositif et des idées peu éloignés de ce qui se fait dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de la saison. Mais après cette défaite nette au stade Francis Le Blé (2-0), les Olympiens vont avoir toute une semaine pour travailler. Habib Beye a appuyé là-dessus et s’est montré impatient d’apporter sa patte au jeu de son équipe. « Je pense qu’il y a une petite perte de confiance et elle est logique au vu de la dynamique négative du moment, mais, je l’ai dit aux joueurs, il faut qu’on reste positif, qu’on se réfugie dans le travail. »

    Se réfugier dans le travail, le groupe phocéen va pouvoir le faire pleinement dès ce lundi. Nous savions depuis la semaine dernière que l’OM allait partir en stage à Marbella (Espagne), sans connaître les dates exactes de ce voyage. De ce lundi à vendredi, les joueurs et le staff partiront finalement en Andalousie pour (re)construire une cohésion. « On trouvera les ressources pour rester ensemble pendant ce stage, pour travailler, pour faire en sorte d’aborder ce match qui arrive au Vélodrome, qui sera un très gros match face à l’OL. Je pense que ça doit déjà être une motivation supplémentaire dans notre travail. »

    Plusieurs axes à travailler en Espagne

    Travailler loin du brasier que peuvent être la Commanderie et la ville de Marseille lorsque la dynamique est mauvaise, un premier point positif pour Habib Beye. L’un des messages délivrés par le nouvel entraîneur est également de rester digne. Garder la tête haute et rester positif, même lorsque le scénario tourne mal. Pierre-Emile Hojbjerg et Benjamin Pavard n’ont pas hésité à appuyer ces propos. « Moins parler et assumer », c’est ce qui ressortait de leurs interviews après la partie, au micro de Ligue 1+. Justement, après le coup de sifflet final, à Brest, les têtes étaient plutôt basses. Le passage devant le parcage visiteurs fut très bref, malgré le soutien infaillible des ultras durant toute la rencontre. Deux minutes plus tard, les Marseillais regagnaient les vestiaires en fixant le bout de leurs crampons. Le moral était tout en bas des chaussettes.

    Habib Beye a également amené sur la table les axes de travail pour cette fameuse semaine à venir. L’ex-défenseur phocéen a justifié ce choix. « Quand on regarde le match de Strasbourg, sur les dix joueurs qui avaient le plus couru, on en avait huit de Strasbourg. On sait qu’en Ligue 1, il faut aussi montrer de l’intensité technique et de l’intensité dans la circulation de notre ballon. Donc, c’est ce qu’on va s’attacher à faire sur cette semaine de travail. » Retrouver le moral, retrouver de l’application et se remettre la tête à l’endroit avant d’accueillir Lyon au Vélodrome. L’OM à 5 jours pour y parvenir.

    Pauline Gamerre, viendra ou viendra pas ?

    La relation entre l’OM et Pablo Longoria semble bien sur la fin. Frank McCourt est en train de chercher un nouveau président pour son club… et cela pourrait être une présidente. Quelques heures après le match à Brest, nos confrères de l’Équipe ont rapporté que Pauline Gamerre serait l’une des candidates. Marseillaise de naissance et supportrice de l’OM, elle officie actuellement au Red Star, en tant que directrice générale du club de Saint-Ouen.

    Frank McCourt a immédiatement démenti ses informations, après que son entourage a été contacté par La Provence. L’incertitude est donc toujours aussi forte autour de ce poste, mais Pablo Longoria vit bien ses derniers jours à Marseille.

  • Faux départ pour Beye

    Faux départ pour Beye

    Dans la tempête, le roseau OM ne s’est pas rompu et a fini par se solidifier. Encore loin d’être un chêne, Marseille a vu Habib Beye reprendre la barre après le débarquement de Roberto De Zerbi. En jetant l’ancre à Brest, les Olympiens souhaitaient offrir un premier succès à leur nouveau technicien. Et puis patatras. La rose des vents phocéenne s’est fanée dès la première demi-heure de jeu. Déboussolés par un adversaire plus saignant, les Marseillais sont rentrés bredouilles de la pointe du Finistère. Pas un pécule obtenu et le podium s’est éloigné (encore) un peu plus.

    Pour son baptême du feu, Habib Beye a opté pour un 4-3-3 avec le nouveau capitaine Pierre-Emile Hojbjerg devant la défense. Timber et Vermeeren étaient positionnés un cran plus haut, pour ratisser large. Un dispositif et des positionnements qui ont pu, parfois, couper en deux la formation phocéenne. Comme sur l’ouverture du score locale. Un contre rondement mené, un ballon mal dégagé, une charnière absente [voir ci-contre] et un Rulli encore bien tendre, tous les ingrédients étaient réunis pour permettre à Ludovic Ajorque de se montrer clinique face à la cage (10e).

    Un changement de dispositif vain

    Le Réunionnais a été impérial, dans le jeu et au tableau d’affichage, marquant les esprits en première période. Trop seul au cœur de la défense phocéenne, il s’est offert un doublé, du bout de son crâne (29e). Une présence et un impact uniques. Par deux éclairs, la rencontre avait tourné en faveur des Ty’Zefs.

    Avec ce score à la pause, Habib Beye était bien obligé de réagir. Vermeeren pour Aubameyang et passage en 4-4-2. Un début de solution a été trouvé avec une présence accrue dans la surface brestoise. Mais la finition n’a pas été à la hauteur. Amine Gouiri a été le plus emballant avec des situations, dont une tête croisée rasant le poteau du SB29. Greenwood a lui été muselé, avant de rater un penalty en fin de partie, un événement rare, mais à l’image du match.

    Avec ce résultat médiocre, l’OM peut se retrouver à 8 points de Lyon. Avant de recevoir les hommes de Paulo Fonseca le week-end prochain pour un Olympico déjà décisif.