Tag: office de tourisme

  • En Occitanie, le grand public invité à suggérer des contrôles

    En Occitanie, le grand public invité à suggérer des contrôles

    La période de réserve électorale étant achevée, la Chambre régionale des comptes (CRC) revient en force. Cauchemar des collectivités, organismes publics locaux (hôpitaux, offices HLM, syndicats intercommunaux…), des sociétés d’économie mixte et des associations dont elle contrôle régulièrement les finances, cette instance méconnue cherche à s’ouvrir au grand public.

    Du 11 mai au 22 juin, la juridiction financière lance en Occitanie sa 5e campagne de participation citoyenne. L’idée est simple : permettre à toute personne âgée de plus de 15 ans de suggérer un ou plusieurs sujets de futurs contrôles à la CRC. Pour ce faire, rien de plus simple : il suffit de se rendre sur la plateforme en ligne accessible depuis le site de la CRC ou bien de la Cour des comptes de Paris dont elle dépend. L’an passé, un millier de contributions ont été faites en France, dont à peine une quinzaine en Occitanie.

    Parmi les sujets déjà retenus qui vont faire l’objet d’une étude, « le bilan du téléphérique toulousain ou la mise en place par un syndicat d’une tarification incitative pour les déchets dans le Gers », précise Valérie Renet. L’année précédente, la présidente de la CRC rappelle que l’exercice citoyen avait permis la publication de deux rapports transversaux. Très commenté dans la presse, le premier était relatif aux « soutiens publics à la corrida ». Le second traitait du « recours [souvent coûteux et pas toujours efficace, Ndlr] des collectivités aux cabinets de conseil ».

    Rapports à venir

    En attendant les nouvelles propositions, la CRC reprend ses activités. Parmi ses rapports à paraître, celui sur le festival du Printemps des comédiens à Montpellier sortira en juin… en plein festival (29 mai-21 juin) ! Fin juin, ce sera au tour de la Ville de Pont-Saint-Esprit de passer sur le gril. Puis à l’office de tourisme de La Grande-Motte. En septembre sera passée au peigne fin la gestion de l’association Soliha (logement de personnes précaires) présente dans le Gard et l’Hérault. Fin septembre seront publiés les rapports sur l’établissement public administratif Hérault Culture ainsi que sur la Spleth, la société publique locale qui gère les thermes de Balaruc-les-Bains. Enfin est attendue une synthèse sur les effectifs des Villes de Nîmes, Clermont-l’Hérault ou Ganges.

    À ces rapports s’ajoutent plusieurs enquêtes annuelles qui seront publiées dans les prochains mois voire en 2027. La première (septembre), à la demande du Sénat, traitera des aides à domicile dans le Lot et l’Aveyron. La seconde (automne) concernera « le coût du renouvellement des réseaux vieillissants d’eau et d’assainissement » dans le Gard rhodanien, l’Aude et les P-O, résume Patrice Ros, vice-président de la CRC. Parmi les autres enquêtes à lancer et qui sortiront en 2027, on peut citer celle sur les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou une autre sur la gestion des aires de passage pour les gens du voyage. Enfin, un travail partenarial va être testé avec l’Espagne au sujet des Sdis. Avec cette question : sont-ils en capacité de faire face aux événements liés au changement climatique ?

  • L’Office de tourisme vote son budget dans la foulée

    L’Office de tourisme vote son budget dans la foulée

    L’Office de tourisme, central pour maintenir la réputation culturelle de la Ville, a lui aussi adopté son budget primitif. Un budget, selon Karima Zerkani-Raynal, adjointe au tourisme et à l’attractivité, qui « traduit d’une gestion sérieuse et prudente, reconnue par le label d’État destination d’excellence. Celui-ci s’inscrit dans une logique de continuité et de consolidation. Il vise à prolonger l’élan de Cézanne 2025, à maintenir l’image d’Aix-en-Provence comme grande destination culturelle et développer le tourisme d’affaire afin de mieux répartir la fréquence sur l’année », déroule Karima Zerkani-Raynal, adjointe au tourisme et à l’attractivité. « Il se stabilise à 7,311 millions d’euros en fonctionnement et 631 815 euros en investissement. » Côté recettes, « la Ville contribue à hauteur de 3,2 millions d’euros via le reversement de la part communale de la taxe de séjour », poursuit l’élue. « Si on n’avait pas cette taxe de séjour, c’est la ville qui paierait cette subvention, c’est quand même très important. » Précision apportée alors qu’un peu plus tôt dans le conseil, Cyril di Méo (PS), en demandait la réévaluation. « La règle à Aix est un plafonnement à 4 euros hors taxe additionnelle de cette taxe de séjour. Quelqu’un qui loue une chambre à l’Hôtel Renaissance pour 400 euros, aurait une taxe de séjour de 4 euros, la même que paierait quelqu’un qui loue une nuitée dans un camping à 66 euros, déplore Cyril di Méo. La loi permet de moduler cette taxe séjour de 1 à 5% du montant sans plafonnement. Est-ce qu’il serait possible, que la ville étudie dans les tarifications de cette taxe de séjour – puisque vous vous vantez d’être une ville touristique attractive – qu’il y ait une différenciation et une progressivité dans l’usage de cette taxe de séjour de façon à dissuader Airbnb et toute une partie du locatif, pour attribuer un caractère plus social à ces logements ? » La question reste en débat.

  • Jean-Jacques Micoud : « Le tourisme contribue au cadre de vie des Martégaux »

    Jean-Jacques Micoud : « Le tourisme contribue au cadre de vie des Martégaux »

    Marquée par une affluence concentrée sur le mois d’août, la saison estivale 2025 avait posé plusieurs enjeux. Un an après sa prise de fonction, Jean‑Jacques Micoud analyse le tourisme en pays martégal.

    La Marseillaise : Comment se passe
    ce début de la saison touristique
     ?

    Jean-Jacques Micoud : On a commencé par un vrai festival de la banane, lors de la fête des 20 ans de Camping Paradis, le 18 avril. C’était un peu le premier élément de la saison. Quatre ponts arrivent, il fait beau, on a de bons espoirs d’avoir du monde. Mars a été bon avec une fréquentation de l’office de tourisme en augmentation de 8 à 9% par rapport à mars 2025. C’est pas le reflet du territoire, mais un indicateur.

    Comment caractérisez-vous le fait touristique en pays martégal ?

    J.-J.M. : Il y a plusieurs indicateurs. L’année dernière, la fréquentation des hébergements marchands a augmenté de 8%, sachant que 53% des nuitées se font dans le secteur non marchand, chez les copains par exemple. Il faut aussi constater qu’il y a de moins en moins de saisonnalité, on vient à Martigues toute l’année. On peut aussi parler du taux d’intensité touristique, c’est-à-dire le nombre de lits par rapport à la population. On en dénombre 6 000 dans le secteur marchand, pour 15 000 au total. Pour une population d’à peu près 50 000 personnes ça nous donne autour des 30%. Ce taux est de 16% à l’échelle des Bouches-du-Rhône. Nous ne sommes pas loin d’un million de nuitées à l’année. Ça représente à la louche 200 000 personnes, en partant de la moyenne de 5 nuitées par séjour. Il faut ajouter les excursionnistes, qui ne viennent qu’à la journée, à peu près 150 000 personnes. Donc 350 000 touristes sur l’année, et ce ne sont que des fourchettes basses. Martigues est donc bel et bien une ville touristique et industrielle. Et c’est notre travail d’objectiver ces données.

    Quel est l’impact économique ?

    J.-J.M. : Si on se base sur la consommation départementale de 74 euros par personne et par jour, en comptant en moyenne 24€ d’hébergement, on peut l’estimer à près de 23 millions d’euros à l’année.

    Est-ce une fin en soi d’attirer du monde ?

    J.-J.M. : Le tourisme n’est pas une finalité mais un élément de l’attractivité du territoire. C’est un vecteur économique, d’aménagement du territoire, d’embellissement, de lien social qui contribue au cadre de vie et donc aux habitants. Un cercle vertueux qui ne veut pas juste dire hôtels campings restaurants. C’est comme ça que je travaille dans l’ombre pour porter ce nouveau regard. Le but n’est pas de faire plus tourisme mais mieux tourisme. On ne vient pas par hasard à Martigues, sa signature est « Bien plus que vous imaginez ». On commence par la Côte bleue, puis on découvre la ville, puis l’étang de Berre, puis le cinéma avec Provence Studios…

    Pourquoi l’office propose
    des activités payantes ?

    J.-J.M. : Car c’est le métier des prestataires qui les réalisent, nous ne gagnons pas grand-chose dessus. C’est une mise en lumière. Car nous sommes un lieu dans lequel on vient chercher des infos… Mais pas que ! On a une boutique, une salle d’exposition à destination des associations et des Martégaux. On va aussi recommencer la billetterie pour le Summer Festiv’Halles.

    Entretien réalisé par Antonin Maja

  • Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Face à un parterre de chefs d’entreprise, d’élus et de partenaires, Fanny Nadeau, directrice de l’office de tourisme de Gardanne, rappelle les enjeux derrière les Indus’3Days, lancés en 2016. L’édition 2026 vient d’être inaugurée ce mercredi, à la Société du Canal de Provence, l’un des partenaires historiques d’Indus 3’Days. « Pour nous, visiter une entreprise ce n’est pas uniquement du tourisme industriel, c’est plonger dans le cœur battant de notre économie, déroule Fanny Nadeau. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 130 entreprises mobilisées sur près de 5 000 km², des centaines d’heures de visite et près de vingt thématiques explorées, on peut le dire, c’est une véritable prouesse collective. »

    Sous la bannière de ce rendez-vous, des centaines d’entreprises, de la station d’épuration Aix-Ouest, à la Centrale de Provence, en passant par la confiserie du Roy René, au site Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer, les directions et équipes de petites, moyennes, grandes entreprises du territoire, ses ateliers, ses galeries et ses usines, inviteront le public à découvrir le quotidien entre les murs « de lieux devant lesquels nous passons régulièrement, mais derrière lesquels nous ne savons absolument pas ce qu’il se passe », glisse, à l’issue des discours, Fanny Nadeau.

    Plus loin, plus longtemps

    Les visites, organisées en nombre limité -les places sont à réserver au plus tôt sur le site de l’événement-, sont ouvertes à tous, adaptées aux familles. « C’est aussi la plus belle façon d’inspirer les vocations de demain », estimait la directrice de l’office de tourisme. Lancé en 2016 avec la participation de neuf entreprises mobilisées sur une durée de trois jours, cette édition s’étend sur une durée de trois semaines. Et s’exporte sur le territoire. De métropolitain, Indus’3 Days devient régional. « Nous avons pris notre envol pour nous étendre au pays de Manosque et à la Provenceverte », se félicite Fanny Nadeau, non sans rappeler qu’Indus’3 Days est né sur une terre de mineurs. « Ce n’est pas quelque chose de folklorique, c’est quelque chose d’utile, ajoute Arnaud Mazille, élu à la culture dans la majorité d’Hervé Granier, maire de Gardanne. Il est utile en ce qui concerne la connaissance et donc l’acceptabilité de nos opérateurs économiques. Tout le monde est d’accord pour consommer local, avoir des entreprises locales, pour avoir des investisseurs locaux, mais jamais à côté de chez soi. À Gardanne, on en est parfois le triste exemple. »

    Mathilde Benedetto, déléguée régionale pour l’antenne sud de l’association Entreprises et Découvertes, rappelle que : « La Région Sud occupe une place exceptionnelle en matière de tourisme de savoir faire, avec 4,2 millions de visiteurs sur un total national de 22 millions. » Soit « près de 20% de la fréquentation ». Eva Bonnet-Gonnet

  • L’office de tourisme d’Aubagne se veut « facilitateur »

    L’office de tourisme d’Aubagne se veut « facilitateur »

    En dépit d’une morosité économique ambiante, a rappelé, mardi, Gérard Canavese, président de l’OTI, seul dans le département à regrouper 12 communes, celles du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, « 2025 est notre année de référence », lui a emboîté le pas Pascal Coudurier, le directeur. La fréquentation y a été « exceptionnelle », a-t-il souligné. Devant une quinzaine d’acteurs de l’économie touristique du territoire, directeurs d’hôtels, responsables de chambres d’hôte, de brasseries, de camping, ou d’un bar médiéval, Pascal Coudurier a présenté les nouveautés pour l’année.

    Parmi elles, la visite guidée « Aubagne au féminin* », qui sera lancée le dimanche 8 mars. Artistes, résistantes, commerçantes, figures oubliées ou personnalités reconnues, « Aubagne au féminin » invite à redécouvrir la ville au travers de femmes charismatiques qui ont marqué l’histoire locale et contribué à forger l’identité aubagnaise. En avril, une balade à la Font de mai sur le thème « Marcel Pagnol entre nature et mémoire », prendra place parmi les nouveautés.

    Une refonte du site web

    Après avoir précisé que l’OTI disposait d’un budget de 1,9 million d’euros, dont 1,5 alloués par la Métropole (à partir notamment du produit de la taxe de séjour), Pascal Coudurier a lancé aux participants : « Nous sommes à votre disposition ! L’OTI est alimenté par de l’argent public, n’hésitez pas à vous faire accompagner. » Mais aussi : « L’OTI a pour force de réunir 12 communes, mais notre territoire se situe à côté de grands pôles touristiques tels que Marseille, Cassis, La Ciotat… Notre message : nous sommes plus forts quand on est ensemble ! » En effet, pour un petit pécule, l’office de tourisme accueille sur son site des prestations d’activités. Bientôt par exemple, pour le printemps, on pourra réserver pour l’expérience qui décoiffe d’un saut à parapente depuis le Garlaban ! Le directeur de l’Office de tourisme a dévoilé la tête d’affiche du grand concert de l’été à Aubagne, le 21 août : ce sera Julien Lieb, finaliste de la Star’Ac. Parmi les « gros chantiers » qui arrivent à leur terme, la refonte du site web de l’Office de tourisme. Livré en avril, « il vise à être plus efficace pour répondre aux demandes des visiteurs, et plus visible par référencement Google. Il aura pour but de présenter Aubagne comme un pôle depuis lequel visiter le territoire », a expliqué Jade, de l’OTI. En septembre, le site sera traduit en anglais et en allemand, les deux langues les plus parlées par les touristes sur le territoire.

    * Infos OTI : 04.42.03.49.98.

  • La fréquentation touristique à Aubagne a battu des records l’an dernier

    La fréquentation touristique à Aubagne a battu des records l’an dernier

    Les vignerons parleraient d’un millésime exceptionnel. Pascal Coudurier, directeur de l’Office de tourisme intercommunal (OTI), qui regroupe 12 communes et compte 111 705 habitants sur une superficie de plus de 244 km2, évoque, pour 2025, « une fréquentation exceptionnelle. » 2025 a même coiffé sur le poteau l’année 2019, jusque-là « meilleure année de référence ».

    Il détaille : « La fréquentation physique de l’Office progresse de 14 %, avec 12 967 visiteurs accueillis » dans les locaux actuels du 8, cours Barthélémy. L’OTI a par ailleurs comptabilisé 18 319 actes d’accueil ou ensemble des demandes traitées par l’Office en 2025 (+ 9% par rapport à 2024).

    Pour Gérard Canavese, président de l’OTI, l’autre raison de se réjouir est que désormais « les flux touristiques sont étalés toute l’année. » La fréquentation repose majoritairement sur une clientèle française (91% des visiteurs). Parmi eux, 40% sont issus de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. À Aubagne, les visiteurs sont intéressés par l’univers de Marcel Pagnol, mais aussi par les activités de randonnée, le patrimoine et les manifestations locales.

    43,5 millions de retombées économiques

    Année Pagnol oblige (2025 a marqué les 130 ans de la naissance de l’écrivain à Aubagne), la visite de la maison de Marcel Pagnol a « crevé le plafond ». 16 795 visiteurs y sont venus l’an dernier, soit le niveau de fréquentation le plus élevé depuis au moins dix ans. « La dynamique observée à la Maison natale se retrouve sur l’ensemble des sites touristiques du territoire », fait observer Pascal Coudurier. Le Petit Monde de Marcel Pagnol enregistre 12 618 visiteurs en 2025, soit une hausse de 6% par rapport à 2024, et affiche l’un de ses niveaux de fréquentation les plus élevés depuis 2019.

    Si l’OTI fonctionne avec une subvention de fonctionnement, allouée par la Métropole Aix-Marseille à partir de la taxe de séjour encaissée, soit près de 627 000 euros en 2024 pour le territoire ; son budget est notamment abondé par ses ressources propres : vente de prestations touristiques, commerce en boutique. Le chiffre d’affaires de l’OTI a atteint l’an dernier près de 368 000 euros. Le territoire totalise près de 790 000 nuitées touristiques, pour une consommation touristique estimée à 43,5 millions d’euros, hors excursionnistes. « Les retombées économiques directes et indirectes pour le territoire sont éblouissantes », commente Gérard Canavese. Alors que, assure-t-il, le personnel de l’OTI est à l’étroit dans ses locaux loués ; l’OTI est à l’origine de la volonté de construire un nouvel Office de tourisme à plus de 1,8 million d’euros sur le cours Voltaire, ce qui nourrit une polémique à Aubagne depuis plusieurs mois. Certains y voient un projet inutile, coûteux disent-ils pour le peu de touristes visitant Aubagne, et qui nuirait aux commerces. Le président de l’OTI pense tout le contraire.

  • À Aubagne, la visite sur les « maîtres de l’argile » se poursuit

    À Aubagne, la visite sur les « maîtres de l’argile » se poursuit

    Après une première visite le 22, une seconde est programmée ce mercredi 29 octobre. Elle emmènera les visiteurs à la poterie Ravel, l’une des plus anciennes manufactures de céramique de France. Créée en 1837, elle est toujours en activité et fabrique plus de 20 000 vases de jardin en terre cuite, mais aussi des pièces emblématiques d’art de la table. La visite fait également une étape à la faïencerie Sicard, là même où fut façonnée la cigale sur sa branche. Réservation sur le site de l’OT ou sur place, 8 cours Barthélémy. Tarif : 6 euros.

  • Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Ce n’est qu’après l’exposition Cezanne remballée, ce dimanche donc, que les retombées économiques liées à l’événement culturel international pourront définitivement être tirées. Mais déjà, mardi dernier, lors d’une table ronde au programme d’une soirée de rencontres et débats organisée par le Crédit Agricole Alpes Provence, Michel Fraisset, directeur général de l’Office de tourisme d’Aix-en-Provence, a présenté les premiers résultats économiques de cet été cézannien. « Pour éviter le doigt mouillé, on a demandé à la chambre des commerces (CCI) de nous accompagner cette année avec différents partenaires dont la Région, avec le Comité régional du tourisme, pour mener une enquête d’étude d’impact et vérifier pourquoi les gens étaient venus à Aix cette année », présente Michel Fraisset. Les résultats pour cette exposition totalement « à la maison » (« in house » en jargon commercial), sont très positifs : 305 813 billets individuels ont été vendus pour l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan au Musée Granet dont la vente a permis une recette de 4, 5 millions d’euros de vente directe.

    Budget « équilibré »

    « C’était l’amortissement qu’il fallait trouver pour pouvoir équilibrer le budget de l’exposition », souligne le directeur de l’Office de Tourisme. Aux résultats de la billetterie individuelle s’ajoutent les retombées des visites de groupe, les privatisations diverses, l’ensemble des visiteurs qui ont bénéficié de dispositifs privilégiés et les plus précaires qui ont pu, par le biais de partenariats accéder à l’exposition et aux sites. Victime de son succès, la Petite Galerie Cezanne repousse d’ailleurs sa date de clôture au 21 décembre. Lors du dernier conseil municipal, tenu vendredi dernier, Sophie Joissains, maire (UDI) de la Ville rapporte qu’au fonctionnement, les dépenses de 7 660 451 euros ont été amorties par 7 035 349 euros de recettes. « On avait prévu qu’il y aurait 3 millions de reste à charge. Il est aujourd’hui de 625 102 euros », se félicitait la maire. Au-delà d’un impact économique marquant, ce sont les retombées médiatiques qui ont été valorisées. « On en parlait partout. Ces retombées médiatiques, il y a des calculs spécifiques pour les estimer, précise Michel Fraisset. À ce jour elles sont estimées à 50 millions d’euros, et vont bénéficier pendant les deux ou trois années à venir à l’attractivité d’Aix-en-Provence ».

    Uniquement pour le premier article numérique du New York Times, ce sont 117 millions de lecteurs qui ont été enregistrés. Enfin, ce sont 120 nationalités qui se sont rendues à Aix, dont 63% des sondés ont fait le déplacement pour l’exposition Cezanne.

  • La daube s’invite dans les rues de la ville

    La daube s’invite dans les rues de la ville

    Mars à table est de retour à Marseille pour une nouvelle édition marquée cette fois-ci par la daube. Ode à la terre avec la traditionnelle daube de bœuf, ou à la mer avec la daube de poulpe, c’est ce plat savoureux empreint du patrimoine gastronomique provençal qui est à l’honneur lors de ce festival qui débute ce samedi, à l’Estaque, avec un grand banquet ouvert à tous.

    « La cuisine se partage, c’est un moment convivial où ceux qui cuisinent prennent plaisir à régaler ceux qui en profitent », souligne Rébecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Pour débuter les festivités, c’est le restaurant Sage, mené par Loris de Vaucelles, qui est aux commandes. Un « honneur » pour ce jeune restaurant implanté rue Sainte. Daube de poulpe, daube de bœuf… Le client, ce samedi, est roi et profite des différents mets préparés par ces premiers hôtes. « C’est un événement que nous voulons accessible à tous et populaire. Pour que le plus grand nombre puisse venir profiter de ce moment de convivialité, nous avons mis en place des prix attractifs », confie le cofondateur de Sage.

    Sur place, pas de chichi, les premiers arrivés seront les premiers servis et ce jusqu’à épuisement des stocks. Mais, si vous n’avez pas la chance de vous attabler ce jour-là, les commerces et restaurateurs aux alentours se feront un plaisir de vous accueillir. « Nous n’avons pas pour objectif de mettre en concurrence les professionnels, au contraire, c’est une journée qui fait rayonner un quartier et souvent, les terrasses aux alentours du banquet sont elles aussi pleines », précise Jean-Pierre Cochet, président de l’office de tourisme.

    Tout au long de cette journée, vous aurez également la possibilité de profiter de visites guidées du quartier dispensées par l’office de tourisme de la ville. Il y aura de nombreuses animations musicales et les enfants y trouveront aussi leur compte avec des jeux installés pour eux.

    Prochaines sessions du grand banquet prévues le 11 octobre à l’Escale Borély et le 18 sur la place Bargemon. Et s’il vous est impossible d’y assister, plus de 70 restaurants sont partenaires de l’événement et mettent, eux aussi, à l’honneur les daubes sur leur carte.

    A.Lh.