Le 13 juin, une balade sera concoctée par le plasticien Erik Samakh pour découvrir la forêt de Beynaves, classée Espace Naturel Sensible, où les vestiges d’un ancien hameau ont laissé place à une forêt de pins noirs d’Autriche plantés dans les années 1930 pour protéger les villages des crues. Au programme : une balade le long du GRP 946 pour rejoindre le site, suivie d’une présentation des actions de régénération menées en 2025 et d’une initiation à l’écoute des sons de la forêt avec un naturaliste. La soirée s’achèvera par une balade nocturne sur le sentier de la nuit, conçu par Erik Samakh.
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La Nuit des musées, moteur de démocratisation culturelle
C’est une soirée par an. Cette année, la 22e édition de la Nuit européenne des musées se déroule ce samedi 23 mai et animera plus de 3 000 musées dans une trentaine de pays. L’événement commence en début de soirée et se poursuit jusqu’à minuit, ce samedi. Dans notre région, plusieurs musées ouvrent leurs portes au public. L’occasion de découvrir des expositions gratuitement, ainsi que de nombreuses animations.
Le Pavillon de Vendôme, à Aix-en-Provence, propose « des visites guidées de l’exposition temporaire “De la terre jaillit la lumière”, en présence de l’artiste Andrew Erdos, ainsi qu’une projection mapping sur la façade du bâtiment, comme tous les ans », explique Vincent, médiateur culturel du musée. Toujours à Aix-en-Provence, le Musée Granet « accueille un public familial, essentiellement des parents, qui viennent voir leurs enfants dans le cadre de “La classe, l’œuvre !” », confie une médiatrice culturelle.
à Marseille, le Musée d’art contemporain de Marseille [mac] propose plusieurs temps forts, comme l’explique Gilles Baume, responsable des publics : « Les étudiants de l’École Condé vont proposer un défilé en lien avec les œuvres des collections, et 30 lycéennes danseuses vont faire une performance dans nos salles, en lien avec l’œuvre de Franz Erhard Walther. Elles ont travaillé avec un chorégraphe du Ballet national de Marseille. On vise notamment deux typologies de publics, des jeunes dans des cadres scolaires ou universitaires qui, par ailleurs, vont inviter leurs parents et leurs amis. Cela permet à ces publics de se rencontrer, de partager et de découvrir les œuvres des collections. »
Les jeunes à l’honneur
« Enfin, sur le toit terrasse, on organise avec le café Kiosk une soirée musicale. On espère un public jeune. Venir dans un musée le soir, c’est une ambiance magique, on échappe au rythme du quotidien », conclut Gilles Baume.
Cette année, à l’occasion de cette Nuit des musées, des animations sont prévues dans le cadre la 14e édition de « La classe, l’œuvre ! ». Un dispositif créé en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, et qui s’inscrit dans le parcours d’éducation artistique et culturelle. « Après avoir étudié des œuvres durant l’année scolaire, les élèves eux-mêmes assurent la visite et deviennent, le temps d’une soirée, les passeurs de culture », écrit Catherine Pégard, ministre de la Culture, dans l’édito 2026 de la Nuit des musées. Cette initiative a débuté en 2013 avec 100 musées et 100 écoles ou établissements participants, dans toute la France. En 2025, 247 musées et 8 739 élèves de plus de 300 établissements scolaires ont participé, une légère baisse par rapport à 2016, où on estimait 10 000 élèves de 462 écoles.
Les élèves, de la maternelle au lycée, étudient l’œuvre tout au long de l’année, apprennent à l’interpréter ou s’en inspirer pour créer des productions en lien et se l’approprier. Au cours de la nuit, ils proposent alors une médiation libre, soit une analyse, soit une proposition plus artistique et spontanée.
Le soleil couché, la Nuit des musées porte aussi l’ambition d’attirer les publics jeunes ou défavorisés. L’objectif est de dévoiler les richesses du patrimoine, français et européen. Émilie Girard, présidente de l’Icom (Conseil international des musées) soulignait, l’an passé sur France Culture, que le but est de « les rendre [les musées] moins impressionnants, montrer qu’ils sont à la portée de chacun et ainsi contribuer à cette fameuse démocratisation culturelle ». En effet, l’année dernière, plus de 3 400 musées en Europe ont participé à la Nuit des musées, dont près de 1 300 en France. Un chiffre croissant. Dans le pays, les musées accueillent autour de 2 millions de visiteurs à chaque édition.
La Nuit des musées se déroule ce samedi 23 mai, jusqu’à minuit
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Le Devoluy éteint ses lumières pour mieux voir le ciel
« C’était l’action la plus rapide à mettre en place pour diminuer la facture d’énergie. » Depuis son arrivée à la mairie du Dévoluy en 2022, Alexandra Butel, a fait de la réduction de la consommation électrique de l’éclairage public un chantier majeur. Avec la hausse des prix de l’énergie, c’était « indispensable », selon elle.
Pour cela, la commune a entrepris, depuis 2024, de passer à un éclairage LED pour ses plus de 800 lampadaires, dont 78% fonctionnent encore avec des lampes à sodium haute pression. La première phase de rénovation, actuellement en cours, concerne les 40 hameaux du Dévoluy. En 2027, ce sera au tour des stations, avec pour objectif de réduire de 67% la consommation électrique liée à l’éclairage.
En parallèle, la mairie a mis en place l’extinction de l’éclairage public de minuit à 5h du matin. Une initiative de plus en plus adoptée par les municipalités, afin de réduire la consommation d’énergie tout en redonnant aux habitants l’accès à un ciel étoilé. « Depuis Le Dévoluy, la première agglomération voisine c’est Gap, qui émet une petite auréole orange, mais là-bas aussi l’éclairage a diminué », commente Alexandra Butel. La municipalité de Gap a en effet mis en place une extinction partielle de son éclairage public pendant la nuit, depuis 2022. Une initiative adoptée également depuis quelques années par Veynes ou Embrun, entre autres.
Réduire l’éclairage nocturne présente des bénéfices en matière de santé publique, selon les scientifiques, et diminue aussi les perturbations causées par la lumière artificielle à la biodiversité. L’extinction nocturne fait donc d’une pierre deux coups : la commune réduit sa facture énergétique, atténue l’impact négatif sur les espèces locales et valorise son ciel étoilé, déjà reconnu et prisé. Le Dévoluy abrite en effet, sur le plateau de Bure, les douze antennes de radioastronomie de l’observatoire NOEMA, parmi les plus puissantes au monde.
Devenir un village étoilé« Le Dévoluy se prête bien à ce qu’on conserve sa richesse naturelle. Pour nous, cette philosophie était un peu logique à adopter, explique Alexandra Butel. La transition s’est faite simplement, sans levée de boucliers, je crois même que les habitants étaient en attente de passer à l’extinction. On a eu aussi des retours positifs de visiteurs qui viennent pour observer le ciel la nuit. à peine on monte un petit peu, on a vite un point de vue à 360 degrés. » Une fois le programme achevé, courant 2027, la municipalité souhaite candidater à l’obtention du label « Village Etoilé », décerné par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN).
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Une femme poignardée en plein centre-ville de Digne-les-Bains
Une femme de 40 ans a été poignardée dans le centre-ville de Digne-les-Bains dans la nuit de dimanche à lundi, a expliqué le procureur Antoine Pesme à La Marseillaise, confirmant une information de BFM DICI. Elle est toujours hospitalisée à Marseille. Les faits ont eu lieu aux alentours de minuit et demi dans le quartier du pied de ville, a précisé le procureur. L’auteur n’a pas encore été identifié. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Digne pour tentative de meurtre. «J’insiste sur le fait qu’à priori, ce n’est pas une agression de rue, de quelqu’un qui rôde et qui agresse les gens gratuitement. Je pense qu’il y a un différend, que c’est une connaissance avec quelque chose qui a mal tourné », a précisé Antoine Pesme.
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Déjà 50 SDF mis à l’abri du froid au stade Vallier de Marseille
Dimanche, 39 hommes sans abri ont dormi sur ces lits de camp et 38 femmes et enfants qui étaient à la rue ont été hébergés en hôtel. » Au stade Vallier, Audrey Garino est venue faire un point avec les équipes partenaires du SIAO (Ville, Samu social, Croix Rouge et Direction des services de solidarité de la préfecture), soit une vingtaine d’agents qui se relaient sur l’accueil.
Il est 10h30 et une dizaine d’hommes y sont encore à se réchauffer. « Il y a déjà 50 inscriptions pour la soirée, précise l’élue municipale (PCF) en charge de la solidarité. On reste ouvert au moins jusqu’à jeudi ou vendredi. » Dans l’ambiance feutrée dans ce gymnase réquisitionné, encore plongé dans l’obscurité, ils sont quelques uns à émerger des couvertures sur les lits de camp. La nuit a été dure. « J’étais depuis une semaine près des Docks, mais avec le vent qui traverse le duvet, on n’arrive plus à dormir », explique Maxime, 43 ans, agent d’entretien intérimaire, qui vit depuis quelques semaines dans la rue, après 3 ans d’hébergement « à droite, à gauche ». Il a fait la route depuis Toulouse avec Ludo, 51 ans, parti se resservir une tasse de café et embarquer une madeleine « pour reprendre des forces avant d’aller faire la manche ». Ils rejoignent Tony, marseillais « à la rue depuis trois ans » à une table. Tous sont chaudement vétus, mais ont encore du mal à se réchauffer.
« Le 115 n’a pas de place »« La douche est glacée », regrette Ludo. Habitué du dispositif d’urgence, Tony les rassure : « Il y a toujours un temps de mise en route. Le disjoncteur pète, après ça va… » Gilles Aspinas, délégué (PCF) aux affaires sociales confirme : « Vous pouvez y aller, tout est rétabli. » Pour Ludo, « le problème c’est le manque de logements sociaux, à la base ». Comme les deux autres, il est célibataire « donc pas prioritaire. Alors difficile de se remettre en selle. D’autant que je me suis fait volé mes papiers ». Tony lui indique les agents à l’accueil : « Les services sociaux sont réactifs, ils vont t’aider. »
Hamad s’avance sur ses béquilles pour demander « un gros sweat ». Emmitouflé dans une parka élimée et trop large, il décrit : « J’ai tout perdu d’un coup, mon logement, mis en péril. Mon boulot, mis en liquidation. » En un an et demi de rue, il n’a décroché « que des jobs au black, du coup, personne ne me loue ». Comme les trois autres, il « refuse de squatter ». Depuis, sa « bascule », il a tenté comme les autres « le 115, à de nombreuses reprises, mais il n’y a jamais de place ».
En novembre dernier, durant la première vague de froid de cet hiver, Vallier a abrité 81 personnes. Ces ouvertures récurrentes restent temporaires. Un manque de places structurel sur lequel la Ville alerte depuis des années les services d’un gouvernement loin de son objectif « Zéro SDF ».
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La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme
C’est une ancienne boucherie qu’une dizaine d’agents de la police municipale a officiellement investie ce vendredi 28 novembre, avenue de Saint-Jérôme (13e). Un effectif qui devrait doubler d’ici quelques mois. Après le 42, la Canebière, et avant que n’ouvre « très bientôt » la rue Loubon (3e), cette nouvelle antenne de proximité devrait permettre de mieux répondre aux demandes des habitants, a estimé le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) venu dévoiler la plaque d’entrée.
L’idée : que la police municipale investisse tous les quartiers, « d’ici 5 à 6 ans ». « Une police qui connaît la topographie des lieux est essentielle dans le continuum de sécurité », déclare-t-il, fier de cette police « la mieux armée de France dans tous les sens du terme ». Elle « a été déterminante, essentielle, dans les enquêtes en cours », assure Benoît Payan. Un rôle accru que le maire de Marseille assume sans ambages, déplorant le manque d’effectif de la police nationale.
« On est une grande ville, cinq fois Lyon et deux fois et demie Paris, est-ce que vous savez combien de policiers nationaux tournaient cette nuit ? 35 », affirme-t-il pour qui « ce n’est pas sur la sécurité que nous devons faire des économies » pas plus que sur « tout ce qui représente la République ». Entendre la police, la gendarmerie, les hôpitaux, la Poste, les associations, bref « celles et ceux qui font qu’on est debout ». Marseille a besoin « d’une police nationale qui soit calibrée », insiste Benoît Payan, s’indignant que l’année dernière, « le ministre de l’Intérieur ait décidé de supprimer une préfecture de police de plein exercice ». Intolérable pour l’élu dans une ville confrontée de plein fouet au narcotrafic…
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Sept communes distinguées pour leur ciel étoilé
Elles n’ont pas décroché la lune, mais bien une ou deux étoiles. Ce qui, confirme Stéphanie Singh, chargée de mission « Forêt et transition écologique » au PNR Sainte-Baume, est tout à fait possible. « Créé par l’association nationale pour la préservation du ciel et de l’environnement nocturne, ce label vise à pousser les communes à avoir une meilleure gestion de leur éclairage nocturne », explique-t-elle. Les résultats du dernier concours ont été dévoilés le 30 septembre.
Qualité du ciel nocturneDans le Var et les Bouches-du-Rhône, Evenos, Méounes-lès-Montrieux, Néoules, Signes et Roquefort-la-Bédoule ont obtenu une étoile. Plan-d’Aups et La Roquebrussanne en ont décroché deux. Riboux et Auriol avaient été récompensés par une étoile en 2019. Ce qui porte à neuf communes sur 28 à avoir, dans le PNR Sainte-Baume, cette reconnaissance.
Stéphanie Singh détaille : « à l’occasion de chaque concours, la commune répond à un questionnaire et doit par exemple renseigner le nombre de luminaires sur son territoire, leur puissance… » Le label récompense, avec une à cinq étoiles, les actions menées pour assurer une meilleure qualité de la nuit et de l’environnement nocturne. L’évaluation prend en compte le confort, la sécurité, la santé, la maîtrise économique et énergétique, la biodiversité et les citoyens.
Opter pour un éclairage plus responsable est bénéfique, appuie Stéphanie Singh, « pour préserver la biodiversité ». Des espèces comme les chouettes ou les hiboux « ont besoin d’une nuit profonde pour mener leur stratégie de chasse ». Elle ajoute : « La santé humaine est concernée, car trop de lumière la nuit perturbe certaines fonctions métaboliques. » La plupart du temps, le cœur de village reste éclairé et sa périphérie éteinte quelques heures la nuit, « avec à la clé 30 à 40% d’économie sur la facture d’électricité des communes ». « Une meilleure qualité du ciel nocturne permet de rétablir les continuités écologiques, pour que les espèces se déplacent librement. »
Même si la commune n’obtient pas d’étoile, la seule participation au concours lui est profitable : elle bénéficie d’un bilan indicatif gratuit de son éclairage public, de conseils faciles pour l’améliorer… La technologie de l’éclairage a fait d’énormes progrès (programmation de durée et de puissance d’éclairage…). La qualité du ciel, la nuit, attire aussi des amateurs de ciels étoilés. « Il y a une vraie demande dans le PNR Sainte-Baume », reconnaît Stéphanie Singh.


