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  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.

  • Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Il fallait pousser la porte. Vendredi soir, le Prolé était bondé. Une centaine de personnes serrées dans la salle, d’autres encore dehors, à tendre l’oreille. Ambiance chaleureuse, applaudissements nourris, sourires et embrassades : les vœux de Nîmes en Commun et des élus du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche avaient des allures de meeting populaire. Quelque 300 personnes au total. Chaque élu municipal du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche a pris la parole en liant son engagement à un combat. Pierre-Édouard Detrez a ouvert sur la démocratie locale, dénonçant une « gestion clanique et opaque » du conseil municipal et les atteintes répétées au droit d’expression de l’opposition. « Refuser d’entendre certains élus, c’est considérer que tous les Nîmois ne jouissent pas de la même considération », a-t-il lancé, sous les applaudissements.

    Sur le logement, Corinne Giacometti a dressé un constat précis et documenté : chute du taux de logements sociaux, absence de mixité, urgence d’un PLU co-construit. Elle plaide pour « ne plus faire la ville sans ses habitants » et pour des outils concrets : permis de louer élargi, encadrement des loyers, travail avec les bailleurs.

    Christian Bastid a prolongé sur le même thème, martelant que le logement est « un enjeu social majeur, politique, climatique », appelant à lutter contre les marchands de sommeil, la vacance, la spéculation et les locations de courte durée.

    Jo Menut, avec émotion, a porté la voix de l’éducation et de la petite enfance : manque de places en crèches, précarité des personnels municipaux, écoles mal adaptées aux fortes chaleurs. « C’est l’avenir de nos enfants qui se joue », a-t-elle insisté, évoquant la nécessité de végétaliser les cours et de stabiliser les équipes éducatives.

    Bruno Ferrier a livré un plaidoyer pour une éthique politique exigeante face à « une droite qui, depuis vingt-cinq ans, se croit tout permis », appelant à faire confiance au collectif Nîmes en Commun, «où la compétence prime sur les intérêts personnels ».

    Mordante, Marianne Bernède a assumé sa critique de la majorité sortante : « Ils découvrent aujourd’hui qu’il faut végétaliser la ville… après vingt ans de béton ». Elle a rappelé les retards sur les mobilités, les transports, l’adaptation climatique.

    Sylvette Fayet a, elle, recentré le débat sur la vie quotidienne : voirie dégradée, propreté insuffisante, manque de mobilier urbain. Un chantier de fond à mener « avec les habitants et les comités de quartier ».

    «Il faudra plus qu’une majorité»