Tag: Nice

  • Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Du côté de la Commanderie, la trêve a été studieuse.

    « Nous avons pu bien travailler. Certains internationaux sont revenus plus tôt de sélection. Et je récupère quelques joueurs. » Pour Roberto De Zerbi, la préparation du déplacement à Nice a donc été moins problématique, même si durant la parenthèse internationale, deux joueurs ont rejoint l’infirmerie. « Nous avons pu travailler dans le jeu, sur la mobilité et les transmissions. Bref, progresser dans le collectif, malgré un temps restreint. »

    Son équipe va donc retrouver la Ligue 1 ce vendredi, puis la Ligue des Champions, mardi avec la réception de Newcastle. L’entraîneur phocéen est focalisé sur le derby qui attend ses hoplites. Dans un stade de la Riviera qui, pour la première fois de la saison – et malgré l’absence de supporters marseillais – va être à guichets fermés.

    « Il fera chaud dans le stade. Et l’ambiance compliquée qui nous attend doit nous booster, pas nous faire peur », insiste l’Italien. Et si, dans la foulée, son équipe jouera son avenir européen au Vélodrome, il n’oublie pas que « ce déplacement à Nice n’est pas moins important que le match contre Newcastle. C’est le moment pour nous de passer un palier, malgré la malchance qui nous suit », détaille-t-il.

    Pour Roberto De Zerbi, « mon effectif, quand il est au complet, est très fort. Il peut nous permettre d’aller jusqu’où je ne sais pas… », évoque-t-il. Mais avec cinq joueurs majeurs à l’infirmerie, il est conscient que ses forces sont sans doute un peu moins vives.

    Nice demeure un adversaire à part pour l’OM. Parce que c’est un derby. Parce que les duels sont toujours très tendus. Parce que les Olympiens restent sur deux défaites consécutives au stade de la Riviera. Et que le moment serait malvenu d’en vivre une troisième consécutive. Ce qui ne leur est plus arrivé depuis 35 ans.

    « Que ce soit Nice, ou une autre équipe, il n’y a aucun match facile. Chacun est un contexte différent et nous savons que nous serons attendus. Nous nous sommes préparés au mieux pour pouvoir répondre aux Niçois », clame Geoffrey Kondogbia.

    Après deux mois de soins, il est enfin apte et estime que l’OM reste en position de force. « Nous avons la chance d’avoir notre destin entre nos mains, y compris en Ligue des Champions », insiste-t-il.

    Nice est une ligne de crête pour des Olympiens qui doivent y trouver la bonne voie s’ils veulent poursuivre leur route vers les sommets. Défendre, ou bonifier leur place de dauphin, avant de se relancer en Europe.

    La défense olympienne encore remaniée

    Si Geoffrey Kondogbia, Timothy Weah et Leo Balerdi ont profité de la trêve pour se requinquer, Roberto De Zerbi doit encore faire face à une avalanche de forfaits.

    Ainsi, Michael Murillo est revenu blessé de ses participations aux matches du Panama. Alors que du côté de Nayef Aguerd, s’il n’a pas joué avec le Maroc, les craintes de pubalgie se sont révélées exactes.

    De fait, c’est encore la défense marseillaise qui sera cacochyme face à Nice. « Il va nous falloir gagner, malgré les absences », insiste l’entraîneur phocéen. S’il reconnaît que l’absence de Nayef Aguerd est la plus problématique, « nous devons nous habituer à jouer sans lui, même s’il est irremplaçable ».

    S’il n’a rien dévoilé de ses plans concernant son onze de départ, il est possible qu’il replace Benjamin Pavard en défense centrale, aux côtés de Leo Balerdi, dont le statut reste le même. « Il fait ses matches à la Balerdi et rien ne change à son sujet par rapport au début de saison », insiste Robert De Zerbi.

  • « Les adhésifs sont parmi les premiers matériaux de synthèse »

    « Les adhésifs sont parmi les premiers matériaux de synthèse »

    La Marseillaise : Quand sont apparus les matériaux adhésifs durant la Préhistoire ?

    Martine Regert : Ils sont parmi les premiers matériaux de synthèse fabriqués par les êtres humains – avec les pigments qui ont aussi pu être transformés. On en retrouve avec certitude en Europe entre -70 000 et -50 000 ans, témoignant de la fabrication de brai de bouleau par Neandertal. Dans d’autres endroits, ils pouvaient être réalisés avec d’autres matériaux : du bitume au Proche-Orient ou des résines en Afrique du Sud. C’est une innovation qui a permis d’emmancher des outils en silex et de gagner en performances techniques.

    Les retrouve-t-on facilement ?

    M.R. : Non car il s’agit de matériaux organiques qui se dégradent avec le temps. Nous en retrouvons au bord des lacs ou dans des environnements subaquatiques, là où il y a peu d’oxygène et donc peu ou pas d’attaque bactérienne. Cela dit, pour les adhésifs résultant d’un traitement thermique -comme le brai de bouleau-, une partie est minéralisée et aide à conserver la matière organique.

    Le bouleau est-il toujours très présent là où on retrouve du brai de bouleau ?

    M.R. : Pas forcément. Il faudrait que nous fassions une carte de répartition du bouleau et de l’usage du brai de bouleau. Nous nous demandons s’il y avait des circuits d’approvisionnement pour ce matériau avec peut-être certaines régions spécialisées dans sa fabrication. Nous voyons avec les ressources minérales qu’il existait des circuits d’échange entre certaines régions. Peut-être était-ce aussi le cas avec les matières biologiques.

    Propos recueillis par X.B.

  • Rassemblement contre l’hommage d’Estrosi

    Rassemblement contre l’hommage d’Estrosi

    Ils étaient plusieurs dizaines à se réunir, mardi en fin d’après-midi, place Massena, pour dénoncer la volonté du maire de Nice, Christian Estrosi, de baptiser du nom de Nicolas Sarkozy le parvis du futur commissariat central de la ville, « un geste de reconnaissance », selon le maire, annoncé quelques jours après la condamnation de l’ancien président de la République. « Ce qu’a fait Sarkozy est d’une extrême gravité. C’est pour cela qu’il a été condamné. Lui rendre hommage est une honte », a tonné un manifestant.

    La veille, lundi, le Parquet national financier avait indiqué qu’une plainte visant les activités de conseil de Christian Estrosi et de son épouse Laura Tenoudji avait été déposée. Pour « abus de biens sociaux » et « recel d’abus de biens sociaux », a précisé l’avocat d’un employé de la société Smart Good Things Holding, qui revendique le statut de lanceur et veut garder l’anonymat.

  • [Entretien] Carole Rovère : « L’alimentation demeure la cause principale de l’obésité »

    [Entretien] Carole Rovère : « L’alimentation demeure la cause principale de l’obésité »

    Ses recherches portent sur les mécanismes cérébraux qui régulent les comportements alimentaires et particulièrement l’obésité.

    La Marseillaise : Parle-t-on d’intelligence ou de régulation ?

    Carole Rovère : J’essaie de comprendre comment notre cerveau arrive à contrôler les dérégulations du comportement. L’hypothalamus est la partie du cerveau qui contrôle cet équilibre physiologique. On peut parler d’intelligence alimentaire ou nutritionnelle. C’est essayer de manger le meilleur pour notre corps, tout en gardant le plaisir des saveurs.

    Vous insistez sur la prévention ?

    C.R. : Car revenir en arrière est très compliqué lorsque le cerveau est dérégulé. Si les causes de l’obésité sont multiples, soit génétiques (5%) ou hormonales ( 5%), l’alimentation demeure la cause principale avec 90% des cas. Les régimes hyper lipidiques sont dangereux, mais c’est le sucre le plus mauvais, car beaucoup plus addictif.

    Comment se rend-on compte que l’hypothalamus est déréglé ?

    C.R. : Les neurones qui le composent expriment des peptides (soit des neuro hormones), qui sont normalement à l’équilibre. Si elles sont anorexigènes, elles coupent l’appétit et on maigrit. Si elles sont orexigènes, c’est la prise de poids.

    Peut-on les réguler ?

    C.R. : Ces hormones ont d’autres fonctions physiologiques. Elles sont impliquées dans le sommeil ou l’humeur. Les modifier peut faire intervenir des signes d’anxiété ou de dépressions. C’est l’exemple du médicament Médiator, qui à l’origine était prévu pour réguler le diabète et a été détourné pour la perte de poids. N’étant ni étudié, ni quantifié pour agir sur l’obésité, toute une série de problèmes sont apparus.

    Comment agir autrement ?

    C.R. : Au laboratoire, nous travaillons plus sur des approches nutritionnelles. On a enrichi les croquettes des souris en huile de colza, de tournesol ou de soja-maïs, en jouant sur les rapports Oméga 6-Oméga 3 du régime alimentaire. L’OMS préconise un résultat autour de 5. Si le taux est très inférieur, c’est très bénéfique. C’est par exemple le résultat avec de l’huile de colza, riche en Omega 3. En revanche, à l’inverse, avec trop d’huile de tournesol, le taux peut approcher les 17. Une IRM révèle que le cerveau est alors inflammé au bout de 4 mois de ce régime, il y a une prise de poids, des troubles anxieux et de mémoires, selon notre étude publiée en 2024.

    Y a-t-il des aliments qui rendent intelligents ?

    C.R. : (Rires) Sur le Vieux-Port, il y a les poissons bleus, qui sont riches en Omega 3, bénéfiques pour développer la mémoire, un des critères de l’intelligence. Il faut essayer de manger des aliments sains, non transformés, bon pour notre cerveau tout en gardant le plaisir de manger.

  • Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une classe d’initiation à la mer ouvre au collège Vieux-Port

    Une heure de cours en plus par semaine pour apprendre à lire des cartes maritimes, les vents ou découvrir les métiers de la mer. C’est ce à quoi se sont engagés les élèves de troisième de cette première classe baptisée Bimer, au collège Vieux-Port. Créé en 2018 au sein de l’académie de Nice, ce Brevet d’initiation à la mer (Bimer) veut faire découvrir aux collégiens les métiers de la navigation, ainsi que la base scientifique et technique maritime.

    Cette année, c’est au collège Vieux-Port qu’a ouvert la 28e classe Bimer de l’académie Aix-Marseille. Cette classe « est aussi le moyen de montrer que sur notre territoire, à 500 mètres du collège, il y a le Grand Port maritime (GPMM) qui propose un vaste panel de métiers inconnus, explique Patrick Maddalone, directeur des ressources humaines du GPMM. L’idée est aussi de leur montrer toutes les opportunités qu’ils pourraient avoir sur leur projet professionnel et leur vie future. » Ainsi, à la fin de l’année, les collégiens passeront un examen sur les connaissances acquises au cours de l’année autour de la construction des navires, la météo, les réglementations maritimes et enfin les enjeux géopolitiques.

    « Ce type de brevet vous différenciera par rapport aux autres élèves », insiste le recteur de l’académie Aix-Marseille, Benoit Delaunay, devant une vingtaine d’élèves. Le brevet peut d’ailleurs être repassé plusieurs fois pour avoir des qualifications différentes : débutant, maîtrise, avancé et expert. Des élèves qui ne semblent pourtant pas novices : quand le recteur présente des questions types, ils sont deux ou trois à lever le doigt pour répondre.

    Des activités ludiques

    C’est grâce à une classe ouverte, en avril dernier, que les élèves ont pu découvrir la classe Bimer. Ils ont notamment pu voir le Port center, lancé en septembre 2024 par le port. Un moyen pour le Grand port de faire connaître aux scolaires et au grand public le travail qui est fait chaque jour. « On a pu découvrir la carte du port, un conteneur et les différents postes qui existent », explique Sarah, élève dans la classe. C’est lors de cette visite, que le Port Center a pu fêter sa 10 000e visiteuse, Mélissa, maintenant inscrite pour passer son Brevet d’initiation à la mer.

    C’est cette journée découverte et la diversité des activités proposées qui ont motivé la plupart des élèves. « Je suis venu pour les sorties bateaux et le voyage à Barcelone », s’amuse Mamadou. Une raison partagée par Sarah et Yannis. Un moyen de faire connaître de façon ludique un univers qu’ils et elles ne connaissent pas encore.

  • Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates de Marseille ne quittent plus la compétition. Un cinquième match en deux semaines se profile avec ce court déplacement dans l’antre des Aigles de Nice. La patinoire Jean-Bouin, en plein cœur de la cité azuréenne, accueille ce choc de la Méditerranée, comptant pour la 5e journée de Synergie Ligue Magnus. Chez leur voisin niçois, les Marseillais comptent bien poursuivre leur dynamique positive. Trois victoires satisfaisantes, une seule défaite, mais sur la glace de l’un des favoris au titre national en fin de saison : les Dragons de Rouen. Hormis ce faux pas en Normandie, les hommes de Luc Tardif ont parfaitement géré leurs confrontations contre Anglet, Gap et Cergy-Pontoise.

    Appliqués, les Spartiates ont construit leurs victoires lors de chaque tiers-temps. De l’assurance devant leur public, avec un Pomge toujours aussi plein, et une solidité affichée lors du voyage en terres gapençaises.

    Une équipe centrée sur elle-même

    Du staff aux joueurs, tous étaient heureux de la préparation estivale. Une montée en puissance physique, technique et des hockeyeurs prêts pour l’entame du championnat. Le fait de se centrer sur eux-mêmes, sans se soucier trop du jeu des adversaires, fonctionne à merveille sur ces 15 premiers jours de compétition.

    Nice ne jouera, vendredi, que son troisième match de la saison, alors que Marseille entrera sur la glace pour la 5e fois. La dynamique ou la fraîcheur ? Rendez-vous, ce vendredi soir, pour connaître le vainqueur.

    5e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 à la patinoire Jean-Bouin

  • Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Peut-on encore être surpris par une victoire du Cercle des nageurs de Marseille lorsqu’elle se produit dans le championnat national ? Pour leur premier match de la saison, les poloïstes phocéens ont aisément disposé de leurs voisins niçois (22-7), samedi après-midi au bassin Pierre-Garsau. « J’étais très content de l’état d’esprit de mes joueurs », souligne Milos Scepanovic, entraîneur du CNM. « On a produit un rythme de haut niveau, avec un pressing défensif maîtrisé. Au-delà de la différence de qualité individuelle entre nos joueurs et ceux de Nice, l’engagement collectif de l’équipe a fait la différence », ajoute-t-il, quelques jours après être rentré de leur voyage en Californie, où ils ont participé à un stage de préparation de luxe au sein de l’Université de Berkeley.

    Nouvelle saison, même ambition européenne

    « Ça nous a permis d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres », note le technicien monténégrin qui compte cinq nouveaux joueurs dans son effectif. Lorris Canovas, Radomir Drasovic, Bilal Gbadamassi, Efstathios Kalogeropoulos et Adam Nagy ont fait leurs grands débuts sous le bonnet marseillais. « J’espère que ces recrues de talent et d’expérience, associées à celles de nos joueurs cadres, vont nous permettre de se qualifier de nouveau pour le Final Four de la Ligue des champions. C’est notre objectif principal de la saison », assure Scepanovic, persuadé que son nouveau groupe a « plus de potentiel » que celui de l’année passée. « On a plus de confiance en nous-mêmes, ça va nous permettre de mieux aborder les matches face aux autres cadors européens », estime-t-il, conscient que cette saison, avec l’Euro en janvier 2026, va être plus rude.

  • Water-polo : une rentrée sans forcer pour le CNM

    Water-polo : une rentrée sans forcer pour le CNM

    Ils n’ont pas eu besoin de forcer leur talent pour remporter leur premier match de la saison. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont rapidement, et largement, pris le meilleur sur l’Olympic Nice Natation, samedi, devant leurs supporters au bassin Pierre Garsau (22-7). Bien aidés par les cinq buts de Thomas Vernoux, les poloïstes phocéens commencent la saison sur une bonne note. Ils vont enchaîner deux matches de championnat dans les semaines à venir : la réception de Montpellier samedi prochain (18h) et un déplacement à Sète sept jours plus tard (20h).

  • Le Cercle des nageurs de Marseille reçoit son voisin historique niçois

    Le Cercle des nageurs de Marseille reçoit son voisin historique niçois

    Dans le genre David contre Goliath, l’affrontement entre l’Olympic Nice Natation et le Cercle des nageurs de Marseille est un parfait exemple. Les poloïstes phocéens, qui ont remporté le championnat de France pour la 42e fois de leur histoire l’année passée, restent sur 19 victoires d’affilée face aux Maralpins. Leur dernière défaite remonte au 17 décembre 2016 (5-7).

    Si le water-polo français est outrageusement dominé par le CNM de nos jours, le club niçois a également connu son quart d’heure de gloire, avec huit sacres consécutifs entre 1996 et 2004, en comptant sur un important contingent d’internationaux néerlandais. Un certain Marc Amardeilh, actuel entraîneur adjoint de Milos Scepanovic sur le banc marseillais, a même participé à la fin de l’aventure dorée.

    La saison passée, l’Olympic Nice Natation a terminé à l’avant-dernière place du championnat, avec deux points d’avance sur Taverny. Mais aucune de ces deux équipes, pourtant positionnées dans les habituels sièges éjectables pour la relégation en Nationale 1, n’a connu la descente, en raison du retour d’un championnat à dix. La faillite du Stade de Reims Natation et les promotions du Douaisis Agglo water-polo et de l’Union Saint-Bruno (Bordeaux) ont rééquilibré la balance. En misant sur des poloïstes formés au club, le club maralpin espère retrouver une seconde jeunesse.