Tag: négociations

  • Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    C’est le troisième mouvement de grève depuis juillet dernier contre la réorganisation du service de distribution de lettres et colis, mise en place en mai dernier, qu’a organisé le syndicat Sud PTT ce mercredi 4 février devant le centre de tri de Courtine, à Avignon.

    Et ils étaient une trentaine de facteurs, sur 49 au total, à s’être mobilisés devant le portail de l’établissement de La Poste dans la matinée. « Voilà bientôt huit mois qu’une réorganisation inique a été mise en place au service de la distribution des lettres et colis d’Avignon. Résultat : une qualité de service fortement dégradée, des restes accumulés quotidiennement, des conditions de travail fortement détériorées », précise le syndicat. Des négociations se sont tenues ce vendredi 31 janvier avec la direction, sans succès.

    Demandes persistantes

    Les demandes du syndicat restent globalement les mêmes depuis les premières mobilisations en juillet. À savoir « la réinjection de moyens supplémentaires (8 facteurs colis/courrier), l’arrêt du management toxique, une réfection complète du bâtiment permettant aux agents d’exercer leurs activités sereinement », précisent-ils. Les grévistes réclament aussi « le retour des facteurs sur le site de Kennedy permettant ainsi une proximité avec les usagers ». Ce centre se situait à proximité de l’agence de la rue de la République, en intra-muros de la cité des Papes. « En début de conflit, après la grève, on a l’impression que ce déménagement était une punition », glisse Noémie Leblanc, secrétaire adjointe de Sud PTT 84. Elle conclut en soulignant que « le maintien de ce service public à Avignon et en périphérie repose uniquement sur l’implication et le professionnalisme des facteurs » et que « les usagers sont impactés de plein fouet ».

    Contacté par La Marseillaise, le groupe La Poste assure qu’une nouvelle direction a été mise en place « depuis le début du mois » et affirme avoir engagé plusieurs actions, comme l’intégration de neuf personnes en CDI qui « terminent actuellement leur formation », une étude sur le réaménagement des surfaces en concertation avec les postiers et l’initiation de groupes d’échanges « dans chaque équipe pour travailler au plus près du terrain, à la recherche de solutions et à l’amélioration des conditions de travail ».

  • Une nouvelle mobilisation qui sent la poudre à Eurenco

    Une nouvelle mobilisation qui sent la poudre à Eurenco

    Une semaine après le premier rassemblement devant la poudrerie Eurenco de Sorgues, il y avait à nouveau un peu moins de 150 personnes sur le piquet de grève. La CGT et FO demandent depuis plusieurs semaines de meilleures conditions de travail après avoir refusé de signer les négociations annuelles obligatoires avec la direction.

    Ils revendiquent une revalorisation générale des salaires de 130 euros bruts pour chaque employé, la revalorisation de la prime d’ancienneté, une prise en charge plus importante de la mutuelle et de la prévoyance par l’entreprise ainsi que la transformation des contrats d’intérim en CDI. Les discussions sont actuellement au point mort.

    Jouer au dur

    Jérémy Durou, secrétaire général central FO Eurenco, évoque notamment le fait que la direction n’aurait pas du tout l’intention de revenir vers les organisations syndicales pour négocier… Face aux employés mobilisés à Sorgues, il évoque même une « intimidation de salariés grévistes », assurant que le directeur général adjoint de l’opérationnel a « ouvertement dit à un salarié de Bergerac [l’autre site de production du groupe en Dordogne, Ndlr] que s’il n’était pas content, il pouvait aller ramasser des pommes ». Des agissements qui seront portés devant l’inspection du travail par FO et la CGT.

    « On va durcir le mouvement avec des actions plus fortes, par des grèves plus longues ou des actions coup de poing, plus visibles », confie de son côté Jérémy Caillé, secrétaire général central CGT à Eurenco. « Certains se croient supérieurs aux autres. S’ils veulent jouer les durs, on va durcir aussi », ajoute Jérémy Durou.

  • Silvestre Da Silva officialise sa candidature insoumise à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Silvestre Da Silva officialise sa candidature insoumise à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    William Sylvestre Da Silva officialise sa candidature aux couleurs de la France insoumise. Le parti avait annoncé constituer une liste il y a une semaine, lors d’une réunion publique organisée le 26 janvier. C’est finalement son chef de file, Port-Saint-Louisien de 32 ans, qui en prend la tête. Engagé dans le milieu associatif et politique local, il a été trésorier de l’antenne de la Ligue des droits de l’Homme avant de rejoindre le parti en tant que militant en 2016.

    Si sa liste a été rejointe par les Écologistes, l’union avec le PCF, qui avait présenté Aurélie Grach sous l’étiquette de la gauche unie, dès le mois de septembre, n’est plus à l’ordre du jour. LFI annonce que les négociations « n’ont pas permis de garantir une représentation politique pleine et effective », condition qu’elle considère comme « indispensable pour défendre loyalement les accords programmatiques et les orientations de rupture » qu’elle porte.

    « L’union ne peut être ni décorative ni déséquilibrée », explique l’organisation par voie de communiqué. « Notre ligne garde sa clarté : nos adversaires restent la droite, l’extrême droite et la macronie, dont les politiques ont durablement fragilisé les classes populaires, les services publics et la démocratie locale. »

    La liste insoumise et écologiste sera présentée dans les semaines à venir. Les rendez-vous qui jalonneront la campagne seront prochainement annoncés.

  • À Eurenco, à Sorgues, la colère monte malgré des résultats record

    À Eurenco, à Sorgues, la colère monte malgré des résultats record

    « Plus ils font du chiffre, moins on est augmentés alors qu’on bosse de plus en plus », glisse, amer, un employé du site Eurenco Sorgues, mardi 27 janvier. Un rassemblement était organisé conjointement par la CGT et Force ouvrière, accompagné d’une grève de 20h, la veille, jusqu’à 4 heures du matin, ce mercredi, afin de revendiquer de meilleures conditions de travail.

    Ils étaient ainsi plus d’une centaine à se rassembler devant le site de production d’explosifs à l’appel des deux syndicats, après avoir refusé de signer les négociations annuelles obligatoires avec la direction. Une centaine de personnes se sont également réunies sur le site Eurenco de Bergerac (Dordogne). De 11h à 13h, les entrées de camions sur le site ont été bloquées par les salariés. Contactée, la direction d’Eurenco n’a pas répondu aux sollicitations de La Marseillaise. Le contact entre syndicats et direction n’a pas encore été rétabli.

    Parmi les revendications communes figure une revalorisation générale des salaires de 130 euros bruts pour chaque employé. « C’est en lien avec les excellents résultats de l’entreprise. Les augmentations ne suivent pas », regrette Jérémy Caillé, secrétaire général central CGT Eurenco. « Ce n’est pas cohérent avec la santé de l’entreprise », abonde Jérémy Durou, son homologue chez Force ouvrière. Ils avancent comme preuves un carnet de commandes « complet jusqu’en 2040 » et un objectif de « 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2030 », citant les propos du PDG, Thierry Francou, dans le média spécialisé La Lettre. Une ouverture du capital de l’entreprise était même envisagée.

    « On sait très bien ce que l’on fabrique. Mais il ne faut pas que l’argent remonte uniquement dans les poches de nos actionnaires. Ils vont se faire de l’argent sur notre travail. Et ça, c’est inacceptable où que ce soit », souligne le responsable syndical CGT. Il est également reproché au PDG de s’être augmenté de 12% dernièrement, soit bien plus que les 1,4% proposés aux ouvriers, en décembre. Devant les grilles ornées de drapeaux syndicaux, Jean-Louis, chef d’équipe salarié depuis huit ans, réclame « un effort », alors « qu’on n’arrête pas le travail en 3/8 ». « On aimerait être reconnus à notre juste valeur », appuie l’un de ses collègues.

    Prime d’ancienneté

    Au total, quatre revendications ont été construites conjointement. La seconde concerne la revalorisation de la prime d’ancienneté, qui passerait de 15% à 20%. « Ils sont sur le minimum. Le but est de valoriser l’expérience car ce que l’on fait ici ne s’apprend que sur place. Ce n’est pas un privilège, ce n’est que justice », affirme Jérémy Caillé.

    Les syndicats demandent aussi une prise en charge plus importante de la mutuelle et de la prévoyance par l’entreprise. « Passer la prise en charge de 60 à 70% ne ferait que compenser les augmentations du coût de la vie. Il faut rappeler que des produits dangereux sont manipulés quotidiennement », assure le délégué FO.

    Enfin, ils réclament la transformation des contrats d’intérim en CDI. « Certaines équipes sont constituées à 30% d’intérimaires. Ce sont des gens que l’on maintient volontairement dans la précarité », déplorent les responsables syndicaux.

  • Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    C’est une première, j’ai 20 ans de Crédit Agricole et cela ne s’est jamais fait. » Alexandre Ferretti, secrétaire général de Sud Crédit Agricole Alpes-Provence, relaie, avec le Sneca/CGC, le mouvement de grève national prévu ce jeudi 22 janvier sur les caisses de la région. Date à laquelle se tient un comité social et économique. Débrayage ou journée de mobilisation selon les agences, ce mécontentement fait suite « à l’échec des négociations salariales, dans un contexte pourtant marqué par des résultats économiques solides », indique une intersyndicale dans un communiqué CGT-Sneca-Sniam-Sud-Unsa. De « 16 à 17 euros bruts par mois » à mettre en regard de résultats nets au troisième trimestre de plus de 3 milliards d’euros, détaille Alexandre Ferretti. Pour lui, « on ne peut pas demander de l’excellence relationnelle, de l’engagement aux salariés et ne pas les augmenter dans une région où le coût de la vie est plus important qu’ailleurs ».

    Les syndicats dénoncent également une dégradation de leurs conditions de travail. « On se rend compte avec une intelligence artificielle de plus en plus présente, la concurrence des banques en ligne, la demande croissante de nos clients, on doit être encore plus réactifs qu’avant », explique Alexandre Ferretti.

    « Le sang vert »

    Si l’engagement et « l’appartenance à l’image » restent « très forts », « on a des éléments qui nous sont présentés dans les CSE, sur l’absentéisme notamment. Nous sommes inquiets de la santé de nos collègues », témoigne le représentant syndical. Par-dessus tout ça, les réformes organisationnelles menées par le Crédit Agricole ajoutent à l’angoisse. Le projet « Efficacité » prévoit de réduire « les coefficients d’exploitation ». « On commence à perdre certains services au niveau de certaines caisses », précise Alexandre Ferretti. Si chaque caisse régionale est indépendante avec des services dits « support », dédiés par exemple à l’assurance emprunteur, ces derniers sont regroupés. « L’objectif, c’est de faire des économies d’échelle dans le temps », poursuit le syndicaliste, inquiet pour les « emplois de demain ». Si aucune suppression d’emplois n’est prévue au sein du Crédit Agricole Alpes-Provence qui rassemble quelque 2 200 salariés, les non-remplacements commencent déjà dans d’autres caisses, assure-t-il.

    « Ce qui fait notre force c’est la proximité et pour que ça tienne, il faut que les gens soient heureux », martèle Alexandre Ferretti, « les salariés ont le sang vert mais il faut voir comment on va vers ce nouveau projet d’entreprise ». Raisons pour lesquelles des « points conviviaux » sont organisés dès 8h30 ce jeudi 22 janvier sur les sièges de Gap et Aix-en-Provence pour échanger avec les salariés.

    Contactée, la direction régionale n’a pas donné suite. Une prochaine réunion de négociation au niveau local est prévue début février.

  • Les Kem One endeuillés après un accident à Martigues

    Les Kem One endeuillés après un accident à Martigues

    L’action syndicale des salariés de Kem One à Lavera a pris un coup d’arrêt brutal, mercredi matin. Un accident de la route a impliqué un motard sur la départementale 9 à proximité de l’entrée de l’usine chimique, aux alentours de 8h.

    L’intervention de huit pompiers et de leurs quatre engins de secours n’a pas suffi à réanimer le motard d’une soixantaine d’années, d’après les pompiers 13. L’accident a perturbé un temps la circulation autour des accès à la plateforme pétrochimique, à la sortie du viaduc et autour du rond point du chat noir.

    La CGT a demandé le report des négociations

    D’après les syndicalistes présents à l’entrée de l’usine Kem One, rapidement informés, le motard en question était l’un des travailleurs de l’usine. Vers 9h, les salariés mobilisés avec le syndicat CGT de l’entreprise dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) ont collectivement décidé d’arrêter leur mouvement.

    La CGT Kem One a demandé le report des NAO à la direction du groupe, qui a accepté. Le nouveau rendez-vous est fixé au 28 janvier. « On avait même fait attention à fluidifier le passage au tractage et pas bloquer », regrette un syndicaliste présent sur place.

  • Le fonds Apollo va-t-il lâcher Kem One ?

    Le fonds Apollo va-t-il lâcher Kem One ?

    On est au fond du trou, criblés de dettes », s’inquiète Michaël de Dios, secrétaire adjoint du syndicat CGT de l’usine Kem One de Fos-sur-Mer. Ce dernier et son homologue du site de Lavéra, Geoffrey Del Baldo, nous ont sollicités, vendredi 9 janvier, pour livrer leurs inquiétudes sur l’état et la gestion de la société chimiste, propriété du fond d’investissement états-unien Apollo global management, alors que débutent, ce mercredi, les négociations annuelles obligatoires (NAO).

    Car, cinq ans après l’acquisition de Kem One par Apollo, les comptes ne sont pas bons, selon les syndicalistes. « On a payé 38 millions d’euros sur les intérêts de la dette en 2025, affirme Geoffrey Del Baldo. C’est comme si on commençait l’année dans le négatif. » « C’est approximativement le résultat net qu’on faisait avant, abonde Michaël de Dios. Tout ce qu’on gagne passe dans le remboursement des intérêts de la dette. »

    La conjoncture économique n’aide pas. « La dette grossit à cause du contexte de la chimie », détaille Didier Chaix, délégué syndical de Kem One au niveau national. « Il a fallu réemprunter 200 millions d’euros, cette année, car le marché du PVC est déprimé en prix et en volumes. 2026 est une année charnière et les interrogations se posent sur le maintien de l’activité », estime le syndicaliste.

    Un air de déjà vu

    Les syndicalistes pointent le besoin d’investissement. Pour Didier Chaix, « même dans une période compliquée, il faut investir pour préparer l’outil de production pour les bonnes années ». En substance, la CGT « prend ses responsabilités », selon le délégué central, et demande à Apollo de « ne pas piloter Kem One sur son activité, mais sur son avenir », parlant d’un « monstre financier de 900 milliards de dollars pour lequel ça ne devrait pas être un problème de sortir quelques dizaines de millions pour l’outil ».

    L’utilisation de l’argent est au cœur des critiques. « On est shooté aux consultants imposés par Apollo », tance Didier Chaix. « Entre 2024 et 2025 ça nous a coûté 25 millions d’euros. On sera très loin de cette somme pour nous aux négociations annuelles », fait-il remarquer. « Ça n’apporte aucune plus-value », juge Geoffrey Del Baldo, qui abonde : « Pendant ce temps, on a des retards de paiement auprès des sous-traitants. Avec le manque de trésorerie, des électriciens et échafaudeurs ont été payés avec trois mois de retard. » « L’image de Kem One est celle d’un mauvais payeur et on pense avoir perdu des clients comme ça », déplore-t-il.

    Et pas que des clients. « Nos dirigeants ont perdu la confiance des salariés », lance Michaël de Dios, indiquant que « les cadres, ouvriers, jeunes apprentis, fuient Kem One. On n’arrive pas à recruter et les gens partent ou veulent partir » déplore-t-il. Didier Chaix confirme et constate « beaucoup de démissions, de ruptures conventionnelles et de CDD qui ne sont pas reconduits et ça dégrade les conditions de travail de ceux qui restent ».

    Le doute, pour ne pas dire la défiance, s’installe. « Partout où Apollo est venu, ils n’ont rien investi et font payer les intérêts de la dette jusqu’à la bascule », s’insurge Michaël de Dios. Le passage du fond d’investissement entre 2011 et 2014 à Ascométal, à proximité, s’était soldé par un redressement judiciaire. « Il y a intérêt à ce que les propriétaires trouvent une solution, car notre activité impacte la filière », conclut Didier Chaix.

    Contactée, la direction de Kem One n’a pas répondu à nos sollicitations dans les délais. Le syndicat CGT de Lavera appelle à la mobilisation devant l’entrée, ce mercredi dès 7h.

    « Apollo nous fait payer sa dette jusqu’à la bascule »

  • Les employés de l’Ehpad Mille Soleils au Muy mobilisés pour les salaires

    Les employés de l’Ehpad Mille Soleils au Muy mobilisés pour les salaires

    Depuis de longues semaines, les négociations annuelles obligatoires (NAO) achoppent entre la direction de l’Ehpad Mille Soleils (établissement du groupe EMERA) et les employés sur la question des salaires. À date, les augmentations proposées – 36 euros brut pour les aides soignants, 7 pour les ASH – demeurent bien loin des revendications : une augmentation significative généralisée à l’ensemble du personnel, et un complément contractuel de 350 euros « afin de garantir l’égalité de traitement », revendique Katherine Zede, déléguée syndicale CGT EMERA.

    En conséquence, un débrayage suivi par l’ensemble des salariés a eu lieu mercredi devant l’établissement, ces derniers quittant leur poste entre midi et 14h, laissant la direction s’occuper des résidents. « D’autres établissements du même groupe, dont un dans le département, un dans les Alpes-Maritimes, ont des salaires plus importants sur les mêmes postes. À travail égal, salaire égal », clame Nathalie Blasco, co-secrétaire de l’Union syndicale départementale Santé et Action sociale de la CGT.

    Un autre Ehpad du groupe mobilisé au Mans

    Une augmentation que les syndicalistes estiment justifiée par les « milliards d’euros d’aides publiques versés à des entreprises comme EMERA, dont certaines réalisent d’importants profits. Cet argent doit servir à une augmentation générale des salaires, et non à enrichir une minorité au détriment de celles et ceux qui font vivre l’entreprise », pointe Katherine Zede, qui dénonce aussi les conditions précaires subies par les soignantes, « contraintes d’effectuer des vacations dans d’autres établissements afin de boucler leurs fins de mois. Cette situation se fait au détriment de leur vie de famille, de leur santé et de leur repos alors même qu’elles exercent un métier essentiel et éprouvant ». « Ils ont augmenté la rémunération des infirmières par rapport à des difficultés de recrutement. Augmenter les salaires permettrait de réduire le turn over et l’absentéisme », affirme Nathalie Blasco.

    Après leur mobilisation – aussi suivie dans un autre établissement du groupe, au Mans -, la totalité des salariés (y compris les cuisiniers et le reste du corps soignant) ont regagné leurs postes, mais annoncent être prêts à poursuivre le mouvement si leurs revendications n’étaient pas écoutées.

  • Vague de licenciements confirmée à l’ex-Holiday inn

    Vague de licenciements confirmée à l’ex-Holiday inn

    « C’est officiel, nous sommes tous licenciés. » À la sortie de son entretien de pré licenciement, ce mercredi, Karima Malagouen, qui travaille depuis 15 ans au sein de l’hôtel Marseille centre gare saint Charles, est déçue mais reste déterminée. Après une semaine et demi, les casseroles et les slogans du piquet de grève des salariés de l’ex-Holiday inn, résonnent ce mercredi encore, malgré le froid, pour exiger de meilleures conditions pour leur licenciement.

    La mobilisation a débuté lundi 29 décembre, après que six salariés aient appris leur licenciement le lendemain de Noël pour des raisons économiques, selon la direction. Un mouvement de grève qui a poussé la directrice des ressources humaines du groupe Alboran, propriétaire de l’hôtel depuis trois ans, a rencontré quatre représentants vendredi dernier. Une réunion lors de laquelle les licenciements ont été confirmés (notre édition du 3 janvier).

    Des difficultés remises en question

    Ces mardi et mercredi, les salariés concernés ont eu leur entretien de pré-licenciement, où leur a été transmis un contrat de sécurisation professionnelle, que l’employeur est légalement tenu de proposer. « On a beau essayé de discuter avec eux, ils ne veulent rien entendre et nous disent que c’est économique », se désole Karima Malagouen, coordinatrice du petit-déjeuner. Une explication qui a toujours du mal à passer pour la salariée : « Ils ne nous ont rien donné pour prouver que l’hôtel était en difficulté. Ils nous l’ont juste dit à l’oral. » Une décision d’autant plus incompréhensible pour ces employés, que certains avaient reçu des félicitations pour leur travail quelques jours avant et que l’hôtel entame des gros travaux pour passer à quatre étoiles.

    Les négociations avec la direction sont toujours en cours et la grève est reconduite ce jeudi à 11h, et « tant qu’aucun accord de fin de conflit est obtenu et signé » affirme Gaëlle Barbero, défenseure syndicale de la CNT-SO 13.

  • Pas d’avancées mais des entretiens dans le bras de fer de l’ex-Holiday Inn

    Pas d’avancées mais des entretiens dans le bras de fer de l’ex-Holiday Inn

    Le bruit des casseroles du piquet de grève du personnel de l’hôtel Marseille Centre Gare Saint Charles (ex-Holiday Inn) s’entend depuis l’entrée de la gare de la ville, ce mardi.

    Après plus d’une semaine de mouvement avec la CNT-SO, la détermination des grévistes est intacte et n’est pas érodée par le froid glacial du jour. « On est toujours là malgré la météo. On ne baisse pas les bras », lance Karima Malagouen, responsable des petits-déjeuners de l’établissement, entre deux coups de casseroles. En lutte contre plusieurs menaces de licenciements pour de supposés motifs économiques, et malgré des débuts de discussions avec la direction du groupe Alboran, propriétaire de l’hôtel, il n’y a malheureusement rien de nouveau sous le soleil dans le conflit. « Ces tentatives de licenciements sont injustes et injustifiables donc on ne lâchera pas. On est ici depuis longtemps, on sait que l’hôtel va bien. De l’argent, il y en a. On a d’ailleurs eu deux fois de suite une prime de qualité, preuve de notre bon travail », tempête la salariée.

    Seul bougé notable : le début d’une série d’entretiens préalables à licenciement, comme annoncé dans notre édition du 06/01, avec une première salve ce mardi, et une autre mercredi. « On n’a pas eu de retours sur nos propositions dans le cadre des négociations. La direction ne revient pas sur sa volonté de licenciement. Les entretiens ne vont pas être faciles », précise Gaëlle Barbero, défenseure syndicale de la CNT-SO 13. D’où « une mobilisation spéciale », avec la remise de chèques de solidarité avec les grévistes, ce mercredi à 12 heures.