Tag: Nature

  • Le collectif de l’Huveaune s’inquiète pour des arbres du parc de la Botte

    Le collectif de l’Huveaune s’inquiète pour des arbres du parc de la Botte

    Dans un communiqué envoyé hier à la presse, le collectif de l’Huveaune écrit : « Le projet d’aménagement des berges de l’Huveaune au parc de la Botte [porté par l’Établissement public d’aménagement et de gestion des eaux Huveaune – Côtiers -Aygalades ou Epage Huca, la Ville d’Aubagne, la Métropole Aix-Marseille, Ndlr] a suscité en 2023 un émoi considérable à Aubagne. » Le collectif embraye : « Des rassemblements et une pétition ont permis de voir le projet initial, qui prévoyait l’abattage de 234 arbres significativement modifié. Une quinzaine d’arbres ont été au final détruits. Les travaux sont en voie d’achèvement sous la responsabilité de l’Epage Huca. »

    Il continue : « Mais voilà que depuis quelques jours, les usagers du parc ont observé le marquage pour abattage d’un grand nombre d’arbres adultes à proximité du chantier, sans aucune explication fournie par la mairie (l’Epage Huca s’étant déclaré extérieur à cette opération et sans information à ce sujet). Nous refusons ces abattages dans l’urgence et l’opacité. Nous exigeons, si ces arbres sont malades et constituent un danger pour les usagers, que les diagnostics soient rendus publics et que des échanges aient lieu sur site pour évoquer les solutions possibles avec les citoyens. »

    Interrogée par nos soins, la Ville répond : « Parmi les arbres marqués dans le parc, neuf vont être abattus car ils sont morts et présentent un danger pour les usagers à cause des chutes de branches. D’autres vont être taillés et élagués, comme cela se fait chaque automne. »

  • Vers un classement en site de la Sainte-Baume pour la protéger

    Vers un classement en site de la Sainte-Baume pour la protéger

    Lancée le 6 octobre, l’enquête publique se déroule dans les communes suivantes : Auriol, Gémenos, Roquefort-la-Bédoule et Roquevaire dans les Bouches-du-Rhône ; Le Castellet, La Celle, Mazaugues, Méounes-lès-Montrieux, Nans-les-Pins, Plan-d’Aups, Riboux, La Roquebrussanne, Rougiers, Saint-Zacharie, Signes et Tourves dans le Var. Toutes font partie ou sont associées (comme Roquefort-la-Bédoule) au Parc naturel régional de la Sainte-Baume, qui couvre 84 200 hectares dont 80% se situent en espaces naturels. La Sainte-Baume, elle, compte deux points culminants à 1 148 mètres : Signal des Béguines et Jouc de l’Aigle.

    Alors que le siège de cette enquête a été fixé à l’hôtel de ville de Plan-d’Aups, un agent explique : « L’objectif du classement est la conservation, la préservation d’espaces naturels ou bâtis qui présentent un intérêt certain au regard des critères prévus par la loi, artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. » Il développe : « Conduire une Opération Grand Site, c’est-à-dire une démarche contractuelle entre l’État et les collectivités locales pour la gestion de sites classés à forte fréquentation, vise à restaurer et protéger activement la qualité paysagère, naturelle et culturelle du site. » Il s’agit aussi « d’améliorer la qualité de la visite, stationnement, circuits, information, animations, dans le respect du massif de la Sainte-Baume ».

    Bien commun

    Sans oublier « favoriser le développement social et économique dans le respect des habitants ». Il ajoute : « L’Opération Grand Site (OGS) aboutit à un programme d’études et de travaux qui permettra à terme de prétendre au label Grand Site de France qui a une durée de six ans. »

    Si, en effet, le massif de la Sainte-Baume était classé au titre des sites, trois interdictions s’imposeraient : la création d’aires de camping ou de caravaning, la publicité, l’implantation de pré-enseignes et le déploiement de nouvelles lignes aériennes. « Le classement est un outil de protection sur le long terme. À travers celui-ci, l’État accompagne nos territoires pour préserver le paysage de toute évolution qui porterait atteinte à ce bien commun et encourage des aménagements de qualité », développe l’agent.

    Une fois le site classé, des contraintes supplémentaires s’appliqueraient. Par exemple, une procédure d’autorisation pour les particuliers désirant faire des travaux de rénovation. Pour donner son avis, le public peut, par exemple, consulter le registre* dématérialisé de l’enquête.

  • Au Vigan, la grande fête cévenole de la nature

    Au Vigan, la grande fête cévenole de la nature

    C’est une première pour la cité cévenole. Du vendredi 10 au dimanche 12 octobre, Le Vigan réunit sous une même bannière quatre de ses rendez-vous annuels : la Fête de la forêt des Cévennes, les Journées mycologiques, la Foire Miel & Frigoule et la journée dédiée au Parc national des Cévennes. Ensemble, ils composent une seule grande manifestation : « Le Vigan fête la nature ». « Jusqu’ici, chaque manifestation vivait de son côté. En les réunissant, on crée une synergie nouvelle, plus conviviale, on favorise les échanges entre acteurs du territoire », explique Mathieu Eybalin, coordinateur de l’événement. Près de 4 000 visiteurs sont attendus pour cette édition inaugurale, au cœur d’un territoire inscrit à l’Unesco.

    Une synergie inédite

    Le programme s’annonce riche. Vendredi, la Fête de la forêt mettra en avant la filière bois et ses métiers, à travers visites, animations et projections. Les Journées mycologiques, elles, dévoileront dès le matin leurs ateliers pour les scolaires avant d’ouvrir au grand public un espace d’exposition consacré à des centaines d’espèces de champignons. Samedi, c’est le Parc national des Cévennes qui prendra le relais, avec randonnées, conférences, balades au fil de l’eau et une grande journée de sensibilisation autour de la biodiversité. En parallèle, la Fête de la forêt se poursuivra du côté de l’Espérou, entre sorties thématiques et rencontres avec des professionnels. Dimanche marquera le grand final au parc des Châtaigniers. Démonstrations de bûcherons, mikado géant de grumes, exposition de plus de 300 champignons, marché forestier et ateliers autour du miel et des plantes médicinales pour clôturer. Petits et grands pourront fabriquer des bougies en cire, goûter différents miels du territoire ou s’essayer à la grimpe d’arbres.

  • #DisMoiPourquoi dit-on que quand nous tombons dans le triangle des Bermudes, nous ne pouvons plus remonter à la surface ?

    #DisMoiPourquoi dit-on que quand nous tombons dans le triangle des Bermudes, nous ne pouvons plus remonter à la surface ?

    À ma connaissance, aucune anomalie de nature scientifique n’a été mesurée dans le triangle des Bermudes : ça reste un mystère ! Peut-être que le témoignage d’un « survivant » permettrait de nous éclairer ! Certains évoquent une réponse beaucoup plus terre à terre : s’il y a autant de disparitions de navires et d’avions perdus dans le triangle des Bermudes, c’est peut-être que la zone est un carrefour très important de circulation aérienne et navale… et donc que le risque d’accident y est plus élevé ! Ça fait moins rêver… »

    Didier Vandamme. Maitre de Conférences au Centre de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (AMU, CNRS, IRD, INRAE, Collège de France).

  • Venez découvrir l’écosystème de Provence

    Venez découvrir l’écosystème de Provence

    C’est une journée festive qui attend les familles, ce samedi, au théâtre de Verdure et en centre-ville de Saint-Paul-les-Durance, à l’occasion de l’événement Nature en sCENe, organisé par le Conservatoire d’espaces naturels en Provence-Alpes-Côte d’Azur (CEN Paca). « C’est une grosse journée qui attend les visiteurs autour de trois grands axes : des sorties natures, des conférences, mais aussi des stands et ateliers pour petits et grands », explique Emeline Pujolas, chargé de la vie associative au CEN Paca et coordinatrice de l’événement. « Il y aura également des expositions, une sur des dessins naturalistes et l’autre sur des photographies animalières. »

    Ainsi, les habitats, faunes et flore en bord de Durance n’auront plus aucun secret pour vous. En ce qui concerne les conférences, elles porteront sur la forêt, les fleuves et les rivières. « Saint-Paul-lez-Durance est l’endroit idéal pour cette nouvelle édition, car c’est un carrefour entre différents territoires : le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, mais aussi le Var », ajoute la coordinatrice, qui précise : « On veut montrer la richesse de la région et de ce territoire au bord de l’eau, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à la biodiversité d’une richesse incroyable. »

    Information et sensibilisation du public

    Nature en sCENe est une grande journée festive, gratuite et conviviale, où la sensibilisation à la biodiversité y est prégnante. « On observe depuis plusieurs années un déclin de la biodiversité, ce n’est un secret pour personne et nous, nous souhaitons porter la voix du vivant qui n’est pas en mesure de s’exprimer », précise Emeline Pujolas. « Sans compter qu’observer la nature ça fait toujours du bien à tout le monde. »

    La journée est aussi une opportunité de célébrer le 50e anniversaire du Conservatoire. « Nous sommes l’une des rares associations régionale créée par une petite poignée de naturalistes passionnés et qui a su perdurer dans le temps. Nous avons, pendant toutes ces années, poursuivi notre mission et aujourd’hui, nous comptons 70 salariés », continue-t-elle. L’association, depuis sa création, à pour objectif la préservation du patrimoine naturel de la région. Son action s’appuie sur une approche concertée au plus près des enjeux environnementaux, sociaux et économiques des territoires.

    « Aujourd’hui, nous poursuivons nos missions en ce qui concerne la connaissance de la biodiversité, la protection des espaces naturels et des espèces, la gestion de sites naturels, mais aussi l’information et la sensibilisation du public, l’un de nos axes majeurs, ce samedi », souligne Emeline Pujolas. « Nous sommes fiers de pouvoir proposer un événement de cette envergure symbole de notre accroissement, mais aussi du fait que nous sommes connus et reconnus. »

    La journée se clôturera avec un apéritif à partir de 19h, où les partenaires historiques du Conservatoire, et notamment la commune de Saint-Paul-lez-Durance, seront présents pour célébrer cet anniversaire.

    Samedi de 10h30 à 19h30.

    Gratuit.

  • Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La campagne des municipales

    Léo Purguette : Est-on déjà dans la campagne ?

    Pour nos adversaires oui. De notre côté, ce qui compte pour moi, c’est qu’on a fait le démarrage de campagne du Printemps marseillais avant les candidats. Samedi matin dernier, 1 500 personnes à la maison de l’Arménie, c’était un signal positif. On revient aux sources de ce qu’a fait le Printemps marseillais en 2020, dans un autre contexte. C’est-à-dire qu’on remobilise notre base militante et les habitants. On revient au message de base du Printemps marseillais : transformer la ville avec un mouvement citoyen et ce mélange un peu particuliers de partis politiques et de citoyens.

    Didier Gesualdi : 5 ans après votre opposition ne cesse de dire que Benoît Payan a volé l’élection de Michèle Rubirola.

    Pour moi, celle qui a volé l’élection, c’est Martine Vassal puisqu’elle oublie à chaque fois de dire que c’est elle qui a perdu. Elle a perdu la mairie des 6-8, elle a perdu le conseil municipal et elle s’est ensuite présentée à la Métropole par revanche politique. Je rappelle que Benoît Payan a gagné les 2-3, Michèle Rubirola les 4-5, Olivier Fortin les 6-8 et moi les 1-7. Ça me rappelle un peu Trump face à Biden. On est face à une droite tellement traumatisée de perdre le pouvoir en 2020, qu’elle a fait un arrêt sur image. Ils n’ont jamais accepté les résultats et là, ils font un redémarrage de campagne où on a l’impression qu’ils ont réappuyé sur la touche de 2020 et on les voit revenir avec les mêmes candidats que ceux qui ont perdu en 2020. Ils reviennent avec la même communication « Marseille à feu et à sang avec le Printemps marseillais » On est seulement au mois de septembre, on se demande ce que ça sera en mars. Et puis, un climat d’affaires judiciaires, et une annonce de campagne où je me suis demandé si c’était Martine Vassal ou Marine Le Pen qui se lançait.

    Léo Purguette : À ce point ? Oui, faire sa rentrée politique en disant « la cause de tous les problèmes, c’est l’immigration », c’était assez spectaculaire.

    Léo Purguette : Elle a fait ce lien sur un fait divers de votre secteur sur lequel vous avez fait le choix d’assez peu vous exprimer.Ah si ! J’ai fait des déclarations claires et nettes. Lorsque la situation était parfaitement maîtrisée et que tout s’est transformé en bad buzz sur les réseaux sociaux, j’ai vraiment réagi très formellement. On est en République. L’état de droit, c’est juger les individus sur les actes qu’ils commettent, pas sur leurs origines ou leur nationalité. J’ai rappelé que Belsunce était un quartier avec beaucoup de personnes d’origine étrangère qui sont aussi les premières victimes de ce qu’il s’y passe. On pourra en reparler.

    La candidature de Martine Vassal

    Didier Gesualdi : Que pensez-vous de ce démarrage de campagne ?

    Pour moi, Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière. C’est-à-dire que ses soutiens veulent reprendre là où ils en étaient en 2020. Qui veut revenir en arrière ? Qui veut revenir à la situation de 2020, où il y avait une crise humanitaire due à l’évacuation des personnes délogées et où il n’y avait même pas de direction de lutte contre l’habitat indigne ? Qui veut revenir avant 2020 où on avait une adjointe aux écoles qui ne savaient même pas combien Marseille comptait d’écoles et qui disait que si les écoles étaient dégradées c’était la faute des enfants ? Aujourd’hui on a un plan écoles d’un milliard, on est passé de 20 ans de retard à 10 ans d’avance dans les nouvelles écoles. Qui veut revenir à avant 2020, où les musées, les bibliothèques, les cantines, les crèches étaient en permanence en souffrance et parfois fermés par manque de personnel ? Qui veut revenir avant 2020 où on nous prédisait la tutelle de l’État sur les finances de la Ville ? Ce n’est pas assez signalé mais nous avons non seulement recruté, renforcé les services publics mais aussi diminué la dette de Marseille. Martine Vassal dirige la Métropole – 5 milliards d’euros -, le Département – 3 milliards d’euros – avec des finances qui vont très très mal. On n’a pas de leçon à recevoir.

    Léo Purguette : Quand elle dit sur ce plateau que dans le magazine bilan de la majorité 80% des réalisations sont dues à la Métropole, vous n’êtes pas d’accord ?

    Quand ça va bien, c’est le bilan de Martine Vassal, le reste c’est Benoît Payan ? Il faut rester sérieux 5mn. Je peux confirmer que, quand l’État, la Métropole et la Ville font ensemble, oui ça permet d’avance. Mais dans ce cas-là, pourquoi dit-elle que Marseille va si mal ?

    Les liens avec la métropole

    Didier Gesualdi : Vous travaillez avec la Métropole…

    La Métropole a beaucoup d’argent et beaucoup de pouvoir. Martine Vassal termine son mandat sur ses grandes compétences avec un fiasco total dans les transports. Les déchets, la propreté, ça remonte de partout, ça ne va pas. Encore trop souvent, elle bloque un certain nombre de demandes que nous lui faisons. Elle a même refusé de mettre une maison des projets dans un immeuble de la Métropole pour expliquer aux Marseillais tout ce que nous faisons ensemble avec la rénovation urbaine sur le centre-ville. Comme si ça devait nous bénéficier à nous, alors que c’est juste l’intérêt commun. Il y a un récit qui ne fonctionne pas. Si elle a tant d’argent et de pouvoir, pourquoi elle critique la situation de Marseille ?

    Léo Purguette : Ça, ce sont vos rapports tendus, mais les Marseillais que vous rencontrez comme maire de proximité, vous disent-ils que tout va bien ?

    Ils me disent que Marseille change, qu’ils ne veulent pas revenir en arrière. Ils me disent qu’ils ont conscience qu’il a de grands sujets qui nous dépassent. Accuser Benoît Payan ou Sophie Camard de la drogue ou des coups de couteau, c’est quand même un peu ridicule. Nous avons libéré beaucoup de projets et d’énergie dans cette ville. Ce n’est pas anecdotique d’avoir remis beaucoup de culture dans l’espace public, d’avoir redressé les écoles, les crèches, la police municipale aussi. Les gens m’en parlent. Après, ils ont bien compris qu’il y a un débat politique qui leur échappe et dont ils ne veulent plus entendre parler, c’est cette opposition Métropole-Ville, Vassal-Payan. C’est pourquoi l’élan transformateur du Printemps marseillais devra, demain, s’étendre à tous les secteurs de la Ville et à la Métropole. Nous voulons l’alignement de la chaîne de commandement.

    Le Premier ministre

    Léo Purguette : La situation nationale est très bloquée. On a un Premier ministre sans gouvernement, un mouvement social qui se déploie. Quelle issue possible ?

    Ce qui m’intéresse dans la situation actuelle, c’est que pour une fois, comme on n’a plus de gouvernement, on a un mouvement social qui met des sujets sur l’agenda politique. Habituellement, on fait des manifestations contre ce que le gouvernement cherche à imposer. C’est un moment très particulier, le mouvement social qui fixe les grands sujets : la Palestine, l’injustice fiscale, les privilèges des milliardaires, l’idée d’aller chercher l’argent là où il est…

    Léo Purguette : Cela débouchera-t-il sur une dissolution ?

    Je m’en méfie car derrière, c’est l’extrême droite. Il faut maintenir la mobilisation. La situation doit se résoudre par des mesures fortes que le mouvement social exige.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Parmi les reproches faits à Marseille, il y a les incivilités et l’insécurité. La réponse est du côté de l’État mais pas seulement. N’avez-vous pas mis un peu trop de temps à vous préoccuper de la question ?

    Je rappelle que dès 2020 nous avions inscrit le doublement de la police municipale dans notre programme. C’est un engagement tenu. Quand nous sommes arrivés aux manettes, nous avons constaté qu’il y avait à peine une équipe de nuit de police municipale pour toute la ville, que pour les fameuses caméras dont on parle, il n’y avait pas les ressources humaines pour exploiter les images et le centre de supervision urbain était insuffisamment doté. C’est nous qui avons recruté, rajouté des brigades maritimes et équestres, qui avons ouvert le poste de police de proximité sur la Canebière, qui avons fait refluer les difficultés à Noailles de manière spectaculaire. Je ne trouve pas du tout qu’on a été aux abonnés absents sur le sujet, bien au contraire. Je pense même que cela a surpris et mis en difficultés nos adversaires qui ne s’y attendaient pas.

    Les forces en présence

    Didier Gesualdi : Vous tapez beaucoup sur Martine Vassal mais quid du RN dont on vous entend peu parler ?

    On en parle de manière indirecte parce que, oui, ça nous inquiète cette fusion de discours entre LR et l’extrême droite. Très clairement, il y a une question qui est posée sur des éventuelles fusions de liste au second, au troisième tour ? On n’en sait rien. Il y a un vrai problème de repérage des forces politiques en présence. Qu’est-ce que ça veut dire la droite à Marseille aujourd’hui par rapport à l’extrême droite ? Je me pose vraiment des questions sur le discours. L’extrême droite est très présente sur le terrain. On peut se retrouver avec un duel gauche-extrême droite.

    Didier Gesualdi : Pourquoi les Marseillais votent pour elle selon vous ?

    Je ne pense pas que Marseille soit isolée des grandes tendances mondiales, nationales, de tout ce climat de fachosphère qui règne dans le pays… Je mesure l’utilité des élus de proximité. On est sans cesse au corps à corps sur des fausses rumeurs, des propos qui n’ont pas lieu d’être… Il y a beaucoup d’angoisse qui s’exprime, beaucoup de peur dans la tête des gens.

    Léo Purguette : Parmi les forces en présence, il y a la FI. Vous étiez suppléante de Jean-Luc Mélenchon, en 2020 vous aviez fait partie de ceux qui ont voulu le Printemps marseillais. N’y a-t-il pas ici aussi une touche pause actionnée ? C’est définitif ?

    Du côté de la France insoumise, pour le moment, je ne vois pas trop de son pas trop d’image. Ce ne sont pas juste des déclarations sur les réseaux sociaux qui manifestent une entrée en campagne. Une campagne, c’est un programme, des candidats, des débats… Effectivement, ils ne veulent pas faire de liste avec nous. Nous sommes les élus sortants, le Printemps marseillais, on va mettre un bilan en débat pour aller plus loin. Qui va nous aider ? Nous renforcer ? Je fais un appel aux citoyens. Je me méfie des étiquettes politiques, surtout à Marseille, l’électorat de gauche peut évoluer d’une élection à l’autre. Je fais confiance aux électeurs de gauche pour faire les bons choix aux bons moments.

    Léo Purguette : On ne sait pas si certains vous rejoindront mais d’autres semblent vouloir vous quitter comme l’écologiste Sébastien Barles. C’est définitif ?

    Je rappelle qu’il avait fait une liste autonome en 2020.

    Léo Purguette : Vous n’aviez pas géré 5 ans ensemble…

    Didier Gesualdi : Il veut être calife à la place du calife ?

    Je ne sais pas, il faut lui demander. Il a été adjoint au maire tout le long, chargé de la transition écologique, il a eu un certain nombre de moyens à sa disposition. Il lui appartient de s’exprimer mais au départ, il était déjà sur une liste qui n’était pas celle du Printemps marseillais.

    Nicolas Sarkozy

    Didier Gesualdi : La condamnation de Nicolas Sarkozy n’est pas de nature à rapprocher les électeurs de la politique…

    Ça c’est sûr. En 2007-2008, c’est ce qui m’a fait reprendre un engagement politique. J’étais déjà à Marseille, c’était le grand début de la brutalisation de la vie politique. On dirait que tout le monde réalise maintenant la gravité des faits qui lui ont été reprochés. Il y a depuis des années, une certaine bienveillance à ne pas mesurer le caractère historique de ce qui se passe avec M. Sarkozy. Quand on dit « c’est la première fois qu’il y a une peine de prison ferme », ce n’est pas vrai. Il a été condamné dans l’affaire Bismuth, il a eu le bracelet électronique, puis l’affaire Bygmalion et là, c’est la troisième affaire avec le financement libyen. Il a en fallu du temps !

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Karim Bendjaballah : Bonjour, qu’est-ce que vous faites pour améliorer Noailles ?

    Je suis très fière de ce qu’on a fait à Noailles. J’ai été élue sur les sujets de la rue d’Aubagne. On a eu la chance de pouvoir installer une Société publique d’intérêt national. Énormément de changements se voient à Noailles, il y a des travaux de voirie dans tout le quartier, tous les réseaux électriques ont été refaits. L’équipement de proximité qui sera un lieu ressource sur le lieu de l’effondrement va s’ouvrir au printemps. Le centre social, promis depuis 10 ans est en travaux. Il devrait pouvoir ouvrir en 2027 et en attendant, l’année prochaine on va pouvoir ouvrir un équipement associatif au 44, rue d’Aubagne. Il y a eu les opérations de police de proximité qui ont énormément soulagé et qui tiennent dans le temps. J’ai commencé le mandat en sentant mes adversaires politiques qui se frottaient les mains sur Noailles en se disant « ils ne vont pas y arriver ». Aujourd’hui l’ambiance a changé à Noailles. Karim, si vous habitez Noailles vous pouvez le voir tous les jours dans votre rue. On est en train de changer d’ère. À tel point que les prix remontent. C’est pour ça qu’on avait prévu, sur le foncier public qu’on va réhabiliter, des logements sociaux qui correspondent aux besoins des habitants. On va essayer de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait pas d’emballement à la spéculation. On va maîtriser cela.

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • Les gorges du Caramy mises en scène et protégées

    Les gorges du Caramy mises en scène et protégées

    « On voit le travail réalisé ! Ce n’est pas artificiel. On a l’impression que ces murs en branchages ont toujours été là… », commente une visiteuse, mardi, à la fin de la visite. Le lieu est idyllique. Le Caramy, à cet endroit, s’élargit. Ses eaux limpides frissonnent dans son lit clair. Un vent léger fait bruisser les feuilles. Il y a quelques minutes, Jean-Michel Constans, maire (SE) de Tourves et vice-président de l’agglo Provence Verte, a rappelé : « Les gorges du Caramy sont un des sites emblématiques du Parc naturel régional (PNR) Sainte-Baume et de la Provence verte. Il attire 15 000 à 20 000 visiteurs par an, surtout l’été. Ils doivent prendre la mesure de cet endroit exceptionnel. On n’est pas là que pour pique-niquer, se baigner et faire courir le chien. Avec le Parc et grâce au Parc, on a pu faire cet aménagement. C’est la fin d’une belle aventure et une seconde vie pour le Caramy. »

    Dix mois de travaux

    Président du PNR Sainte-Baume et ses 28 communes, Michel Gros souligne : « La Sainte-Baume est comme un château karstique et une des plus belles résurgences est le Caramy. » Protégées au titre de Natura 2000 du fait de leur ripisylve (forêt de bord de cours d’eau, avec des aulnes, des ormes…), de leur biodiversité (libellules, papillons, oiseaux, chauves-souris…), « les gorges étaient en mauvais état », dit-il avec sobriété. « Or une des missions du PNR consiste en la préservation des cours d’eau. » Un peu plus tard, il précise : « Les gens allaient partout. Il n’y avait pas de cheminement. Des motos et des quads traversaient le cours d’eau… »

    Il fallait agir. C’est chose faite. D’un coût de 400 000 euros, les travaux, financés pour moitié environ par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec le fonds Site d’exception, le PNR Sainte-Baume, l’État, la Fondation du patrimoine, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée, ont duré dix mois et se sont achevés en juillet.

    Gilles Martinod, architecte-paysagiste, a conçu, avec Mathilde Letterond, l’aménagement : « Il fallait respecter le site, son histoire et révéler le génie du lieu », évoque-t-il. À l’entrée, un parking a été repensé, le stationnement organisé, des arbres plantés. À proximité, des toilettes sèches ont été construites.

    Comme « il y avait avant beaucoup de sentes sauvages, les gens piétinaient partout », observe Gilles Martinod, « on a donc créé des mises en défens ». À partir « de branchages issus des élagages, nous avons fait des fagots compressés par couches et nous les avons ligaturés », détaille Mathilde Letterond. Ces sortes de barrières, qui auraient pu être faites par un Robinson, avec ce qu’il trouvait sur place, servent à guider les visiteurs et à protéger les sources et vasques de tufs calcaires, très fragiles. Les berges ont été restaurées. Le long de la rivière, un sentier de découverte, ponctué par « 8 pupitres pédagogiques », renseigne Tiphaine Fermi, responsable du pôle opérationnel du PNR Sainte-Baume, a été tracé. Il forme une boucle autour des deux rives, avec traversée sur des pas japonais en pierre. « On est très rassuré de voir que le site a été respecté cet été. C’est de très bon augure pour la suite », veut croire Tiphaine Fermi.

    « Avec et grâce au Parc,
    on a pu faire cet aménagement »

  • « Les feux fréquents bloquent la régénération naturelle »

    « Les feux fréquents bloquent la régénération naturelle »

    La Marseillaise : Nous avons vu plusieurs feux de grande ampleur cet été, comme à Martigues et au nord de Marseille. Comment la nature reprend-elle ses droits après son passage ?

    Laurent Vélasco : Le feu fait partie de la vie des milieux naturels méditerranéens. La sécheresse et la météo ont conditionné les espèces végétales avant et après le feu. Certaines ont des mécanismes de résistance au feu, comme le chêne vert qui repart à la base car ces racines sont protégées. Un rejet de souche qu’on aide en coupant le tronc brûlé. D’autres espèces sont résilientes, comme le pin d’Alep qui a une écorce fine, qui résiste moins à la chaleur. Un coup de chaud et la plante s’assèche et dépérit même s’il reste du vert. En revanche son cône est sérotineux, il pègue en raison de la résine collante qui l’entoure, le protège du feu et les graines à l’intérieur restent vivantes. Le feu fait fondre la résine et fait du semis. Si les conditions sont favorables on obtient un arbre, comme on voit à Martigues et sur l’Arbois. Des espèces d’herbacées émergent rapidement après l’incendie, dès le printemps suivant on a des fleurs grâce aux graines ou aux parties souterraines, et des bourgeons sortent des rhizomes souterrains 8 à 10 jours après un incendie.

    On ne voit pourtant pas beaucoup d’arbres là où a sévi le feu par le passé.

    L.V. : Tout simplement car les feux répétés font qu’il n’y a plus assez d’arbres pour permettre cette régénération. Il faudra attendre beaucoup plus longtemps pour que les adultes au loin dispersent leurs graines et recolonisent les espaces vides. Mais si le feu passe plus d’une fois tous les 20 à 25 ans, la régénération est impossible, ça vaut pour toutes les espèces. Car le feu épuise les ressources naturelles et appauvrit le sol et la biodiversité. Sur le massif de la Nerthe, des zones ont brûlé plus de 5 fois en 60 ans. On observe beaucoup de roches affleurantes, la litière organique nécessaire aux plantes est très faible et la végétation est bloquée durablement au stade de garrigue, le cycle de régénération aussi, faute d’un réservoir de vie suffisant. C’est un cercle vicieux.

    Ne peut-on pas replanter en masse pour casser cette dynamique ?

    L.V. : Cela arrive ponctuellement sur un parc périurbain en interface avec les habitations, par exemple, avec les limites de coût et d’entretien induits. Car quand on plante il faut assurer l’arrosage derrière. Le dynamisme naturel est plus efficace que la main de l’homme, tant en nombre qu’en termes de survie bien meilleur au naturel tout en étant moins cher. Les plantations artificielles sont vouées à l’échec pour contrer ce cercle vicieux à plus grande échelle. La seule solution est le temps long par la reconstitution de l’humus, Ce qui prend plusieurs dizaines à milliers d’années. On ne sait pas le faire à échelle humaine, peu importent les perturbations, mécanique ou chimique. Le seul levier d’action est d’empêcher les feux, particulièrement dans le contexte de changement climatique où l’on s’attend à des saisons sèches et caniculaires à la fois plus fréquentes et longues. Dans cette perspective, on imagine bien que la sensibilité de la végétation au feu va également s’amplifier avec la sécheresse.

    Alors que peut-on faire pour lutter contre les incendies ?

    L.V. : À problème complexe réponse complexe. 90% des feux sont d’origine humaine, dont 60 à 70% sont involontaires, sachant que la pyromanie a régressé par rapport aux années 1980-1990. Du reste, cela signifie ne plus jeter son mégot et ne plus faire de disqueuse ou de barbecue quand on est proche du milieu naturel. C’est très simple, mais trop souvent la cause. Cela pose aussi la question de l’aménagement du territoire pour faciliter la circonscription d’un feu. Mieux vaut des lignes franches que des serpentins entre nature et habitations. L’accessibilité aussi, pour permettre aux pompiers d’avoir de l’eau et d’étouffer au plus vite le feu, car passé une certaine ampleur la lutte est beaucoup plus difficile. Le débroussaillement est primordial pour retarder la progression du feu et garantir la sécurité des pompiers. Les politiques publiques doivent communiquer sur la prévention et accompagner les populations, qui doivent aussi y mettre du leur. C’est une approche globale.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.