Tag: Nature

  • Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Une fête de la nature pour mieux la protéger

    Mieux connaître la biodiversité pour mieux la protéger : tel est l’objectif de la Fête de la nature, organisée à Digne du 20 au 23 mai. Des ateliers de peinture végétale, des sorties en pleine nature à la découverte d’espèces animales et végétales, des animations sur la géologie, à la recherche du castor, ou encore des ateliers cyanotype y seront proposés gratuitement au grand public et aux élèves des écoles de la ville préfecture du département.

    « On ne protège efficacement que ce qu’on connaît bien. Si on connaît bien ce qui nous entoure, on a envie de le protéger », avance Richard Bonnet, conseiller municipal délégué à l’environnement. « La Ville de Digne a tenu à faire participer les écoles le mieux possible, puisqu’on y construit les citoyens de demain », ajoute-t-il.

    La Ville organise cette fête en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l’association la Cistude, la médiathèque ou encore le musée Promenade.

    « Un film animaliste suivant une famille de renards pendant toute une année » sera également projeté au centre culturel René-Char, s’est réjoui l’élu. Flora Berger, conteuse et autrice d’un livre sur la vie des abeilles, interviendra auprès des écoliers avec une apicultrice des Mées et une ruche pédagogique.

    « La charte fondatrice de la Fête de la nature impose que la fête fasse progresser la connaissance, qu’elle soit en contact direct avec la nature, qu’elle fasse preuve de protection de la biodiversité, qu’elle favorise l’évolution des comportements, et que tout ce qui est proposé soit gratuit », explique Richard Bonnet.

    Programme dignelesbains.fr/2026/05/fete-de-la-nature-du-20-au-25-mai/

  • [Entretien] « La nature de l’énergie noire reste une grande question de la cosmologie »

    [Entretien] « La nature de l’énergie noire reste une grande question de la cosmologie »

    La Marseillaise : Vous travaillez sur les données fournies par le télescope Euclid, mis en orbite en 2023. En quoi cela consiste-t-il ?

    Pauline Vielzeuf : Nous travaillons sur les données récoltées pendant la première année d’observation. Nous avons un catalogue de galaxies, avec leur position en trois dimensions et nous identifions les endroits où il y en a très peu : les vides cosmiques. Quand nous aurons des catalogues de vides, nous pourrons faire de l’analyse cosmologique et tenter de comprendre ce qu’est l’énergie noire.

    Qu’essaye-t-on de comprendre à son sujet ?

    P.V. : Sa nature. Cela reste une des grandes questions de la cosmologie. Pour l’instant, son existence est supposée pour expliquer l’expansion accélérée de l’Univers mais nous ne savons pas d’où elle vient. Il y a plusieurs hypothèses. Cela pourrait être une constante -c’est comme ça et nous ne savons pas l’expliquer-, ou être causé par un fluide que nous n’arrivons pas à détecter. Cela pourrait aussi être un problème avec la théorie de la relativité générale qui devrait être corrigée à certaines échelles.

    L’an dernier, la collaboration Desi a publié des premiers résultats semblant montrer que l’énergie noire ne serait pas une constante…

    P.V. : Effectivement. Si c’était confirmé, cela remettrait en question ce que l’on considère depuis des décennies. Mais si nous considérions que l’énergie noire était une constante, c’est parce que nos mesures n’étaient pas assez précises. C’est en train de changer. Et avec Euclid, nous essayerons de préciser cette variation.

  • Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Le Jardin à papillons de La Celle dans le Var célèbre son dixième anniversaire. 10 ans de connaissances pour mieux protéger et s’engager en faveur de la biodiversité. En ce sens, le Jardin de l’Escarelle aux côtés de la LPO Paca vous propose pas moins de 10 sorties nature pour découvrir et apprendre à identifier la faune locale. Le premier rendez-vous est prévu ce samedi sur le site du Jardin à papillons à partir de 9h30.

    En compagnie d’un naturaliste de la Ligue pour la protection des oiseaux, petits et grands sont invités à partir à la découverte de la faune et de la flore locales comme les oiseaux des jardins, les rapaces, les chouettes et hiboux mais aussi les papillons, pollinisateurs, libellules, sauterelles et bien d’autres.

    Découvrir et reconnaître les bruits de la nature

    Une sortie qui mêle observation, écoute, ateliers pratiques et sensibilisation dans un cadre naturel exceptionnel. Science participative et animations conviviales viendront également s’ajouter à ce temps de partage.

    « Oiseaux des jardins : écoutez, observez et construisez votre nichoir ! » est une sortie d’écoute matinale qui s’adresse autant aux débutants qu’aux naturalistes confirmés. Elle vous apprendra à tendre l’oreille pour reconnaître le chant des espèces communes. L’occasion également de comprendre les enjeux de conservation dans notre région, de découvrir des gestes concrets pour accueillir la biodiversité chez soi et de participer à des ateliers pratiques puisque, après la balade vous construirez un nichoir que vous pourrez installer dans votre jardin pour peut-être y abriter des mésanges.

    Le Jardin à papillons,
    c’est quoi ?

    Le domaine de l’Escarelle est d’abord un domaine viticole situé au cœur du département du Var, non loin de Brignoles. Il compte une centaine d’hectares de vignobles enserrée dans une propriété de plus de mille hectares de milieux naturels préservés.

    Parmi eux, le jardin à papillons dont la création a débuté en 2016. Les terrains ont été réhabilités et des plantes indigènes et locales y ont été plantées en fonction de l’inventaire des espèces de papillons déjà présentes sur site et potentielles. L’objectif, ne pas induire de pollution génétique par l’introduction d’hybrides ou de plantes exotiques.

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que des papillons, à l’Escarelle il y en a ! Pas moins de 87 espèces différentes sont recensées sur le site, bien qu’il ne soit pas toujours possible de toutes les observer lors d’une sortie. Le Jardin à papillon s’impose donc comme un vecteur de sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité, mais également un réel observatoire privilégié de la biodiversité.

    Comptez 25 euros pour la balade de ce samedi.

    Gratuit pour les enfants
    de –
     10 ans. Renseignements : 04.94.72.04.21

  • L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    Quand on aime la nature, plus que quiconque, on tient à la préserver. Surfrider, association fondée en 1990 par des surfeurs amoureux de l’océan, en a fait son credo. Engagée dans la lutte contre la pollution par les déchets (particulièrement plastiques), la préservation des écosystèmes aquatiques, et la gestion des risques côtiers face au changement climatique, elle s’emploie à travers différents moyens d’action (science participative, lobbying, art, éducation, etc.), mais aussi la participation citoyenne.

    Projet Retrace ! : une collecte à but scientifique

    C’est à ce titre que Surfrider a lancé le projet « Retrace ! », qui vise à fédérer des acteurs locaux (associations, structures éducatives, citoyens, etc.) autour de campagnes de ramassage de déchets. Derrière l’objectif de dépollution d’espaces naturels, celui de retracer la provenance des déchets, analysés et catégorisés puis intégrés dans une base de données, les transformant ainsi en informations stratégiques pour comprendre les mécanismes des pollutions et les localiser. Cela, pour pouvoir « alimenter nos plaidoyers politiques et exiger des actions concrètes pour préserver nos océans », soutient l’association.

    Samedi, environ 120 personnes ont ainsi participé à deux collectes organisées au mont Faron (en partenariat avec l’association des Chercheurs en herbe) et à la plage de la Gorguette à Sanary. Des dizaines de kilos de déchets ont été ramassés. Certains (mégots, canettes, bouchons) seront par ailleurs recyclés et revalorisés par des associations partenaires. De nouvelles actions se tiendront bientôt dans le département, notamment le 2 mai à la Seyne et le 30 mai près de l’Eygoutier, dans le quartier de la Rode à Toulon.

  • Le plastique s’invite au Bar des sciences à Montpellier

    Le plastique s’invite au Bar des sciences à Montpellier

    Informer pour mieux lutter contre la propagation des microplastiques : c’est le principe de la prochaine conférence de l’Université de Montpellier proposée dans le cadre du Bar des sciences. Cet échange sera l’occasion de discuter avec les professionnels et de répondre aux questions sur les gestes du quotidien permettant de limiter leur diffusion. Ouverte à tous, la rencontre se veut accessible et pédagogique, afin de donner à chacun les clés pour mieux comprendre et agir face à cet enjeu majeur.

    Pour animer le débat, Sylvain Catrouillet, Xavier Coussin et Laura Arsenie, chercheurs et experts en chimie et spécialistes des microplastiques, animeront la séance. Une tâche d’utilité publique comme l’explique Xavier Coussin, chercheur à l’Inrae et au laboratoire Marbec de Palavas-les-Flots : « Ce que l’on veut avant tout avec cette rencontre, c’est sensibiliser le grand public sur le sujet des microplastiques. Il s’agit de petits bouts de plastique de 5 millimètres ou moins. On en trouve partout et ils sont uniquement d’origine anthropique. »

    Un danger pour les êtres vivants

    Une prolifération liée aux activités humaines, qui représente un réel danger pour les êtres vivants et l’Homme, témoigne le chercheur : « Les microplastiques impactent tout le monde. On les retrouve dans la nature, chez les animaux, les poissons et même chez nous, les êtres humains. » Une présence dans les organismes qui a un coût, explique Xavier Coussin : « Dans la majorité des cas, les particules sont inhalées par les individus. Le principal risque avec cette exposition chez l’Homme va être la dérégulation de la flore intestinale. C’est un problème important car ça peut créer des troubles et des complications pour les personnes concernées. »

    Au-delà des risques sanitaires, les chercheurs insistent également sur les conséquences environnementales à long terme. Les microplastiques s’accumulent dans les sols et les océans, perturbant aussi durablement les écosystèmes. Les océans et la faune marine sont les plus touchés par ces contaminations. Selon les chiffres du ministère de la transition écologique, chaque année dans le monde près de 400 millions de tonnes de plastiques et microplastiques sont relâchées dans les océans. Si les milieux aquatiques semblent les plus touchés, les sols ne sont pas épargnés. En France toujours selon l’organisme gouvernemental, trois quarts d’entre eux seraient contaminés par la présence de microplastiques.

  • Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    Le Sétois Damien Fragnon s’expose au Vigan

    C’est une exposition à la fois immersive et en forte résonance avec l’actualité qui est organisée par la Frac (Fonds régional d’art contemporain) et le Département du Gard au Château d’Assas, sur la commune du Vigan. Natif de Clermont-Ferrand mais aujourd’hui installé à Sète, Damien Fragnon axe son travail sur la recherche de nouveaux émaux et de nouvelles textures pour interroger le rapport entre l’humain et la nature. Il a d’ailleurs régulièrement réalisé des œuvres éphémères installées dans des milieux naturels.

    Pour découvrir cette exposition, il faut d’abord lire un texte d’anticipation qui introduit le parcours proposé par l’artiste : « Nous sommes en mai 202. Un homme orangé et enragé décide de s’accaparer un morceau de glace au nord de notre planète Terre. Entre-temps, la musique The man who sold the world de Nirvana tourne comme une ritournelle dramatique et puissante. Un rappel qui dénonce la domination environnementale et l’inégalité des genres. Deux slogans se font face : « Drill, baby, drill » et « No Earth, No Life », celui d’une apologie de l’extractivisme et d’un mouvement de défense de notre terre. Nos terrains de vie précaire se renversent sous nos yeux, mais notre impuissance peut se transformer peu à peu en action de protection secrète. Depuis le 9 avril 202, un groupe d’individus dans les Cévennes s’empresse d’archiver et de récupérer tout signe de vie, de photographier les roches, les plantes pour créer un havre de force vitale dans un château pour résister au chaos ambiant ». Le décor est posé.

    Un parcours, 3 ambiances

    À travers ses sculptures en céramique, Damien Fragnon interroge en effet notre rapport au vivant à travers des œuvres colorées aux formes longilignes. Au Vigan, il propose ainsi un parcours conçu en trois ambiances oscillant entre fiction spéculative, fragilité écologique et gestes de préservation. « Chaque salle est pensée comme une ambiance, un parcours : un moment de contemplation, un temps de lenteur. C’est une forme de cocon où les informations extérieures paraissent lointaines. Les céramiques participent à cette suspension du temps ; chaque fragment d’émail est fortement matérialisé et permet au regard de prendre le temps. En toile de fond, les papiers peints nous enveloppent et nous permettent presque d’oublier où nous sommes », explique l’artiste, dont l’exposition est à découvrir* jusqu’au 19 juin.

    * Entrée libre du lundi au vendredi (9h30-12h/13h30-17h)

  • [Biodiversité] Parc Régional du Ventoux : vautour percnoptère

    [Biodiversité] Parc Régional du Ventoux : vautour percnoptère

    Il est classé « En Danger Critique » sur la liste rouge régionale des espèces menacées. Malgré les divers projets et programmes de conservation de l’espèce dont certains se font au niveau local entre le Parc du Mont-Ventoux et le CEN Paca, celle-ci demeure fragile dans le Sud.

  • Avec les beaux jours, les serpents reviennent

    Avec les beaux jours, les serpents reviennent

    Qui dit retour du soleil, des chaudes journées et du printemps dit retour des serpents dans la nature ou parfois dans votre jardin. À ce titre, le Conservatoire des espaces naturels de la région (CEN Paca) donnes de nombreux conseils allant des réflexes à adopter chez soi aux bonnes pratiques d’observations en milieu naturel, cela s’inscrivant dans le cadre du dispositif « SOS Serpents » qui, sur la base du volontariat et bénévolat permet d’obtenir des conseils gratuits en cas de découverte d’un serpent au sein de son domicile. Ainsi, plusieurs associations dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence y participent et proposent une permanence téléphonique.

    En cas de présence de ce genre de visiteurs, le CEN tient à rappeler qu’il ne faut pas s’inquiéter car ces animaux « craintifs » sont « souvent redoutés à tort » alors qu’ils « jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes ». Ajoutant qu’il est « tout à fait normal d’en croiser, notamment dans la région (…) la majorité des espèces n’étant pas dangereuses, contrairement aux idées reçues ».

    Adopter les bons gestes

    Des conseils du quotidien qui s’inscrivent également dans une réalité plus large qui est celle de la préservation des reptiles et des bons comportements que l’homme doit adopter sur le terrain. Que ce soit sur le Mont-Serein ou sur la montagne de Lure par exemple, des dérangements répétés liés à des pratiques photographiques ou naturalistes ont été observés. D’ailleurs, l’Office français de la biodiversité (OFB) a alerté sur la dérive de certains photographes animaliers dans un communiqué de presse de mars 2026. L’occasion de rappeler là aussi que les usagers doivent adopter les bons gestes en milieux naturels mais aussi de rappeler un fait récent dans le Vaucluse où trois personnes ont été verbalisées et condamnées pour la perturbation intentionnelle de vipères d’Orsini sur le Mont-Ventoux.

    Préserver les espèces

    Pour rappel, cette espèce de vipère est l’un des plus petits serpents de France et la plus petite vipère d’Europe, ne dépassant pas 50 cm. Elle est également la moins commune du territoire français puisqu’elle est présente uniquement dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, sa population étant en déclin à cause de la destruction et du morcellement de son habitat. Elle est de fait une espèce protégée et d’intérêt communautaire listée « vulnérable » en Europe et « En Danger » en France et dans la région. Il est donc essentiel de favoriser une cohabitation harmonieuse en cette période sensible pour les espèces.

    Pour plus d’information rendez-vous sur le site du CEN Paca

  • Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    IRVIN. Initier la Révolution de la Vie par l’Immersion Naturelle… Derrière cet étonnant acronyme pointe une association créée en 2012 en Bretagne, par Patrice Valantin, ancien cadre de Légion étrangère devenu entrepreneur en génie écologique. Confronté dans son activité « au déficit de compétence humaine » de la jeunesse, ce militaire a choisi de développer une pédagogie d’un genre particulier.

    Exigeante, centrée sur l’effort, le collectif et la responsabilité, elle s’inspire notamment de la Légion à travers sa règle d’or de « l’oubli du passé », et des écosystèmes qui veulent que « la vie n’existe que dans la diversité et la relation ». Depuis sa création, 300 jeunes ont été formés par IRVIN qui entend désormais se développer en Provence avec l’ouverture d’un centre à Aubagne.

    Au menu, des parcours immersifs pour les 18 – 30 ans, mêlant stages en pleine nature, vie collective sans téléphone, chantiers pratiques et vie en entreprise. Objectif : restaurer la confiance en soi, développer les compétences humaines et faciliter l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en rupture ou en quête de sens.

    Si Patrice Valantin tient à préciser qu’IRVIN n’est « pas une structure d’insertion » préférant faire un « parallèle avec le service militaire », la présence de représentant de NGE, Proman ou la SEM, lors de sa présentation mercredi, montre l’intérêt du monde économique. Même la préfète déléguée à l’égalité des chances avait fait le déplacement.

    La première promotion (une dizaine de jeunes) sera parrainée par la boxeuse Myriam Lamarre, et encadrée par six formateurs. Une seconde promotion est prévue mi-juin. La suivante en septembre.

  • La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    Afin de préparer au mieux cet événement, Yann Arthus-Bertrand, cinéaste et grand photographe, a été nommé parrain de l’anniversaire. Un invité de « marque, pour un anniversaire unique », assure Valentine Crouzet, directrice générale de la Bambouseraie. Un enthousiasme amplifié par l’histoire familiale de la directrice, très attachée à la Bambouseraie.

    Créée en 1856 par Eugène Mazel, la Bambouseraie est un jardin botanique composé de plantes venant de 5 continents (Asie, Europe, Afrique, Amérique et Océanie). Racheté en 1902 par Gaston Nègre, l’organisme n’a depuis jamais cessé d’appartenir à la famille de Valentine Crouzet. « Ce jardin, c’est vraiment une histoire de famille. Ce sont mes parents qui détiennent le lieu aujourd’hui encore et ensuite ce sera mon tour », confie l’arrière-petite-fille de Gaston Nègre.

    Un lieu symbolique et un amour pour les plantes et la nature : « Pour nous, faire vivre la nature, c’est aussi donner la possibilité de la connaître. Le vivant, les plantes et la préservation du milieu naturel, ça a toujours été l’ADN du jardin. C’est aussi pour cela que le lieu s’appelle la Bambouseraie », ironise Valentine Crouzet. Pourtant, si le jardin botanique compte plus de 230 types de bambous différents, la directrice le garantit : « La Bambouseraie, ce n’est pas qu’un jardin avec des bambous. Aujourd’hui, on compte plus de 1300 variétés de plantes de tous types. Notre objectif, depuis la création du lieu en 1856, a été le même : préserver la nature et mettre en avant les plantes du monde entier ».

    Une mise en avant de la nature et de sa beauté célébrée cette année avec les 170 ans d’existence du lieu. « Cette célébration est venue assez spontanément. Quand j’ai évoqué l’idée de fêter les 170 ans avec les équipes, tout le monde était d’accord pour organiser un événement spécial ».

    Une célébration sous l’égide de la sensibilisation, comme le souligne la directrice : « Au-delà de fêter notre anniversaire, notre objectif est aussi de faire prendre conscience de la beauté de la nature et de l’importance de la préserver. C’est pour cela que nous avons contacté Yann Arthus-Bertrand, que nous faisons intervenir Marc-André Selosse, Vinciane Despret ou Jeanne Pham Tran pour parler de ces sujets ».

    * Retrouvez le programme des 170 ans de la Bambouseraie : https://bambouseraie.fr/notre-histoire