Tag: musée

  • [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    L’un est une réplique, l’autre un original. Mais les deux sont les témoins d’une époque historique. Le Galeón Andalucía et le Pascual Flores, tous deux parrainés par la Fondation Nao Victoria, aurait du escale pour la première fois à Port-de-Bouc du 25 au 29 mars, et détonner dans le paysage des petits bateaux de plaisance.

    Le premier navire est un galion espagnol du XVIe siècle conçu à la suite d’un long processus de recherche historique par Ignacio Fernández Vial juste avant l’Exposition universelle de 2010 à Shanghai. Ce grand trois mats à la poupe décorée de l’Esperanza du Triana est une reproduction d’une unité des flottes de la Nouvelle Espagne, de Tierra Firme et du galion de Manille, qui commerçaient avec divers ports d’Amérique et d’Asie depuis les ports espagnols au cours du XVIIe siècle.

    Naviguer sur le Pascual Flores

    Le second est une goélette de 1917, l’un des 64 bateaux-pilotes de la flotte à voile de Torrevieja (dans la province d’Alicante), qui a compté jusqu’à 200 navires. Il servait au transport de fruits, de sel et de frets divers. C’est en 1999 que la municipalité de Torrevieja a racheté le Pascual Flores pour en faire un navire témoin de cette période florissante et l’ambassadeur de la ville. Il a été restauré pour devenir un navire-musée flottant avec l’aide de la Fondation Nao Victoria.

    Álvaro Paniagua est actuellement à bord de la goélette avec onze autres membres d’équipage et huit passagers, en provenance de La Spezia. « Il y a eu quelques améliorations faites sur le bateau ces cinquante dernières années, mais la manière de naviguer est plus ou moins la même qu’au début du XXe siècle, témoigne-t-il. Certes, nous avons un moteur mais les manœuvres sont demeurées inchangées. Nous n’utilisons par exemple ni treuil ni système hydraulique pour les voiles. »

  • [Portrait] Bruno Ely : raconter Aix-en-Provence pendant 45 ans

    [Portrait] Bruno Ely : raconter Aix-en-Provence pendant 45 ans

    Ce parfait érudit – Bruno est aujourd’hui la personne qui connaît le mieux, dans toutes ses dimensions, l’histoire de sa ville – avait abandonné ses études de droit pour se consacrer rue Gaston de Saporta à l’histoire de l’art. Les enseignants qu’il appréciait c’étaient les médiévistes Gabrielle d’Archimbault (1929 – 2017) et Jacques Paul ainsi qu’André Bourde qui dirigea sa maîtrise à propos des Oratoires d’Aix. Avec Jean Ely, Bruno eut le bonheur d’assister aux générales du Festival d’Art lyrique dont il fut pendant deux étés un jeune machiniste et dont il a suivi toutes les éditions.

    Cezanne mon beau souci

    On ajoutera très évidemment qu’il aura toute sa vie médité la trajectoire de Cezanne. La maison où il a vécu avec son épouse Valérie et ses enfants Marie et Paul se situe route de Vauvenargues, près des Bonfillons : chaque matin quand il ouvre ses volets, il aperçoit la Sainte-Victoire. Grâce à Françoise Cachin, directrice des musées de France, il assistait en 1984 au dépôt de huit œuvres de Cezanne chez Granet. 1990, lendemain de l’incendie de la montagne, avec le maire Jean-François Picheral, l’historien John Rewald et Denis Coutagne il participa à l’exposition Cezanne / Sainte-Victoire. Après quoi Bruno Ely œuvra pour toutes les expositions Cezanne et fut le commissaire principal de Picasso/Cezanne (2009, 371 000 visiteurs) ainsi que du récent Cezanne / Jas de Bouffant pour lequel il sollicita le concours de Denis Coutagne. En tant que commissaire libre, on souhaite qu’il réalise son ultime désir, une confrontation Cezanne et la sculpture qui se conclurait avec des œuvres de Moore et Giacometti. La nouvelle salle de Granet aménagée pour Cezanne, ses récentes négociations avec de grands décideurs des musées français comme Xavier Rey, Laurent Le Bon et Christophe Leribault et son dernier livre consacré au Grand Salon du Jas de Bouffan sont de solides arguments.

    Modernité oblige

    On n’oubliera pas ses conférences et ses initiatives du côté de l’art contemporain, pas uniquement chez Granet mais aussi au Pavillon de Vendôme et au musée des Tapisseries dont il assuma les directions de 1990 à 2008. Chez Vendôme dont il fit scrupuleusement restaurer les décors avec Monique Pomey, il accueillit Brihat, Fontcuberta, Mezzapelle et Surian. Aux Tapisseries il travailla avec Adami, Ben Lisa, Bioulès, Buraglio, Pagès, Gao Xingjan, Sorgue et Traquandi. Rue Cardinale, il œuvra pour Alechinsky, Cueco, Favier, David Hockney, Tal-Coat et Fabienne Verdier. Avec le photographe Bernard Plossu, pour la Montagne blanche et l’Italie il a noué un vrai dialogue.

    Toute médaille a ses revers : on regrette vivement que la Ville d’Aix n’ait pas saisi les propositions de Catherine Hutin pour le château de Vauvenargues et le musée Picasso de la place des Prêcheurs. De même après le congé abrupt signifié à la Fondation Jean Planque, aucune compensation n’est offerte du côté de la chapelle des Pénitents Blancs : l’espoir d’une arrivée de la fondation Pearlman s’est envolé, on parle de tractations avec le Centre Pompidou. Du côté de Granet, on regrettera que des projets avec Nicolas de Staël, Alain Fleischer, Jean-Pierre Blanche et Marcel Arnaud n’aient pas abouti.

    Reste tout de même un bilan positif grâce aux 180 expositions conduites en 45 ans par Bruno Ely, son successeur sera désigné cet automne. Pour l’heure, avec Denis Coutagne qu’il continue de vouvoyer, Bruno travaille aux projets du Jas de Bouffan ainsi qu’au catalogue raisonné de Cezanne. Lors de la remise par Sophie Joissains de la médaille de la ville d’Aix, Bruno Ely était discrètement heureux : pendant sa brève prise de parole, sa fille Marie Ely qui est depuis peu conservatrice de musée a salué publiquement « l’attention et la tendresse » de son père qui sa vie durant, « a transmis aux générations futures le respect des objets du passé ».

  • La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    Douze ans après la fermeture du Muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence, celui-ci fait enfin son grand retour. Du moins dans la campagne des municipales. Ainsi à l’occasion de la présentation de sa liste le 23 février dernier, la maire (UDI) Sophie Joissains a-t-elle annoncé à la presse qu’elle comptait bien le rouvrir dans les années à venir. « On parle du mandat », confirmait-elle, interrogée sur le calendrier.

    C’est qu’au début du mois de février, une pétition avait été lancée en ligne, qui a désormais recueilli plus de 2 000 signatures. « La région d’Aix-en-Provence repose sur un trésor paléontologique, notamment des fossiles de dinosaures », rappelle le texte. Qui s’indigne : « La fermeture de 2014, sans projet tangible de réouverture, ressemble à une confiscation. (…) Sans notre mobilisation, il y a de grandes chances que ce musée reste fermé encore longtemps. » Avant d’interpeller la maire sortante ainsi que l’ensemble des candidats.

    Bataille historique

    Alors la maire sortante reconnaît un « projet culturel qui n’a pas trouvé encore son aboutissement », face aux contraintes financières. Mais désormais, elle évoque trois sites à l’étude pour ressusciter le Muséum : l’un à proximité de la gare TGV, un autre dans l’écoquartier de la Constance et un troisième sur le théâtre antique. En reconnaissant que cela nécessiterait « une aide importante de l’État » pour dégager ces vestiges réenfouis. À ce Muséum, elle veut adjointe les mosaïques romaines découvertes, ainsi qu’un parcours dédié au site expérimental de fusion nucléaire Iter.

    À gauche, ce combat est mené depuis les premiers jours, se souvient le conseiller d’opposition (Parti occitan) Hervé Guerrera, colistier de Marc Pena. « Dès la fermeture, nous avons alerté », raconte-t-il, déplorant que ces collections restent dans les cartons malgré des expositions temporaires. « Ce qui a manqué, c’est une volonté politique de réouverture de musées comme celui-là, comme il a manqué une volonté de mettre en valeur les collections romaines », déplore-t-il. Alors l’élu partage sa volonté de rouvrir le Muséum, ainsi que, enfin, un musée d’Aix antique sur un site commun ou à deux endroits distincts en fonction d’études à mener. Quant au site d’implantation, « nous sommes dans la logique de concerter, de co-construire. Mais la volonté y sera, cela serait fait sur le mandat ».

  • Bruno Ely, 45 années au service du musée Granet

    Bruno Ely, 45 années au service du musée Granet

    Émotion et gratitude, des témoignages, une plus claire perception du chemin parcouru entre 1980 et aujourd’hui, la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains et une foule d’amis ont salué depuis la salle des États Généraux le départ à la retraite de Bruno Ely.

    Avant que la médaille de la ville d’Aix lui soit remise, « sa base arrière » la plus essentielle, ses enfants Marie et Paul (28 et 25 ans) et son épouse Valérie ont pris la parole pour dire à quel point ils ont préservé à ses côtés un univers de grande liberté. L’engagement au quotidien d’une famille hantée par la photographie, la magie et la discrétion des métiers voués aux images restent merveilleusement contagieux : la fille aînée de Bruno, Marie Ely a passé avec bonheur et succès le concours de conservatrice du musée du Mans.

    Sophie Joissains, l’adjointe à la culture Marie-Pierre Sicard ainsi que son directeur d’autrefois Denis Coutagne ont retracé les étapes de la carrière d’un porteur de projets et d’une équipe remarquablement soucieux de convaincre par de multiples conférences et visites guidées le public de son époque. En 1990, pendant l’exposition Cezanne réalisée après l’incendie de la Sainte-Victoire il s’agissait de redonner une place de première importance au musée Granet; 40 ans plus tard, des accrochages et des expositions de niveau international, des dépôts et des acquisitions ont fait taire ceux qui estimaient qu’Aix avait longtemps ignoré « le père de l’art moderne ». À la tête du Pavillon Vendôme et du musée des Tapisseries pendant 18 ans, avant de devenir en 2008 le conservateur du musée Granet, Bruno Ely aura réalisé dans Aix plus de 180 expositions qui relèvent de l’archéologie, du grand XVIIe aixois, du Festival d’art lyrique autant que de la modernité, Alechinsky, Fabienne Verdier et Bernard Plossu peuvent en témoigner. Un prochain portrait du journal complétera cet hommage.

  • « Marier l’art et la science : le musée pourrait poursuivre dans cette lignée »

    « Marier l’art et la science : le musée pourrait poursuivre dans cette lignée »

    La Marseillaise : Vous connaissez très bien le musée de Lodève, puisque vous y travaillez depuis près de 20 ans. Quel est votre parcours au sein de l’établissement ?

    Aurosi Moreno : Je suis arrivée en 2008, au départ pour un double poste réparti entre les visites guidées et la partie préparation des expositions, sur un volet plutôt logistique. J’ai rapidement basculé en totalité sur la partie préparation des expositions et à partir de 2010, ma participation dans les expositions a augmenté jusqu’à ce que je prenne en charge certaines expositions en co-commissariat ou en commissariat. Parallèlement, j’ai passé des concours, ce qui m’a permis de me positionner sur le poste de direction. Je pense qu’au-delà des compétences qui ont pu être reconnues sur le volet scientifique, ce qui a fait la différence est que j’avais non seulement une très bonne connaissance de ce musée, mais aussi l’envie de le faire bouger. Il y a encore plein de choses en devenir et à faire.

    Pouvez-vous nous présenter les collections du musée de Lodève ?

    A.M. : Nous possédons un très beau fonds Paul Dardé, artiste lodévois né en 1888 et décédé en 1963, qui a eu son heure de gloire autour des années 1920. C’est un sculpteur de renom dont les pièces sont rentrées dans les collections publiques. Vous pouvez par exemple voir à Orsay une très belle tête de Méduse, « L’éternelle douleur ». C’est un artiste passionnant qui a claqué la porte à la gloire parisienne pour retourner dans sa ville natale de Lodève, mu par une forte envie de décentraliser les arts, que les petites villes de province aient leur musée. Il a également réalisé de nombreux dessins et illustrations d’œuvres littéraires. Un parcours dédié nous plonge dans son univers, grâce à une collection riche d’à peu près 600 sculptures et pas loin de 6 000 dessins. Il y a ensuite les fonds scientifiques, avec les collections archéologiques qui comptent près 20 000 pièces, mises en valeur dans un parcours qui raconte la Préhistoire et en particulier le Néolithique. Enfin nous disposons également d’une très belle collection sciences de la terre, avec un parcours qui relate l’histoire de la Terre depuis l’explosion de la vie il y a 540 millions d’années. La collection est constituée de 300 roches et minéraux et de 1 600 fossiles issus des environs géologiques. Car la particularité de ce musée, c’est qu’on arrive à parler de 540 millions d’années rien qu’avec des collections prélevées sur le territoire ! C’est une petite prouesse… Ce musée m’enthousiasme encore au bout de 18 ans !

    Que souhaitez-vous impulser, sur quels axes comptez-vous travailler ?

    A.M. : Concernant Paul Dardé, je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à faire autour de cet artiste. Ensuite, il y a ce volet scientifique, qui est passionnant. Il faut voir l’engouement qu’a suscité, tout récemment, la découverte du squelette de crocodile vieux de 180 millions d’années ! J’avais déjà à cœur de marier l’art et la science et je pense que le musée de Lodève pourrait tout à fait poursuivre dans cette lignée, c’est-à-dire avec de belles expositions beaux-arts mais aussi avec des thématiques un peu scientifiques, qui attirent un public plus large.

    Je souhaiterais également renforcer la dimension de proximité, car le musée de Lodève est un musée de territoire, je crois qu’il y a une carte à jouer à ce niveau-là. Pour ce qui est des grandes lignes à développer, elles sont actuellement en cours d’écriture dans le cadre du projet scientifique et culturel du musée, sorte de ligne éditoriale. Cela va nous occuper pendant tout 2026 et probablement une partie de 2027.

    Que réserve la prochaine exposition ?

    A.M. : Elle débutera le 18 avril et sera dédiée à l’art aborigène, à travers plus d’une centaine d’œuvres réalisées entre les années 1990 et 2000. Pourquoi l’art aborigène trouve sa place au musée de Lodève ? Car c’est l’occasion de questionner une autre culture et le rapport qu’a cette culture au territoire. Or comme je le disais, le musée de Lodève est un musée de territoire. Si nous, peuple occidental, avons une certaine possessivité par rapport à cette terre, on apprend que là non, c’est la terre qui nous possède. C’est une autre vision, qui se répand sur les œuvres.

  • Nîmes : un premier guide des collections pour la romanité

    Nîmes : un premier guide des collections pour la romanité

    L’ouvrage, porté par le conservateur en chef Nicolas de Larquier et son équipe scientifique, est le fruit de plusieurs années de travail. « Il était temps », dit-il simplement. Au total, cinquante œuvres emblématiques sont analysées et mises en contexte.

    Le guide parcourt vingt-cinq siècles d’histoire, de l’époque préromaine jusqu’au Moyen Âge. On y trouve les pièces emblématiques et les chefs-d’œuvre attendus : sculptures, mosaïques remarquables mais aussi des objets plus inattendus. Un brasero portatif, par exemple, « une sorte de foyer mobile utilisé pour cuisiner », qui permet, selon le conservateur, « d’incarner la vie antique ». Ou de la céramique sigillée, de la verrerie entre autres.

    « Un ouvrage vivant »

    Présentées à Nîmes depuis 1823, ces collections ont plus de deux siècles d’histoire. Bien avant l’ouverture du musée actuel, la ville exposait déjà ses vestiges antiques. Le guide rappelle ainsi que l’intérêt pour l’Antiquité ne date pas d’hier et que le patrimoine nîmois s’est constitué dans la durée.

    Nicolas de Larquier assume volontiers que publier un guide, c’est figer. Mais en archéologie, les connaissances bougent en permanence. « On imagine souvent qu’un musée est immuable. C’est rarement le cas.  » Entre la fouille et la présentation au public, il peut s’écouler une dizaine d’années. Les notices évolueront, de nouvelles découvertes viendront compléter le récit. « C’est un ouvrage vivant, appelé à évoluer. »

  • [Jeu] Sept quêtes à découvrir au musée Maison rouge

    [Jeu] Sept quêtes à découvrir au musée Maison rouge

    Pour attirer un nouveau public ou accueillir de nouveau des visiteurs conquis, le musée Maison rouge lance une initiative innovante avec « Les Aventures de l’Extra-Monde ». Ce jeu de piste, qui se déroule au milieu des collections du musée, s’adresse à un public familial avec des enfants bons lecteurs. L’objectif de cette quête est de retrouver « l’élixir de soie pur ». Pour ce faire, les visiteurs devront réaliser sept quêtes d’environ une heure chacune.

    « Un jeu d’aventure »

    « C’est un jeu d’aventure qui peut se faire en individuel ou en collectif. Soit on est sept et chacun peut incarner un personnage pour réaliser une quête, soit les joueurs peuvent réaliser plusieurs quêtes en une journée et revenir pour réaliser l’ensemble des quêtes. Ils circulent dans tous les espaces du musée à la recherche d’indices pour trouver des ingrédients de l’élixir », explique Carole Hyza, la conservatrice.

    Si les enfants auront tout le plaisir de chercher des indices dans les recoins du musée, cette sorte d’escape game réalisé par un prestataire privé comporte plusieurs niveaux de difficulté selon les personnages et s’adresse donc aussi aux adultes désireux de se creuser les méninges. « Les dernières quêtes ne peuvent pas être réalisées par un enfant seul », confirme Carole Hyza.

    Pour réaliser ce jeu, le musée a mis en place un pack à 30 euros qui permet de revenir autant de fois que nécessaire pour finir le jeu. Celui-ci devrait être disponible au moins deux ans dans le musée des Vallées cévenoles.

  • Un pastis collaboratif à déguster dans le panier

    Un pastis collaboratif à déguster dans le panier

    On voulait faire un pastis de quartier à la recette unique », confie Guillaume Ferroni devant une petite foule venue par curiosité pour l’ouverture de l’enseigne.

    Cet entrepreneur passionné d’histoire des spiritueux a créé un pastis qu’il veut ancrer localement dans le Panier : « tous les habitants qui le souhaitent peuvent contribuer », explique-t-il. Il a pour projet de créer un réseau de récolteurs urbains qui cultivera des plantes aromatiques, lesquelles contribueront à la fabrication du spiritueux. En échange, les contributeurs se verront réserver une cuvée exclusive et des ateliers autour du spiritueux deux fois par an. L’enseigne s’engage également à réaliser des donations aux associations œuvrant dans l’embellissement et la végétalisation du quartier.

    Espace muséal et culturel

    Le passionné d’histoire a mis en œuvre un petit musée sur l’un des murs de sa boutique, retraçant l’histoire des spiritueux qu’il détaille pour l’occasion. On y apprend que le pastis est apparu après l’interdiction de l’absinthe, crée au XIXe siècle, pour combler le vide laissé chez les consommateurs. « Des dégustations commentées, des ateliers pour apprendre à élaborer son propre pastis ou encore des initiations au rituel de l’absinthe seront organisés plusieurs fois par an », conclut Guillaume Ferroni, fier de présenter le premier pastis du Panier.

    Le pastis du Panier,
    4 place des 13
     cantons.

  • Que faire faire pendant les vacances de février

    Que faire faire pendant les vacances de février

    Bouches-du-Rhône

    Marseille : escape game aux Archives municipales

    Les Archives municipales (3e) proposent un escape game consistant à retrouver le Livre rouge, précieux manuscrit contenant les statuts et chartes de la ville de Marseille au XIIIe siècle, caché par l’archiviste communal Joseph Billioud pendant les combats pour la libération de la ville. Les participants sont invités à revivre l’aventure et le défi logistique qu’ont été l’évacuation, le transfert et la mise à l’abri des œuvres d’art et à découvrir les enjeux de la protection des biens culturels en cas de conflit.

    Dates et horaires : mardi 17 et 24 février à 14 heures, mercredi 18 et 25 à 10 heures et jeudi 19 et 26 à 14 heures. Dès 11 ans. Gratuit.

    Aix-en-Provence : ateliers au Muséum d’histoire naturelle

    Le Museum d’histoire naturelle accueille, du 16 au 20 février, des ateliers à destination des enfants de 7 à 12 ans. Trois animations, organisées entre 14 et 16h, n’affichent pas encore complet : découverte du système de reproduction des plantes le mercredi, étude des effets du changement climatique sur la faune et la flore le jeudi et observation des dents des dinosaures de Provence le dimanche.

    Réservation recommandée au 04.88.71.81.81. Prix : 4,60 euros.

    Aix-en-Provence : carnaval Moby Dick

    Avec un départ prévu samedi 28 février de la place des Prêcheurs, le carnaval d’Aix promet un plongeon dans l’univers de Moby Dick. Invités à découvrir l’adaptation de la compagnie CPPP du best-seller d’Herman Melville, les spectateurs suivront le capitaine Achab dans une odyssée urbaine à la poursuite du célèbre cétacé. Le défilé sera composé de trois chars réalisés par le Comité officiel du carnaval d’Aix, un groupe de jeunes danseurs de la compagnie Grenade, un groupe de gymnastes de la Gym du Pays d’Aix et un dernier groupe d’Aixois pyrotechniciens encadrés par la compagnie Karnavires. Dès 15 heures les plus motivés pourront participer aux ateliers maquillage, création de masque et confection de chapeau, installés sur la place des Prêcheurs et la place Jeanne-d’Arc.

    Aubagne: balades et découvertes culturelles

    L’office du tourisme du Pays d’Aubagne propose pour ces vacances une ribambelle d’activités à destination des familles : visites guidées, ateliers créatifs, balade plein air… de quoi profiter pleinement du territoire. Conçue pour toucher tous les publics, la programmation inclut des moments destinés aux petits (contes musicaux, joutes médiévales, combats immersifs, randonnées médiévales) mais aussi aux grands (visite guidée « Aubagne dans les yeux de Marcel », ateliers à la maison Ferroni et activité reliure).

    Plus d’info sur le site de l’office de tourisme : https://www.tourisme-paysdaubagne.fr

    Arles: découverte de l’abbaye de Montmajour

    Le Centre des monuments nationaux organise plusieurs visites thématiques de l’abbaye de Montmajour à l’occasion des vacances d’hiver. Les 18, 20, 24 et 27 février à 15 heures, il sera possible de découvrir le cloître de l’abbaye, qui présente un bestiaire -ensemble d’animaux dans des œuvres d’art- étendu. L’occasion d’observer, dès 6 ans si on est accompagné d’un adulte, créatures réelles et imaginaires. Sur les mêmes dates à 11 heures, un atelier proposera de déconstruire 10 préjugés sur le Moyen Âge, souvent perçu comme une période sombre. L’accès aux ateliers est inclus dans le prix d’entrée : gratuit pour les moins de 18 ans et 7 euros pour les adultes.

    Réservations et info sur le site web : https://www.abbaye-montmajour.fr/agenda/montmajour-fete-le-carnaval

    Var

    Hyères: visite guidée de la villa Noailles

    Du mercredi au jeudi, la villa Noailles, propose des visites accompagnées d’un guide au tarif d’une visite libre (6 euros). L’occasion de découvrir l’intérieur et l’extérieur de la maison et la vie qu’y menaient Charles et Marie-Laure de Noailles. Des ateliers photographie (20 euros) et architecture (5 euros) sont également organisés les jeudi et vendredi 19 et 20 février.

    Infos et réservations : https://villanoailles.com/

    La Valette-du-Var: ateliers jardinage au Jardin de Baudouvin

    Le mercredi 18 février, à l’occasion de la journée « La Violette », le Jardin de Baudouvin ouvre ses portes au public pour une programmation conviviale et familiale. Ateliers de jardinage pour les enfants, cuisine autour de la violette et atelier artistique rythmeront cette journée placée sous le signe de la nature, de la créativité et du partage.

    Gratuit sur réservation au 04.94.23.74.04.

    Toulon: festival Bibliociné

    Du 14 au 28 février, les médiathèques de Toulon accueillent différentes animations dans le cadre du festival Bibliociné. Entrées gratuites pour les résidants toulonnais. Programme des ateliers, projections et rencontres proposées sur le site web des médiathèques de Toulon : https://mediatheques.toulon.fr

    Vaucluse

    Avignon: des vacances aux musées

    Le Bain Pommer, le musée Calvet, le musée Lapidaire, le muséum Requiem, le palais du Roure et le musée du Petit palais Louvre en Avignon organisent pendant les vacances d’hiver plusieurs visites-ateliers, à destination des familles et des jeunes publics.

    Programme et tarifs : https://avignon-tourisme.com/

    Alpes

    Digne : vacances sportives pour les 12-17 ans

    La Maison des jeunes et des étudiants de la Ville proposent du 16 au 27 février nombreux ateliers sportifs et créatifs pour les 12-17 ans. Natation, ski, yooner, escape game, création de tee-shirts personnalisés ou animation cuisine… Il y en a pour tous les goûts.

    Infos et inscription au 04.92.36.10.31. ou sur le site web de la mairie www.dignelesbains.fr

  • Carte blanche à un plasticien à l’Inguimbertine

    Carte blanche à un plasticien à l’Inguimbertine

    Artiste plasticien originaire de Carpentras, René Guiffrey expose ses œuvres avec « Les fragments de rétrospective » à voir à la bibliothèque-musée Inguimbertine de la ville à partir de ce dimanche et jusqu’au 26 avril.

    Plus de cinquante ans de travail s’y trouvent condensés et réunis autour d’une démarche expérimentale, ayant pour fil conducteur la lumière que l’artiste explore au travers du blanc et de la transparence.

    Au total une centaine d’œuvres sont installées dans l’Hôtel-Dieu, un monument du XVIIIe siècle dont l’architecture répond à un souci aériste en multipliant les entrées d’air et de lumière, le tout dans de vastes salles aux murs historiquement blanchis.

    Jouer avec la lumière

    Ainsi, à travers différents supports et techniques allant de la peinture sur toile à la sculpture en passant par le verre, le vitrail ou encore la céramique, René Guiffrey joue à la fois sur les surfaces, les couleurs et les formes qui accrochent la lumière différemment en fonction des saisons mais aussi des différentes heures de la journée provoquant ce qu’il aime à qualifier d’« instabilité déroutante ».

    Autour de cette exposition, des conférences vont être organisées. Une première le 7 février en présence du plasticien et la seconde le 18 avril autour du travail de Pierre Soulages.

    Infos et réservations ici sur le site internet de l’Inguimbertine.