Tag: Municipales 2026

  • Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Elle avait été élue maire de Saint-Chamas par le conseil municipal le 5 juillet, suite à la démission de Didier Khelfa, en place depuis 2014. Une première, pour une femme, dans cette commune de moins de 9 000 habitants. C’est avec son soutien et celui de la majorité que Magali Ramos se présente aux municipales, à la tête de la liste « Naturellement Saint-Chamas », dans un esprit de « continuité responsable et d’ouverture vers de nouveaux projets ». Parmi ses priorités figurent le cadre de vie et l’accès aux services publics. « On s’est réapproprié le littoral, détaille-t-elle. On va rentrer dans la 4e phase avec la réhabilitation de la zone autour du port de Pertuis et la place de la Sente. Un autre projet structurant consiste à s’occuper des voiries, notamment des axes structurants de la commune avec une meilleure accessibilité et des voies vertes, ou encore le rapatriement des services publics, qui sont un peu dispersés à l’heure actuelle, et d’associations dans le nouveau pôle socio-culturel qui devrait bientôt être terminé. On pense aussi à créer une annexe pour faciliter la vie aux administrés et mieux les accompagner. »

    Pour le moment, Magali Ramos est la seule candidate à s’être déclarée. Elle mènera une liste à moitié renouvelée et sans étiquette. « Ce que je veux, c’est des personnes qui apportent des idées, affirme celle qui, en 2020, figurait sur la liste Vivre Saint-Chamas classée DVD. On ne parle pas de politique entre nous, on parle surtout de Saint-Chamas. »

  • La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité n’est pas une compétence obligatoire pour une municipalité mais elle traduit « le premier engagement du Printemps marseillais pour une ville plus juste » et constitue un « fil rouge » qui irriguera l’ensemble du programme. Lundi, Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille en charge des affaires sociales, inaugurait la séquence programmatique de la campagne de la majorité sortante, en présentant son premier volet consacré à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

    Un domaine dans lequel la municipalité s’est montrée en première ligne ces six années écoulées avec les signatures avec l’État du premier Plan pauvreté municipal et du contrat territorial d’accueil de France, la création de 525 places d’hébergement d’urgence, la hausse de 50% du budget dédié à la solidarité, la création de douches municipales, ou la mise sur orbite d’un Ehpad municipal.

    Plus étoffé qu’en 2020, l’axe solidarité du nouveau programme s’articule autour de vingt mesures ciblées pour lutter contre toutes les formes de précarité. « Avec une méthode, la concertation ; un outil, le service public ; et une constante, l’accès aux droits et aux besoins fondamentaux », explique Audrey Garino, accompagnée de Cécile Suffren, directrice générale d’Habitat alternatif social.

    Régie publique de l’eau

    En la matière, le printemps marseillais ambitionne d’étendre le dispositif Territoire zéro non-recours, déjà expérimenté, à l’ensemble de la ville, et de créer un baromètre local du non-recours aux droits, ainsi qu’un « Pass solidarité » pour ramasser l’offre municipale et faciliter l’accès aux équipements et services publics.

    Pour accompagner les seniors, la municipalité de gauche propose la création d’un service public local d’aide au maintien à domicile et une 5e résidence autonomie sur le site de l’Entraide au Roy d’Espagne. Face au sans-abrisme, elle entend créer 1 000 nouvelles places d’hébergement d’urgence, doubler les fontaines d’eau et toilettes publiques, et pousser la mise en place d’un plan national de résorption des squats et bidonvilles.

    Parmi les grands chantiers figure le retour en régie publique de la gestion de l’eau, dont la délégation de service public confiée à la Société des Eaux de Marseille arrive à échéance en 2029. Objectif ? Garantir la gratuité des premiers mètres cubes. Autre gros dossier, la création d’une Mutuelle municipale visant à lever les freins dans l’accès aux soins. Dans le viseur, les étudiants, retraités, chômeurs, travailleurs indépendants et précaires.

    Le pouvoir d’achat fait aussi l’objet de mesures fortes avec des tarifs sociaux renforcés et une cantine gratuite étendue à 15 000 enfants, la hausse du kit de rentrée scolaire à 150 euros et le doublement du nombre de repas gratuits pour les étudiants. Le programme prévoit aussi des actions spécifiques pour les jeunes mineurs non-accompagnés en recours, ainsi « qu’une solidarité inconditionnelle » envers les migrants et « un soutien renforcé à SOS Méditerranée » conclut, offensive, Audrey Garino.

  • Gard : Vauvert, une gauche unie face au RN

    Gard : Vauvert, une gauche unie face au RN

    Soutenue par de nombreux démocrates et des représentants de LFI, la gauche citoyenne socialiste et communiste s’est unie dès le premier tour (prévu le dimanche 15 mars) pour mettre en échec cette menace qui diviserait un peu plus la ville gardoise et pour poursuivre une politique solidaire dans une commune en pleine mutation.

    À quelques semaines des municipales, un froid mordant traverse Vauvert. Dans le quartier prioritaire des Costières, qui rassemble près de 2 700 habitants (sur 11 700 au total), on vit avec le spectre de l’extrême droite comme avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

    « Si Nicolas Meizonnet (RN) passe, ça craint… Nous, on n’a jamais eu de problème avec les élus actuels. Je suis de nationalité hollandaise, mais je vais aller voter pour les municipales, parce que la situation est très compliquée. On sent tous ces regards sur nous », confie Hoda, très inquiète à l’idée que le RN puisse prendre le pouvoir, et s’acharne sur un quartier déjà en proie à la stigmatisation. Non loin de là, immergé dans l’odeur douce-amère des tonnes d’agrumes empilées sur les étals du primeur, un client acquiesce.

    Sur ce petit bout de Camargue, qui fait office d’exception politique comparée au territoire environnant, le socialiste Jean Denat l’a toujours emporté d’une courte tête. Une avance fragile puisque le politique sait d’ores et déjà qu’il n’arrivera jamais à s’attirer la sympathie de la frange la plus réactionnaire de sa commune. Mais dans ce quartier populaire, quadrillé par un entrelacs d’immeubles bas où le chômage atteint les 35%, il est clairement la seule option.

    « Quand on est jeune,

    on se mélange… »

    Du plus loin qu’il s’en souvienne, Hicham a toujours baigné dans cette atmosphère fracturée. « à Vauvert c’est flagrant. Il y a deux mondes dans la même ville. Quand on est jeune on se mélange, et puis quand on grandit, chacun se remet à sa place… », souffle ce natif du cru, un gobelet de café fumant entre les mains. « De nombreux employeurs du coin préfèrent embaucher des gens de l’extérieur plutôt que des personnes d’origine immigrée. “Les arabes, avec les arabes”, ça on nous l’a déjà dit », poursuit encore le trentenaire, qui envisage désormais de quitter la ville. « Ici on a grandi dans le racisme. C’est fou, mais on l’a accepté. On vit avec des gens qui ne nous supportent pas ».

    Une résignation réelle, et des dérives que Katia Guyot, première adjointe au maire et conseillère régionale (PS), met sur le compte de la « méconnaissance ». « La société de Vauvert est ancrée dans une logique qui est nationale : elle est en butte à un discours de division. Mais quand les populations se rencontrent, les fantasmes et les tabous sont levés… »

    Engagé dans la campagne aux côtés de Jean Denat, le communiste Samuel Pabion partage ce diagnostic. « De nombreux médias ressassent les discours d’extrême droite en boucle ; or il ne faut pas confondre l’insécurité et le sentiment d’insécurité. À Vauvert, il y a les mêmes problèmes qu’ailleurs, mais il n’y en a pas davantage », affirme le colistier en réaction aux marottes sécuritaires du candidat RN qui alimentent la division.

    La confiance par l’action

    En 2024, le quartier prioritaire de Vauvert a été étendu jusqu’aux artères les plus paupérisées du centre-ville. Mais à la différence des Costières, à deux mois du scrutin, ici la présence de l’extrême droite s’affiche en grand. Dans le Bar des Halles, Hali les côtoie de loin. Il les sert et les salue poliment, mais quand il est en service, son enceinte crache du Tryo à pleine balle. Ce jour-là justement, il écoute La Misère d’en face et fredonne son refrain comme un mantra tombé à point nommé. « Peuple d’Occident, réveille-toi… »

    « La confiance, nous

    la gagnons petit à petit »

    Une façon d’assumer ses idéaux malgré le déferlement réactionnaire qui s’abat sur sa ville. « Samedi matin, Nicolas Meizonnet a inauguré son local de campagne dans la rue d’à côté. Quand ils sont passés devant le bar, il m’a serré la main, mais sans jamais me regarder dans les yeux parce qu’il connaît mes convictions. Ici on se connaît tous, j’étais en classe avec son frère », assure Hali, convaincu néanmoins que l’extrême droite ne passera pas. « Les gens ne sont pas si cons », balaie le quadragénaire, blindé d’enthousiasme.

    Si elle l’exprime en d’autres termes, Katya Guyot partage pour partie son sentiment. « Quand on regarde les élections nationales, on voit que le RN est largement en tête, mais sur les scrutins locaux la situation est moins manichéenne. Je crois qu’une des raisons des fractures de notre société, c’est l’inquiétude », analyse l’élue, qui estime qu’en 12 ans, la municipalité actuelle n’a eu de cesse de pallier l’injustice et de créer des ponts.

    « Travailler une société universaliste »

    « Je crois que par l’action culturelle et les spectacles gratuits pour les enfants, nous avons réussi à provoquer un vrai mélange des populations. Mais aussi via l’action sur l’habitat social, la rénovation, l’entretien des espaces verts… Ces politiques illustrent une volonté de traiter les quartiers et les populations de la même façon », assure encore Katya Guyot, qui estime que cette ambition s’inscrit forcément dans un temps long.

    « La confiance, nous la gagnons petit à petit. Mais il faudra encore beaucoup de travail et de présence sur le terrain pour la rétablir, et rappeler que chaque citoyenne et citoyen a droit de cité. Je crois qu’on a intérêt à travailler à une société universaliste, c’est le fondement de la République française », résume-t-elle.

  • Les vœux de Danielle Milon tournés vers les municipales à Cassis

    Les vœux de Danielle Milon tournés vers les municipales à Cassis

    « En 2025, Cassis a vibré toute l’année, ça bouge, non ? Eh bien ça va continuer », a promis Danielle Milon, 77 ans, maire de Cassis depuis dix-huit ans et candidate à sa réélection pour un quatrième et dernier mandat, selon ses mots. Dans un discours offensif, ponctué de « Je ne fais pas de politique » – assertion contredite par ses paroles – la maire de Cassis, 7 000 habitants aujourd’hui, a largement étayé ce qui a été réalisé dans la commune en 2025, et ce qui se poursuivra en 2026. Notamment « un choix fort, être à la pointe de la protection de l’environnement », a-t-elle lancé. Elle a par exemple annoncé pour 2026 « l’installation d’ombrières photovoltaïques au parking des Gorguettes pour alimenter en électricité 50 bâtiments communaux ».

    Alors que « tous les terrains de la commune ont été consacrés au logement social », a indiqué Danielle Milon, 2 programmes seront livrés cette année. « Nous subventionnons les bailleurs pour que 70% des logements réalisés soient réservés aux Cassidains », a-t-elle souligné. Elle a également sorti les griffes. « Mardi 16 décembre, mon domicile puis la mairie ont reçu la visite très matinale de la Brigade financière de Paris. J’ai vite fait le lien avec la saga de la Villa mauresque, qui dure depuis dix ans, véritable feuilleton Netflix préféré de mon opposition. C’était à trois mois des municipales. Je m’en réjouis car la vérité que j’ai toujours clamée va être mise au jour et les calomnies balayées. » Parmi ses autres chevaux de bataille : le centre culturel, projet qui date… de 1990. « L’opposition freine un équipement essentiel pour la commune, alors que 60% du projet est financé par le Département. Je continuerai à me battre pour qu’il voit le jour », a-t-elle assuré.

  • Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    Le maire de Roquefort-la-Bédoule fait le vœu d’une campagne municipale marquée par le respect

    « Oui, je souhaite que Roquefort-la-Bédoule soit exemplaire en matière de citoyenneté et de respect : respect des opinions, des différences, respect de l’autre. Vous penserez peut-être que je rêve. Peut-être. Mais si on ne rêve pas un peu au moment des vœux, quand le fera-t-on ? », interroge, vendredi à la fin de son discours, Marc del Grazia.

    Élu en 2020 avec 50,57% des voix, contre 49,47% au maire sortant (DVD) d’alors Jérôme Orgeas, l’édile de 61 ans est candidat à sa réélection. Parce que cette année est marquée par un important rendez-vous politique, les municipales, Marc del Grazia y a beaucoup mis l’accent. Il a d’abord rappelé que le mandat ne sera cette fois pas de six mais sept ans. Il a insisté sur le fait que « la commune reste- et restera- le fondement de notre vie démocratique. Son socle. Son point d’ancrage. À la mairie, chacun sait pouvoir trouver un interlocuteur, une écoute, une attention. Quelqu’un capable de se pencher sur une difficulté du quotidien ou de réfléchir, avec lui, aux perspectives à envisager pour mieux vivre ensemble dans cette communauté de destin qu’est un village ou une ville, quelle qu’en soit la taille. »

    « Votez selon vos idées mais votez ! »

    Aussi a-t-il enjoint les citoyennes et citoyens « à aller voter. Votez selon vos idées. Votez pour le candidat et le projet de votre choix. Mais votez ! » Dans cette commune passée « de 5 784 habitants en 2022 à 5 859 en 2023 », selon les derniers chiffres de l’Insee, il a notamment mis en exergue « l’environnement préservé », le « choix clair et assumé » que fait la Ville « de soutenir ses agriculteurs et ses viticulteurs ».

  • Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    Municipales : à La Garde Hélène Bill candidate à sa succession

    À la tête d’une « liste citoyenne de rassemblement soutenue par la droite républicaine, le centre et la majorité départementale et métropolitaine », l’ancienne 1ere adjointe de Jean-Louis Masson qui l’a remplacé comme première magistrate lorsqu’il est devenu président du Département en 2022 – ce dernier est aujourd’hui son directeur de campagne – se dit éloignée des polémiques et des postures.

    « La Garde ensemble » affiche donc « un bilan de réussite collective », qui sera forcément contredit par les équipes concurrentes. C’est le jeu démocratique.

    En attendant, la candidate veut mettre en avant « ses engagements tournés vers les autres ». « Faire réussir est mon ambition dans l’exigence, la bienveillance mais sans assistanat ni laxisme », conclut-elle.

  • Municipales : première réunion publique d’Annick Dubois à Morières-les-Avignon

    Municipales : première réunion publique d’Annick Dubois à Morières-les-Avignon

    Plusieurs personnes avaient répondu à l’appel à élaborer un « programme vivant
    et participatif, directement inspiré par les priorités et aspirations des habitants
     ».

    Quatre tables rondes sur l’éducation, la jeunesse, la mobilité et les déplacements doux ont permis aux participants de partager leurs idées, expériences et attentes. « Ils ont pu constater concrètement comment la commune pourrait être gérée différemment, avec une réelle implication des citoyens, trop souvent absente jusqu’ici », apprécie Annick Dubois qui estime que « des pistes concrètes pour l’avenir de la commune » ont pu être identifiées. Prochaine réunion publique, le jeudi 12 février à 18h30.

  • Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Signataire du pacte de rassemblement des forces de gauche dans les Bouches-du-Rhône, Génération écologie (GE) a livré ses contributions au programme du Printemps marseillais, en s’appuyant sur l’action engagée depuis 2020 par la majorité municipale de gauche. Autour de Cécile Vignes, cheffe de file du parti à Marseille, co-référente départementale et élue des 11e et 12e arrondissements -récemment ralliée au Printemps marseillais-, des responsables et élus : France Gamerre, vice-présidente d’honneur de GE, Michel Villeneuve, chercheur CNRS émérite, Eliott Perinchio, adjoint à Olivia Fortin, la maire des 6-8, Nicole Landou, membre du bureau exécutif départemental, et Rosette Denia‑Salone, élue des 6-8.

    « Les bases sont solides et ce qui a été impulsé doit grandir », souligne Cécile Vignes, consciente des attentes encore fortes de la population. « Le temps politique est court, il a fallu prioriser : les écoles, la sécurité et l’engagement d’une ville plus verte avec la préservation des terres agricoles, les parcs rénovés… »

    Génération écologie revendique une écologie « populaire et joyeuse » qui concerne les citoyens, loin d’un discours anxiogène. Objectif prioritaire : préparer « Marseille à 50 degrés », en articulant écologie et justice sociale autour de quatre axes : habiter mieux, construire mieux, consommer mieux et travailler mieux.

    « Ville régénératrice »

    Sur la base des labels européens « 100 Villes neutres en carbone d’ici 2030 » et « Ville climatiquement neutre et intelligente » obtenu sur le dernier mandat, le parti défend l’idée d’une « ville régénérative », capable de devenir une capitale de la décarbonation et de la « perma-industrie ». « Marseille entraîne tout le territoire : elle peut être un trou noir ou une étoile », avertit Cécile Vignes, appelant à une vision métropolitaine fondée sur la coopération. La rénovation des bâtiments dégradés figure au cœur des propositions, via « l’auto-réhabilitation accompagnée » associant habitants, associations et entreprises locales. Sur le volet économique, GE plaide pour une redynamisation des friches, un soutien aux filières biosourcées et à l’économie circulaire, ainsi que pour des projets innovants de consommation responsable, inspirés d’expériences concrètes. « Il n’y a pas d’écologie sans une économie solide », rappelle France Gamerre, convaincue que l’espoir, l’emploi et la qualité de vie sont indissociables d’une réponse aux défis climatiques, sociaux et sécuritaires.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.

  • Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    A contrario de vœux 2025 rapportés comme « anxiogènes » pour certains, c’est autour d’un bilan des victoires que s’est construit le discours de bonne année de la section locale du PCF. « Ce ne sera donc que des bonnes nouvelles », a lancé Amélie Barbey, secrétaire de section, face au groupe de militants, soutiens de gauche, cégétistes et composantes du Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB) rassemblés ce samedi soir dans le local du parti, cours Forbin. Parmi eux, Marina Mesure, députée européenne LFI, Gérard Frau, conseiller départemental, Dylan Zeitoun, représentant départemental du PCF…

    « Nous avons eu l’incarcération de Nicolas Sarkozy, l’inéligibilité de Marine Le Pen -même si cela ne nous protège pas de grand chose- mais surtout, la victoire des travailleurs [de la Centrale], qui ont réussi à faire réembaucher les licenciés. Il faut en parler autour de nous !, poursuit Amélie Barbey. Ce n’est pas juste un combat pour l’emploi, mais aussi pour produire chez nous. » Alors si l’année a débuté sur « les délires criminels de Trump », sur des mobilisations en Iran violemment réprimées mais « qui pourraient marcher si on ne leur confisque pas leur révolution », l’avenir, selon le PCF, se dessine avec espoir. Au niveau national déjà : « En 2026, on n’est pas encore en 2027 ! », résume Amélie Barbey, mais au niveau local aussi. « En 2026, on va pouvoir présenter des listes de rassemblement à gauche dans les communes de Mimet, Simiane, Gardanne, Bouc-Bel-Air et Meyreuil, on verra… À Gardanne, on a rassemblé Place publique, le PS, le PCF, les Écologistes et LFI. Cinq partis : on est fiers d’avoir réussi là où tout le monde ne l’a pas fait et on tient à ce que tous soit mentionnés », poursuit la militante.

    Puis il y aura eu un long hommage à l’engagement de Claude Jorda, qui « passe la main ». « Je tire ma révérence mais je serai toujours là. À mon âge, il faut savoir passer le relais. On se bat pour la retraite à 60 ans mais pour s’accrocher à des postes ? Autour de nous, on ne voit que ça. Si je m’arrête c’est parce que je suis honnête avec moi-même », annonce Claude Jorda. Avec émotion.