Tag: Municipales 2026

  • Ariane Lombardi veut un centre social pour Marignane

    Ariane Lombardi veut un centre social pour Marignane

    « On va se battre pour monter un centre social, indispensable pour recoudre la ville », lance Ariane Lombardi mercredi soir. La tête de liste communiste de l’union de la gauche pour les municipales marignanaise a développé cette idée à l’occasion d’une réunion publique au local de campagne du parc Camoin, centrée sur la jeunesse, le lien social et la solidarité.

    Le constat de départ est simple. « Chaque âge de la vie est traité indépendamment par la Ville, mais il y a un grand vide notamment pour la jeunesse des 14 à 25 ans », estime la candidate. « Il faut un lieu de rencontre et d’échanges municipal pour eux, mais aussi pour recréer un lien intergénérationnel. Pour organiser le temps commun et combattre l’isolement de la jeunesse comme des seniors », souhaite la communiste.

    Un lieu de rencontre, et de médiation sociale. « Les jeunes doivent y trouver des facilités pour chercher des stages, des formations, ou un 1er emploi » poursuit Ariane Lombardi, « il faut doter ce centre social d’éducateurs, de médiateurs professionnels de l’orientation qui peuvent aiguiller nos jeunes, en bonne intelligence avec le tissu associatif et économique », argumente la candidate.

    « On peut le budgétiser »

    Ce projet de centre social n’est pas un vœu pieux. « Nous sommes en capacité de le budgétiser », considère Ariane Lombardi, qui estime « entre 600 000 et 700 000 euros le budget de fonctionnement annuel d’un centre social pour une ville de 35 000 habitants ». Au niveau immobilier, « nous avons des bâtiments publics disponibles : l’ancienne école Parc Méditerranée vient d’être mise en vente et nous pourrions la récupérer, comme l’ancien musée Raimu », remarque la candidate, qui estime le budget d’investissement « entre 1,2 et 2 millions d’euros pour la réhabilitation et l’accessibilité. C’est peanuts pour une mairie comme la nôtre », juge-t-elle.

    Un participant réagit. « On va nous dire qu’il existe déjà des choses. Mais il faut sortir de l’événement ! Toute action doit être suivie », estime Michel, retraité, rappelant que « beaucoup de jeunes vivent chez leurs parents ». Dans la même veine, une participante souligne le rôle d’un conseil municipal des jeunes, « un moyen de faire échanger et participer les jeunes dans une démarche citoyenne ». « C’est à la Ville de fournir ces moyens à la jeunesse », insiste Ariane Lombardi, en approuvant la proposition.

    Le prochain rendez-vous de la candidate est le 10 février à 19h avec le maire PCF du Rove Paul Sabatino pour aborder le communisme municipal au local de campagne.

  • [Entretien] Sabrina Bourgerois : à Mimet, « la liste est constituée, mais reste toujours ouverte »

    [Entretien] Sabrina Bourgerois : à Mimet, « la liste est constituée, mais reste toujours ouverte »

    La Marseillaise : C’est votre première réunion publique dans le cadre de votre campagne. À quoi faut-il s’attendre au cours de cette rencontre ?

    Sabrina Bourgeois : Cette réunion permettra d’exposer le programme qu’on envisage pour la commune et pour les élections. On l’a monté pour pouvoir le proposer aux habitants. Je garderais les éléments principaux pour la réunion, mais nous allons présenter les grandes orientations. Ça génère pas mal de thèmes, dont l’intergénérationnel, l’urbanisme et l’aménagement du territoire, l’environnement et les énergies… Mais aussi la démocratie participative, la vie associative sportive et culturelle qui est un thème qui me tient particulièrement à cœur, mais aussi la sécurité publique ou le budget municipal… Tout sera intrinsèquement lié dans ce programme.

    Sur le reste de votre campagne (liste, rencontres…) où en est-on ?

    S.B : La liste est constituée mais elle reste toujours ouverte aux citoyens qui souhaitent nous rejoindre pour participer à ce programme. Samedi, je pars dans l’idée d’exposer les premières lignes du programme pour toucher un maximum de personnes qui puissent s’y sentir investies. Pour qu’elles viennent nous rejoindre. Sinon, la majorité de nos colistiers est déjà investie et mise en place. Mais la liste totale des noms de l’équipe sera dévoilée une fois l’ensemble du programme annoncé. Puis à partir du 31 janvier, nous allons chaque samedi, dès 15h, partir à la rencontre des Mimétains. Soit sur le terrain dans les quartiers de la commune, soit dans une salle communale. On commencera sur la place du village pour discuter, continuer à exposer le programme, et interagir pour démontrer dans quelle optique et quelle vision on veut amener les choses pour Mimet.

    Il est aussi question de « clarifier » une situation à la suite d’un tract litigieux de l’équipe majoritaire sortante. Que pouvez-vous nous dire sur cette situation à ce moment ?

    S.B. : Je compte d’abord faire ma réunion avant d’en parler dans les détails, le sujet est tout frais. Il y a eu édition et publication d’un tract tout à fait diffamatoire, dans lequel des informations personnelles sont dévoilées. Pour le moment, on cherche simplement à débattre sur des idées, apporter un programme… Malheureusement, l’équipe sortante n’a pas trouvé d’autres moyens que d’être dans l’attaque des individus et de se mettre dans une position qui est hors-cadre d’une campagne électorale en divulguant des informations personnelles sur les colistiers. J’aurais plus d’informations à donner à ce sujet [après la réunion, Ndlr.].

    Propos recueillis par Eva Bonnet-Gonnet

    La réunion se déroulera ce samedi 24 janvier, salle des Moulières (mairie annexe ). Un « rafraîchissement convivial » est prévu ensuite.

  • « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Face aux crises qui pèsent déjà sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir Autrement », commence la tête de liste de « Ollioules autrement » Claudie Cartereau (Les Écologistes). L’objectif étant, poursuit-elle, de faire de cette commune « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ».

    Un projet coconstruit avec la population qui vise d’ailleurs à rendre les citoyens partie prenante de l’avenir de la cité, avec la mise en place d’une réelle démocratie participative et l’organisation notamment de débats, consultations et votations en fonction des projets.

    Un programme qui propose, poursuit l’actuelle élue d’opposition, à freiner la bétonisation et l’étalement urbain tout en accompagnant la rénovation et l’isolation des logements sociaux. Et en réalisant la rénovation thermique des bâtiments communaux.

    Il s’agit également de favoriser l’équipement en photovoltaïque et solaire thermique et créer des îlots de fraîcheur tout en élaborant un plan communal de sobriété énergétique et matérielle. Bref, de dessiner « un autre cadre de vie, sobre, solidaire et économe ».

    Régie agricole municipale

    Parmi les actions phares, Ollioules autrement a en ligne de mire la création d’une régie agricole municipale, pour alimenter en produits locaux et bio, les crèches, écoles, collèges et Ehpad de la commune.

    Une ferme de 4 à 6 hectares dans laquelle la production serait assurée par des agents territoriaux comme cela se fait sur la commune de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes.

    Un projet éducatif y sera associé pour « permettre aux enfants et aux jeunes de comprendre les bases de l’alimentation, les bienfaits d’une alimentation saine sur la santé ». Avec également la mise en place de classes d’alimentation durable et des actions d’éducation alimentaire à destination des familles. Mais aussi des formations et une sensibilisation des acteurs professionnels et des élus aux enjeux de l’alimentation durable.

    Tout cela en renforçant le soutien à l’agriculture, la remise en culture des friches et l’aide à l’installation de jeunes paysans.

    Autre sujet d’importance développé au cours de cette réunion publique, la mobilité. Avec, entre autres, la volonté de « travailler avec la métropole pour réduire la dépendance à la voiture et développer des pistes cyclables sécurisées et continues ».

  • À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    Une réponse au maire RN sortant Grégoire Souque, accusant la liste de se présenter « comme apolitique sans parti pris ». Rappelons que l’édile s’est lancé en campagne en se présentant divers droite sans s’assumer d’extrême droite. « Plutôt que de mener un débat de fond et de présenter des propositions, il choisit la polémique et la confusion, stratégie qui peine à masquer cinq années d’inaction », pique la liste de gauche dans un communiqué, défendant des valeurs de « solidarité, justice sociale, écologie et démocratie participative »

  • Alexis Corbière : « On ne doit pas faire le cadeau de la division »

    Alexis Corbière : « On ne doit pas faire le cadeau de la division »

    La Marseillaise : Laure Lavalette (RN) est désignée comme favorite par les sondages. Quelles sont les solutions pour inverser la tendance ?

    Alexis Corbière : Toulon recense beaucoup de gens issus des milieux populaires. Il faut leur dire que dans le débat budgétaire, le RN a tout fait pour empêcher des recettes nouvelles sollicitant les plus fortunés. Ils ont aussi proposé et voté la suppression de près de 5 milliards d’euros de dotations aux collectivités locales. La gauche, et ici la liste conduite par Magali Brunel, propose des solutions pour vivre mieux, à travers la solidarité, les services publics… L’extrême droite, contrairement à son discours, vise à affaiblir les dépenses publiques, contre l’intérêt des habitants. Ces élections se placent dans le contexte de la grande menace de l’extrême droite pour 2027, et d’une grande menace à l’international. Ce serait un paradoxe de laisser la victoire aux amis de M. Trump. Je suis un unioniste, et on ne doit pas faire le cadeau à nos pires adversaires de la division.

    À ce titre, que pensez-vous du fait que LFI fasse cavalier seul ?

    A.C. : L’union est un combat, et la responsabilité de la division n’est pas seulement portée par LFI, certains au PS refusent aussi toute union. Mais à mes amis insoumis, je dis « comprenez la nouvelle période dans laquelle nous sommes » qui implique une nouvelle stratégie. En 2024, on a mis en place le NFP. Il ne faut pas le saborder et montrer que nous sommes la principale opposition à l’extrême droite et au macronisme. L’exemple récent des législatives partielles dans le Loiret, où la gauche divisée n’a pas pu aller au 2nd tour, montre la conséquence de la désunion, quand droite et extrême droite s’unissent.

    Dans ce contexte, quel rôle peut jouer votre jeune mouvement ?

    A.C. : Nous avons participé à la belle aventure insoumise quand elle était en dynamique et on essaye d’en garder le meilleur, en comprenant que le pays est menacé par l’extrême droite et qu’il faut l’union. C’est pourquoi je souhaite une candidature commune de la gauche et écolos en 2027, on y travaille avec le PS, les écologistes, l’Après, Génération.s et François Ruffin. Nous organiserons une primaire pour y arriver. C’est cette volonté qui nous caractérise, en portant aussi des politiques de rupture avec le macronisme, le partage des richesses, la transition écologique, la rupture avec la Ve République. N’ayons pas peur d’avoir d’un programme de rupture.

  • Magali Brunel, l’avenir en commun

    Magali Brunel, l’avenir en commun

    Toulon en commun n’est pas un dicton vain. S’il fallait le prouver, Magali Brunel s’est employée à le faire, entourée de nombreuses personnalités progressistes, locales et nationales, balayant un large spectre de la gauche et des écologistes. Un tour d’horizon inauguré par une vidéo de Michèle Rubirola (LE), du printemps marseillais, qui a porté un message d’espoir tiré de son expérience : « Nous avons besoin de la gauche rassemblée pour relever les défis. À Marseille, on pensait que c’était impossible. Pourtant, nous l’avons fait en 2020. » Se sont ensuite succédé, entre autres, ceux d’Amine Kessaci, militant (LE) de la lutte contre le narcotrafic, des sénateurs (PCF) Ian Brossat, des députés Olivier Faure (PS), et David Cormand (LE), ou encore du député et fondateur de l’Après Alexis Corbière, venu appeler à l’union face à la menace de l’extrême droite, incarnée par Laure Lavalette.

    À ce sujet, l’intervention du journaliste Claude Ardid, figure toulonnaise de la lutte contre l’extrême droite, a marqué les esprits. Il a rappelé l’héritage de la députée lepeniste, petite fille d’un « membre des croix de feu », et fille d’un « membre du groupe néo-fasciste l’ordre nouveau ». « Nul n’est comptable des erreurs de ses aïeux. Mais le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre », a-t-il affirmé, évoquant son passé de présidente d’un groupe étudiant identitaire, ses positions anti-IVG, ou sa propension à jeter l’opprobre sur des librairies, sur une professeure d’université, sur la culture…

    Unité, tramway, pouvoir d’achat, Med in Toulon…

    Après ces prises de parole, quelques colistiers ont été présentés aux quelque 400 présents. Parmi eux, André de Ubeda, conseiller municipal (PCF) sortant, des personnalités sans étiquette, et dans l’esprit de rassemblement prôné, des militants PS, Écologistes, PCF et de l’Après.

    Ce fut ensuite au tour de Magali Brunel d’entrer en piste sous les vivats. La date du meeting n’avait pas été choisie au hasard : le 20 janvier, en écho au même jour de l’année 1931, date à laquelle « le journaliste Jean Lauris commence un projet : celui d’enregistrer la voix de grands hommes », évoqua-t-elle. « Parmi eux Léon Blum, père du Front populaire, nous parle : “Nous avons une conscience de l’égalité naturelle alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Chaque pas en avant de la civilisation devrait ainsi se traduire par un bénéfice universel.” » L’illustration du projet de Toulon en Commun, centré sur : « la justice sociale dans un temps où jamais les inégalités n’ont été aussi fortes. À Toulon, des hommes, femmes, enfants, dorment dans la rue. Non à la résignation ! », a-t-elle clamé.

    Forcément, Magali Brunel a parlé de Toulon, de « ses images qui rassemblent », de « ses odeurs », « ses musiques », et de « toutes ces cultures qui l’ont façonnée. » Avec amour, mais sans concession pour ce qui doit être amélioré, à travers « quatre valeurs cardinales : justice sociale, solidarité, protection de l’environnement, démocratie participative », matérialisés par « deux axes forts : rendre du pouvoir d’achat, du pouvoir d’agir et de vivre mieux, réunir sans gommer nos différences et porter haut notre identité, plurielle, toulonnaise. Notre victoire sera celle des solutions ! »

    Parmi elles, la mobilité, avec la volonté réaffirmée de relancer le projet de tramway. Le logement, dans une ville « qui paye une amende de 3 millions d’euros par an, pour son inaction en matière de logement social ! ». L’éducation, « avec une carte scolaire qui permette aux élèves de se rencontrer dès le plus jeune âge et d’apprendre de leurs différences. » Une jeunesse pour laquelle « il faut prendre au sérieux le défi écologique, et nous préparer à une montée des eaux qui avant la fin du siècle pourra atteindre jusqu’à 1 mètre. »

    Magali Brunel a terminé sur la volonté « d’oublier le projet Pipady, qui lui-même avait oublié les Toulonnais », et celle de lancer « un grand projet de réconciliation avec la mer, un lieu de convivialité entre port et Mayol, tourné sur notre histoire et la création contemporaine : le projet Med in Toulon ». « Mais je n’en dis pas plus… Je garde la surprise », conclut-elle.

    Infos et programme sur toulonencommun.fr

  • À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    Je suis candidat aux élections municipales. » Nicolas Isnard, actuel maire (LR) de Salon-de-Provence, était attendu pour cette déclaration de candidature ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse donnée dans la permanence électorale du
    48, cours Carnot.

    Le désormais candidat à sa succession souhaite « finaliser les chantiers » en cours, tels que le demi-échangeur de l’A7 ou le futur hôpital, mais aussi en réaliser de nouveaux qui seront détaillés le 10 février, lors de la présentation de la liste et du projet. Une liste renouvelée à moitié, « qui ressemble aux Salonnais », affirme le candidat, formée d’« un panel représentatif de la richesse de Salon ».

    Nicolas Isnard s’annonce résolument tourné vers le local, dans cette élection. Et ne manque pas de critiquer les trois autres listes déclarées. « Les partis politiques ont voulu nationaliser cette campagne (…) en représentant M. Mélenchon ou Mme Le Pen. C’est une élection locale, où il faut parler fiscalité, aménagement, enjeux locaux », tance le candidat, qui reste « LR de toujours » dans une équipe « à 90% sans carte ».

    « Je porterai l’apaisement de la Métropole »

    L’insistance sur les enjeux locaux de Nicolas Isnard cache-t-elle une ambition métropolitaine, comme pressenti en 2020 ? À cette question, l’actuel maire répond : « Ma seule mission et mon unique ambition est d’être maire de Salon avec mon équipe. » Mais la réflexion est quand même là. « Si je suis maire je porterai une voix : la Métropole doit s’apaiser sur la forme et sur le fond. Il faut voir la Métropole différemment, comme un outil au service des 92 communes qui la composent », affirme Nicolas Isnard.

    De la même manière que pour la Métropole, le maire-candidat le réitère, « je présente une liste d’intérêt local qui ne servira pas de tremplin pour des élections nationales futures ».
    « Je ne briguerais aucune responsabilité, ni aucun mandat qui ne me ferait quitter mon poste pour les six années à venir », assène le candidat. Même si rien n’empêche un maire d’être président de la Métropole.

    L’agenda de Nicolas Isnard prévoit l’inauguration de sa permanence samedi 24 janvier à 11h. S’en suit une matinée d’échanges au domaine de Roquerousse le samedi 31 janvier avant la présentation du programme et de la liste le 10 février à 18h, espace Charles-Trenet.

  • Thierry Zaveroni, soutien de Martine Vassal à Marseille

    Thierry Zaveroni, soutien de Martine Vassal à Marseille

    Son comité de soutien sera présenté jeudi, mais depuis lundi, Martine Vassal dévoile les personnalités l’ayant rejoint dans sa campagne. Après Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Provence, la candidate (DVD) aux municipales a annoncé, mardi, le ralliement de Thierry Zaveroni. Un ancien cadre du bataillon de marins-pompiers de Marseille, connu pour être le Grand maître de la Grande loge de France, une des principales obédiences maçonniques du pays.

    « Thierry est un homme d’expérience qui connaît parfaitement les rouages de l’administration municipale et veut apporter sa pierre à l’édifice », souligne Martine Vassal, qui souhaite structurer une équipe capable de « préparer un avenir » pour Marseille, sans préjuger du rôle que chacun jouera. « On est en train de fédérer, pas de distribuer des places », insiste-t-elle.

    Thierry Zaveroni revendique un attachement profond à Marseille. Né à Lille en 1961 de parents corses et basques, il y arrive à l’âge de 2 ans et grandit au Panier. Son parcours professionnel s’inscrit au sein du bataillon, où il sert durant quatre décennies « au contact et au service de la population ». Après cette carrière militaire, il s’engage de nouveau au service de la collectivité comme « logisticien » lors de la crise sanitaire du Covid. Il participe à la mise en place et la gestion des grands centres de vaccination « avec toujours cette attention aux autres ».

    Tenu à une réserve par son statut militaire, il voit dans cette campagne l’occasion de s’engager enfin publiquement, évoquant sa proximité avec les projets portés par Martine Vassal. Il salue sa capacité « à parler à tout le monde », à fédérer le monde économique, associatif, culturel et sportif, et une expérience politique décisive pour Marseille, selon lui.

    « Ces femmes et ces hommes de passage »

    Sur le fond, Thierry Zaveroni met en avant des valeurs républicaines et liées à son parcours militaire : honneur, patrie, valeur, discipline, liberté, égalité, fraternité et laïcité. « Je suis très attentif à tout ce qui sépare », affirme-t-il, parlant emploi, écoles, sécurité, transports, culture, écologie. Un discours centré sur le vivre ensemble et une attention particulière pour les quartiers populaires dénotent avec la campagne de droite.

    Interrogé sur son engagement maçonnique où ses prises de position pour une ouverture ont suscité le débat, lui récuse tout prosélytisme et affirme une démarche personnelle qui lui a permis de « se construire » avec « une fibre particulière pour l’humain, l’engagement et la réussite ». « Ce qu’il nous faut, c’est redonner ses lettres de noblesse d’antan à cette ville », conclut Thierry Zaveroni. « Il faut être respectueux de toutes celles et ceux qui, depuis 2 600 ans, lui ont permis d’être ce qu’elle est, ce port avec ces femmes et ces hommes de passage qui l’ont construit et lui ont donné une identité particulière.»

  • Hérault : deux projets de gauche pour convaincre les Lodévois

    Hérault : deux projets de gauche pour convaincre les Lodévois

    Le PS plutôt que LFI pour redonner espoir aux Lodévois. En soutenant la tête de liste socialiste Fadelha Bennamar-Koly, le PCF fait le choix de la continuité avec la majorité sortante, en dépit des critiques relatives à son manque de proximité avec la population.

    « Fadelha incarne mieux la capacité d’union à gauche. Sébastien Rome n’appelle à l’union que derrière lui. Il est dans la démarche quasi nationale de LFI avec des candidats partout », justifie Florian Vire. En novembre, le secrétaire de la section PCF avait été à l’initiative d’une rencontre dans l’espoir d’une liste de rassemblement. Qui ne se concrétisera pas avant le 1er tour au grand dam des Lodévois signataires d’une pétition qui circule en ce sens. « C’est un non ferme et définitif. Faire un bis repetita des querelles de l’Assemblée nationale ça ne m’intéresse pas », tranche la protégée de Carole Delga. « D’être incapable de se parler, ça pose un vrai problème », déplore l’ex-député LFI Sébastien Rome, qui laisse la porte ouverte, y compris au 2nd tour.

    Le risque est que la sous-préfecture Lodève, ancienne ville industrielle aujourd’hui pauvre, déclassée et sans dynamique démographique, rebascule à droite. Déjà en 2020, la maire Gaëlle Levêque (PS) qui ne se représente pas, n’avait battu l’entrepreneur Claude Lateeb que de 8 voix. « Il était en discussion avec le RN. C’est un candidat attrape-tout, un Trumpiste local », critique S. Rome. L’ex-élu régional RN, Gérard Maurin, pourrait aussi se présenter ainsi que la retraitée Mona Dumur (sans étiquette).

    Projet contre projet

    Bref, les deux listes de gauche vont devoir convaincre projet contre projet. Comment redynamiser le centre-ville ? L’Insoumis propose de créer « une foncière municipale de réhabilitation pour faire du logement de qualité et abordable ». Fadelha Bennamar-Koly veut faire de la médiathèque « un véritable lieu d’échanges, de culture et de dialogue avec les habitants pour retisser des liens ». Elle veut revoir le stationnement et promet un « plan Marshall » sur la grand-rue et la rue de la Lergue.

    La candidate PS entend améliorer la propreté de la ville, lutter contre les incivilités et les violences intraconjugales. Elle veut dédier l’aile inoccupée de la mairie à l’emploi et à la formation et compte sur les 12 entreprises qui s’installent dans le parc d’activité pour créer 250 emplois. De son côté, Sébastien Rome (LFI) déplore le pantouflage du comité local pour l’emploi. Il envisage d’ouvrir un nouveau marché et promet de créer une « régie publique de l’alimentation » qui proposerait « des légumes au juste prix. »

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À 17h30, un attroupement se crée devant le laboratoire du Grès, pourtant fermé. Dans le coffre de sa voiture, Abdrizak Nouar attrape les livrets qui résument le bilan du dernier mandat de Gaby Charroux (PCF), candidat à sa succession, et les dispatche dans les mains de la vingtaine de sympathisants qui ont répondu présent pour participer à la première opération de la campagne.

    Ce lundi soir, 520 logements attendent les soutiens du maire sortant, qui se séparent en petits groupes et se répandent comme une pieuvre dans le quartier populaire. Il y a les militants qui connaissent le coin comme leur poche, à l’image d’Abdrizak, qui a grandi et vit encore au Grès, et qui a donc le pass pour entrer dans tous les bâtiments. Il y a les habitués, comme Alain, qui a pris part à son premier tractage à 18 ans, en 1968. « C’est tout un art, il ne faut pas être trop intrusif sinon l’effet est inverse ! », glisse-t-il. Et puis il y a les nouveaux, qui observent un temps les plus rompus à la tâche avant de se jeter à l’eau, à l’instar de Florence Dantin. « Je suis née ici, mon fils est né ici, j’aime ma ville, explique-t-elle. Je veux qu’elle garde son identité, j’essaye de la protéger contre le RN et tous les autres à mon
    niveau.
     »

    Lutter contre l’abstention

    Après quelques portes, le discours est vite rodé : « Bonjour, c’est l’équipe de campagne de Gaby Charroux, on vient vous présenter son bilan. Il a tenu 95% de ses engagements. N’oubliez pas qu’il y a les élections le 15 et le 22 mars ! » Alain précise : « C’est bien de rappeler les dates car c’est parfois vague dans la tête des gens. Il ne faut pas oublier que c’est dans les quartiers populaires qu’il y a le plus d’abstention ! »

    Lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, ce manque de participation a joué un rôle majeur dans la défaite de l’ex-député Pierre Dharréville (PCF) face au Rassemblement national. « À Tranchier, il fait environ 60% mais ça lui rapporte peu de voix, se remémore Alain. Dans d’autres quartiers où il y a des villas, Fouquart ne fait que 50% mais il récolte beaucoup de voix. L’abstention nous coûte beaucoup ! » Les opérations de porte à porte se poursuivent toute la semaine dans les quartiers prioritaires de la commune de 49 000 habitants. Deux zones résidentielles ont aussi été ciblées par l’équipe de campagne : Lavéra et Croix-Sainte, qui se sont récemment détournées de la gauche.