Tag: Mucem

  • Une Armada de la paix pour boucler l’odyssée du Bel espoir

    Une Armada de la paix pour boucler l’odyssée du Bel espoir

    « L’aventure s’enracine dans la vocation de Marseille, ville méditerranéenne où la diversité culturelle et sociale forme une unité », explique Alexis Leproux, vicaire épiscopal en charge des relations méditerranéennes. C’est lui qui a fait émerger ce projet fou : embarquer des jeunes de nationalités, religions et cultures différentes sur un navire-école pour partir à l’abordage des ports du pourtour méditerranéen. L’association diocésaine de Marseille a trouvé de précieux complices dans les associations Mar Yam et Bel-Espoir-AJD.

    Adoubée par le cardinal Jean-Marc Aveline suite à la visite du Pape François à Marseille, en septembre 2023, cette odyssée pour la paix a levé l’ancre le 1er mars 2025 de Barcelone. Huit équipages de 25 matelots âgés de 18 à 30 ans, de toutes nationalités, cultures et religions, ont pris la barre pour sillonner la Méditerranée, reliant ses cinq rives et faisant escale dans une trentaine de ports. À chaque étape, ils ont partagé avec des acteurs locaux des initiatives en faveur de la paix. Un voyage placé sous le signe de l’ouverture et du partage.

    Toutes voiles dehors

    « L’idée est de permettre à des jeunes de vivre une expérience unique de rencontres et de navigation sur de beaux voiliers, pas des navires de guerre, en particulier dans des pays où il est difficile de circuler », précise Alexis Leproux. Pour ce final dans la rade marseillaise, le diocèse a souhaité un accueil « en mer ouvert à tous, festif et populaire ».

    Une vingtaine de voiliers de tradition viendront à la rencontre du fameux trois-mâts. Une mission dans les cordes de l’association Svan, créée en 2023, qui « ambitionne d’utiliser le yachting comme passerelle sociale. C’est un loisir magnifique qui mobilise des compétences techniques et comportementales, mais cher », explique Nathalie Demaret. La chorégraphie des vieux gréements partira de la Pointe Rouge à 10h, longera la corniche Kennedy, les Catalans et le Pharo « pour que le spectacle soit visible par tous depuis la rive », indique Guillaume Wattinne. À 12h30 le Bel espoir devrait rejoindre le J4, « si le temps le permet. En cas contraire, il accostera au quai de la Fraternité ».

    L’arrivée du navire marquera l’ouverture du festival de la paix Med 25, le 25 octobre. Après les prises de parole officielles, une scène ouverte accueillera témoignages, flashmob, pièce de théâtre, danses traditionnelles méditerranéennes et diverses animations. La clôture reviendra au cardinal Jean-Marc Aveline, qui célébrera une messe à la Major, dimanche à 10h30.

  • Le souvenir de la guillotine vit au Mucem

    Le souvenir de la guillotine vit au Mucem

    « Quand je l’ai vue dans la cour de la prison de la Santé, sous le dais noir, avec ses grands bras maigres, dressée vers ce dais, elle avait l’air d’une espèce d’idole, sanglante, qui attendait sa ration de mort. Maintenant, c’est une pièce de musée. Tout est dit ». Inscrite sur un cartel de l’exposition permanente du Mucem, « Populaire ? », cette déclaration de Robert Badinter, en 2010, porte sur une guillotine construite en 1872 par Alphonse-Léon Berger pour remplacer un modèle détruit pendant la Commune de Paris, et qui sommeillait dans les réserves du Mucem.

    Voilà désormais le monstre froid installé au sein du parcours, à l’occasion de la panthéonisation de Robert Badinter – l’ancien Garde des Sceaux ayant porté la loi de l’abolition de la peine de mort en 1981 – qui doit avoir lieu le 9 octobre. La guillotine n’avait auparavant été montrée qu’à trois reprises : en 2010 au musée d’Orsay, en 2013 à l’ouverture du Mucem et en 2019 aux Baumettes. L’espace sera ouvert ce jour-là au public gratuitement.

    « Cette guillotine témoigne à la fois de ce qu’était la peine capitale, mais surtout du combat pour l’abolition », rappelle Pierre-Olivier Costa. Le président du Mucem développe : « Robert Badinter a choisi de la donner en 1982 au Musée des arts et traditions populaires, dont le Mucem est l’héritier, pour la faire entrer dans le patrimoine commun comme un objet qui n’a plus d’usage et qui n’en aura plus. Avec la condition de ne pas la montrer au public avant 20 ans, car il connaissait la charge émotionnelle liée à ce débat. À l’époque, une majorité de Français était encore pour la peine de mort ».

    4,50 m et 900 kg

    Armature glaçante faite de bois et de métal, le couperet de la guillotine exposée semble prêt à tomber à tout moment. Mais, fort heureusement, figé en l’air pour un long moment grâce à l’action de Robert Badinter. Elle convoque le souvenir selon lequel son arrêt a été le fruit d’une lutte, comme le suggère la séquence dans laquelle elle est exposée, intitulée « Peuples en mouvement ». Une section qui souligne les « avancées sociales et sociétales » dans l’hexagone, parmi lesquelles « la grève et la réduction du temps de travail » entre 1936 et 38, ou la promulgation de la loi autorisant le mariage pour tous en 2013.

    Au centre de cette pièce, trône la bête à la lame, 4,50 m de hauteur et 800 kg. « Cette guillotine a été beaucoup utilisée pendant la Deuxième Guerre mondiale, notamment pour mettre à mort des résistants », souligne Pierre-Olivier Costa, tout en précisant : « A priori, elle n’a pas été utilisée pour la dernière exécution en France, en 1977 » [celle d’Hamida Djandoubi, exécuté aux Baumettes, Ndlr]. Mais une deuxième guillotine, « itinérante pour aller en Province », indique la directrice scientifique et des collections du Mucem, Marie-Charlotte Calafat, « est toujours dans nos réserves. Elle n’a jamais été montée, car il lui manque des pièces, notamment des écrous et boulons. C’est certainement celle qui a été utilisée pour Christian Ranucci », lui aussi condamné à la peine capitale aux Baumettes.

  • Une triplette tropézienne triomphe au 100% féminin de Provence

    Une triplette tropézienne triomphe au 100% féminin de Provence

    Après avoir sorti en quart de finale l’équipe de Sabine Fara, récente demi-finaliste du championnat de France tête-à-tête, puis celle d’Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise, Emmanuelle Goffoz-Durand, Cyntia Cantiget et Malory Guillaumont-Navaro ont soulevé, dimanche sur l’esplanade du Mucem, le trophée du 100% féminin de Provence. Opposées à la triplette de la Rumillienne Camille Durand, vainqueur du Grand prix féminin du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2022, associée à l’Arlancoise Jessica Tronche et de la Brondillante Amélie Romuald, les Varoises, pensionnaires de la Boule Tropézienne, ont dû s’employer jusqu’au dernier moment pour l’emporter (13-12). « On a développé un très beau jeu », se réjouit Cyntia Cantiget, fière de l’aventure qu’elle a vécu avec ses habituelles coéquipières. Même si le championnat du Var ne leur a pas souri cette saison, elles ont toutefois réussi à se hisser jusqu’en 16e de finale à Espalion et à Palavas, en doublette avec Malory Guillaumont-Navaro.

    Cette dernière, âgée de 18 ans seulement, a ébloui le public marseillais par sa force de frappe au tir. Elle n’a pas eu froid aux yeux face à des expertes comme Séverine Roche, Cindy Peyrot et Amélie Romuald. Et même dans les situations les plus stressantes. « Notre jeu offensif a payé sur ces deux jours », souligne la lauréate du trophée des Pépites l’année passée. De quoi confirmer qu’elle fait partie des potentiels espoirs de la pétanque féminine française. Une joueuse qui sera à suivre de près.

  • Le 100 % féminin de Provence revient

    Le 100 % féminin de Provence revient

    Le 100% féminin de Provence est de retour pour une deuxième édition. Un National triplette Top 1 000 féminin aura lieu le week-end des 6 et 7 septembre, en même temps que deux triplettes de niveau départemental.

    L’objectif est de promouvoir la pétanque féminine. Le directeur général de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP), Xavier Grande, a souligné que « la pratique féminine fait partie du projet fédéral et des moyens lui sont donnés, notamment en termes de médiatisation ». Mais comme l’a rappelé Sabine Fara, « le milieu bouliste est un milieu assez macho ». L’ancienne vainqueure du Mondial La Marseillaise participera au concours cette année. Elle est heureuse de voir des tournois exclusivement féminins être organisés : « C’est une belle compétition. Ça met en avant les femmes dans le milieu. Et l’endroit est magique. »

    Gérard Poncié, l’organisateur du projet, est ravi de voir la progression de la pétanque chez les femmes. « Le sport féminin est agréable à regarder. Donc je me suis dit pourquoi pas organiser quelque chose pour valoriser la pratique féminine. Et je ne regrette pas du tout ce choix. »

    Le 100% féminin de Provence sera également l’occasion de soutenir la bonne cause. Les recettes de la tombola et de la buvette seront reversées à Point Rose, qui offre un accompagnement aux familles confrontées à la fin de vie et au deuil d’un enfant.

    Début du National triplettes Top 1 000 à 9h30. Finale
    le dimanche à 15h.

    Début des triplettes départementales le samedi
    à 14h30, le dimanche dès 9h. Renseignements
    : 06.88.09.10.09.