Tag: mort

  • Un mort et un blessé à La Cayolle

    Un mort et un blessé à La Cayolle

    Un homme de 33 ans a été tué et un autre, âgé de 32 ans, blessé lundi 2 novembre au soir dans une fusillade près de la cité de la Cayolle dans le sud de Marseille (9e), indique le bataillon des marins-pompiers (BMPM).

    Si les détails de ce qui s’est passé n’ont pas encore été communiqués, les marins-pompiers ont été appelés « vers 21h20 », indique le BMPM.

    Un clip qui a mal tourné ?

    « Le corps d’un homme de 33 ans en arrêt cardiorespiratoire a été retrouvé chemin de Sormiou, et un deuxième homme, de 32 ans, a été découvert portant plusieurs impacts de balles », non loin, avenue de Colgate, précise-t-il par ailleurs.

    « Ce soir, à La Cayolle, dans les quartiers sud de Marseille, un homme de 33 ans a été tué. Un autre est grièvement blessé. Une nouvelle fois, notre ville est frappée par la violence », a réagi sur les réseaux sociaux Amine Kessaci (EELV), adjoint au maire délégué à la jeunesse et figure de la lutte contre le narcotrafic à Marseille. « Du nord au sud de Marseille, nous devons poursuivre sans relâche notre engagement pour que chaque habitant puisse vivre en paix et en sécurité », a-t-il déclaré. Le procès des tueurs présumés de son frère Brahim se tenant actuellement à Aix-en-Provence.

    Selon nos sources, les deux hommes auraient été en train de tourner un clip de rap avant d’être pris pour cibles par des tueurs.

  • Marseille : un mort et un blessé à la Cayolle

    Marseille : un mort et un blessé à la Cayolle

    Un homme de 33 ans a été tué et un autre, âgé de 32 ans, blessé lundi soir dans une fusillade près de la cité de la Cayolle dans le sud de Marseille, indique le bataillon des marins-pompiers (BMPM).

    Si les détails de ce qui s’est passé n’ont pas encore été communiqués, les marins-pompiers ont été appelés « vers 21h20 », indique le BMPM.

    « Le corps d’un homme de 33 ans en arrêt cardio-respiratoire a été retrouvé chemin de Sormiou, et un deuxième homme, de 32 ans, a été découvert portant plusieurs impacts de balles » non loin, avenue de Colgate, précise-t-il par ailleurs.

    « Ce soir, à La Cayolle, dans les quartiers sud de Marseille, un homme de 33 ans a été tué. Un autre est grièvement blessé. Une nouvelle fois, notre ville est frappée par la violence », a réagi sur X Amine Kessaci (EELV), adjoint au maire et figure de la lutte contre le narcotrafic à Marseille. « Du nord au sud de Marseille, nous devons poursuivre sans relâche notre engagement pour que chaque habitant puisse vivre en paix et en sécurité », a-t-il ajouté.

    Selon nos sources, les deux hommes auraient été en train de tourner un clip de rap avant d’être pris pour cibles par des tueurs.

  • [Maj] Marseille : un jeune homme de 21 ans abattu près d’un point de deal à Air Bel

    [Maj] Marseille : un jeune homme de 21 ans abattu près d’un point de deal à Air Bel

    Le commando qui a déboulé mardi soir vers 20h30, non loin du point de vente de stupéfiants d’Air Bel, cité du 11e arrondissement, n’a guère laissé de chance à ceux qui se trouvaient là. Touché au niveau de la cage thoracique et aux jambes par un tir d’arme de type kalachnikov, un jeune homme de 21 ans est décédé des suites de ses blessures dans le véhicule des marins-pompiers de Marseille, sur le trajet vers l’hôpital de la Timone.

    Deux personnes cagoulées étaient à la manœuvre, précise-t-on de source policière. L’une au volant de l’utilitaire, l’autre surgissant armée de la porte coulissante à l’arrière, et poursuivant ceux présents sur place. Le tireur a fait feu à plusieurs reprises sur la victime. Les agresseurs ont ensuite quitté les lieux et incendié leur véhicule quelques minutes après dans une impasse du quartier. Véhicule dont les policiers ont établi qu’il avait été volé, début octobre, dans le Var.

    Pas moins de sept douilles de calibre 7,62 mm et deux étuis ont été retrouvés par la police scientifique. Le parquet de Marseille a saisi la brigade criminelle de la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée) du SIPJ 13 pour « assassinat et tentative d’assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime en bande organisée, acquisition transport et détention d’arme de catégorie A, destruction par moyen dangereux en bande organisée, recel de vol en bande organisée », nous indique-t-il.

    La victime était connue de la justice pour trafic de stupéfiants. Il s’agit du sixième narchomicide à Marseille depuis le début de l’année. En 2025, 16 personnes en lien avec le narcotrafic avaient trouvé la mort.

  • Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    L’Espagne est endeuillée par un deuxième accident ferroviaire en l’espace de quelques mois. Ce mercredi à 8h53, deux trains grande vitesse se sont percutés au niveau de Urda dans la province de Tolède. Un bilan provisoire en milieu d’après-midi fait état de 68 morts, en janvier c’est sur la même ligne qu’une collision entre deux trains causait la mort de 46 personnes à Adamuz en Andalousie

    Ce mercredi matin, un premier train d’une compagnie privée l’Iryo, quitte la gare d’Atocha de Madrid direction Séville, à son bord 147 passagers. Un peu plus tard, c’est un train AVE de la RENFE qui quitte Madrid sur la même ligne avec à son bord 397 voyageurs dans la même direction. A 8h30 le système de contrôle informatisé de la gare d’Urda (province de Tolède) tombe en panne. Dans ce cas là tous les trains en circulation ont ordre de s’arrêter décision prise par le centre d’Atocha. Six trains en tout ont donc été immobilisés, dont l’Iryo à Urda. Pour une raison inexpliquée, comme l’a indiqué le ministre des transports Oscar Puente lors d’un point presse à la mi-journée, l’ordre de reprendre la circulation à marche normale, a été donné à 8h36 par un opérateur du centre de contrôle d’Atocha. L’AVE qui avait déjà parcouru 25 kilomètres depuis Madrid a donc repris sa marche à pleine vitesse pour atteindre environ les 200 km/h. Pour une raison que l’enquête devra éclaircir l’Iryo n’a pas redémarré suffisamment tôt et n’a pu éviter la collision par l’arrière de l’AVE lancé à grande vitesse.

    Le choc a été effroyable plusieurs voitures sont tombées en contrebas et de l’amas d’acier et de ferraille ont été extraites près de soixante dix personnes décédées et 58 blessés (bilan provisoire).

    L’enquête à l’heure qu’il est s’oriente vers une défaillance humaine. Le ministre, Oscar Puente, qui a apporté la solidarité du gouvernement aux victimes et à leurs familles a fait part de sa consternation et de celle du chef du gouvernement Pedro Sanchez devant une telle tragédie « je veux m’en tenir au faits, il y a eu un panne informatique, dans ce cas c’est le centre de contrôle qui reprend la main, il est inexplicable que l’ordre ait été donné aux trains de redémarrer en marche normale alors que la signalisation à l’entrée de la gare de Urda était au rouge et qu’il aurait fallu ordonner le redémarrage en « marche à vue c’est-à-dire à 40 km/h. L’enquête devra éclaircir les circonstances de cet accident ».

    Le roi Felipe VI a transmis dans l’après midi ses condoléances aux familles des victimes. Plus d’une centaine d’effectifs de l’unité militaire d’urgence sont sur place et les blessés sont évacués par ambulances et hélicoptères vers les hôpitaux de Tolède et Alcazar de san juan et Madrid. Un appel a été lancé en urgence pour des dons de sang.

    Rappelons que le 18 janvier 2026 une collision entre deux trains, Iryo et AVE également, avait fait 46 morts à Adamuz province de Cordoba en Andalousie sur cette même ligne. Quelques jours plus tard un train de banlieue près de Barcelone déraillait faisant 41 blessés. La tragédie ferroviaire de ce mercredi interroge à nouveau sur l’état du réseau ferroviaire, sur les conditions de travail et sur l’ouverture des lignes à la concurrence privée.

    Pedro Sanchez, le chef du gouvernement s’est exprimé à 16h devant les médias et a promis de « rétablir la confiance sur le système ferroviaire espagnol, de faire la lumière sur ce drame et chercher les responsabilités d’où qu’elles viennent » il a annoncé un deuil national de trois jours les 29, 30 et 31 octobre.

  • Marseille : un jeune homme tué à Air Bel

    Marseille : un jeune homme tué à Air Bel

    Un jeune homme de 21 ans a été tué dans la soirée de ce mardi 27 octobre par des tirs de kalachnikov sur un point de trafic de stupéfiants du 11e arrondissement de Marseille, a indiqué mercredi une source policière.

    Il se trouvait à proximité d’un point de deal de la cité Air Bel.

    Les marins-pompiers de Marseille ont indiqué mercredi être intervenus dans la soirée de mardi pour secourir un homme « ayant reçu deux impacts de balles au thorax et aux membres inférieurs », en précisant avoir transporté la victime à l’hôpital de la Timone « avec un pronostic vital engagé ».

    Le jeune homme a été la cible de deux personnes cagoulées à bord d’une voiture indique-t-on de source policière. L’une a poursuivi les personnes présentes sur place et a fait feu à plusieurs reprises sur la victime. Les agresseurs ont ensuite quitté les lieux et incendié leur véhicule quelques minutes après dans une impasse du quartier. Véhicule dont les policiers ont établi qu’il avait été volé.

    Le Parquet de Marseille a saisi la brigade criminelle de la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée) du SIPJ 13. Sept douilles de calibre 7,62 mm de même calibre ont été retrouvées.

    La victime est finalement décédée durant son transfert vers l’hôpital.

  • Tempête Adam : deux femmes retrouvées mortes à Lançon-Provence

    Tempête Adam : deux femmes retrouvées mortes à Lançon-Provence

    La Préfecture a annoncé mercredi que deux femmes âgées de 86 et 26 ans ont été retrouvées, noyées dans une cave de Lançon-Provence selon des précisions apportées par les Pompiers 13. Une enquête est en cours pour caractériser le contexte de cette découverte macabre. Ces deux victimes s’ajoutent à celle du Saint-Mitréen de 75 ans emporté par le torrent qui s’était formé dans le hameau de Massane, mardi.

  • Crash aérien de Barcelonnette : la décision du tribunal attendue ce jeudi

    Crash aérien de Barcelonnette : la décision du tribunal attendue ce jeudi

    Xavier et Barbara attendent ce jour depuis longtemps : en décembre 2022, leur vol touristique avait viré au cauchemar, leur avion s’écrasant et s’embrasant au moment de son atterrissage à Barcelonnette. Le couple niçois avait été gravement blessé et brûlé dans l’accident, avait passé plus d’un mois dans le coma et cinq mois en réanimation, alors que la compagne du pilote, également à bord, était décédée sur le coup. Ils accusent aujourd’hui le pilote de les avoir abandonnés dans l’avion en feu.

    « Le pilote a commis

    des fautes énormes »

    Jugé fin septembre, le pilote est poursuivi pour homicide involontaire et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité permanente. Le procureur avait requis cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, à son encontre.

    Me Mérouane Brahimi, qui représente sa sœur décédée dans l’accident, espère une condamnation du prévenu. « Ce qu’on souhaite, c’est que le pilote, qui a commis des fautes énormes, manifestes, soit condamné, parce qu’au-delà de ma sœur, qui est morte dans des conditions épouvantables, il y a aussi ces deux jeunes personnes qui sont mutilées à vie. Leur vie est gâchée », déplore-t-il. Selon lui, « le pilote n’a pris aucune précaution », « a pris une pente extrême », et est arrivé « à une vitesse 70 ou 80 km/h au-dessus de la vitesse normale ». « L’avion rebondit cinq fois, mais, au lieu de freiner, il remet les gaz pour ne pas endommager l’avion », affirme l’avocat, qui regrette que le prévenu n’ait pas reconnu ses fautes et sa responsabilité lors du procès fin septembre.

  • Le lourd bilan d’intempéries dévastatrices

    Le lourd bilan d’intempéries dévastatrices

    Les villes de l’étang de Berre sont méconnaissables. Les pluies torrentielles laissent derrière elles un lourd bilan. Dans la nuit de lundi à mardi, puis dans la soirée de mardi, un épisode méditerranéen a donné des cumuls records sur l’ouest et le nord de l’étang de Berre : de 150 à 300mm sont tombés en 24h, soit près de la moitié des précipitations annuelles habituelles. « Du jamais vu », confie une Port-de-Boucaine.

    À Saint-Mitre-les-Rempart, située à l’épicentre du phénomène, un homme de 75 ans est mort. Malgré une importante opération de recherche, mobilisant notamment l’hélicoptère Dragon 131, la victime a été retrouvée décédée par les services de secours, en milieu de matinée, après avoir été emportée par les eaux jusqu’à Istres. « La personne qui l’accompagnait a pu être sauvée », précise le préfet des Bouches-du-Rhône.

    Au total, 700 pompiers du Sdis 13 sont intervenus plus de 1 000 fois pour des sauvetages ou des opérations de pompage. Des renforts extra-départementaux de l’Aude et de la Haute-Garonne étaient en transit, mardi soir.

    Des centres d’accueil municipaux

    Martigues, Port-de-Bouc, Saint-Mitre-les-Remparts, Salon-de-Provence et Saint-Chamas signent la journée la plus pluvieuse de leur histoire. De nombreuses routes ont été coupées, ainsi que la ligne ferroviaire entre Marseille et Miramas via Rognac.

    À Saint-Mitre-les-Remparts, où des dizaines d’habitations et de commerces ont été touchés par les inondations et où d’importants phénomènes de ruissellement ont affecté notamment le vallon de Massane, le littoral et la ZAC des Étangs, un centre d’hébergement d’urgence a été déployé au gymnase René-Jauras. Le camping Neptune y a été évacué. À Saint-Chamas, plus de 150 sinistres ont été recensés, entre inondations, glissements de terrain, chutes d’arbres et effondrements de murs. Un centre d’accueil a été ouvert à la cantine Gabriel-Péri.

    À Martigues, des coulées de boue, des chutes d’arbres et de rochers ont impacté Touret de Vallier, Boudème, l’ancienne route de Marseille, la route de Ponteau et l’hypercentre de Jonquières. La Ville a ouvert le gymnase Aldéric Chave pour y accueillir les personnes en difficulté. Le maire (PCF) Gaby Charroux « salue avec force l’engagement et le professionnalisme de l’ensemble des équipes mobilisées et leur dévouement exemplaire ».

    À Port-de-Bouc, plus d’une cinquantaine de foyers ont été touchés, principalement dans les quartiers de la Bergerie, dans les Résidences de la paix et la Gafette. Les Arcades ont été évacuées en fin d’après-midi, en raison de « forts ruissellements » et d’une « importante concentration d’eau de pluie dans les bassins de rétention », expliquent les services de la Ville. La municipalité a mis à disposition la salle Gagarine, où le Secours populaire a tenu un stand solidaire pour les sinistrés. Concernant les équipements publics, un bilan global est en cours, « mais nous pouvons d’ores et déjà certifier que nous avons eu des dégâts importants dans la crèche Rambaldi, à l’école Marcel Pagnol et au centre de loisirs Lucie Aubrac », affirme la majorité, qui espère qu’un état de catastrophe naturelle sera décrété.

    Des services hospitaliers les pieds dans l’eau

    Les services de l’hôpital de Martigues ont été aussi été affectés. Aux urgences, dans le bâtiment situé en contrebas d’une pente, « l’eau rentrait jusqu’à la salle d’attente des patients », témoigne une soignante. Et la situation est récurrente. « Quand il y a de grosses pluies qui durent longtemps, tu sais que t’es inondé à tous les coups », assure-t-elle, préférant garder l’anonymat. « Il faut racler l’eau, faire attention au matériel, tout en prenant les patients en charge en sécurité. » Face à l’urgence de la situation, un plan de mobilisation interne a été activé dès 7h par la direction, en lien avec l’Agence régionale de santé et le Samu. « Grâce à la mobilisation, à l’engagement et la disponibilité des professionnels, l’ensemble des prises en charge a pu être maintenu », salue Loïc Mondoloni, le directeur de l’établissement.

    Dans la journée, la dialyse et le laboratoire ont aussi été inondés. « Les personnels ont clairement peur que les murs leur tombent dessus », confie encore la soignante. Des vidéos montrent en effet de l’eau qui tombe des parois, et des soignants pataugeant dans les couloirs. La direction parle « d’infiltrations » et « d’écoulements ponctuels », assurant que « la situation est sans commune mesure avec celle qui aurait pu être rencontrée il y a quelques années grâce aux importants travaux de réhabilitation et d’étanchéité déjà réalisés ». La CGT demande des travaux urgents pour accueillir dignement la population.

    Alors que le centre hospitalier conduit un programme de modernisation de son patrimoine, Loïc Mondoloni affirme : « Cet épisode confirme la nécessité de poursuivre ces investissements afin de renforcer la résilience de nos infrastructures face à des phénomènes climatiques dont la fréquence et l’intensité tendent à augmenter. » La preuve en images.

  • Intempéries : une personne retrouvée décédée à Saint-Mitre-les-Remparts

    Intempéries : une personne retrouvée décédée à Saint-Mitre-les-Remparts

    L’importante mobilisation des pompiers des Bouches-du-Rhône n’aura pas suffi. Les violents orages de la nuit ont fait une victime. Portée disparue, une personne a été retrouvée décédée par les services de secours en milieu de matinée à Saint-Mitre-les-Remparts. « Une importante opération de recherche, mobilisant notamment l’hélicoptère Dragon 131, a été engagée », détaillent-ils dans un communiqué. Les circonstances de l’accident restent encore à préciser.

    Des pluies diluviennes se sont abattues sur le secteur de la Côte Bleue et de l’Étang de Berre pendant la nuit. Sur Martigues, pas moins de 220 mm sont tombés en 24h, soit « 40% de ce qu’il tombe en une année », selon l’antenne locale de Météo-France.

    Les pompiers sont à pied d’œuvre. Entre hier et aujourd’hui, ils ont réalisé plus de 200 interventions directement liées aux intempéries, ce qui a nécessité l’engagement de moyens spécialisés supplémentaires, représentant 112 Pompiers13, en complément des 500 personnels habituellement de garde.

    Si l’essentiel de l’épisode météorologique est désormais passé, la vigilance orange reste maintenue, à ce stade, jusqu’à 12h ce mardi 20 octobre. Des précipitations modérées devraient se poursuivre jusqu’à la mi-journée, tandis que de nouvelles précipitations sont attendues dans l’après-midi et en soirée.

  • Maricarmen symbole de la lutte pour le droit au logement est décédée

    Maricarmen symbole de la lutte pour le droit au logement est décédée

    Maricarmen Abascal, dont l’expulsion a déclenché d’importantes manifestations pour le droit au logement en Espagne, est décédée ce mercredi à l’hôpital Gregorio Marañón à l’âge de 87 ans. Le 23 septembre, elle avait été expulsée de son logement du quartier du Retiro, par un fonds « vautour », où elle avait vécu pendant sept décennies.

    Au cours des derniers mois, son état physique s’était détérioré. « Cela m’a affectée dans tous les aspects de ma vie. Aujourd’hui, je ne suis plus moi-même », avait-elle déclaré deux jours avant de quitter son domicile.

    Après quatre tentatives d’expulsion, Maricarmen a dû quitter son appartement, expulsée le 23 septembre par la force publique allongée sur une civière. Cette image a fait le tour du pays, et a mis le feu aux poudres : occupation de places comme la Puerta Del Sol à Madrid et manifestations contre son expulsion dans des dizaines d’autres villes espagnoles.

    Cette situation, a conduit le gouvernement à prendre en urgence deux décrets pour le droit au logement qui ont été rejetés au Parlement par une majorité de droite et d’extrême droite obtenue grâce au vote des députés indépendantistes catalans de Junts. Il s’en est suivi une décision de Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, de dissoudre les Cortès et de convoquer des élections générales anticipées. Dans la foulée, le syndicat des locataires à l’origine des mobilisations a lancé le mot d’ordre de grève générale, les principales centrales UGT et CCOO après consultation de leurs instances ont décidé de lancer l’appel pour le 11 novembre.

    Maricarmen était déjà devenue un symbole de la lutte pour le droit au logement, après son décès, elle devient une figure nationale représentant aujourd’hui les combats pour le logement mais aussi pour une vie digne avec des salaires décents. La grève générale portera à la fois le thème du logement et celui des salaires. « Maricarmen tu n’es pas morte en vain, nous continuons notre combat pour une vie digne et le droit au logement comme tu le voulais » disent notamment les occupants de la Puerta Del Sol où se multiplient les dépôts de fleurs, bougies et messages devant un autel improvisé.

    Mais dans le contexte de la campagne électorale la droite dénonce de manière indigne une manipulation politique de la part du gouvernement, qui utiliserait le décès de Maricarmen dans le cadre des élections. Jeudi, le maire de Madrid et la présidente de la communauté de la capitale, Isabel Ayuso, ont refusé la proposition d’une minute de silence réclamée par les groupes de gauche dans ces instances en hommage à Maricarmen. Les groupes d’opposition de Mas Madrid et du PSOE ont malgré tout observé cette minute de silence à l’extérieur des bâtiments.

    Jeudi soir à 20h, une marche avec le slogan « Hasta siempre, Maricarmen » était organisée à l’appel du syndicat des locataires de Madrid depuis la Puerta Del sol jusqu’au domicile de Maricarmen. Dans la soirée, dans de nombreuses villes d’Espagne des veillées avec fleurs et bougies étaient prévues.