Tag: Montpellier

  • À Montpellier, la librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    À Montpellier, la librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clémente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre

    avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clemente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • Labsud Montpellier, le numérique à portée de tous

    Labsud Montpellier, le numérique à portée de tous

    Au Labsud, on découpe, on imprime, on façonne. Mais surtout, on apprend et on partage. Né dans les années 2000 au Massachusetts Institute of Technology (MIT), le concept de Fablab, repose sur un principe simple : mettre à disposition des outils numériques de pointe pour créer, prototyper et apprendre.

    À Montpellier, le Labsud incarne parfaitement cette philosophie. Situé en plein cœur de la ville, il est considéré comme l’un des plus grands Fablabs de France, ouvert toute la semaine « du matin au soir », souligne Fast, dirigeant du lieu. Dans cet espace collaboratif, les adhérents ont accès plusieurs machines : imprimantes 3D, fraiseuses numériques, découpe laser, et bientôt un atelier complet pour travailler le bois et le métal.

    L’accès se fait via une adhésion annuelle : 45 euros pour les particuliers et 300 euros pour les pros. Mais au-delà des machines, c’est surtout l’accompagnement qui fait la différence. « Tu viens, tu ne sais pas faire, on t’apprend et on t’assiste. »

    Récemment, le Labsud a franchi un nouveau cap dans sa volonté de démocratisation en réduisant le tarif horaire des imprimantes 3D : de 4 euros à seulement 1 euro. Une initiative qui vise à favoriser l’accès aux machines, plutôt que de les limiter à un cercle restreint. « Les machines sont amorties, notre but ce n’est pas de faire de l’argent, mais que les gens s’en servent », explique Fast.

    Cette baisse ouvre de nouvelles perspectives : fabriquer une pièce de rechange, tester un prototype, ou simplement s’initier à l’impression 3D devient bien plus abordable. Là où quelques heures pouvaient représenter un budget conséquent, elles sont désormais accessibles au plus grand nombre. Une manière concrète pour le Labsud de rester fidèle à sa mission : mettre l’innovation à portée de tous.

  • Une salle pour les parents d’enfants malades

    Une salle pour les parents d’enfants malades

    C’est avec une grande émotion qu’a été inaugurée, ce jeudi 24 septembre à l’hôpital Arnaud de Villeneuve à Montpellier, une salle de repos entièrement rénovée pour accueillir les parents des enfants hospitalisés au sein du service de cardio-pédiatrie. L’association Astrid-MRCPI, (pour Maladies Rares Cardio-Pulmonaires Infantiles) est à l’origine du projet, qu’elle a financé à hauteur de 26 000 euros.

    « Ce projet est né de l’amour et de la mémoire », souffle Xavier Giner, ému aux larmes, dans son discours d’introduction. Il est le président-fondateur de l’association, nommée en souvenir de sa fille Astrid, disparue en 2010 des suites d’une maladie cardio-pulmonaire rare à l’âge de 3 ans et 7 mois.

    Aux côtés de Xavier Giner, nombreux sont ceux qui sont venus réaffirmer leur soutien à l’association. Notamment Colette Jamma, adjointe au maire de Sète et qui a connu Astrid en tant qu’infirmière, ou encore Mikel Séblin, adjoint au maire de Montpellier. « L’objectif de ce lieu est d’offrir une parenthèse de répit aux parents dans les moments difficiles qu’ils traversent aux côtés de leurs enfants », continue Xavier Giner. S’adressant à trois infirmières venues assister à l‘inauguration, il ajoute : « La salle porte le nom de ma fille, Astrid. Cependant, j’aimerais aussi la dédier au personnel soignant. Votre dévouement au quotidien force le respect. »

    Au sein de l’hôpital, l’association a déjà permis d’installer quatre aquariums et organise régulièrement des sorties pour les parents et les enfants, ou encore des repas pour les soignants. Dans la salle, une plaque à la mémoire d’Astrid est accrochée au mur, aux côtés de quelques témoignages d’autres parents d’enfants hospitalisés. Sur l’un d’eux, on peut lire : « L’espace Astrid est un lieu très réconfortant de rencontres entre les parents. Il permet d’échanger sur nos vécus et de s’entraider. »

  • Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Pas moins de 12 rassemblements ou manifestations sont au programme de la deuxième journée de grèves et mobilisations dans le Gard et l’Hérault, jeudi 2 octobre.

    A l’appel des 8 formations qui composent l’intersyndicale, 5 cortèges sont prévus dans le Gard. Dès 10h à Alès (sous-préfecture), Bagnols-sur-Cèze (monument aux morts), et Uzès (mairie). La manifestation de Nîmes s’élancera à 14h30 du quai de la Fontaine. Enfin, Le Vigan donne rendez-vous à 18h (sous-préfecture).

    Dans l’Hérault, 7 mobilisations sont prévues. Trois à l’appel de l’intersyndicale à 10h30 à Montpellier (place Albert 1er), Sète (bourse du travail) et Béziers (place de la mairie). Quatre autres rassemblements sont prévus à l’appel de la CGT à 10h30 à Bédarieux (maison des syndicats), à 11h à Lodève (sous-préfecture) et enfin à 11h30 à Ganges (mairie) et Lunel (place de la République).

    Dans l’Hérault, Stéphane Audebeau (FSU 34) appelle à « continuer à mettre la pression au gouvernement pour faire valoir les intérêts du monde du travail : salariés, fonctionnaires, retraités et demandeurs d’emplois ». Lesquels seront, avec les services publics, « les premiers touchés par la politique d’austérité » à venir. « Nous réclamons plus de justice fiscale et sociale », insiste l’enseignant qui déplore le manque de profs et d’AESH.

    A la CGT 34, Sébastien Boudesocque rappelle que 1,1 million de personnes (près de 40 000 dans le Gard et l’Hérault) ont défilé lors du premier round intersyndical le 18 septembre. Face à la « langue de bois » du Premier ministre qui n’a eu que faire de « l’ultimatum », le secrétaire départemental de la CGT 34 rappelle que d’autres choix existent. Le cégétiste souhaite mettre à contribution les grandes fortunes et les grosses entreprises. « La France est championne d’Europe du versement des dividendes et dans le top 5 mondial pour le nombre de milliardaires ». Il rappelle que les 35 heures ont créé 350 000 emplois et le CICE seulement 100 000. « La théorie du ruissellement ne fonctionne pas. L’Espagne a fait d’autres choix en taxant les capitaux des banques », illustre-t-il.

    A la CFE-CGC 34, on alerte sur « la souffrance au travail », les cas de « burn-out » et de « dépression » qui se multiplient chez les cadres. Chez l’Unsa 34, Jean-Robert Biggio déplore « qu’aucune mesure de l’intersyndicale n’ait été retenue » par le Premier ministre et « qu’aucune recette fiscale supplémentaire n’ait été trouvée » alors même que 211 milliards d’euros annuels sont octroyés par l’État aux grandes entreprises « sans aucun contrôle ». Quant à la CFDT 34, Glawdys Klapka insiste sur le pouvoir d’achat et « les fins de mois difficiles à boucler » pour bon nombre de salariés.

    Enfin, du côté de FO 34, Franck Mary-Montlaur déplore que la rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu n’ait absolument « rien donné ». « Les salariés en ont marre d’attendre », s’agace le responsable héraultais. Il est pour l’heure le seul à émettre des réserves sur la stratégie des journées de mobilisation « saute-moutons ». « Elles coûtent trop cher. Soit on y va pour de bon…»

  • Nuit du droit : « C’est un peu notre fête de la musique à nous ! »

    Nuit du droit : « C’est un peu notre fête de la musique à nous ! »

    Découvrir, le temps de la reconstitution d’un procès historique, la Cour d’appel de Montpellier ou assister à des joutes oratoires dans les locaux du tribunal administratif. Le 2 octobre, ces lieux de justice, où l’on se rend peu et souvent contraints, ouvrent leurs portes à l’occasion de la Nuit du droit, manifestation à la fois pédagogique et ludique destinée à faire mieux connaître, auprès du grand public, le droit, « qui régit tous les aspects de notre vie et ceux de la société dans laquelle nous évoluons ».

    Pour la 4e année consécutive, l’ensemble des professions juridiques (magistrats administratifs et judiciaires, avocats, notaires, commissaires de justice, étudiants en droit…) s’associent pour ouvrir grand les portes du palais vers la Cité. Et chaque année, c’est un immense succès : les places, gratuites sur inscription*, sont prises d’assaut (plus de 1 000 personnes l’an dernier, sans compter les déçus restés sur liste d’attente). « C’est un peu notre fête de la musique à nous  », résume avec humour Virginie Bertrand. « Le but est de rendre accessible les lieux de justice pour que le public puisse y rentrer. Le message, c’est de dire : le droit vous appartient, venez voir comment ça se passe », explique cette avocate montpelliéraine impliquée dans l’organisation de l’événement.

    Forte de ce plébiscite, la manifestation, traditionnellement organisée à la cour d’appel, s’étoffe cette année avec l’ouverture au public d’une nouvelle juridiction : le tribunal administratif et de nouvelles activités : une visite historique des lieux de droit à Montpellier (départ à 16h du parvis de la cour d’appel) et un escape game qui proposera au visiteur de se glisser dans la peau d’un magistrat financier en réalisant le contrôle d’une commune fictive.

    Comme ce fut déjà le cas l’an dernier, la manifestation débutera par un forum des métiers du droit proposé dans l’enceinte du lycée Jean-Monnet, à destination des élèves de première et terminale. Le grand public, lui, pourra assister, au tribunal administratif (rue Pitot) à des joutes oratoires proposées par des étudiants en droit et des élèves de l’école d’avocat sur les thématiques : « le télétravail rend-il plus heureux ? », « L’art contemporain est-il une imposture ? » et « Faut-il vraiment tourner la page ? »

    La cour d’appel accueillera, de son côté, sur deux créneaux distincts (18h-20h et 20h30-22h30), plusieurs ateliers. Notamment la reconstitution d’un procès historique de 1946, celui du docteur Petiot, médecin parisien accusé d’avoir assassiné et dépouillé, sous l’Occupation, 27 personnes retrouvées mortes à son domicile. Les visiteurs pourront également revivre la célèbre affaire de la commune de Morsang-sur-Orge. Par arrêt du 27 octobre 1995, le Conseil d’État a validé l’interdiction d’un spectacle de « lancer de nains », décision qui a fait entrer la dignité dans la notion d’ordre public en France.

    Seront également proposées, comme chaque année, des lectures théâtralisées de textes ayant trait au droit sur des thèmes divers tels que la condition des femmes en Afghanistan ou les enjeux suite aux incendies estivaux, ainsi que des plaidoiries sur les droits de l’Homme.

    * Inscription sur : https://my.weezevent.com/nuit-du-droit-2025

  • « En un an, on a enregistré une augmentation de 20% de nos publics »

    « En un an, on a enregistré une augmentation de 20% de nos publics »

    La Marseillaise : Quels sont les principaux enseignements de cette étude ?

    Fabien Albert : Il y a cette année une toute petite amélioration de l’indice de pauvreté-précarité sur l’ensemble des populations visées par ce sondage, due à l’inflation qui a baissé, elle aussi. Ce qui n’empêche que le sentiment des gens de basculer dans la pauvreté-précarité, est, lui, beaucoup plus grand. Il a augmenté de 30% en un an. Et de fait, sur le terrain, on a de plus en plus de personnes qui rentrent dans nos structures et demandent de l’aide, à tous les niveaux.

    Le baromètre fait un focus sur les 18-35 ans, révélant une situation sociale difficile couplée à une angoisse pour l’avenir. Est-ce que ça se reflète dans l’Hérault ?

    F.A. : Oui tout à fait. De 5 000 jeunes suivis, on est passé à un peu plus de 7 000. Plus globalement, à l’échelle nationale, on le mesure à travers le fait qu’en 3 ans, sur l’ensemble des fédérations du SPF, on est passé de 19 à plus de 40 antennes dans les facs.

    Ces personnes sont psychologiquement fragilisées par l’inquiétude qui les ronge ?

    F.A. : Il y a un voyant rouge quand ils franchissent la porte du Secours populaire, ils arrivent avec tous leurs soucis, qu’il faut parfois désamorcer. Ça touche tous les publics, mais les plus concernés ce sont les gens qui travaillent et qui, malgré cela, ne s’en sortent pas. Ceux qui ont des enfants ont le sentiment de ne pas pouvoir leur faire plaisir quand ils en ont envie. Ce sont des frustrations psychiques qui accentuent encore l’injustice entre ceux qui s’en sortent financièrement et ceux qui, même en travaillant, n’y parviennent pas. Et ils sont de plus en plus nombreux.

    Les bénévoles jouent donc un rôle d’écoute important ?

    F.A. : C’est le rôle premier du Secours populaire que d’écouter. Même s’il y a un portail d’entrée par l’aide alimentaire, qui est le plus connu, on est une association généraliste de la solidarité. On n’apporte donc pas forcément tout de suite une aide matérielle. Le premier geste solidaire qu’on fait, c’est l’écoute et l’accueil. Et ensuite l’échange. Car ces personnes ne viennent pas forcément chercher une aide matérielle, ça peut être un coup de pouce sur la façon de résoudre un problème médical ou des problèmes de papiers (on travaille aussi sur l’accès aux droits).

    Les demandes d’aides ont augmenté dans l’Hérault. De quel ordre ?

    F.A. : Entre 2023 et 2024, on a enregistré une augmentation de 20% de nos publics, soit 6 à 7000 personnes en plus. 32 000 personnes ont franchi la porte du SPF 34 en 2024.

    Parmi ces gens, beaucoup de familles, donc d’enfants ? Quel type d’aide spécifique leur est proposé ?

    F.A. : Oui beaucoup d’enfants, en effet, et beaucoup de familles monoparentales. On propose une aide sur la rentrée scolaire en fournissant des fournitures grâce à des collectes réalisées fin août dans des supermarchés. On donne également un coup de pouce sur les licences extrascolaires : sport, musique, etc. Et puis il y a le soutien scolaire, assuré par des bénévoles dans toutes nos structures. Enfin il y a toutes les activités de loisirs, dont la Journée des oubliés des vacances est emblématique. Cette année, elle a réuni 40 000 enfants à Paris, dont 180 de l’Hérault, pour les 80 ans du SPF.

    Qu’en est-il de l’aide alimentaire ?

    F.A. : Sur ce plan-là, on est en baisse. D’abord parce que les sommes allouées par l’Union européenne n’ont pas augmenté avec l’inflation. Ensuite parce que la ramasse, depuis le vote de la loi anti-gaspi il y a 7-8 ans, est devenue un marché parallèle et économique, avec des déstockeurs qui viennent récupérer la marchandise avant nous… Sans compter que – mais ça c’est une bonne chose – les grandes surfaces, de leur côté, ont baissé leur surproduction en 10 ans. Si bien qu’au final, on a de moins en moins de produits qui rentrent, donc à distribuer. Pour autant la décision n’est pas de priver des personnes d’accès à cette aide, seulement on est contraints de réduire le colis qui, de 20- 30 produits, se réduit à une quinzaine.

    Le budget de l’association est-il fragilisé par les restrictions budgétaires des collectivités ?

    F.A. : Sur la partie subventions publiques, on a perdu, en 2025, 20% de l’aide du Département de l’Hérault et environ l’équivalent sur la Ville de Montpellier.On a de moins en moins de moyens…

    Les bénévoles, eux, sont au rendez-vous ?

    F.A. : Oui, les Français sont résistants. La nouvelle génération arrive. On a gagné 200 bénévoles sur le département entre 2023 et 2024, portant leur nombre de 1200 à 1400. Avec des jeunes de 20-30 ans qui se mobilisent pas mal. Il y a une résurgence de la solidarité chez cette jeunesse.

    * Une grande collecte départementale de produits alimentaires et/ou d’hygiène sera organisée le 11 octobre dans les supermarchés de l’Hérault ; et une grande braderie départementale aura lieu le 18 octobre aux halles du marché gare (MIN), à Montpellier.

  • Les chemins du vivant, le second souffle de Montpellier 28

    Les chemins du vivant, le second souffle de Montpellier 28

    Près deux ans après avoir échoué au pied du mur pour faire de Montpellier la capitale européenne de la culture en 2028, l’association M28 – qui portait la candidature – ne s’avoue pas vaincue. Ainsi, du 26 septembre au 5 octobre, l’association propose « l’événement 25 – les chemins du vivant », soit plus de 100 manifestations culturelles dans 80 lieux (le territoire de la candidature, à savoir Montpellier, Lunel, Sète, Pic-Saint-Loup, Vallée de l’Hérault, Agde) réalisées par plus de 150 artistes, scientifiques ou encore chercheurs.

    « Cette programmation est variée, nous voulons montrer une diversité de territoires, une diversité de propositions artistiques qui va se déployer sur dix jours. Nous invitons le public à venir emprunter les chemins du vivant, à se déplacer là où on n’a pas l’habitude d’aller, à échanger avec les artistes », souligne Sophie Léron, présidente de l’association M28. Premier rendez-vous est donné à la cité européenne du théâtre du Domaine d’O, pour la soirée d’ouverture avec un concert de Blick Bassy (19h30).

    Et il y en aura pour tous les goûts. « Une particularité de cette collection est qu’elle est pluridisciplinaire avec des arts visuels, du spectacle vivant, de l’architecture, des réflexions sur le paysage. Il est assez rare de voir dans le même temps toutes ces disciplines qui dialoguent les unes avec les autres. Il y a aussi une place pour les arts culinaires, la musique, la danse », détaille Nicolas Lebourg, directeur artistique de M28. Notamment du théâtre de rue au Peyrou, à Montpellier, avec la compagnie Beagat theater « qui réalise des installations, qui invite à la lecture, à la réflexion. Ça va être magnifique » (05.10, 18h). Ou encore les danseurs Nicolas Fayol et Salia Sanou (avec la compagnie Mouvements perpétuels, 4 et 5 octobre, à 18h, Université Paul-Valéry à Montpellie

    Sept lieux phares

    L’occasion également de découvrir les différents sites du territoire et notamment sept lieux phares : la Mosson à Montpellier, le Quai des Moulins à Sète, l’abbaye d’Aniane, le canal de Lunel, les sources du Lez et le château Laurens à Agde. « Découvrir à travers des lieux patrimoniaux, symboliques, dans lesquels vont pouvoir s’exprimer des artistes, c’est vraiment nous interroger à travers ces différentes formes d’expression sur ce que nous sommes, c’est vraiment un sujet actuel dans cette période de bouleversement », observe Loïc Linarès, président socialiste de Sète Agglopôle.

    Un tel projet qui n’aurait pas pu être réalisable sans la coopération entre les différents acteurs. « M28 est une démarche de coopérations des communes, des EPCI à une échelle plus large que celles sur laquelle nous exerçons nos responsabilités. Une coopération en faveur de la culture qui rassemble », estime Michaël Delafosse, président PS de la métropole de Montpellier.

    Et pour attirer de nouvelles têtes, l’événement 25 se délocalise dans six gares héraultaises (Montpellier, Frontignan, Vic-la-Gardiole, Agde et Sète) afin de mettre en avant les projets culturels ayant lieu sur le territoire. « La gare est un lieu de passage, de transition qui permet de faire venir la culture vers tous les publics, parfois non habitué à venir dans des lieux culturels », souligne Hilaire Hautem, directeur régional de SNCF Gare et connexion. Tout en permettant d’admirer le patrimoine et la richesse de la région.

    Programme complet à retrouver sur montpellier2028.eu.

  • « L’antifascisme n’est pas que de la rhétorique, il y a des travaux pratiques »

    « L’antifascisme n’est pas que de la rhétorique, il y a des travaux pratiques »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir choisi Montpellier pour ce rendez-vous ?

    Marine Tondelier : Avant même de devenir secrétaire nationale du parti, j’étais déjà venue plusieurs fois à la Paillade et au Petit Bard. J’ai beaucoup d’amis ici. C’est au Petit Bard que j’avais rencontré Tarek Kawtari de l’Assemblée des quartiers avec qui on co-organise cet événement. Depuis des années, on organise une université des ruralités écologistes. On tenait à avoir un rendez-vous dédié aux quartiers. C’était un sacré défi, on est impatient de voir ce qu’il en ressort. Je viens du bassin minier du Pas-de-Calais. On souhaite de plus en plus organiser des événements spécifiques à certains types de territoires qui nécessitent une attention et des solutions particulières. Je pense aussi aux Territoires dits d’Outre-Mer, à la montagne, au littoral, aux ruralités…

    Les écologistes ne cherchent-ils pas comme les Insoumis à séduire les quartiers populaires ?

    M.T. : Entre les écologistes et les quartiers populaires, c’est une longue histoire. René Dumont [premier candidat écolo à la présidentielle de 1974, Ndlr] lui-même avait tissé une histoire avec les quartiers populaires. Depuis, ils ont été abandonnés et sont devenus le laboratoire de politiques racistes à l’œuvre comme les politiques de relégation sociale ou le contrôle au faciès. La CEDH a condamné la France sur ce sujet. Quand j’ai adhéré chez les Verts, on travaillait beaucoup avec les Verts de Roubaix, les premiers à nous donner un coup de main dans la lutte contre le RN à Hénin-Beaumont. J’étais aussi allée au quartier Valdegour à Nîmes. Avant Montpellier, je me rends dans les quartiers Nord à Marseille. C’est souvent sans tambours ni trompettes mais j’ai une longue histoire avec les quartiers populaires. Le dérèglement climatique touche en premier lieu les plus vulnérables. Par exemple : les HLM non isolés insupportables l’été et qui coûtent une blinde à chauffer l’hiver. Les quartiers populaires sont aussi moins bien desservis. C’est saisissant de voir dans les quartiers Nord de Marseille des gens qui vivent à deux pas de la mer mais à qui on interdit l’accès. Tout est fait pour qu’ils aient du mal à rejoindre le centre-ville.

    En quoi Jean-Louis Roumégas ferait un meilleur maire de Montpellier que Michaël Delafosse ?

    M.T. : J’ai totale confiance en Jean-Louis Roumégas que je connais depuis longtemps. On a fait beaucoup de choses ensemble. Je me réjouis qu’aujourd’hui les adhérents montpelliérains des Écologistes soient unis. Je connais l’histoire politique montpelliéraine et ce n’a pas toujours été le cas. Ils commencent une belle campagne. Le local a été inauguré, le travail programmatique est en cours, les gens sont très motivés. Je m’étais mobilisée sur la Zac des Coteaux. Il y a beaucoup à faire. Une étude indique que 8 Français sur 10 estiment que leur maire n’agit pas assez face au dérèglement climatique.

    Pensez-vous que Sébastien Lecornu puisse faire voter un budget ?

    M.T. : Je pense que l’équation de Sébastien Lecornu est assez impossible. Je viens de voir l’intersyndicale qui appelle à une mobilisation le 2 octobre. Comme moi, les syndicalistes ont été très peu rassurés sur le manque de clarté du Premier ministre qui malgré ses intentions ne nous rassure sur aucun point. Pour une raison simple : il est en train de négocier avec Les Républicains : Bruno Retailleau, Rachida Dati, Gérald Darmanin pour les garder au gouvernement. Sébastien Lecornu parlait d’une rupture. Pour l’instant, personne ne la voit sauf peut-être une rupture avec les Français. Nous, on veut une rupture dans les politiques publiques, on veut de la justice sociale et environnementale.

    Êtes-vous toujours favorable
    à une primaire des gauches pour la présidentielle
     ?

    M.T. : Je l’appelais depuis le début ! Ce qu’on a fait l’an passé en créant le Nouveau front populaire était une forme de réflexe, de sursaut, parce que l’extrême droite pouvait arriver à Matignon. Je ne comprends pas qui aurait un argument un an après pour nous expliquer que ce risque serait moins élevé. Qu’on parle de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella à l’Élysée – celui qui ne sera pas en prison – le danger est énorme. Notre travail c’est de l’empêcher et de permettre des politiques qui changent vraiment la vie. Cela ne peut pas fonctionner en ordre dispersé, c’est mathématique. On doit faire confiance aux électeurs de gauche et écologistes pour qu’ils choisissent leur représentant collectivement. J’ai des différences avec les socialistes, les insoumis, les communistes mais à la fin, je sais pourquoi je me bats. En politique aussi les écosystèmes sont riches de leur diversité. J’entends que Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann aient envie d’y aller sans passer par la case primaire mais je connais leurs valeurs. L’anti-fascisme n’est pas que de la rhétorique, il y a des travaux pratiques. On ne peut pas prôner l’anti-fascisme et ne pas vouloir discuter d’une candidature unique. Ils n’auront pas le choix et ne peuvent pas avoir peur du vote des électeurs. On ne peut forcer personne mais je souhaite qu’une primaire la plus large possible ait lieu avant l’été 2026. Les communistes seront là à la fin et Jean-Luc Mélenchon prendra ses responsabilités.

  • Téji Savanier, la clé de Montpellier

    Téji Savanier, la clé de Montpellier

    Un contraste escorte le début de saison. En noir et blanc flagrant. Le 23 juillet, Montpellier affronte Aubagne, club de National, dans une rencontre à huis clos à Grammont. Avec une première période (0-0) horrible de l’équipe de Zoumana Camara. Une seconde enlevée, pétillante et gorgée de football. Un joueur, en particulier, n’a pas joué la première et a éclaboussé la seconde : Téji Savanier, de retour sur un terrain après une intersaison à soigner un genou opéré d’un ménisque.

    Savanier joue comme il sait jouer. Avec un regard périphérique doublé d’un geste instinctif, né dans les rues de la cité Gély, enclave gitane entre Figuerolles et le Parc Montcalm. Il étale son goût du jeu, respecte les plans de jeu de son nouvel entraîneur : Zoumana Camara se rend incontournable aux yeux de tous et court après une réhabilitation quelques mois après une relégation mal vécue. Une relégation dont il porte une part de responsabilité. « Avec un Téji qui aurait donné la moitié de ce qu’il avait fait les saisons précédentes, cela aurait été le cas (le maintien) », jugeait en août le président Laurent Nicollin, opposé à son départ en février.

    Trois jours plus tard, dans la touffeur estivale de Salon-de-Provence, il s’échauffe tout au long de la seconde période, n’entre en jeu qu’à cinq minutes de la fin et ne cache ni sa frustration, ni son dépit. Montpellier ne veut pas de son prodige, Camara ne veut pas d’un soliste qui ne respecte pas, selon lui, les consignes de replacement, de pressing, du collectif…

    La saison de Montpellier débute sur cette sourde fracture entre un joueur hors-norme et un entraîneur qui préconise le collectif avant tout, deux mois après le sacre européen du Paris SG. En pleine reconstruction, le club héraultais dessine une ligne de partage, palpable après sept journées de Ligue 2 et une 13e place.

    Sans Téji, Montpellier ne décolle pas. À la fin du mois d’août, pour son second match à la Mosson, il subit l’ascendant d’Amiens (0-1). À moins de vingt minutes de la fin, dix minutes après les entrées de El Hannach et Orakpo, Zoumana Camara fait appel à Savanier. Qui se mue en sauveur d’un coup franc en pleine lucarne.

    Trois semaines plus tard, devant la panne de résultats, Camara le titularise pour la première fois de la saison devant Bastia. Deux corners de Savanier, deux buts de Montpellier. « Si Savanier trouve un club en Arabie saoudite, au Qatar, ou je ne sais trop où, Montpellier ne marque pas », résume l’entraîneur corse Benoît Tavenot.

    « Après le mercato, il sera

    à la disposition du coach »

    Mardi 23 septembre, dans une bouillie de jeu, devant Boulogne, le meneur de jeu surnage, inscrit un nouveau penalty mais ne peut épargner une humiliation à son équipe distancée de neuf points par le leader stéphanois.

    Le début de l’histoire entre Savanier et Montpellier n’a
    pas été simple. À la marge
    de la génération Gambardella (Belhanda, Stambouli, Cabella…), il s’est exilé à Arles-Avignon, avant d’amorcer le chemin du retour via Nîmes.

    Aujourd’hui, Téji Savanier porte le fardeau de la relégation. Guidé par sa fierté, éloigné de cadres, considérés comme nuisibles, il a soif de revanche. De réhabilitation, selon le président Laurent Nicollin. « S’il reste, il nous apportera ce qu’il peut apporter […]. Après le mercato, il sera à la disposition du coach. Et peut-être qu’il marquera les buts importants ou fera les passes décisives qui feront qu’il se réhabilitera auprès du public. Ce sera à lui de se bouger pour redevenir titulaire », éclairait à l’aube de la saison le patron du MHSC.

    Téji Savanier est un joueur à part, un homme à part. Talent hors du temps, homme qui fait corps avec son quartier et la communauté gitane de Montpellier. Il vit toujours à la cité Gély, se balade avec sa Ferrari rouge au cœur d’un no man’s land maculé de carcasses de bagnoles. Pour l’heure, le propriétaire d’une villa dans la périphérie ne se voit pas ailleurs. Et il ne se voit pas passer les vacances d’été ailleurs qu’au Camping de Palavas.

    Savanier, qui aura 34 ans en décembre, prolonge une enfance éternelle, ne s’impose pas de règles, autre que son confort de vie, mais n’a rien d’un insurgé. Il s’est plié aux contingences du monde pro, avec Bernard Blaquart à Nîmes, pour ensuite user, voire abuser de son pouvoir à Montpellier.

    Au bout d’un été contrarié, Savanier, avec son attachement indéfectible à la Paillade, peut-il à nouveau ne faire qu’un avec l’équipe de Zoumana Camara ? Peut-il à nouveau être considéré comme la clé de voûte de Montpellier et en assumer la responsabilité ?