Tag: Mondial La Marseillaise 2026

  • Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Ils étaient 200 au départ et il n’en restait plus que 8, ce lundi soir. Le Mondial La Marseillaise, en collaboration avec le Comité bouliste 13, organisait les finales des championnats des Bouches-du-Rhône. Trois catégories de jeunes étaient en lice : les benjamins, les minimes, les cadets et les cadettes. Enfants et adolescents ont eu le plaisir de jouer sur le stade d’honneur, alors que le soleil tombait peu à peu sur le parc Borély. Président du Comité, Patrick Fara décrivait cet événement : « Les sélections se sont déroulées en mars, avec 200 petits. La compétition a été mise en place par l’organisation de La Marseillaise et le Comité. On voulait leur offrir le terrain d’honneur pour leurs finales. »

    Plusieurs clubs locaux étaient représentés comme Fuveau, Fos-sur-Mer mais aussi Pélissanne, lors de ces finales en cinq étapes. Plusieurs ateliers ont été effectués pour départager les finalistes : tirer la boule seule, une boule derrière un bouchon, une boule entre deux autres, une boule sautée et le cochonnet seul.

    Hauts comme trois boules de pétanque, mais déjà très habiles, les benjamins ont ouvert le bal. Wyatt Buche et Mayven Marsille se faisaient face sous les yeux de quelques dizaines de spectateurs. C’est finalement le dernier cité qui s’est imposé sur le score de 24-15. Ensuite, les minimes sont entrés en piste avec encore plus de précision. Le jeune tireur de Fuveau Maysson Herlemann a finalement battu de peu Essaie Lucchesi (24-20).

    Il ne restait ensuite plus que les cadettes et cadets. Toujours calme durant sa partie, Paloma Mathieu a battu sa partenaire de club Manon Bert. Score final : 18-6. Pour boucler la soirée, le vainqueur du trophée des jeunes la veille, Dunkan Baudino, a remporté le titre départemental face à Esteban Bontoux. Tout ceci en réalisant le meilleur score général (32-18). Tous les finalistes ont reçu des cadeaux et ont pu fermer le terrain principal.

    « On voulait leur offrir
    le terrain d’honneur »

  • [En direct] Un mardi au Mondial la Marseillaise à pétanque

    [En direct] Un mardi au Mondial la Marseillaise à pétanque

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  • Une galaxie de champions étoilés au Mondial à pétanque

    Une galaxie de champions étoilés au Mondial à pétanque

    Les combats de chefs ont commencé plus tôt que prévu. Ce lundi a été marqué par des oppositions de très haut niveau, où plusieurs équipes annoncées parmi les favorites comme les outsiders ont déjà laissé des plumes. Une journée digne d’un ring de boxe, avec des K.-O. dans l’air. C’est ainsi que la formation composée de David Riviera, Adrien Delahaye et Mayron Baudino a fini au tapis. Longtemps dominés, parfois acculés dans les cordes (1-11), ils ont subi le retour spectaculaire de Marco Foyot d’un côté et Ludovic Montoro de l’autre, capables de renverser la situation pour arracher une victoire presque inespérée. La marque des grands dans une Marseillaise où la pression est maximale, où les passages à vide se paient cash sous une chaleur écrasante. Le tirage, cruel pour certains et heureux pour d’autres, joue une fois encore un rôle déterminant dans ce marathon où la fraîcheur physique est essentielle. Les chocs se sont enchaînés. Foyot, associé à Sissou Cantarell et Jérémy Fernandez, a su déjouer le piège d’Aimé Courtois dans un stade France 3 en surchauffe, validant ainsi son billet pour les 32e de finale dès le lendemain matin.

    Juste derrière, dans une ambiance toujours aussi dense, la confrontation entre Philippe Roux et Vigo Dubois, deux anciens vainqueurs, a retenu l’attention. Cette fois, Philippe Roux a pris le dessus avec ses partenaires aixois Sébastien Batista et Stéphane Pagni. Antoine Dubois, dit « Vigo », ne décrochera pas sa septième étoile. Les spectateurs affluent, et Dylan Rocher est passé tout près de la sortie. Tous se battent pour gagner, comme beaucoup d’autres encore en course.

    Des outsiders dangereux

    La Marseillaise se montre impitoyable : la moindre faiblesse peut être fatale. On ne sait plus où donner de la tête. Même les spécialistes du long jeu, Hervé Fontani, Alain Valdes et Philippe Stievenart, revenus de très loin lundi matin, ont trouvé les ressources pour décrocher leur place en 32e de finale. On note également la présence d’anciens pointeurs de renom comme Gilles Gayraud ou Michel Adam. Puis viennent les « gros poissons », très gros même, à l’image de Maurel, Durk et Prudhomme, qui avancent sans bruit et sans trembler. Ils seront bien présents dans la course finale, aux côtés de Dylan Rocher, Mickaël Bonetto ou Stéphane Robineau.

    Le Mondial La Marseillaise 2026 s’impose plus que jamais comme un véritable championnat du monde officieux, avec une multitude de prétendants au titre. On pense aux champions du monde malgaches, accompagnés de l’étonnant Franck Picq, mais aussi au Belge Claudy Weibel, heureux de découvrir le stade France 3.

    Sans oublier Jean-Michel Puccinelli et Ligan Doerr, anciens lauréats toujours ambitieux. Luc Laille impressionne au tir depuis dimanche, bien épaulé par un Kévin Philipson en pleine ascension et un Jean-Baptiste Tellene solide à l’appoint. Attention à eux. La journée de mardi s’annonce prometteuse avec la nouvelle formule des quarts de finale.

    15

    C’est le nombre d’anciens vainqueurs du Mondial à être encore en lice, ce mardi matin, lors de cette 65e édition : Yves Rakotoarisoa, Marco Foyot, Tyson Molinas, Jean-Michel Puccinelli, Philippe Roux, Michel Adam, Gilles Gayraud, Patrick Messonnier, Cédric Salvini, Ludovic Montoro, Ligan Doerr, Mickaël Bonetto, Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Didier Chagneau.

    Renversant

    La matinée a été riche en émotions, avec plusieurs favoris au bord du gouffre, à l’image de Foyot ou de Montoro, finalement sauvés in extremis. Mais la Marseillaise ne laisse jamais de répit : chaque mène peut renverser une partie, chaque erreur se payer cash, et les écarts se font et se défont à une vitesse folle sous la chaleur déjà pesante.

  • Inscriptions Mondial à pétanque : nouveaux records battus !

    Inscriptions Mondial à pétanque : nouveaux records battus !

    Mercredi en milieu de journée, la barre des 4 784 équipes, atteinte en 2025, a été franchie. À son approche, les inscriptions en ligne ont été fermées avec quelques heures d’avance. L’équipe n° 4 785 a été symboliquement attribuée à la triplette de Pierre Guille, l’ancien président délégué du Mondial, qui s’était engagé depuis quelques jours déjà sous les couleurs de la Team Solimut représentée par plus de 250 joueurs à Borély. Dans le GP féminin Paprec, 186 équipes étaient inscrites hier et le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes, flirtait avec les 200 participants. Là encore des records battus…

  • [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    Leurs domiciles ont fait l’objet de perquisitions par les policiers du service central des courses et jeux de la police judiciaire, selon des informations du Parisien et de TF1. Parmi eux figurent Dylan Rocher, Henri Lacroix, Jean Feltain et David Doerr, internationaux français de pétanque. Le résultat d’une enquête ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et « corruption active et passive dans une manifestation sportive ouverte aux paris » par le parquet de Toulon. Lors de la 7e et ultime étape des Masters de Pétanque en septembre 2025, leur équipe, tenante du titre, avait été largement battue 13-4 par l’équipe locale de Levallois, en quarts de finale. Une alerte a alors été donnée par la plateforme nationale de lutte contre la manipulation des compétitions sportives, coordonnée par l’autorité nationale des Jeux après l’observation de mises anormalement élevées.

    Le montant des gains (60 000 euros dont un tiers a finalement été bloqué
    par l’un des sites de paris qui soupçonnait une fraude) aurait bénéficié à des proches de certains joueurs de l’équipe
    de France.

  • De Saint-Bart à Marseille, l’amitié en guise de boussole

    De Saint-Bart à Marseille, l’amitié en guise de boussole

    Un bateau, deux avions et 14 heures de voyage pour venir jusqu’au parc Borély. Un long périple porté par une profonde amitié, teinté d’humour et de passion pour la pétanque, qui sont, ici, le moteur de chaque performance. Licenciés à l’Amicale bouliste de Saint-Barthélemy, au cœur des Caraïbes, Benjamin Couet et Vincent Dewez participent cette année au Mondial La Marseillaise avec leur ami varois Christophe Dicolangelo, licencié au club de Saint-Raphaël.

    Entre 80 et 100 licenciés

    « À Saint-Barth, il y a un vrai noyau de passionnés, aussi bien chez les natifs de l’île que chez les expatriés », raconte Benjamin Couet, qui a déjà eu la chance de représenter Saint-Barth’ au championnat de France. Cette petite île francophone des Caraïbes, réputée pour ses plages de sable blanc et ses boutiques de créateurs, compte entre 80 et 100 licenciés pour 9 000 habitants. Chaque année, le club local organise un Grand Prix et essaie d’attirer des champions.

    En octobre dernier, pour la 9e édition, quatre grands noms de la pétanque ont fait le voyage : Michel Loy, trois fois champion du monde, Christophe Sarrio, champion du monde triplette en 2023, Ludovic Montoro, champion d’Europe en 2023 et vainqueur du Mondial La Marseillaise 2021, et Yohan Cousin, champion de France en doublette en 2024 et vainqueur des Masters 2025.

    Jouer en métropole et participer à La Marseillaise est évidemment une immense joie pour Benjamin et Vincent. Ils apprécient la variété des terrains marseillais qui nivellent les niveaux. Car ce n’est pas l’expérience qui manque au sein de cette triplette des îles.

    Vincent Dewez a joué en club pendant plus de 20 ans et Christophe Dicolangelo a commencé il y a 5 ans, à Saint-Barth justement. Ils peuvent être à la fois tireur ou milieu. Benjamin joue à Saint-Barthélemy depuis une dizaine d’années. Il est plutôt pointeur ou milieu.

    Leur objectif est d’aller « le plus loin possible ». Les trois compères, qui ont déjà participé à La Marseillaise, mais jamais ensemble, ont conscience que dans le temple de la discipline, le niveau est élevé. « Ce serait sympathique de rencontrer un champion comme Dylan Rocher. Mais on espère que ce ne sera pas avant la finale. Le plus tard sera le mieux », sourient les amis.

  • Dernier qualif’ avant Borély pour le Handi Mondial

    Dernier qualif’ avant Borély pour le Handi Mondial

    Lancés en mai, les tournois qualificatifs de la 6e édition du Handi Mondial La Marseillaise ont déjà réuni une quarantaine d’équipes. La prochaine étape a lieu ce samedi, à Septèmes, avec une dizaine d’équipes engagées. Ces cinq étapes qualificatives programmées par l’AJCM sur le boulodrome Daillan à Arles (23 mai), en partenariat avec le club Lou Gari Trenco Taïen, à Salon-de-Provence du côté de la Boule de l’Élysée (30 mai), à Marseille sur le territoire de la Boule Vallier (20 juin), à Septèmes-les-Vallons avec l’Étoile bouliste septèmoise ont permis de livrer le nom des premiers qualifiés pour le concours final, programmé le 8 juillet, au parc Borély.

    Les Ukrainiens de retour

    On y retrouvera notamment le vainqueur de l’année dernière, Patrick Gueguen (associé à Sette et Germain), qui joue cette année avec comme équipier de Philippe Persoglio, un homme avec un handicap psychomoteur. Ils se sont qualifiés lors du qualificatif de Vallier. La finale sera retransmise en lever de rideau de la grande finale de la 65e édition, sur le stade d’honneur. D’ici là, une cinquième et dernière étape qualificative aura lieu au Parc Borély, le mardi 7 juillet, pour les participants du reste de la France et étrangers.

    À cette date, seize équipes sont engagées, dont une équipe ukrainienne, présente l’an passé au parc Borély, dans le cadre du programme de réhabilitation des soldats blessés au front mis en place par la fédération nationale de pétanque. Ils avaient participé l’an dernier au Mondial et la fédération avait reçu, à cette occasion, la Boule d’or. Ils s’engagent cette fois dans le Handi Mondial après l’organisation d’un tournoi qualificatif en Ukraine. à noter également la présence de Patrick Bosso, vainqueur en 2024, avec Christophe Borély et Eric Piacentino.

    Triplette mixte

    Les modalités du concours final évoluent. 32 équipes seront engagées. Trois parties timées (40 minutes) sont programmées le matin, suivant le format de compétition dit « swiss », elles permettront de se qualifier pour les demi-finales qui auront lieu en tout début d’après-midi. Si, en 2025, la durée de la finale avait été portée à 1h30, elle se disputera cette fois en une heure plus deux mènes.

    Pour le reste, les règles, pensées pour garantir l’inclusion et l’équité, n’évoluent pas. Chaque joueur dispose de deux boules par mène et les parties sont adaptées selon la fatigabilité. « Chaque triplette doit compter au moins une personne en situation de handicap et une personne valide. La troisième est libre », rappelle Eyvann Morival, responsable sport et santé à l’association AJC Marseille, spécialiste de l’inclusion du handicap en milieu ordinaire, qui encadre l’événement et veille à son bon déroulement.

  • L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    La Deutscher Pétanque Verband affiche une ambition : rivaliser avec les mastodontes de la discipline à l’échelle européenne et mondiale. Et les résultats de ces dernières années sont probants. Le fruit d’un travail de formation engagé dans les catégories jeunes qui commence à se traduire chez les adultes.

    Licencié en Bavière à Munich, Ulrich Moritz, un proche du président de la Fédération allemande, a suivi de près cette évolution : « J’ai commencé à jouer aux boules en 2002 dans le seul club de Munich. Aujourd’hui, il y en a 16 dans la région ». L’homme est habitué du Mondial où il a noué des liens forts avec l’ancienne présidente du comité bouliste des Bouches-du-Rhône. Au niveau national, cette évolution s’est traduite par une croissance du nombre de joueurs : « En 2000-2010, c’était 15 000 licenciés, en Allemagne. Aujourd’hui, on doit se situer autour de 25 000. La pétanque est de plus en plus connue ici ».

    La sélection juniors

    au Mondial des jeunes

    Au-delà du nombre d’adhérents, le pays enchaîne surtout les bons résultats. L’Allemagne est devenue la première nation étrangère à inscrire son nom au palmarès du GP féminin La Marseillaise en 2021. Les hommes, ont décroché en 2025, leur première étoile européenne, après avoir battu les champions du monde italien puis l’équipe de France de Bonetto, Montoro et Doerr, en finale. En jeunes, l’Allemagne est aussi championne du monde tir de précision.

    La récompense d’une politique volontariste ayant pour but de mieux préparer les joueurs aux grandes compétitions. Pour Moritz, cela doit passer par l’apprentissage et la compréhension des styles de jeu d’autres nations. Pour cela, l’Allemagne adopte depuis près de deux décennies une politique de stages et d’échanges à l’étranger. Cette année, la sélection nationale juniors, sacrée championne du monde en 2025 participera au Mondial des jeunes…

    L’objectif est d’habituer ses joueurs au très haut niveau. « Si on veut que nos équipes fassent des progrès, il faut les faire jouer en France, dans le Sud. Depuis quelques années, une fois par an, les Fédérations française et allemande organisent une semaine de stage pour les juniors des deux nations ».

    Âgé de 19 ans, Oskar Fitz fait partie de l’équipe nationale espoir, après avoir évolué en junior de 2021 à 2024. Licencié en Bavière, il fait les beaux jours du Boule club Mechenhard. Pour lui, la pétanque est avant tout une histoire de famille. Il a commencé à quatre ans, avec son père, son grand-père et son arrière-grand-père. Champion d’Allemagne junior et espoir, il évolue désormais en senior, où il a atteint les 16es de finale.

    Ambitieux, il souhaite s’installer au plus haut niveau et a déjà joué plusieurs championnats d’Europe et du monde en jeunes. Signe de l’espoir placé en lui, il est le seul Allemand parrainé par Obut. Pour lui, La Marseillaise est une étape obligée. « Là je dois passer mon bac mais j’espère venir l’an prochain » explique-t-il même si son histoire avec Le Mondial est pour l’heure un rendez-vous manqué. La première fois, son arrière-grand-mère est décédée. L’an dernier, il était inscrit sur le concours junior mais son vol a été annulé. « On est arrivé en retard pour la première partie, on l’a perdue sur tapis vert puis on s’est dépêchés pour jouer la deuxième mais on a perdu aussi… » sourit Oskar Fitz.

    Pour Claude Azéma, ancien président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal et de la Confédération mondiale des sports de boules, cet essor est aussi dû à la qualité des infrastructures qui améliorent la réceptivité à ce sport. Le but est d’intéresser un public curieux à la recherche d’un loisir, en plus du public plus connaisseur : « L’attrait principal des clubs est d’avoir un lieu clos pour accueillir des gens tous les jours. C’est ce qui aide au développement. Il est essentiel de toucher ceux qui font de la pratique loisir, en plus de ceux qui veulent faire de la compétition ».

  • Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    La Marseillaise : Vous avez été speaker sur les plus grands concours et compétitions de pétanque à travers le monde, mais jamais au Mondial La Marseillaise à pétanque. Ce sera chose faite lors de cette 65e édition, aux côtés de Vincent Baqué. Pourquoi n’aviez-vous encore jamais animé ce grand rendez-vous phocéen ?

    Laurent Causse : Je n’ai jamais animé le Mondial parce qu’il y avait déjà des personnes en place. Il y a quelques années, lorsque Michel Montana dirigeait l’épreuve, j’avais été présenté à lui par l’intermédiaire de la Fédération française de pétanque. Mais l’animation était alors assurée par un proche de l’organisation et cela n’avait pas abouti. Par la suite, Marc Alexandre a pris le relais. Comme nous nous entendons très bien, il était hors de question pour moi de démarcher une manifestation sur laquelle il officiait. Aujourd’hui, avec le changement de direction, Maryan Barthélémy m’a contacté pour animer le Mondial et j’ai accepté avec plaisir. Il y a quelques années, dans une interview, j’expliquais avoir animé la plupart des plus grandes compétitions, en France comme à l’étranger, jusqu’aux championnats du monde. La seule qui manquait à mon palmarès, c’était La Marseillaise. Aujourd’hui, la boucle est bouclée. Je n’y ai jamais travaillé, mais je connais bien l’événement. Je suis venu à plusieurs reprises comme spectateur. Je ne l’ai jamais joué, principalement pour des raisons professionnelles : il était difficile pour moi de me rendre disponible plusieurs jours de suite. En revanche, mon père disputait le Mondial chaque année et je venais régulièrement le suivre.

    Qu’est-ce qui vous impressionne le plus lorsque vous assistez à une édition de La Marseillaise ?

    L.C. : Ce qui m’a toujours marqué, c’est l’ampleur de l’organisation. Ce sera un peu moins le cas cette année, mais autrefois, le dimanche, les parties étaient réparties sur de très nombreux sites. Il fallait parfois prendre des bus pour rejoindre les terrains. C’était impressionnant. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est l’atmosphère du premier jour au parc Borély : cette foule immense où se côtoient champions et anonymes. C’est toute l’âme populaire de l’événement. Et puis il y avait le carré d’honneur sur le Vieux-Port. C’était quelque chose d’unique. Voir une partie de pétanque disputée sur une barge au cœur de Marseille, c’était extraordinaire. Aujourd’hui, avec les contraintes de sécurité, cela paraît difficilement envisageable, mais ce cadre reste l’un de mes plus beaux souvenirs du Mondial.

    Qu’est-ce qui fait, selon vous, le charme du Mondial ?

    L.C. : D’abord, tout le monde peut s’inscrire. C’est ce qui en fait la compétition la plus populaire au monde. Aujourd’hui, beaucoup de concours sont limités à 256 ou 512 équipes. À La Marseillaise, chacun peut tenter sa chance. Ensuite, dès la première partie, un jeune joueur peut se retrouver face à un champion du monde. C’est quelque chose de rare dans le sport et particulièrement vrai à la pétanque. C’est la magie du Mondial.

    Si vous deviez choisir un joueur pour incarner le Mondial La Marseillaise à pétanque, qui serait-il ?

    L.C. : Je dirais Marco Foyot. Il a remporté six fois La Marseillaise et a également été consultant sur l’épreuve. On l’a vu sous plusieurs facettes et son nom est indissociable de celui du Mondial. Bien sûr, il y a aussi Philippe Quintais, mais Philippe représente davantage la pétanque dans son ensemble. Quand on évoque La Marseillaise, Marco Foyot vient immédiatement à l’esprit.

    Quelle est la recette pour séduire son auditoire ?

    L.C. : Ma priorité est de faire vibrer le public en lui proposant les meilleures affiches dans les meilleures conditions possibles. Lorsqu’il existe un carré d’honneur ou un terrain central, l’objectif est d’y programmer les rencontres les plus attractives afin d’attirer le public, de satisfaire les partenaires et de mettre en valeur l’événement. De belles parties, il y en a pendant toute la compétition, mais certaines ont un pouvoir d’attraction particulier. Il faut aussi valoriser les joueurs de haut niveau. Un plateau prestigieux contribue largement au succès d’une manifestation. Cela passe notamment par la présentation de leur palmarès et de leurs performances. Le défi consiste à trouver le bon équilibre entre les attentes de l’organisateur, celles du public, des partenaires et des joueurs. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est essentiel.

    Faut-il privilégier l’aspect informatif ou le côté divertissant pour que le public passe un bon moment ?

    L.C. : Sur ce type d’événement, nous sommes avant tout des animateurs sportifs. Notre rôle est de transmettre des informations liées à la pétanque tout en restant accessibles à tous. Dans les tribunes, il y a des passionnés, mais aussi des novices. Il est donc important de présenter les joueurs et leur palmarès. Beaucoup de spectateurs connaissent les noms de Marco Foyot, Philippe Quintais, Dylan Rocher ou Henri Lacroix sans forcément mesurer l’ampleur de leurs performances. Pendant les parties, il faut également expliquer certaines situations de jeu et certains points du règlement. Pourquoi un joueur reçoit-il un carton jaune ? Pourquoi telle décision est-elle prise ? Ce sont des éléments qui intéressent le public. Au final, il faut trouver le juste équilibre entre information et animation. S’adresser à la fois aux initiés et aux non-initiés n’est pas évident, mais c’est, selon moi, la meilleure recette.

    Est-ce que le Mondial La Marseillaise à pétanque est, selon vous, la compétition la plus prestigieuse à remporter ?

    L.C. : On me pose souvent la question : quel est le plus grand ou le plus beau concours de pétanque en France ? Ma réponse a toujours été la même et elle n’a pas changé. Pour moi, trois compétitions se détachent clairement : le Mondial La Marseillaise à pétanque, le Mondial de Millau et l’Europétanque des Alpes-Maritimes. Mais chacune possède sa propre identité et ses spécificités. C’est pour cette raison qu’il m’est impossible de les comparer ou d’affirmer que l’une est supérieure aux autres. Ces trois événements attirent les meilleurs joueurs de la planète, mais leurs formats sont totalement différents. Si l’on parle de popularité, alors oui, La Marseillaise est sans doute la référence. Avec plusieurs milliers d’équipes engagées et des participants venus de nombreux pays, c’est un événement hors-norme. C’est certainement la compétition la plus populaire du monde de la pétanque. Le Mondial de Millau était souvent considéré comme la « Mecque de la pétanque ». Il attirait moins d’équipes que La Marseillaise, mais proposait une multitude de compétitions : tête-à-tête, doublettes, triplettes, épreuves féminines… À Millau, même après une élimination précoce, les joueurs pouvaient continuer à participer à d’autres concours pendant plusieurs jours. L’expérience était totalement différente. En revanche, il est certain que La Marseillaise occupe une place à part dans le cœur des joueurs.