Tag: mobilisation

  • À Avignon, l’attente n’affaiblit pas la colère

    À Avignon, l’attente n’affaiblit pas la colère

    C’est le Premier ministre le plus lent pour nommer son gouvernement. Il laisse un peu couler les choses mais la colère, elle, ne disparaît pas », lance Étienne Raoul, secrétaire général Force ouvrière de Vaucluse, lors d’un point presse ce mardi 30 septembre. Et ce, à propos de la mobilisation prévue ce jeudi 2 octobre à 10h30 au départ de la place Jean-Jaurès, à Avignon.

    Un propos partagé par les autres représentants de l’intersyndicale présents. « La forte colère présente dans notre société aujourd’hui, ainsi que dans nos organisations syndicales, ne peut pas être ignorée ». D’autant que, « dans les tiroirs, il y aura toujours des régressions sociales en prévision. On ne sent ni une rupture, ni de nouveaux engagements. Ce n’est pas le casting qui va changer la politique de Macron », poursuit ainsi Laurence de Villèle, secrétaire générale CGT de Vaucluse.

    Le 18 septembre dernier, plus de 5 000 personnes avaient déambulé dans les rues d’Avignon et la situation n’a, depuis, que très peu évolué. « On s’attend à quelque chose dans la continuité du gouvernement précédent. Cette journée est là pour faire entendre à nouveau nos revendications », confie de son côté Sylvain Barthet, secrétaire départemental de la FSU.

    « Devant nous, le ministre a reconnu qu’il était affaibli. C’est le moment pour nous de construire un véritable rapport de force, car l’argent, on sait qu’il y en a. Et ce, dans la rue, mais aussi bien sûr dans les entreprises, en bloquant la production. Ce n’est pas aux salariés de payer la dette », ajoute Étienne Raoul.

    « Il faut continuer à mettre cette pression. On a tracté à Auchan Avignon Nord mercredi dernier et on a rarement reçu autant de soutiens avec de bons retours de la population. Ce qui avait été noté aussi avec des personnes mobilisées le 10 septembre qui nous ont rejoints le 18 », poursuit également Laurence de Villèle.

  • Martigues marchera pour la justice sociale et fiscale

    Martigues marchera pour la justice sociale et fiscale

    La lumière chaude de fin de journée met en exergue le rouge bien présent au tableau du rassemblement organisé par l’union locale CGT du pays martégal, devant l’hôtel de Ville de Martigues, ce mardi soir. Les syndicats des territoriaux, de l’éducation nationale, de Marcegaglia, ainsi que les militants locaux du PCF et de LFI ont répondu à l’appel pour un échauffement avant la manifestation marseillaise, jeudi.

    Le secrétaire général de l’union locale CGT, Daniel Bretonès, place le rassemblement sous le signe « du non des travailleurs aux reculs sociaux et à l’austérité imposée au nom d’un budget injuste », trois semaines après la nomination du Premier ministre (Ren), Sébastien Lecornu. « Son projet budgétaire est le même qu’avant, ses économies se feront sur nos salaires, nos retraites, notre Sécurité sociale et nos services publics », augure le syndicaliste. Il rappelle que « chaque année, 211 milliards d’euros sont versés sans contrepartie aux grandes entreprises, sans oublier les 100 milliards de fraude fiscale » . « La CGT a des propositions pour sortir de la crise, comme rétablir l’impôt sur la fortune, taxer les revenus du capital » ou encore « rétablir la taxe professionnelle et la taxe d’habitation, pour la démocratie locale, et rendre leur liberté aux communes », propose Daniel Bretonès.

    Un bus pour jeudi

    L’adjoint Gérard Frau (PCF) a salué, au nom du maire Gaby Charroux retenu en préfecture, « le travail constant et offensif de l’UL CGT » et témoigné son « soutien à la mobilisation, juste et nécessaire », quand « les Français voient leurs salaires stagner face à l’inflation, les hôpitaux saturés, la précarité et l’injustice fiscale ». L’élu local déplore un Premier ministre « sourd face à l’intersyndicale, la rue et la colère populaire », et promet de « marcher le 2 octobre avec la CGT et l’intersyndicale ».

    Le bus affrété par l’UL CGT part à 9h, jeudi, de la Halle de Martigues pour rejoindre la manifestation marseillaise.

  • Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    La manifestation du 18 septembre a réuni plus de 6000 personnes à Toulon. Un mouvement suivi au sein de certains établissements scolaires, comme au Lycée Dumont d’Urville, devant lequel élèves et enseignants se sont retrouvés tôt le matin, « afin d’exiger un autre avenir pour la jeunesse, d’affirmer leur opposition aux idées d’extrême droite et d’appeler à une rupture avec les politiques économiques, sociales et environnementales menées jusqu’ici », souligne l’intersyndicale FNEC-FP-FO – FSU – SUD éducation – CGT Educ’action dans une lettre ouverte.

    Un mouvement achevé en fin de matinée et qui s’est « très bien passé », jusqu’à ce qu’une « étudiante qui préparait sa pancarte [pour la manifestation de l’après-midi] a été interpellée par les forces de l’ordre (en civil et sans brassard) de manière violente, sans explication. […] Refusant cette interpellation arbitraire, elle est traînée au sol et menottée, ainsi que sa camarade qui voulait la protéger, sans savoir qu’il s’agissait des forces de l’ordre », s’indignent les syndicats.

    La première avait été placée en garde à vue pour violences et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, la seconde pour rébellion. Convoquées début octobre devant le délégué du procureur pour des stages de citoyenneté, ainsi qu’une composition pénale et une obligation d’indemniser un policier pour la première des deux, elles ont reçu le soutien des syndicats qui disent « partager l’indignation face à ces mesures de répression brutale contre des jeunes qui exercent leur liberté d’expression et d’opinion », rappelant « les conditions d’études dégradées » auxquelles sont sujets les élèves du secondaire et du supérieur, dont « plus de 100 000 étaient sans affectation après la première phase d’admission Parcoursup. » Ils fustigent « la volonté de criminaliser les revendications » et exigent « l’abandon de toute répression administrative, judiciaire et d’État ».

    Note

  • La rue maintient la pression sur Lecornu

    La rue maintient la pression sur Lecornu

    « Pour la rupture, on reviendra ! », a résumé la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, ce 28 septembre, dans La Tribune Dimanche, réagissant aux premières orientations exposées par Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre, vendredi, dans Le Parisien.

    Après deux grosses journées de mobilisation les 10 et 18 septembre qui ont rassemblé jusqu’à 1,1 million de personnes dans le pays et vu le retour d’une intersyndicale CGT-CFDT- FO-CFTC-CFE-CGC-UNSA-FSU et Solidaires, la nouvelle mobilisation, organisée ce jeudi 2 octobre, entend maintenir la pression pour plus de justice sociale. Sur le pavé, salariés du privé et du public, jeunes ou retraités, ils ont rappelé massivement leur volonté de pouvoir vivre dignement de leur travail, de leur pension, d’entrevoir un avenir, d’enrayer la casse du service public…

    Mais, après avoir été reçus à Matignon le 24 septembre, les syndicats ont été plus que déçus devant l’incapacité de Sébastien Lecornu à revoir sa copie. « Sans rupture réelle de sa part, il rejoindra à son tour le cimetière des Premiers ministres d’Emmanuel Macron », a mis en garde Sophie Binet.

    Car les pistes esquissées par le nouveau Premier ministre ne laissent guère d’illusion sur les orientations de sa future politique. Pas question de remettre l’impôt sur la fortune, ni de suspendre la réforme des retraites. Une réforme de l’assurance chômage est également dans les tuyaux, avec, dans le viseur, les ruptures conventionnelles.

    Quant au projet de budget pour 2026, que le gouvernement doit présenter d’ici mi-octobre pour respecter les délais constitutionnels, pas « d’austérité et de régression sociale », a assuré Lecornu. Tout en souhaitant réduire le déficit, fidèle aux fondamentaux de la doctrine macroniste et soucieux de le ramener sous la barre des 3% du PIB en 2029,

    Peser sur le parlement

    Sébastien Lecornu aura essayé de gagner du temps, en jouant dans un premier temps la carte du mutisme, ajoutant aux blocages, mais le calendrier politique s’accélère. Rencontre ce lundi avec les chefs de parti et de groupe du « socle commun », en clair la droite et le centre, nouvelles consultations politiques, RN compris, rencontre « de la dernière chance » avec les socialistes, vendredi… La session ordinaire de l’Assemblée s’ouvre également mercredi, alors que le nouveau locataire de Matignon devrait faire connaître son gouvernement. Et les oppositions attendent de pied ferme sa déclaration de politique générale, peut-être le 6 ou le 7, même si un proche envisageait qu’il puisse s’en passer. De quoi conduire tout droit à une motion de censure quand l’entretien accordé au Parisien a déjà crispé les oppositions…

    Côté syndicats, on espère maintenir la pression jusqu’à la fin des débats parlementaires en décembre, a déjà annoncé Sophie Binet.

  • À Aix-en-Provence, l’intersyndicale va revendiquer « la dignité » des travailleurs

    À Aix-en-Provence, l’intersyndicale va revendiquer « la dignité » des travailleurs

    Les syndicats battront aussi le pavé de la capitale de Provence : l’intersyndicale locale a annoncé répondre à l’appel national à la grève, ce jeudi. À Aix, le rendez-vous est donné à 10h30, devant le rectorat, lieu de départ « symbolique » pour les syndicats. Puis le cortège s’élancera vers la sous-préfecture. « On continue à mettre la pression sur le gouvernement, rappelle Fabienne Allard, représentante syndicale CFDT. Arrivé à un moment, il ne suffit pas de nous écouter ou de nous regarder, mais de nous entendre ».

    Parmi les revendications listées par l’intersyndicale, l’abrogation de la réforme des retraites, une justice fiscale, et la répartition des richesses. « Preuve terrible : visiblement, Lecornu part sur le même budget. Il est clair qu’ils n’ont rien compris », insiste Céline Peccini, co-secrétaire FSU-Snuipp 13. « La mobilisation est de plus en plus forte. On a réussi à faire abandonner la suppression de deux jours fériés, comme le décret des doubles bandes franchises médicales, pointe de son côté François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. La CGT pense qu’il y a moyen que le 2 soit un tournant dans la mobilisation. C’est dans les boîtes que ça va se jouer. »

    Entre les appels nationaux à la mobilisation, les syndicats continuent de mener les actions locales. Ils seront par exemple ce mardi, aux Milles, pour tracter et encourager les salariés de la zone commerciale à rejoindre le mouvement.

  • Le comité de vigilance postale fête le maintien de Ferrières

    Le comité de vigilance postale fête le maintien de Ferrières

    C’est une victoire que le comité de vigilance postale a tenu à fêter : l’antenne de Ferrières est maintenue. Après de longs mois de combats et de mobilisations, La Poste l’a annoncé dans nos colonnes le 18 août : « La fermeture du bureau n’est à ce jour pas dans nos projets. » Ce samedi 27 septembre, des dizaines de militants se sont donc réunis sur le parking du site pour célébrer cette décision.

    Le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) fait part de sa « grande satisfaction ». « Il y a des combats qui méritent d’être menés, même s’ils sont longs », affirme-t-il. La lutte avait démarré en début d’année 2024, alors que la Ville avait découvert que la direction régionale envisageait d’« adapter les modalités » de sa présence dans ce quartier. L’argument avancé : une baisse de fréquentation de 48 % depuis 2019.

    La mobilisation conjointe du comité de vigilance postale, des élus de la majorité et de la CGT a finalement eu raison de cette projection, qui menaçait de priver 10 000 usagers, pour la plupart issus de quartiers prioritaires de la ville, d’un service de proximité. Plus récemment, cet engagement a aussi porté ses fruits en permettant le retour de la distribution du courrier à Notre-Dame des Marins, qui avait cessé il y a trois mois suite à l’agression d’un facteur.

    Attention aux baisses d’amplitude horaire

    Francis Fournier, président du comité de vigilance postale, prévient toutefois : « Les dangers qui nous guettent demeurent. Nous avons appris que depuis presque une semaine, à part ce samedi, le bureau de la Couronne était fermé. Jeudi après-midi, c’était celui de Croix-Sainte. Nous appelons à organiser rapidement une riposte. La Couronne ne fermera pas parce qu’il est dans une zone touristique mais il risque de ne pas fonctionner régulièrement en hiver, ce qui n’est pas acceptable. » Gaby Charroux précise : « Les 6 000 habitants de ce quartier ne sont pas des sous-habitants, ils ont besoin, aussi, d’un bureau. »

    Pascal Rosette, élu CGT au sein du CSE de La Poste, rappelle la dynamique actuelle de l’entreprise : « Dans l’ensemble de la France, on a des fermetures fréquentes de bureaux. On assiste à une attaque frontale du service postal. Une camarade m’a annoncé ce matin la fermeture de Puyvert (Vaucluse), alors qu’ en tant qu’élu je n’étais pas au courant. On nous met devant le fait accompli. Il faut rester vigilant sur la diminution des amplitudes horaires, car c’est une façon pour La Poste de diminuer le trafic et donc de transférer l’activité petit à petit. »

    Francis Fournier appelle les citoyens à s’unir au sein de comités pour défendre ce service public. « N’attendez pas que vos bureaux ferment pour réagir, anticipez, exhorte-t-il. Personne n’est à l’abri. »

  • Les syndicats ne lâcheront rien !

    Les syndicats ne lâcheront rien !

    Au lendemain de l’annonce d’une nouvelle journée de mobilisation de l’intersyndicale, reçue en vain par Sébastien Lecornu, deux rassemblements étaient organisés ce jeudi 25 septembre dans les Bouches-du-Rhône, devant la préfecture à Marseille et la sous-préfecture à Istres, à l’appel de l’intersyndicale.

    « Sans surprise, le Premier ministre ne bouge pas sur ce qui nous paraît essentiel. Il est là pour dérouler la politique de casse sociale des gouvernements précédents… Ça fait trop longtemps qu’ils gouvernent sans légitimité, en passant en force, il faut que leur pillage des richesses sur le dos des travailleurs, s’arrête », martèle Jessica Jadé, secrétaire de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. « On s’est réunis pour rebondir dans le département dès le lendemain de l’ultimatum avec ces rassemblements, pour montrer qu’on reste toujours mobilisés pour construire les suites ».

    À Marseille, le 2 octobre, la manifestation départementale s’élancera à 10h30 du Vieux-Port. Lundi une réunion intersyndicale permettra d’en régler les détails, portée par l’élan du 18 septembre qui avait vu près de 120 000 manifestants selon les syndicats, défiler à Marseille, Aix, Salon et Arles. Ils étaient une centaine jeudi à avoir répondu à l’appel de la CGT, FO, la CFDT, FSU, Solidaires, la CFTC, la CFE-CGC, l’UNSA.

    « Il faut monter d’un cran et transformer la colère sociale en mobilisation et en espoir », abonde Franck Balliot, co-secrétaire départemental de la FSU 13. « Cela implique de décrypter et dénoncer les mesures budgétaires proposées, les discours lénifiants sur la dette et son poids réel, mais aussi montrer qu’il est possible d’inventer un état social du XXIe siècle, basé sur des services publics renforcés et au périmètre élargi, et une protection sociale étendue à tous les âges de la vie ».

    Devant la préfecture, René Sale, secrétaire général FO d’Aix-en-Provence, dénonce au micro la « guerre » menée par le gouvernement Macron et son ancien ministre de la défense, qu’il accuse de vouloir « détruire la sécurité sociale, les services publics et nos droits ». Il regrette les mobilisations ponctuelles et appelle à une grève reconductible dès le 2 octobre.

    S’inscrire dans la durée

    Les mots d’ordre sont clairs : abrogation de la réforme des retraites imposée par le 49.3 et refus de tout budget d’austérité. « Aujourd’hui, ce gouvernement peut faire passer en force par des décrets, il a tous les décrets de près dans le tiroir », estime-t-il, dénonçant à son tour une politique « au service des patrons » qui accorde « 211 milliards » aux entreprises tandis que « les 500 familles les plus riches captent 42,5% du PIB ». Pour FO, la riposte passe donc par des assemblées générales, la grève et le blocage du pays. « C’est l’histoire qui nous l’enseigne », assure le syndicaliste.

    Franck Balliot insiste de son côté sur la nécessité de préparer activement la grève du 2 octobre. « On va dans les établissements, même là où il y a peu de syndiqués, pour convaincre les collègues qu’il faut franchir un cap », explique-t-il. Si la mobilisation du 18 septembre était déjà été forte avec jusqu’à 45% de grévistes dans les établissements, l’objectif est désormais d’y rendre la grève majoritaire. La rentrée n’est pas une période facile dans l’éducation nationale « mais le mouvement est fort dès le départ », note-t-il. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de contrer les budgets d’austérité mais aussi de porter un projet offensif : « Montrer que de l’argent, il y en a, et qu’on peut financer les services publics et la sécurité sociale. »

    « Partout dans les boîtes, les entreprises, les administrations, on va chercher les collègues pour construire la grève », enchaîne Jessica Jadé, soulignant l’importance de l’ancrage local et de la reconduction « là où c’est possible ». C’est le cas dans l’énergie, où la grève reconductible a débuté le 2 septembre à l’appel de la FNME-CGT. Plus de 200 piquets ont été recensés dans les industries électriques et gazières sur la base de revendications salariales fortes : hausse de 9%, création d’échelons, baisse de la TVA sur l’énergie…

    Franck Balliot rappelle aussi les difficultés concrètes dans les établissements scolaires comme la baisse des crédits pour l’aide aux devoirs, et la perte de pouvoir d’achat des enseignants. Dans la foulée, il invite à se mobiliser dimanche sur la marche « Climat, justice, libertés » qui convergera avec celle pour Gaza.

    Jessica Jadé insiste, elle, sur l’appel confédéralisé de la CGT du 9 octobre autour des enjeux de santé et de protection sociale. Pour elle, les mobilisations ont déjà permis de faire reculer le gouvernement sur les jours fériés et les franchises médicales mais une autre répartition des richesses, la taxation des dividendes, ou le rétablissement de l’ISF passeront par la construction d’une « mobilisation de masse » qu’il faut « inscrire dans la durée ».

    « Montrer que de l’argent, il y en a, et qu’on peut financer les services publics et la sécurité sociale. »

  • L’avenir du centre François Billoux revient sur le tapis

    L’avenir du centre François Billoux revient sur le tapis

    De la question de Samia Gamèche, élue d’opposition municipale, membre du Collectif citoyen Gardanne Biver a découlé un long débat, sur l’avenir de la santé à Gardanne. En 2024, le centre de santé François Billoux, construit en 1981 sous Roger Meï (PCF) ferme ses portes. Alors qu’en conseil municipal de ce jeudi 25 septembre, l’une des délibérations à l’ordre du jour propose la « résiliation du bail emphytéotique » signé en octobre 1988 avec l’union des mutuelles des travailleurs, Samia Gamèche pointe une « fermeture sans mobilisation » et questionne le devenir des locaux. Doublée d’une demande d’engagement de la municipalité, à laquelle elle propose de saisir l’Agence régionale de santé et le Département pour « demander la réouverture d’un centre mutualiste » et l’engagement de concertations.

    Le tout, dans un contexte, selon l’élu, de « floraison des structures privées ». « Il n’y a qu’une seule santé, celle de tous les habitants. Ce que vous appelez privé représente toute la santé libérale et conventionnée », répond Jean-François Garcia, élu au sport et à la santé, qui déroulera ensuite longuement l’historique des locaux, dont le bail était géré, jusqu’en 2018, par le Grand conseil de la mutualité, avant d’être repris en 2019, par le groupement mutualiste Oxance. « Entre 2014 et 2018, pendant cinq ans, vous avez accompagné, Monsieur Jorda et La Piana, le Grand conseil de la mutualité qui gérait le centre, dans son marasme financier et dans sa carence d’offre de soins », accuse Jean-François Garcia.

    « Pas de visibilité »

    Des travaux seront demandés par la société dès la reprise, selon le déroulé de Jean-François Garcia, demande des rénovations de bâtiments à hauteur de 900 000 euros tandis que, parallèlement, un autre centre mutualiste, Filieris, qui s’ouvre au régime général, propose de regrouper les offres médicales dans ses locaux. Et de mettre à l’index la « mauvaise volonté et l’inaction d’Oxance », qui doublera le prix pour les rénovations des locaux, pointe Jean-François Garcia. À ce jour, le bâtiment est en très mauvais état selon l’adjoint au sport. Réponse pas satisfaisante, pour Samia Gamèche : « À ressasser le passé, on avance à rien. »

    « La réponse est dans ce que je vous ai dit. Nous n’avons pas de visibilité sur ce bâtiment. (…) Le bâtiment est destiné à la santé et le restera (…) il faut l’imprimer », enchaîne l’élu aux sports. « Vous êtes un grossier personnage, vous vous adressez à une élue ! », intervient à son tour Claude Jorda (CCGB). « Vous dites qu’il y a des projets, mais lesquels ? (…) La question est quelles propositions à une population qui va être de plus en plus en difficulté pour accéder aux soins ? », pointe Jean-Marc La Piana, à la tête du second groupe d’opposition de gauche. « Monsieur La Piana vous êtes à côté de la santé, vous avez été radié de la CPTS depuis quatre ans et vous ne vous en êtes même pas rendu compte, vous n’êtes même pas dans nos échanges, vous ne payez pas vos cotisations ! », lancera Jean-François Garcia. « Malhonnête », lance Jean-Marc La Piana. Pas de réponse concrète de la part de la majorité, et beaucoup d’invectives… « On va passer à autre chose », tranche finalement le maire.

  • La mobilisation des agriculteurs annoncée à Avignon et Tarascon

    La mobilisation des agriculteurs annoncée à Avignon et Tarascon

    En cette veille de mobilisation agricole, difficile d’obtenir quelques infos, même de la part des syndicats agricoles qui y appellent… Le président de la Fédération du syndicat des exploitants agricoles (FDSEA) des Bouches-du-Rhône, Romain Blanchard annonce simplement dans une vidéo qu’il ira manifester « chez lui, à Tarascon, vendredi 26 septembre ». Secrétaire général des Jeunes agriculteurs (Vaucluse), Guillaume Bonino, viticulteur à Roaix, près de Vaison-la-Romaine, consent à dire le lieu et l’heure de rendez-vous à Avignon (voir ci-contre), mais pas le détail des actions. « On donnera les consignes demain vendredi sur place, pour éviter comme l’autre fois que les infos fuitent », dit-il. Selon l’appel au national, les actions devraient par exemple se concentrer devant les services de l’État, les grandes et moyennes surfaces (GMS).

    La censure de la loi Duplomb contestée

    « On va se focaliser sur les problématiques de l’agriculture en Vaucluse », indique pour sa part Guillaume Bonino. « On veut que les GMS et la grande distribution jouent le jeu avec les producteurs français et nous achètent nos produits à des prix rémunérateurs pour les producteurs locaux », appuie-t-il. Il prend l’exemple de la « fraise de Carpentras, un des premiers fruits de la saison. Chaque année, notre production, vendue à 18 euros le kilo, est concurrencée par les fraises espagnoles et marocaines, vendues à 6 euros le kilo, et achetées par 90% des consommateurs. Or la fraise marocaine est cultivée avec des produits interdits en France. Les fraises de Vaucluse, qui ne se vendent pas, sont conservées dans des frigos et l’acheteur finit par nous les acheter à prix cassé, à 4 euros le kilo, mais il les vend toujours à 18 euros le kilo », dénonce Guillaume Bonino. Ce problème est loin d’être nouveau… « Nos parents ont connu les mêmes problèmes, mais avant le coût de la vie était moins cher… », pointe-t-il.

    Dans ce département où se côtoient beaucoup de productions agricoles, le viticulteur remet sur le tapis la loi Duplomb, dont le Conseil constitutionnel cet été a censuré l’article 2. Celui-ci prévoyait le retour, sous certaines conditions, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, jugé dangereux pour la santé et l’environnement. L’acétamipride est également accusé d’être un « tueur d’abeilles ». Guillaume Bonino déclare : « On ne veut pas d’interdiction sans solution. Car toutes les semaines, on nous retire des matières actives, ce qui met en péril nos cultures. » Quant aux taxes Trump, +15% de droits de douane annoncés sur le vin, cela risque de porter un mauvais coup aux Côtes-du-Rhône, « 1ère des appellations importées aux États-Unis » selon lui. Dans l’Union européenne, la France et l’Italie surtout se battent pour obtenir une exemption de ces droits de douane.

  • Les conducteurs de train en grève pour leur salaire

    Les conducteurs de train en grève pour leur salaire

    Les conducteurs débrayent à l’appel de la fédération CGT des cheminots ce mercredi 24 septembre. Une date « qu’on ne sort pas du chapeau », affirme Rémi Hours. C’est le jour où doit se tenir la deuxième table ronde sur la prime de travail des agents de conduite de la SNCF. « Ça fait des années qu’on discute avec la direction sur ces sujets-là sans que ça aboutisse, poursuit le secrétaire général CGT des cheminots de Marseille. On demande à ce que cette prime de traction soit pérenne, avec une base garantie pour l’ensemble des personnels et une part variable. »

    Actuellement, « les conducteurs ont un traitement de base assez faible compte tenu de leurs qualifications, et en fonction de ce qu’ils produisent (le nombre de kilomètres, de trains différents, leurs particularités), ils obtiennent une prime de traction ». Un mode de calcul « imaginé il y a trente ans » qui concerne plus de 15 000 salariés et qui mérite d’être réajusté vu la mutation du système ferroviaire, selon le syndicaliste.

    « C’est un vrai sujet pour la SNCF parce qu’on est un des métiers de l’entreprise en tension, affirme Rémi Hours. Le poste est de moins en moins attractif : il n’y a plus de statut pour les personnes embauchées depuis 2021, elles relèvent du privé, ont la retraite à 64 ans et ne sont jamais chez elles. »

    Après les journées de mobilisation du 10 et du 18 septembre, la CGT n’attend pas un mouvement massif, même si des perturbations sont à craindre. « On a relancé l’appel vendredi pour demain, donc le délai est serré, explique le secrétaire général. Ça ne veut pas dire que les conducteurs sont pas sensibilisés et qu’ils ne sont pas prêts, si besoin est, d’aller sur une grève longue et dure. »