Tag: Métropole

  • Les policiers manifestent à Marseille pour réclamer des moyens et « du respect »

    Les policiers manifestent à Marseille pour réclamer des moyens et « du respect »

    « C’est inédit, c’est une marche citoyenne », assure Sébastien Greneron, secrétaire départemental Alliance 13, qui dénonce une police « à bout de souffle ». Sous l’Ombrière, les agents ont commencé à se rassembler, ce samedi 31 janvier, à l’appel du syndicat, dans le cadre d’un mouvement national. Manque de moyens humains, de respect, commissariats insalubres « avec des cafards et dont les plafonds s’écroulent », véhicules qui ont plus de 200 000 kilomètres au compteur… « On en a marre », s’indigne le responsable syndical.

    À Marseille, « on fait la une des journaux tous les jours avec le narcotrafic et le développement de la violence », recontextualise-t-il. Et d’évoquer le manque d’effectifs dans la filière judiciaire, « 20 millions de plaintes en souffrance ». Il appelle aussi à un « choc d’autorité » tout en affirmant que « chez Alliance, on ne fait pas de politique politicienne ».

    En attendant, élus et candidats aux municipales de droite et d’extrême droite n’ont pas manqué de tenir la banderole. Du conseiller régional et candidat Franck Allisio aux députés José Gonzales et Monique Grisetti pour le RN, à Martine Vassal (DVD) présidente de la Métropole, du Département et candidate à la Ville de Marseille, sa directrice de campagne, Laure-Agnès Caradec (LR), les maires LR des 11-12 et 13-14, Sylvain Souvestre, Marion Bareille ou encore Catherine Pila, référente de sa campagne pour les 6-8. Même si cette dernière assure que sa présence n’est pas un soutien de « circonstance ». Munie d’un drapeau, on retrouve aussi Nora Preziosi, ancienne alliée de Martine Vassal, de la liste « citoyenne » d’Erwan Davoux…

  • Suez et Seramm innovent pour les eaux marseillaises

    Suez et Seramm innovent pour les eaux marseillaises

    « Quand on va voir l’OM, on n’imagine pas l’ampleur de l’usine qu’il y a dessous. » Sous le parvis Ganay par lequel on accède à la tribune du Vélodrome du même nom, les équipes du Seramm (Service d’assainissement Marseille Métropole) ne sont pas peu fières de présenter Géolide, la station d’épuration, au directeur général de Suez, Xavier Girre. Lequel n’hésite pas à la décrire comme « une merveille de capacité de pilotage et d’anticipation ».

    Et pour cause : plus de 4 hectares de systèmes hydrauliques se trouvent sous les pieds des Marseillais et traitent plus 200 000 m3 d’eau par jour. Cet ouvrage, au cœur du système d’assainissement qui traite les eaux de Marseille et de 17 communes, est situé à la « confluence des réseaux d’assainissement ». « Il n’y a pas autant d’ouvrages souterrains et de cette taille-là ailleurs en France », résume fièrement Olivier Jourdan, directeur des usines du Seramm. « Marseille a une place particulière pour Suez. Le site est exceptionnel, il y a un enjeu d’innovation et de volume avec les phénomènes météorologiques plus marqués », abonde le directeur général, Xavier Girre.

    Vestes orange fluo estampillées Seramm sur le dos, les travailleurs de l’équipe de maintenance évoquent « 4 200 équipements répartis sur quatre sites avec la station et deux sous-stations et un bassin d’orage ». Ces derniers réagissent notamment aux alertes du poste de contrôle « phare » via leur astreinte 7 jours sur 7. « L’intégralité du système est sous haute surveillance grâce à des experts présents 24h/24. Il y a des milliers d’informations qui remontent au travers de la supervision », explique Mathieu Luciani, responsable du poste. En clair, un centre névralgique doté de technologies nec plus ultra. Il énumère : « Nous exploitons une centaine de stations de pompage et avons déployé 200 capteurs sur le réseau. » Avec ces outils, la Seramm supervise les flux en temps réel. « Là, nous avons le barrage de la Pugette qui détourne l’Huveaune et permet de préserver les plages et le littoral », précise Mathieu Luciani au directeur général, en montrant une vidéo issue des caméras de surveillance.

    « Maximiser les fluides »

    De quoi démontrer la capacité à « maximiser les fluides hydrauliques dans les réseaux en stockant sur les bassins », selon les besoins. Ce vendredi, « on est encore assez haut sur l’Huveaune » du fait des pluies régulières de la semaine. Autre fleuve en surveillance au poste : celui des Aygalades. À moins de 10 minutes à pied du poste, on retrouve aussi le bassin de stockage Ganay de 50 000 m3, « l’équivalent d’un immeuble de sept étages enterré pour stocker le surplus » en cas de fortes pluies.

    Le fort épisode orageux du 21 septembre dernier, lors duquel des inondations avaient frappé violemment Marseille, est encore dans toutes les têtes. « On a eu un retour de pluie de 15 ans », se remémore Mathieu Luciani. « On a eu la démonstration très concrète de l’efficacité du dispositif », approuve Xavier Girre. C’est d’ailleurs son 3e déplacement à Marseille en 7 mois. Et le DG ne cache pas l’importance qu’il attache à la cité phocéenne et ses infrastructures. « Nous avons développé, ici en particulier, une expertise unique dans la gestion des eaux de pluie et des eaux usées pour préserver le territoire et la Méditerranée », assure-t-il.

    Avant de souligner que, dans la région, « un habitant sur cinq est desservi en eau potable et un habitant sur deux bénéficie du service d’assainissement de Suez » grâce au travail des plus de 2 000 salariés locaux. « On apporte nos solutions techniques, nos innovations au service du territoire », insiste-t-il. Et notamment en vue « de l’enjeu du réchauffement climatique », comme le souligne Nicolas Cotiche, directeur général du Seramm. Il rappelle que « l’histoire de l’assainissement de la ville a commencé il y a plus de 130 ans, quand la ville subissait une épidémie de peste et de choléra ». D’où « l’enjeu de santé publique » qui reste plus que jamais d’actualité.

    Amaury Baqué
  • Martial Alvarez inaugure son local à Port-Saint-Louis

    Martial Alvarez inaugure son local à Port-Saint-Louis

    « On va gagner parce qu’on est les meilleurs », clame Martial Alvarez devant son local de campagne, inauguré pour l’occasion.

    Le maire (SE) de Port-Saint-Louis-du-Rhône, candidat à un nouveau mandat, a donné le ton de sa campagne, estimant qu’« aujourd’hui, on ne joue pas une présidence, ni une législative », dans un message adressé à ses adversaires. Il affirme ne pas apprécier « ces discours qui gâchent la ville et son unité ». Le candidat incite ses supporters à monter dans le train du « Port-Saint-Louis gagnant », son slogan de campagne affiché en devanture, tout en martelant que « rien n’est acquis, tout est fragile ».

    « Porte-parole

    du territoire »

    Martial Alvarez se représente pour un 3e mandat sans étiquette, bien que soutien d’Emmanuel Macron en 2022 et partisan de Martine Vassal (DVD) à la Métropole. L’édile vante « les qualités d’une équipe qui a porté des dossiers et d’un maire qui a tissé des liens avec les partenaires », revendiquant notamment son action sur le dossier de la santé. « C’est parce qu’on a travaillé avec l’Agence régionale de santé et nos partenaires pour restructurer l’hôpital de Martigues que l’ARS a posé les bases nécessaires », affirme le 1er magistrat saint-louisien, en référence aux 60 millions d’euros engagés pour le projet immobilier du centre hospitalier martégal.

    Beau parleur, Martial Alvarez assume : « Vos visages disent ah il parle bien le maire. Oui, car nous avons besoin d’un porte-parole pour le territoire pour relever les défis de la mobilité, du travail, de la jeunesse et ouvrir la maison de retraite ». Et promet le soleil après la pluie du samedi matin.

  • Marseille : les policiers manifestent pour plus de moyens

    Marseille : les policiers manifestent pour plus de moyens

    Prise de plainte dans un préfabriqué, cafards, voitures à bout de souffle et gyrophare en panne, les policiers sont « au bout » a dénoncé Sébastien Greneron, secrétaire départemental Alliance 13.

    Partis de l’Ombrière, près de 400 de ses collègues ont marché jusqu’à la préfecture dans le cadre d’un appel national du syndicat à manifester. Ils réclament des moyens et le soutien de l’État, souhaitant un « choc d’autorité. »

    Dans le cortège, de nombreux élus de droite et d’extrême droite étaient venus en soutien. Parmi eux, des représentants de la majorité de la présidente de la Métropole et du Département, Martine Vassal (DVD), comme Catherine Pila (LR) ou Sabine Bernasconi (LR). Mais aussi des référents de sa campagne municipale comme Laure-Agnès Caradec (LR), Sylvain Souvestre (LR), maire des 11-12 ou Marion Bareille (LR), maire des 13-14. En première ligne également, le candidat RN, Franck Allisio ou Nora Preziosi, ancienne alliée de Martine Vassal, seconde sur la liste « citoyenne » d’Erwan Davoux.

  • Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Pour ses vœux à la presse, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, s’est voulue résolument offensive, préférant insister avant tout sur son programme. Non sans oublier tout de même de viser sa cible première, l’extrême droite, jusqu’à appeler au « vote utile » en sa faveur évidemment dès le premier tour.

    « L’ADN de cette ville n’est pas et ne sera jamais le RN », a-t-elle martelé d’entrée. Parce qu’à Marseille, « on vit les uns à côté des autres », qu’« elle ne supporte pas les replis identitaires et ceux qui, en politique, viennent d’ailleurs », analyse Martine Vassal. Si elle dit comprendre « la colère », elle en appelle à la « responsabilité des électeurs », sans pour autant donner de consignes de vote. « On n’est pas propriétaire des voix », assène-t-elle, éludant la question d’un éventuel retrait au second tour, persuadée qu’il y aura alors quatre candidats.

    Ce qui compte aux yeux de Martine Vassal, c’est de pouvoir confronter sa vision de la ville. Une Marseille « balnéaire » où les « 57 km de littoral » seraient rendus aux habitants, de l’Estaque à la Pointe Rouge, une Marseille tournée vers son port, l’international, avec le développement des data centers, capable de convaincre des investisseurs.

    Plein pot sur le tram

    Elle repose sa proposition de créer un conseil de développement économique, social, culturel, sportif… Sur les transports, ce sera du tout tramway, « quatre fois moins cher qu’un métro », avec un développement « en étoile » : de Saint-Marcel à Saint-Loup, de Saint-Antoine à la Bricarde, de la Belle de Mai à Saint-Jérôme, des Caillols à la Valentine, de la Blancarde à la Pointe Rouge, mais en oubliant la Corniche, car « il faut aller vite ». Tout cela étant faisable le temps du mandat, a-t-elle calculé. Pour les financements, elle promet d’aller « les chercher avec les dents », du côté de l’État, de la Région et de l’Europe. Et si celle qui est aussi présidente (DVD) de la Métropole, autorité organisatrice des transports, a « perdu du temps » jusque-là, c’est parce que dans certains quartiers, on lui a mis « des bâtons dans les roues ».

    Parce qu’elle a bien compris la leçon de son échec en 2020, où « on avait fait travailler des experts » et produit un glossaire de plusieurs centaines de pages, Martine Vassal le martèle : elle a construit son programme « au fil des personnes qui [la] rejoignent » et préfère le distiller savamment. Un « teasing » pour « accrocher » l’électeur. « Mais vous verrez, d’ici la mi-février, tout sera calé » et révélé affirme-t-elle.

  • FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    « Top chrono, à deux sur la moto. Asalto avec un bon poto. » Pour le congrès et les vœux de Force ouvrière Territoriaux Marseille Métropole, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, fait son entrée sur le refrain bien connu du son Asalto de Jul et de l’album La zone en personne. Une arrivée en mode rock star dans le théâtre de l’Odéon, aux côtés du secrétaire général de l’organisation syndicale Patrick Rué et chaudement accueillie par les centaines de militants, à grands coups d’accolades et d’embrassades. « C’est la première fois que nos vœux s’inscrivent dans un congrès statutaire, c’est un hasard des dates. Et nous sommes en pleine campagne, je dois donc peser chaque mot », ironise Patrick Rué.

    Première organisation syndicale des deux collectivités, revendiquant près de 3 000 adhérents et historiquement décrite comme en cogestion avec la municipalité sous les mandats de Gaston Defferre (PS) et Jean-Claude Gaudin (LR), ce congrès des agents territoriaux FO est donc un moment particulièrement attendu à Marseille. Il clôt une mandature qui s’est déroulée avec Benoît Payan comme édile. Et encore plus attendue avant des élections municipales où le maire sortant est candidat à sa succession. « Les écoles et les crèches ont été très satisfaites avec une nette amélioration des effectifs. La réduction du temps de travail a été une grande avancée », entame Patrick Rué.

    Il dresse le même bilan pour d’autres services de la collectivité, comme la police municipale. Et insiste sur tout un panel d’avancées salariales à mettre au crédit de FO, comme « la revalorisation des tickets-restaurants, la prime d’inflation qui a été pérennisée en prime d’été, la prime à la police municipale… ». En clair, le syndicaliste loue le dialogue social avec la mairie et salue, tout en le tutoyant, le travail « respectueux » avec Joël Canicave, l’adjoint aux finances. Mais, il fait aussi part des revendications de l’organisation, comme la mise en place d’une « direction générale administrative de la sécurité » ou encore la municipalisation des repas pour les minots.

    « Je ne peux pas dire chers camarades »

    Si Benoît Payan est soumis à la réserve électorale et ne peut pas vanter son bilan, il est en terrain visiblement conquis. Il a d’ailleurs largement salué le travail quotidien des agents, des personnels de crèches aux policiers municipaux, en passant par les services administratifs. « Vous êtes les piliers essentiels de la vie de la cité, vous servez l’intérêt général, vous servez la République. On vous doit le respect », insiste le maire. Il prend un exemple parlant : « Ce sont les régies de Marseille qui ont fabriqué le trône du Pape, ce sont les seules au monde de l’histoire à l’avoir fait ! ». En résumé, il adresse une vraie ode aux travailleurs de la collectivité : « Je ne serais rien si je n’avais pas les agents de la Ville derrière moi. » Et toujours avec une pointe d’humour, il utilise les termes « mesdames, messieurs » pour les congressistes car « je ne peux pas vous dire chers camarades »…

  • La préfète à l’égalité des chances veut maintenir l’effort

    La préfète à l’égalité des chances veut maintenir l’effort

    Avec la campagne des municipales, des financements pas encore votés et un invraisemblable maquis de dispositifs, difficile pour Isabelle Épaillard de rentrer dans les détails de ses actions. Alors que dans les quartiers, les acteurs de terrain ne cesse de dénoncer le manque de moyen, elle affiche sa volonté de poursuivre l’action de l’État.

    Champions

    de la rénovation urbaine

    Avec 19 projets de rénovation urbaine dans les Bouches-du-Rhône, le département est particulièrement avancé en la matière se félicite Isabelle Épaillard. « Ce sont 850 millions d’euros investis par l’État », détaille-t-elle. Avec 80% des budgets engagés, « on a pratiquement réalisé ce qu’on doit faire d’ici le 30 juin 2026 », ajoute-t-elle, « on va enclencher les marchés, on va voir les grues ».

    Les co-propriétés dégradées dans le viseur

    Les quatre opérations de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national (ORCOD-IN) au Mail, à la Maurelette, à Consolat et aux Rosiers, sont aussi une de ses fiertés. Même si le stade de la signature des conventions n’a pas encore été franchi. La tâche est immense en la matière avec 60 000 logements concernés dans le département dont la moitié à Marseille. « 71% des logements communaux sont en copropriétés, 80 dans une situation difficile, 30 particulièrement dégradées sur la métropole dont 28 sur Marseille », enchaîne la préfète qui disposera d’un diagnostic affiné à la fin du premier trimestre 2026 avec le concours de la Ville et de la Métropole dans le cadre de la SPLAIN. Quand à Frais-Vallon ou Bel Ombre, les collectifs se montent pour dénoncer la mauvaise gestion de leurs résidences, Isabelle Épaillard promet de mieux accompagner les propriétaires concernés par les ORCOD-IN avec un plan de formation spécifique confié à l’Adil (Agence départementale d’information sur le logement).

    Des avancées

    sur le logement social

    Avec 116 000 demandes de logement social dans le département par an, le besoin reste important insiste Isabelle Épaillard. Au 19 janvier sur l’ensemble du département, 3 974 logements sociaux ont été agréés, sans compter 857 autres dossiers devant se concrétiser. À comparer au 3 346 en 2024, 2 523 pour 2020, « on se rapproche des objectifs » estime la préfète alors que dans le cadre Programme local de l’habitat (PLH) la métropole devait atteindre les 4 500 logements sociaux par an.

    Aller plus loin

    sur la prévention

    La préfète veut « aller plus loin » sur la prévention après avoir investi 6 millions d’euros l’an dernier sur les 20 millions alloués à la politique de la ville. Concrètement 300 contrats adultes relais ont été mis en place avec le financement de 5 associations et la contribution des bailleurs sociaux. Un contrat de travail aidé de deux fois 3 ans maximum. Elle mise aussi sur les 11 cités éducatives installées dans le département, 8 sur Marseille, pour 3 millions d’euros d’investissement. L’idée : faire se rencontrer habitants et acteurs d’un quartier. « Par exemple, dans le 3e arrondissement on a mis en place l’école ouverte où une fois par trimestre, les parents peuvent venir voir comment ça fonctionne », illustre Isabelle Épaillard. Pour le reste, elle assure travailler avec la préfète de police à des actions. Il faudra aussi « travailler mieux sur la protection de l’enfance », estime-t-elle. Une compétence du conseil départemental…

  • À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    Je suis candidat aux élections municipales. » Nicolas Isnard, actuel maire (LR) de Salon-de-Provence, était attendu pour cette déclaration de candidature ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse donnée dans la permanence électorale du
    48, cours Carnot.

    Le désormais candidat à sa succession souhaite « finaliser les chantiers » en cours, tels que le demi-échangeur de l’A7 ou le futur hôpital, mais aussi en réaliser de nouveaux qui seront détaillés le 10 février, lors de la présentation de la liste et du projet. Une liste renouvelée à moitié, « qui ressemble aux Salonnais », affirme le candidat, formée d’« un panel représentatif de la richesse de Salon ».

    Nicolas Isnard s’annonce résolument tourné vers le local, dans cette élection. Et ne manque pas de critiquer les trois autres listes déclarées. « Les partis politiques ont voulu nationaliser cette campagne (…) en représentant M. Mélenchon ou Mme Le Pen. C’est une élection locale, où il faut parler fiscalité, aménagement, enjeux locaux », tance le candidat, qui reste « LR de toujours » dans une équipe « à 90% sans carte ».

    « Je porterai l’apaisement de la Métropole »

    L’insistance sur les enjeux locaux de Nicolas Isnard cache-t-elle une ambition métropolitaine, comme pressenti en 2020 ? À cette question, l’actuel maire répond : « Ma seule mission et mon unique ambition est d’être maire de Salon avec mon équipe. » Mais la réflexion est quand même là. « Si je suis maire je porterai une voix : la Métropole doit s’apaiser sur la forme et sur le fond. Il faut voir la Métropole différemment, comme un outil au service des 92 communes qui la composent », affirme Nicolas Isnard.

    De la même manière que pour la Métropole, le maire-candidat le réitère, « je présente une liste d’intérêt local qui ne servira pas de tremplin pour des élections nationales futures ».
    « Je ne briguerais aucune responsabilité, ni aucun mandat qui ne me ferait quitter mon poste pour les six années à venir », assène le candidat. Même si rien n’empêche un maire d’être président de la Métropole.

    L’agenda de Nicolas Isnard prévoit l’inauguration de sa permanence samedi 24 janvier à 11h. S’en suit une matinée d’échanges au domaine de Roquerousse le samedi 31 janvier avant la présentation du programme et de la liste le 10 février à 18h, espace Charles-Trenet.

  • Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Un bilan sous le signe du « bouclier martégal », dont 95% des engagements ont été tenus. Voilà les termes du bilan de mandat de Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, qui sera présenté ce samedi 17 janvier, de 10h à 12h, à la salle Dufy de l’espace Simone-Veil

    « Gaby Charroux démontrera comment la Ville a su protéger ses habitants tout en préparant l’avenir », indique son équipe, au travers des quatre thèmes politiques de la ville mobilisés que sont l’innovation, la durabilité, toutes les égalités et le vivre-ensemble.

    « Ce rendez-vous sera également l’occasion d’évoquer les rapports de force avec la Métropole pour la défense des services de proximité, notamment la propreté et les transports », promet l’équipe du candidat.

  • Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    Plusieurs membres de la majorité derrière Mansour à La Seyne-sur-Mer

    À La Seyne, où l’on recense pas moins de huit candidats à la mairie, l’ex-majorité a explosé, entre le maire sortant Joseph Minniti, le dissident Jean-Pierre Colin – qui n’a pas encore officialisé sa candidature -, et le proche de Nathalie Bicais Cheikh Mansour. Investi par Horizon, ce dernier affiche la volonté de « rassembler avant tout des gens compétents. Sur le plan local, les étiquettes comptent moins ». À cet égard, il revendique une liste qui va « du centre gauche à la droite républicaine », sur laquelle figurent d’anciens membres de la majorité qui se positionnent à gauche (Cassandra Verani-Laï, Stéphane Lancellotta, Basma Bouchkara), d’autres à droite (Christine Cuniberti, Christian Dupla), ainsi que l’ancien président de la fédération varoise de l’UDI, Laurent Dahmani, alors que celle-ci a rejoint le camp Minniti.

    La menace RN à Toulon influence les élections

    S’ils avaient déjà rallié la majorité, le choix des trois élus précités de soutenir un candidat de droite plutôt qu’une des trois listes de gauche réside dans la question des « sensibilités. Ces listes sont beaucoup plus à gauche que nous. On se revendique de centre gauche. Cela dit, il n’y a pas d’entente possible avec ces listes, qui considèrent qu’on est de droite », justifie Stéphane Lancellotta, adjoint de quartier ouest. « Quand on est de gauche, on est centré sur le social. En tant qu’élue au logement, je vois que ce ne sont que des idéologies. Par exemple, la politique de logement menée par l’ancien maire Vuillemot était divagante, avec 600 logements fermés, Terres du Sud Habitat [ancien bailleur social seynois, Ndlr.] en déficit, obligeant l’État à regrouper les logements sociaux avec Toulon Habitat Méditerranée », dénonce Basma Bouchkara.

    Sur le logement, et dans une optique plus large, Cheikh Mansour ne veut plus laisser à Toulon « le monopole de la Métropole. Tout à coup, tout le monde s’intéresse à la Seyne car en cas de victoire du RN à Toulon, la Seyne va devenir une pièce maîtresse de l’échiquier politique métropolitain, puisque ce sont les conseillers métropolitains qui feront basculer la présidence d’un côté ou de l’autre. Je dénonce cette politique politicienne. Avant de porter atteinte à la souveraineté des Seynois, ils feraient mieux de demander aux candidats de droite à Toulon de s’entendre s’ils veulent éviter que le RN prenne la ville », pointe l’adjoint à la sécurité, qui tiendra un meeting le 26 février au casino JOA.