Office Public de l’Habitat rattaché à la Métropole Aix-Marseille-Provence, Provence Métropole Logement était présidé par Solange Biaggi (LR), après le ralliement du précédent président, Patrick Papallardo au RN pour les municipales de Marseille. Provence Métropole Logement gère actuellement plus de 14 500 logements et a vocation à intervenir dans les 92 communes du territoire métropolitain.
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![[Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/880795985f72fc2063e2cdf3861ab831.jpg)
[Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »
La Marseillaise : Vous êtes encore en plein diagnostic de la crise du logement à Aubagne. Qu’en est-il ?
Hélène di Vita-Danchesi : En 2025, sur les 11 425 demandes de logement social, seulement 222 ont fait suite. Cela correspond à un taux de 1,94% d’attributions. C’est une goutte d’eau dans les besoins d’habitation à Aubagne. Les demandes augmentent, alors même que l’on constate une diminution des offres entre 2023 et 2025. Freiner la production des logements sociaux au profit de la construction de logements privés dans la commune était une volonté politique, portée par la précédente municipalité, que nous ne partageons pas. Ainsi, nous prévoyons de rétablir une mixité dans les offres d’habitat à Aubagne. Nous allons aussi nous concentrer sur certains logements du centre-ville, là où de nombreux locataires vivent dans des appartements dégradés, négligés par leurs propriétaires.
Comment comptez-vous agir ?
H.V.-D. : Nous nous opposerons à la vente, et à la privatisation des logements sociaux. À ce sujet, nous avons prévu de rencontrer prochainement les bailleurs sociaux afin d’en discuter ainsi qu’évoquer les projets à venir face à cette demande croissante. Par ailleurs, nous mettrons en place plusieurs dispositifs pour permettre à tous les ménages d’accéder à des logements dignes. Nous voulons instaurer le permis de louer et l’encadrement des loyers. Le propriétaire privé qui mettra en location un logement devra le signaler à un service qui vérifiera l’état du bien avant de le proposer sur le marché. Sans oublier un programme de rénovation urbaine. Actuellement, dans le vieux Aubagne, 28 procédures de sécurité sont lancées sur des appartements qui se dégradent. Nous avons lancé une étude et programmerons les opérations nécessaires quant à la rénovation des habitats. Évidemment, le tout en conservant l’identité provençale d’Aubagne, particulièrement importante pour le maire.
Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence est arrivé, mardi 7 avril,
à la tête de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Qu’attendez-vous des six années d’action à venir sur le territoire ?H.V.-D. : La Métropole a son rôle à jouer au niveau des communes autour d’Aubagne, qui ne respectent pas les nombres de logements sociaux légaux, et préfèrent payer des amendes plutôt que de respecter les taux requis. Je pense notamment aux 11 communes du Pays d’Aubagne qui ont reçu des pénalités financières cette année encore. Plus de 600 logements manquants à Auriol et Roquevaire, près de 300 à Roquefort-la-Bédoule. C’est une situation qui doit faire partie des priorités de la Métropole. Nous espérons une politique locale, qui s’adresse à tous les habitants, et ne laisse personne à l’écart, avec notamment un soutien de tous les maires quant à la gratuité des transports dans la région.
Quelles sont vos autres priorités
de mandat, notamment sur l’action sociale ?H.V.-D. : Nous récupérons une ville après 12 ans de politique municipale qui ne partage pas les mêmes priorités que nous. Sur l’action sociale, nous sommes en plein constat. Nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour enclencher des projets, mais sommes déjà conscients que certains dispositifs sont à améliorer, comme le budget du CCAS. Je me suis rendue, la semaine dernière, à l’épicerie sociale. Une trentaine de personnes dans le besoin la fréquentent chaque semaine. L’une des premières étapes pourrait être de trouver davantage de donateurs alimentaires.
Entretien réalisé par Calypso Sadousty
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Sans promesses sur l’avenir, la Métropole lance sa fronde
Au moment d’inscrire leur vote ce mardi après-midi sur leur pupitre numérique, les 238 conseillers de la Métropole Aix-Marseille-Provence vont s’engager sur un chemin inédit. Selon toute probabilité, comme l’ont maintenu le président (LR) de l’institution Nicolas Isnard et le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, après avoir rencontré Sébastien Lecornu ce jeudi (notre édition du 24/04), ceux-ci devraient, pour la première fois de la brève histoire métropolitaine, refuser de voter les budgets qui leur sont présentés.
« On arrive au bout de l’exercice, nous faisons face à la même muraille, constate le vice-président (LR) aux finances, David Ytier, dix jours après avoir alerté lors du débat d’orientations budgétaires sur les 123 millions d’euros manquants pour boucler le budget. Nous constatons deux choses : nous ne sommes pas en capacité de dégager une majorité pour voter des coupes massives dans les dépenses et des hausses massives des taxes, et de l’autre côté, l’État n’a pas réellement avancé, sauf à tendre l’oreille. » Interpellé par la presse en marge du comité de pilotage national consacré au logement à Marseille, le Premier ministre reconnaissait une copie « dure pour les intercommunalités » mais sans s’engager à débloquer de nouveaux leviers de financement, et en particulier le déplafonnement du versement mobilité payé par les entreprises, afin d’atteindre le niveau de l’Île-de-France. Ce qui aurait permis de financer le fonctionnement des nouvelles infrastructures du plan Marseille en grand. « Cela nous aurait envoyé un message, bouclez votre budget 2026 dans la douleur mais on vous donne un remède pour 2027 », déplore le vice-président.
Alors les conseillers métropolitains devraient aller jusqu’au bout du bras de fer en refusant de voter le budget. Un geste déjà réalisé par le Département de Seine-Saint-Denis, en 2010, auquel il manquait 75 millions d’euros pour boucler le budget. « Et l’État avait commencé à créer de nouveaux fonds de dotations », rappelle David Ytier, soulignant la rareté d’un tel geste unanime.
« L’État n’a pas payé ce qu’il devait payer, il doit investir dans la deuxième Métropole de France pour qu’elle soit à la hauteur d’enjeux européens, voire mondiaux. Nous avons des transports qui ne sont pas à la hauteur de Paris », appuie ainsi le maire (PCF) du Rove Paul Sabatino, qui devrait prendre la tête d’un groupe communistes et apparentés au sein d’un inter-groupe plus large de la gauche métropolitaine, tandis que se constituent plusieurs groupes à droite de l’hémicycle.
Equation intenableS’il insiste sur le déplafonnement du versement mobilité et salue la méthode métropolitaine, il tient aussi à défendre la gratuité des transports dont la chambre de commerce et d’industrie veut la peau en échange d’une augmentation des taxes payées par le patronat. « Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement pour la planète, pour la liberté de se déplacer », argumente-t-il.
Pour la Métropole, l’absence de budget lancera une procédure où la chambre régionale des comptes et la préfecture devraient reprendre la main (notre édition du 23/04), avec pour principale contrainte l’impossibilité de voter tout nouvel investissement. « Nous n’allons pas considérer que nous sommes déchargés, qu’ils doivent se débrouiller, nous allons coopérer avec l’État, nous aurons des propositions à leur soumettre », s’engage David Ytier. Qui répète que les attributions de compensations, l’argent reversé par la Métropole aux communes sur la base de l’ancienne taxe professionnelle, ne peuvent pas être touchées. « Nous avons travaillé avec des juristes, ce sont des dépenses obligatoires », confirme-t-il. Surtout, il pointe les marges d’actions plus restreintes qu’attendues. « Pendant une semaine, on nous a dit de puiser dans nos excédents, il a fallu une réunion au plus haut sommet pour qu’ils conviennent qu’on n’a pas de fonds de roulement », soupire l’argentier. Et d‘espérer : « Cette procédure aura une vertu, l’État va se rendre compte que l’équation est intenable, sauf à activer des leviers supplémentaires. »
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La CGT refuse les coupes à la RTM
Après l’annonce d’un manque de 123 millions d’euros pour boucler les budgets métropolitains et le refus de l’institution de les voter ce mardi 28 avril (notre édition du 22/04), la CGT RTM appelle à une mobilisation forte pour refuser que les usagers et les salariés ne payent l’addition. « La situation budgétaire de la Métropole est aujourd’hui utilisée pour préparer de nouvelles attaques contre le service public des transports et contre les salariés de la RTM », pointe l’organisation syndicale, dans un communiqué, jeudi soir. Avant de préciser : « Soyons clairs, ce ne sont ni les traminots, ni les usagers qui sont responsables du déséquilibre financier actuel. Depuis des années, les choix politiques ont conduit à un sous-financement chronique des mobilités, tout en exigeant toujours plus de service, d’investissements et de restructurations. »
Craignant une ouverture à la concurrence et que l’intégration de l’ex-régie départementale des transports (RDT 13) ne serve de prétexte à son démantèlement, la CGT RTM avertit qu’elle refuse toute remise en cause des conditions de travail et des statuts, toute dégradation de l’offre de transport, toute externalisation ou mise en concurrence, toute hausse de tarif pénalisant les usagers. La CFE-CGC de son côté « appelle à une vigilance accrue quant aux arbitrages qui seront rendus ».
Réserves de la CCIAprès le refus du président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), Philippe Korcia, de toute augmentation du versement mobilité pour financer les transports, c’est le président de la CCI, Jean-Luc Chauvin, qui a interpellé, vendredi, le président (LR) de la Métropole pour alerter sur « un risque réel sur l’attractivité » si l’institution obtenait du gouvernement la hausse de cette taxe versée par le patronat. « Les entreprises ne sauraient être les seules pénalisées », pointe-t-il, ciblant la gratuité du pays d’Aubagne et une qualité du réseau « pas au rendez-vous ». Et de demander de participer aux décisions en matière de transports.
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Les 72 heures de l’écologie de retour pour la 3e édition
Pas moins de dix lieux totems accueilleront les 72 heures de l’écologie à Aubagne et à Marseille, un événement porté par La Cité des Transitions.
Cette nouvelle édition rassemble de nombreuses associations, avec la participation des villes de Marseille et d’Aubagne, ainsi que d’acteurs de la Métropole Aix-Marseille‑Provence. L’accès est gratuit et ouvert au grand public.
L’événement se veut engagé« C’est un événement important parce que la filière de tous nos acteurs est particulièrement dynamique et c’est l’occasion d’aller à leur rencontre et de connaître leurs actions », explique Marianne Morini, responsable de la Cité des transitions. L’événement permet également de faire redécouvrir des lieux parfois oubliés des Marseillais, comme le stade nautique Florence-Arthaud, ancienne marina olympique habituellement fermée au public.
Marianne Morini annonce : « C’est aussi l’occasion de faire changer un peu les regards, parce qu’on fait souvent croire que l’écologie et la solidarité sont des façons un peu austères d’aborder le changement qui est nécessaire, et là on montre que c’est tout l’inverse. »
Ce rendez-vous annuel est proposé par des organisations engagées avec des associations locales, des structures de l’ESS (l’économie sociale et solidaire), des collectifs et des institutions. Des noms comme les Shifters, Enercoop Paca et Banlieue Santé.
« Notre association est un réseau d’acteurs engagés dans les transitions écologiques et sociales. Ces mêmes acteurs qui organisent les 72 heures de l’écologie », explique-t-elle.
Une nouveauté permet aussi d’augmenter l’ampleur de l’événement. En effet, la Cité des transitions s’est associée avec le Jour de la Terre, le 22 avril, qui est aussi une journée primordiale pour les acteurs engagés dans l’écologie, notamment à Marseille. « Entre la thématique et les lieux, c’est obligé de trouver un intérêt, en plus c’est gratuit », insiste Marianne Morini.
Les 72 heures de l’écologie
à Marseille et Aubagne,
du vendredi 24 au dimanche 26 avril. Programme
sur citedestransitions.org -

Le Premier ministre veut se tenir « aux côtés » de la Métropole
Deux jours après la décision des maires de la Métropole Aix-Marseille de ne pas voter le prochain budget de l’intercommunalité face aux coupes de l’État, le Premier ministre Sébastien Lecornu était attendu de pied ferme, à Marseille. Interrogé sur cette fronde des élus provençaux, le locataire de Matignon a reconnu en conférence de presse une copie « dure pour les intercommunalités ».
« Il se trouve que la copie pour les collectivités locales du budget, c’est la copie de la majorité sénatoriale », justifiait-il, en précisant que « le choix politique qui a été fait par les sénateurs, c’est plutôt d’épargner les communes rurales, c’est de faire attention aux Départements ». Cela d’autant plus à proximité des élections sénatoriales, le 27 septembre prochain. Mais le Premier ministre regrette aussi les conséquences des orientations qu’il a fait passer par 49.3 pour des territoires confrontés au défi de la réindustrialisation. Alors il s’engage : « Il est certain que les intercommunalités devront faire l’objet d’une méthode complètement différente pour le budget de l’année prochaine, ou alors on viendrait abîmer des territoires où il y a des projets économiques. » Un engagement plus facile à prendre qu’à tenir, au vu de l’absence de majorité à l’Assemblée et des aléas qu’ont connu les précédents projets de loi de finances.
Rien ne change pour l’instantSurtout, cette promesse ne change rien pour le budget qui sera présenté mardi prochain à l’hémicycle métropolitain. « Nous n’allons abandonner personne », avance Sébastien Lecornu. « Il ne faut pas empêcher le début du mandat à la Métropole, et donc, l’État va se tenir aux côtés des élus, mais avec un chemin de vérité sans démagogie, sans posture, sans promesses aussi qu’on ne peut pas tenir », poursuit le Premier ministre. Tandis que patronat comme maires lui demandaient de revenir sur les coupes budgétaires, il se défend : « Pour l’impôt, comme pour ces sommes d’argent qui sont importantes, il faut une loi de finances. » Et face au président de la Métropole, assis derrière les journalistes, le résident de Matignon assène que « les bons gestionnaires font des économies ». En invitant à piocher dans le fonds de roulement de la Métropole, sur lequel il veut « demander de la transparence » alors même que, du côté de l’intercommunalité, on glisse que l’État a reconnu une erreur d’analyse sur le sujet face à des réserves inexistantes.
« Il soulève un point technique qui ne réglera pas le problème », balaie donc le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Qui pour autant tente de voir le verre à moitié plein dans la réponse faite par l’État et veut y voir « un début de solution ». « Nous avançons, nous pouvons être satisfaits d’avoir un Premier ministre qui comprend les difficultés, partage l’édile salonais. Dans la prochaine loi de finances, il faudra reconnaître le traitement infligé aux intercommunalités parce que dans la situation d’aujourd’hui nous ne pouvons pas porter de projets. »
« Mais dans l’immédiateté, les problèmes sont toujours sur la table », reconnaît aussi Nicolas Isnard, même s’il comprend que le Premier ministre « n’a pas de baguette magique ». Alors malgré les rencontres et l’attention portée par l’État sur la Métropole, il persiste et signe : l’hémicycle métropolitain ne votera aucun budget, ni aucun taux d’imposition cette année. « J’ai été élu président avec un mandat sacré, protéger les communes et les deux millions d’habitants de ce territoire, insiste-t-il. Si la seule solution qui nous est donnée est d’assommer les contribuables, on ne le fera pas, ce ne sera pas nous. Je protégerai jusqu’au bout mes contribuables et mes communes, on ne touchera pas les attributions de compensations [l’argent reversé par la Métropole aux communes en héritage de la taxe professionnelle, Ndlr.] ni la fiscalité sur les ménages. » Une responsabilité dont il laisse l’État se charger, face aux 123 millions d’euros qui manquent pour boucler le budget. « C’est celui qui est à l’origine de cette déflagration qui assumera les conséquences, on ne peut pas assumer les décisions qui ne sont pas les nôtres », proteste le maire de Salon-de-Provence en insistant sur les 120 millions de coupes budgétaires de l’État en deux ans.
« Moi en l’état, je ne voterai pas un budget tel qu’il a été construit », abonde le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, qui rappelle qu’il ne l’avait pas non plus voté les années précédentes. Face à une Métropole « fiscalement injuste », il appelle de ses vœux un nouveau pacte financier et fiscal entre les communes. « On vit dans une ligne où on a deux lignes de métro alors qu’on fait deux fois et demi Paris et cinq fois Lyon, ce n’est pas parce qu’on l’a décidé, l’argent y est, mais il sert à faire autre chose », proteste-t-il. Au risque de laisser la chambre régionale des comptes faire table rase pour reconstruire par-dessus.
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Des rames du tramway vont partir en révision à Albi
Une première est partie par camion la semaine dernière de son entrepôt, direction Albi… Selon un planning bien défini pour ne pas impacter le service, les 32 rames Bombardier « Flexity » du tramway marseillais vont être révisées de fond en comble pour une opération de révision à « mi vie » indique la RTM. Une maintenance prévue dans le cadre réglementaire de leur cycle de circulation mais qui « va bien au-delà » précise la régie.
Ce contrôle poussé doit intervenir tous les 900 000 kilomètres parcourus. La première rame jouera « un rôle de prototype » explique-t-on, avec une durée d’immobilisation estimée à 9,7 mois et un retour attendu en début d’année prochaine. De quoi réduire les délais progressivement pour les rames suivantes « avec 5,6 mois pour la deuxième, 4 mois pour la troisième, puis 3 mois pour la quatrième ». Une fois le processus industrialisé, « le rythme se stabilisera autour de 2,5 mois par rame ».
Le but : offrir aux usagers « un réseau plus fiable, plus confortable et plus moderne », avec « moins de pannes et plus de régularité » et harmoniser avec les rames du constructeur espagnol CAF qui circulent depuis janvier sur la ligne T3 étendue jusqu’à La Gaye.
Un design et une technologie harmonisésConcrètement, le système d’aide à l’exploitation sera aligné. Le système ECB (Équipement concentrateur bus), qui permet au tramway de communiquer avec le centre de contrôle et de garantir le bon fonctionnement des équipements embarqués, la supervision et la sécurité du service, sera remplacé par un modèle de génération plus récente. Les systèmes d’information voyageurs, la sonorisation et les « girouettes », entendre les panneaux qui affichent la destination de la rame à l’extérieur, seront aussi modernisés.
À l’intérieur des rames, le design et les équipements vont être repris avec le remplacement des revêtements de sol et l’adaptation des mains courantes. Un éclairage LED « plus agréable » sera installé.
Le chantier va être finalisé pour les 26 rames de première génération, mises en service en 2007, d’ici décembre 2028. L’ensemble des 32 rames devrait être traité à l’horizon juillet 2029, prenant en compte les 6 rames de deuxième génération, mises en service en 2011. Le marché d’un montant de 25 millions d’euros sur une durée de six ans, a été remporté en décembre 2025 par ACC-M, entreprise clermontoise spécialisée dans la restauration ferroviaire, qui a ouvert un site de plus de 2 000 mètres carrés à Albi l’an dernier.
Côté projet, une deuxième phase d’extension de la ligne T3 est prévue pour la prolonger au nord vers Saint-Louis et le lycée Saint-Exupéry, une ligne de la rue de Rome à la place du 4-Septembre évoquée avant les élections municipales de mars. Mais avec les difficultés financières de la métropole Aix-Marseille-Provence, autorité organisatrice des transports, la donne pourrait changer. Le président de la collectivité alertait ce mercredi 15 avril sur un budget non finançable et appelait le gouvernement à débloquer le taux du versement mobilité.
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Aix-Marseille : des finances « contraires à la réglementation » pour les transports
Le projet de budget annexe des transports le reconnaît explicitement : « Le déséquilibre de la section d’exploitation et le défaut de couverture du remboursement du capital emprunté par des ressources propres sont contraires à la réglementation en vigueur pour l’établissement d’un budget annexe par une collectivité locale. »
Après l’annonce, lors du débat d’orientation budgétaires le 16 avril, qu’il manquait 123 millions d’euros pour boucler le budget, après la décision par les maires du territoire de ne pas le voter le 28 avril pour protester contre les coupes budgétaires de l’état, la Métropole a donc fait le choix délibéré de présenter une délibération illégale pour ses transports. Rejetant la responsabilité des arbitrages vers la chambre régionale des comptes et la préfecture.
Le nouvel exécutif métropolitain a beau avoir réalisé des coupes dans leur fonctionnement à hauteur de 15 millions d’euros environ, les charges d’exploitation des transports augmentent de 64 millions d’euros face à la mise en service des nouvelles lignes de bus et l’extension du tramway. D’autant plus que l’extension de la gratuité représente 10 millions d’euros de manque à gagner, et la subvention du budget principal reste inchangée pour l’équilibrer face aux baisses de dotations de l’État, de 60 millions d’euros. Résultat : il manque 78 millions d’euros pour assurer le fonctionnement et 45 millions pour rembourser les emprunts.
De quoi plaider, comme l’ont fait les maires, pour augmenter le plafond du versement mobilité payé par les entreprises.
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Plan de Campagne bientôt accessible en train
Les travaux sont lancés, « en reliant par train Plan de Campagne aux deux villes majeures du territoire, cette infrastructure permettra à la zone commerciale de franchir une étape décisive dans son attractivité », se félicite dans un communiqué ce mercredi 22 avril, Kévin Robert, porte-parole de la zone commerciale de Plan de Campagne, évoquant la future halte ferroviaire et son pôle d’échanges multimodal.
L’idée : mieux desservir cette zone de 250 hectares, très fréquentée, avec plus de 500 commerces et près de 50 millions de visiteurs annuels tout en réduisant la pollution provoquée par la circulation automobile. Un site qui constitue aussi un poids économique majeur dans la région, générant 7 500 emplois directs et indirects.
Pas moins de 2 000 voyageurs attendusAprès la mise en place du Zénibus, un bus à haut niveau de service inauguré début janvier entre le Technoparc des Florides et Plan de Campagne, le projet mené par la métropole Aix-Marseille-Provence prévoit une gare routière dotée de 9 quais, deux quais de bus sur la RD 543, une halte ferroviaire, deux parkings de 118 et 170 places et un abri vélos de 40 places. De quoi relier Plan de Campagne à la gare Saint-Charles de Marseille et la gare d’Aix centre. Pas moins de 2 000 voyageurs par jour sont attendus. Le pôle multimodal devrait permettre de diminuer la pollution de l’air dans le secteur en réduisant le nombre de voitures de 17 000 véhicules par kilomètre et par jour d’ici à 2030 et jusqu’à 28 000 en 2035.
Coût total de l’opération : 16,9 millions d’euros hors taxe, cette dernière figurant parmi les 16 projets prioritaires du volet mobilité du plan Marseille en grand. La mise en service est prévue pour début 2029 au plus tard.
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Ce qui attend la Métropole si son budget n’est pas voté
« C’est une première, cela ne se passe pas comme ça habituellement », insistait le maire (DVG) de Marseille, ce mardi soir, à la sortie de la conférence métropolitaine des maires. Après l’annonce du refus de voter le budget de la Métropole, lors du prochain conseil le 28 avril, l’institution, si elle va jusqu’au bout de cette décision, s’avance sur un chemin inédit dans sa courte histoire. Mais il y a encore loin d’ici à toute forme de tutelle de la préfecture.
Le Code général des collectivités territoriales balise la procédure. Ainsi, si le conseil métropolitain n’a pas adopté de budget en équilibre avant le 30 avril, la Chambre régionale des comptes doit être saisie par la préfecture sous un délai de 30 jours. À compter de cette saisine, elle dispose à son tour de 30 jours pour proposer à la Métropole « les mesures nécessaires au rétablissement de l’équilibre budgétaire ».
à partir de la transmission des propositions des magistrats, le conseil métropolitain a un mois pour adopter une nouvelle délibération et approuver un budget à l’équilibre. Si l’hémicycle refuse une nouvelle fois de voter, ou si les mesures de redressement sont jugées insuffisantes par la Chambre régionale des comptes, celle-ci se prononce sous quinze jours, avant de passer la main au préfet, qui fait exécuter un budget préparé suivant les recommandations des magistrats. Mais sans obligation de s’y conformer à la lettre. « Si celui-ci s’écarte des propositions formulées par la Chambre régionale des comptes, il assortit sa décision d’une motivation explicite », précise le Code général des collectivités locales.
Dans le département, plusieurs communes ont dû passer sous les fourches caudines de la Chambre. En juin 2025, celle-ci avait jugé « insincère » le budget présenté par l’ancien maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazucchi, et demandait d’augmenter drastiquement les impôts locaux (notre édition du 12/06/2025).
« Je ne me laisserai
pas faire »C’était aussi le cas au même moment, à Gréasque, comme en a témoigné la maire (DVG) Hélène Gaillard, lors de la conférence des maires. Et, en 2014, pour Salon-de-Provence. En arrivant à la tête de la commune, le maire (LR) Nicolas Isnard avait refusé de voter un budget « insincère ». Et avait dû exécuter les décisions des magistrats : « J’ai fermé des services, j’ai arrêté des chantiers, je n’ai pas remplacé tous les départs à la retraite, j’ai remis tout à plat avant de retrouver des bases qui m’ont permis de retrouver l’ambition », expliquait-il à La Provence.
« On n’a pas pris la mesure de dire quelles seront les conséquences », notait le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, même s’il se ralliait au refus de voter le budget. En rappelant qu’en plus des hausses d’impôts ordonnées, la Chambre régionale des comptes préconisait aussi des coupes claires dans les subventions aux associations, dans les emplois de contractuels. Et craignant pour l’argent redistribué aux communes.
« Je n’ai pas envie qu’on annule le Salon du livre à tel endroit, qu’on augmente le prix du ticket de métro, qu’on me dise que, finalement, on ne peut plus ramasser les poubelles, défendait de son côté Benoît Payan. Je ne me laisserai pas faire et les autres maires sont dans le même état d’esprit. » Jugeant que « l’état a décidé de prendre 100 millions dans les caisses de la Métropole, il peut décider de les rendre ».
Les premières délégations des vice-présidents
Gaby Charroux, 3e vice-président délégué à l’industrie, à la reconversion industrielle et à la décarbonation.
Pascal Montécot, 7e vice-président délégué à l’aménagement, à l’urbanisme, au Scot, à la planification et aux marchés publics.
Alexandre Doriol, 9e vice-président délégué aux ressources humaines et relations sociales.
David Ytier, 11e vice-président délégué aux finances, au budget, à la stratégie financière, à la contractualisation avec l’État et les collectivités, au suivi des transferts, au pilotage des satellites.
Martial Alvarez, 19e vice-président délégué à l’emploi, la cohésion sociale et territoriale, l’insertion, les relations avec le GPMM, l’habitat, le logement, les autorisations préalables de mise en location.
Maxime Marchand, 20e vice-président délégué à la mer, aux ports et au littoral.
