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  • À Mimet, des remparts à reconstruire après l’éboulement

    À Mimet, des remparts à reconstruire après l’éboulement

    Pas une catastrophe, mais « un crève-cœur quand même. On a l’impression que ces vieilles pierres sont intouchables », lâche cet habitant de Mimet, alors que son chemin passe les barricades récemment élevées à l’entrée de la rue Mistral. Derrière ces palissades de fer, elle-même encerclées de barrières métalliques, sont cachées un tas de pierres qui vendredi dernier, ont dégringolé du rempart médiéval de Mimet. À 15h53 le 19 décembre, un premier éboulement d’une partie Sud des remparts médiévaux est déclaré dans le centre ancien du « plus haut village des Bouches-du-Rhône ». Les premières mesures de sécurité sont immédiatement prises. À 16h05, rapporte la municipalité, les services municipaux sont dépêchés sur place et déblaient l’espace dans la foulée, avant de procéder à une « remise en état de la rue » et une sécurisation des abords. C’était sans compter un second effondrement, à peine une heure après. À 17h14, un nouvel éboulement « beaucoup plus important » se fait entendre dans le centre-ville, au même endroit. Une entreprise « spécialisée » a été mandatée en urgence pour procéder aux sécurisations. Depuis, le pourtour de la rue Mistral est sécurisé, un arrêté de mise en sécurité imposé. La rue, pour le moment, est interdite aux piétons et aux voitures.

    « Ça tombe très mal »

    Georges Cristiani, maire sans étiquette de la commune confirme : il n’y a eu aucun blessé, l’incident n’est pas majeur. Les bâtiments proches ne sont pas impactés non plus. Concernant les trois logements d’habitation face aux remparts, les habitants ont été « priés de partir ». « Aucun indice, aucun signe ne laissait penser que le mur pouvait s’effondrer, si ce n’est que les remparts sont vieillissants, tout simplement. On ne connaît pas encore les causes de l’incident », rapporte d’ailleurs l’édile. Pour le maire, l’heure est désormais à la restauration. Mais les prochaines étapes, tant administratives que manuelles, restent compliquées à franchir en ces périodes de fêtes. « Il aurait pu attendre 800 ans et quelques jours de plus pour s’effondrer, plutôt que 5 jours avant Noël ! plaisante le premier magistrat. C’est du boulot et ça tombe très mal. » Les premières sécurisations bouclées, la priorité est pour Georges Cristiani, d’entamer des réparations en accord avec le patrimoine local. « Ce sont des remparts de pierres taillées. Il faut maintenir cet aspect patrimonial et jusqu’à présent les experts venus (…) sont dans une démarche de bétonisation, ce produit salvateur, mais qui peut défigurer les remparts : c’est hors de question, soutient le maire. J’ai appelé des compagnons et des experts de consolidation. Il faudra plusieurs semaines pour reconstituer le rempart et sécuriser la zone. » Les conseils départemental et régional ont été sollicités, rapporte l’édile. LEtat aussi, sans retour. « C’est la solitude des maires, qui sont face à leurs responsabilités dans ces cas-là », se désole Georges Cristiani.