Tag: médiation

  • « L’échéance judiciaire n’entame pas ma sérénité »

    « L’échéance judiciaire n’entame pas ma sérénité »

    La Marseillaise : La révélation d’échéances judiciaires après les élections municipales interpelle dans la population. Qu’avez-vous à dire aux Istréennes et aux Istréens ?

    François Bernardini : Après 9 ans d’enquête, on pouvait imaginer que le scénario accouche d’une voie d’achèvement. Je pense que faire ce procès après les municipales me permet de mener une campagne qui se déroule d’une façon suffisamment sereine pour que je puisse proposer à la population d’Istres la continuité du travail accompli depuis des années, qui a fait de ce cadre de vie quelque chose d’exceptionnel. Cette échéance judiciaire n’entame pas ma sérénité, parce qu’on est à un stade de la procédure où la vérité apparaît vraiment, et c’est celle que j’ai définie depuis le début. Au départ, les investigations et les perquisitions menées par le procureur de Paris avaient conduit à une série infamante de chefs d’inculpation, où figuraient la corruption, l’association de malfaiteurs, la notion de malversations… Aujourd’hui, il n’y a plus tout ça. Sur 17 dossiers au départ, il en reste 6, et quand on voit la nature des dossiers, on peut avoir une espèce de sérénité. Je salue le travail de la justice, qui a pris son temps, mais qui a sérieusement examiné les pièces qu’on a pu transmettre et qui a abouti à cette déperdition heureuse. Je répondrai bien évidemment aux reproches qui me sont faits. Bien sûr que je suis gêné par la procédure parce qu’elle existe, mais je ne me sens pas tétanisé, ni effondré par les accusations qui me sont portées. Elles relèvent plutôt d’erreurs que de fautes, parce que derrière la faute, il y a la notion de mauvaise intention. D’ailleurs, les recommandations ayant été établies depuis, je n’assiste plus aux procédures de marchés publics ou de permis de construire. Je n’y apparais plus officiellement par une signature ou par une présence.

    En 2020, vous aviez annoncé que ce mandat serait votre dernier. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous représenter ?

    F.B. : Plusieurs choses. D’abord, un élément très personnel. À la suite de la déflagration lourde que j’ai vécue avec mes problèmes de santé, j’ai vu, lors de mon rétablissement, ma capacité à relever les plus grands défis. Ensuite, j’ai eu des demandes des administrés de rempiler. Le troisième élément, c’est que lorsque j’ai été obligé de me retirer de la vie politique en 2001, j’ai été assez dubitatif de la médiocrité qui pouvait exister en mon absence, de voir comment Istres a décliné, a perdu des équipements, s’est retrouvée avec 14,5 millions d’euros de déficit. Je ne mets pas Robin Prétot [candidat LR aux élections municipales, Ndlr] sur le même pied d’égalité que Michel Caillat [conseiller d’opposition écologiste et ancien maire de 2002 à 2006] . Mais son opposition au développement de la Ville m’interpelle.

    Quand je vois qu’il peut y avoir le risque de cette mentalité malthusienne, rétrograde, je me dis qu’il n’en est pas question. La campagne va avant tout porter sur cette question. Quelle que soit la perspective du résultat, parce qu’on envisage sereinement la victoire mais pas naïvement la défaite non plus, je ne compromettrai jamais ma vision des choses. Je ne ferai aucune concession.

    Lors du conseil municipal du 9 octobre, vous avez attaqué « La Provence » à propos d’une enquête sur la décharge illégale d’Entressen qui aurait été écrite pour vous « causer des torts personnels ». Allez-vous porter plainte contre le journal ?

    F.B. : Je vais entamer une procédure contre des informations fausses, fallacieuses, délibérément orientées pour me nuire. J’attaquerai également, je ne sais pas encore sous quelle forme, La Provence, qui n’a pas laissé passer que cet article-là, mais aussi des descriptions déshonorantes, à charge, avec un dérivé sur quelques gravats qui seraient, par-ci par-là, issus de la Ville et une superbe première page où on voit un monticule absolument détestable qui ne correspond pas à la réalité. C’est un mensonge éhonté, le détournement d’une déontologie. Et quand je parle d’accointances entre leur journaliste et Robin Prétot, ce n’est pas sexiste. Je dis qu’il y a une accumulation d’intérêts qui est nocive, d’un point de vue politique, intellectuel.

    La décharge prospère depuis une dizaine d’années. Qu’avez-vous mis en place pour gérer cette problématique ?

    F.B. : Au départ, c’est un signalement de la collectivité, en 2019, qui a amené un début de procédure préfectorale, puisque, fort des éléments qui ont été transmis, il y a eu une considération des pouvoirs publics pour ce dossier avec une première démarche qui était un ordre de remise des choses en état. Voyant que ça n’avait pas été pris en compte, le préfet a émis un ordre d’interdiction en 2020. L’exploitation illégale s’est poursuivie jusqu’à ce que je reçoive moi-même Jean-Luc Girard [le propriétaire de trois parcelles agricoles impactées et gérant de la société Le Vallon d’Entressen, entreprise de recyclage et de vente de matériaux inertes, Ndlr.] lors d’une nouvelle médiation. On s’est mis d’accord sur un calendrier d’intervention et, un mois après, on a constaté que rien n’avait été fait. J’ai donc rappelé le préfet, qui a fait consigner une somme d’1,2 million d’euros en attendant le déroulé judiciaire en septembre. Tout ça montre que la Ville n’a pas failli, au contraire, elle a été à l’origine d’investigations judiciaires.

    La procureure a requis la confiscation des terres et de la prison ferme contre les propriétaires du site Vallon d’Entressen, lors du procès, le 9 septembre. Quelle est la suite ?

    F.B. : Il appartient à la justice de déterminer l’ampleur des choses, à savoir l’enlèvement des déchets et la fixation d’un élément d’astreinte journalière pour dépassement du délai prescrit.

    Certaines entreprises délégataires de marchés publics seraient « soupçonnées de dépôts illégaux ». Qu’en est-il ? Allez vous ouvrir une enquête administrative interne ?

    F.B. : C’est faux. On a contacté deux ou trois entreprises, comme celles qui s’occupent des travaux du théâtre de l’Olivier, on a des preuves officielles qu’elles n’y ont rien jeté.

    Des études vont-elles être menées pour mesurer l’ampleur de la pollution engendrée par cette décharge illégale ?

    F.B. : Oui, j’ai lancé une étude sur le degré de translation souterraine, donc de déversement éventuel, avec l’étang d’Entressen. Concernant la nappe phréatique de la Crau, c’est au Symcrau (le syndicat mixte en charge de sa gestion, Ndlr) qu’il appartient de lancer ce genre de prérogative.

  • Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Une éolienne en papier à la main, des écoliers de primaire quittent, le sourire aux lèvres, la place Bargemon. Derrière eux, un village des sciences, organisé par l’association des Petits débrouillards, a pris place tout autour de la mairie centrale de Marseille, depuis vendredi matin. Réservés vendredi aux scolaires, de la primaire au BTS, les stands montés à l’occasion de la fête nationale de la science ouvrent gratuitement leurs portes au public, ce week-end.

    Reconstitution de crânes, éprouvettes, microscopes et camp de base pour aller sur la Lune ont envahi l’hôtel Puget, la place et l’espace Bargemon jusqu’à dimanche. La soixantaine de stands, tenus par des laboratoires, associations ou entreprises innovantes sont réunis par thématiques. « Il y a d’abord un pôle autour du thème de la fête de cette année, qui est “intelligences”. Il y a des neurosciences, l’étude des intelligences animales ou sur l’intelligence artificielle, explique Lucille Rombi, chargée de mission fête de la science de l’association des Petits débrouillards. Il y a ensuite un pôle environnement, astronomie, mathématiques, santé et sciences sociales. »

    Chaque stand propose des activités différentes et ludiques en rapport à son domaine. La classe de CM1 de l’école de la Corderie (7e) a, par exemple, pu sentir et observer des champignons grâce à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). « C’était la première fois que je regardais dans un microscope, sourit l’une des écolières. C’était trop cool. »

    « Le but de cet événement organisé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est de regrouper autour d’événements des acteurs du monde scientifique et le grand public de façon ludique, explique Lucille Rombi, de l’association de médiation scientifique des Petits débrouillards. Les stands sont faits pour tout le monde : les enfants, avec des espaces pour les tout-petits, mais aussi les adultes. C’est vraiment pour tous les curieux », insiste l’organisatrice. En plus des activités proposées sur les stands, des spectacles et des visites sont prévus, avec des inscriptions sur place. L’espace agora permettra également la tenue de conférences et d’une émission radio.

    L’année dernière, le village des sciences avait réuni environ 10 000 personnes sur les deux jours, à Marseille.

    Plus d’info sur fetedelascience.fr

  • La Ville de Marseille amène la prévention au plus près des jeunes

    La Ville de Marseille amène la prévention au plus près des jeunes

    « La loi, à quoi ça sert ? » Autour du jeu de l’oie « graine de droit », installé sous un arbre du jardin de la Porte d’Aix (1er), Ahmer et ses petits camarades se grattent la tête. Il trouve la réponse : « Protéger les personnes ! » Ateliers de sécurité routière avec la police municipale, gestes de premier secours avec les marins-pompiers, centre de loisirs de la police nationale, stands de tir à l’arc, de badminton, escalade avec l’Addap 13… Associations et institutions ont investi la place, au cœur de Belsunce, pour la journée phare, ce mercredi 8 octobre, de la semaine de la prévention et de la protection de la jeunesse organisée par la Ville de Marseille et la mairie des 1er et 7e arrondissements. Dans les centres sociaux, les écoles ou les lycées des projections, animations sont aussi au programme.

    Une formule, qui, en tournant dans les quartiers marseillais depuis deux ans, rencontre un franc succès, se félicite Zoubida Meguenni, conseillère municipale (PM) déléguée aux politiques de prévention, protection et de médiation sociale pour les jeunes. Le but : « Amener la prévention sur les territoires dont beaucoup sont isolés, ici c’est le centre-ville mais il y a des problèmes de drogue et de violence », rappelle l’élue. Avec cette journée, il s’agit aussi d’« occuper le terrain », ajoute-t-elle, et d’informer « tout le monde sur les outils à disposition », en créant par la même occasion une synergie entre tous.

    Zoubida Meguenni aimerait faire plus, plus longtemps avec plus de moyens, déplorant le « grand vide » en matière de prévention. Même s’il y a de légers bougés. Manu*, éducateur à la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse), embauché avec cette mission, « une nouveauté cette année depuis septembre », nous indique Pierre Pibarot, directeur territorial de la PJJ des Bouches-du-Rhône, explique : « Ce qui fait tomber les jeunes dans le trafic c’est l’appât du gain, la rupture avec les institutions telles que la police, l’Éducation nationale et la banalisation de la violence et de la criminalité. C’est un travail sur le temps long, on essaie de mettre tous les moyens possibles. Mais quand ils en sortent, c’est par l’amour… Ou la mort. »

    * Le prénom a été changé

  • À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    Octobre rose oblige, l’association Santé et environnement pour tous (Sept) organisait, ce mercredi 8 octobre, des ateliers de sensibilisation au cancer du sein au centre social de La Fenêtre, à Avignon. L’occasion de se mettre en valeur auprès d’élus et de responsables locaux, elle qui, depuis son installation en Vaucluse en janvier dernier, est très active dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV).

    Depuis son arrivée, pas moins de 6 874 personnes ont été sensibilisées au cours d’actions organisées par la structure, grâce à des permanences dans six QPV d’Avignon, chaque semaine. Mais surtout, elle accompagne les personnes vers des examens médicaux, et notamment des dépistages de cancers, en particulier du sein. « On fait un questionnaire à chaque personne avec qui on entre en contact. Selon les réponses, on les oriente vers des examens adaptés et, si elles acceptent, on prend rendez-vous pour elles », confie Nana Edi, médiatrice santé, entre deux initiations à l’autopalpation.

    « Avant, il n’y avait pas de souci pour avoir un rendez-vous, mais depuis que le centre de radiologie a fermé, on doit attendre des mois et ça m’a fait abandonner. Mais ils m’ont proposé de m’amener et de me ramener, et tout s’est bien passé », témoigne Olga, habitante du quartier de Saint-Chamand. En un peu plus de neuf mois, 737 personnes ont été prises en charge grâce à Sept. Celle-ci organise notamment, une fois par mois, des déplacements pour des personnes ne pouvant se rendre seules à leurs examens médicaux, à l’aide d’un minibus prêté par le centre social de l’Orel. Grâce à cela, quatre cancers ont été décelés chez des femmes avignonnaises.

    Dépistage précoce

    Une installation et une action félicitées par les personnalités politiques et publiques présentes. Comme le directeur de l’ARS Paca, Yann Bubien, qui souligne « l’importance des médiateurs pour faire revenir les personnes qui sont éloignées de la santé, notamment dans des zones comme celles-ci ». « On parle beaucoup de ruralité quand on évoque les déserts médicaux, mais ici, dans les quartiers populaires, on en voit aussi s’installer. Il faut développer ces “allers vers” car il y a une appréhension sur ces choses. D’autant plus quand on sait que la détection précoce d’un cancer est primordiale. On ne parle pas de chiffres mais de familles sauvées », souligne Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon.

  • L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    Ce mardi matin, c’est une deuxième rentrée pour les enfants des quartiers de Canto-Perdrix, des Quatre Vents, de Barboussade et de l’Escaillon. Dès 9h, les habitants se présentent pour inscrire les enfants aux activités proposées par le centre social Jeanne-Pistoun, qui revendique près de 700 adhérents pour la dernière saison. Café en prime.

    C’est le cas de Floriane Elena, venue inscrire sa fille de 4 ans à l’éveil corporel et musical « pour qu’elle fasse du sport » le mardi soir. « C’est important, car à l’école, ils sont cadrés, ils doivent rester assis et quand je la récupère, elle court, elle a besoin de se dépenser », développe la mère de famille, qui remarque que les enfants « sont différents sans leurs parents » quand approche l’heure de se dépenser.

    Astrid Rousseau, professeure des écoles, de métier, également venue inscrire sa fille de 4 ans à la même activité, complète en expliquant que cet éveil « est extrêmement important pour le développement des enfants de 0 a 6 ans, car ils apprennent par le geste, le son et tout ce qui est sensoriel ». Elle souligne également que « c’est une grande chance que ce soit gratuit à Martigues ».

    Un projet social

    Éveil corporel et musical, accompagnement éducatif, découverte musicale ou encore hip-hop : toutes ces activités sont gratuites pour les enfants, à condition d’adhérer à l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), au tarif de 3 euros par an pour les Martégaux. L’éveil et la découverte corporelle comme musicale « sont des activités déconcentrées du conservatoire Pablo Picasso et qui font partie du projet du centre social », détaille Sandrine Faure, directrice. « Nos adhérents viennent surtout des quartiers de notre zone, mais aussi du reste de la Ville. Cela crée une forte mixité sociale », ajoute-t-elle.

    Notamment au regard des activités proposées en dehors de celles dédiées aux petits. Club des jeunes, tricot, jardin partagé ou encore le café poussette figurent au programme. De nombreuses permanences sont aussi proposées : aide administrative, mission locale, médiation scolaire, ou encore accompagnement par le Centre intercommunal d’action sociale (Cias).

    Cette pluralité de services est due au « lien étroit que nous avons avec la Ville, qui va bien au-delà de la subvention. Le fait que nous ayons une médiathèque dans le centre social et toutes ces activités est une volonté martégale », insiste Sandrine Faure, pour qui « le soutien des services techniques et développement des quartiers, ainsi que la proximité et l’accessibilité des élus, sont un plus ».

    Le projet phare de l’année sera la Semaine de la solidarité, prévue en décembre. « Un projet porté par l’État et CDC habitat, où l’on abordera toutes les formes de solidarité, qu’elles soient environnementales ou alimentaires », conclut Sandrine Faure.

  • Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    À sept mois des élections municipales, dont le premier tour est fixé au dimanche 15 mars 2026, le PCF se lance dans la bataille à Cuers où aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020. « On fait partie d’un processus de construction avec l’ensemble de la gauche. Celle-ci a une légitimité importante à Cuers. Aux législatives, le Nouveau front populaire (NPF) est arrivé deuxième derrière le RN » avance Alain Bolla, l’un des initiateurs du projet.

    Pour vaincre l’extrême droite, qui a recueilli 54% des voix sur la commune aux législatives anticipées en juin 2024, les communistes lancent un appel au rassemblement : « On propose de construire des ateliers avec les gens pour monter un projet. À partir de là, on constituera la liste », explique Alain Bolla. Il envoie un message aux élus de gauche présents sur la liste de la majorité actuelle : « S’ils veulent nous rejoindre, il en va de leur responsabilité. Des gens de gauche sur une liste de droite (sic), ça brouille le message. » Et affirme cependant que « l’objectif n’est pas de faire tomber le maire Bernard Mouttet. Il a rattrapé une partie de l’inaction des deux derniers mandats, mais il faut aller plus loin. »

    Relancer des industries sur la commune

    Pour ce faire, le PCF promeut quelques axes de travail, en se basant sur la progression démographique de cette commune de quelque 11 500 habitants (+0,3% chaque année) : « La politique sur les écoles est importante, mais aussi dans le sport, la culture, l’éducation populaire, la citoyenneté. Toutes les politiques municipales doivent être traversées par le bien vivre à Cuers en travaillant les questions de prévention, de médiation, de sécurité et de justice, à travers le tissu associatif, et les services publics tels que l’école » affirme Alain Bolla, tout en précisant être « très réservé sur la sécurité “sécuritaire”. Il y a souvent un décalage entre le sentiment d’insécurité et la réalité. Il n’y a pas plus d’insécurité ici qu’ailleurs. » En filigrane, l’immigration, thème de campagne favori de l’extrême droite : « On en fait toute une histoire alors qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. Il faut des outils pour accueillir et créer du lien », appuie Amaryllis Cimbron, autre porteuse du projet.

    Parmi les domaines d’actions concrets, est évoqué le renforcement de la politique éducative, avec la création d’un centre aéré et d’une piscine intercommunale « pour le savoir nager », ajoute la militante.

    Autre priorité : du pouvoir d’achat, notamment à travers les services publics (lire ci-dessous), et des politiques en matière d’emploi, via la création d’industries de véhicules anti-incendies, et de déconstruction des aéronefs. « C’est considéré comme non rentable par les industriels, mais c’est vertueux écologiquement et donc, à long terme, économiquement », insiste Alain Bolla.

    La gratuité des transports et la mise en place de moyens doux (pistes cyclables, bus verts…) sont aussi évoquées.

    Des mesures qui seront financées sans renoncer à l’impôt : « Nombre de maires font un budget et n’augmentent pas le taux d’imposition, par populisme. Mais l’augmentation est votée par les mêmes au niveau de la communauté de communes. L’impôt, c’est important, il faut le faire comprendre. C’est le socle de la solidarité », conclut le militant communiste.