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  • [Entretien] Frédérique Laîné : « L’idée que La Marseillaise soit dans les Alpes suscite de l’enthousiasme »

    [Entretien] Frédérique Laîné : « L’idée que La Marseillaise soit dans les Alpes suscite de l’enthousiasme »

    La Marseillaise : La dernière fois que vous vous êtes exprimée dans la page « Vive La Marseillaise », c’était en mars pour annoncer la constitution d’un comité des Amis de La Marseillaise dans les Alpes-de-Haute-Provence. Que s’est-il passé depuis ?

    Frédérique Laîné : Depuis cette date, nous avons été présents sur l’ensemble des manifestations variées et diverses du département pour populariser notre démarche et appeler à nous rejoindre pour permettre un retour de La Marseillaise dans les Alpes. Nous avons rencontré un certain nombre de collectifs et d’associations dont on peut supposer qu’elle verrait la présence de La Marseillaise d’un bon œil. Nous avons fait des adhésions, nous sommes aujourd’hui une quarantaine. Dans l’ensemble, quand on sollicite des associations ou des élus ont rencontré une oreille attentive et – je dois le dire – beaucoup d’enthousiasme. Nous les Alpins, on serait vraiment ravis d’avoir notre place aux côtés des Varois, des Vauclusiens, des habitants des Bouches-du-Rhône dans les pages du journal. Nous faisons partie de cette région, nous avons nous aussi besoin d’une information pluraliste.

    Vous organisez, dimanche 2 novembre, une initiative aux Mées pour amplifier votre démarche. De quoi s’agit-il au juste ?

    F.L. : Oui, nous l’avons appelé « repas populaire et fraternel » avec comme temps fort un débat en fin de matinée en présence notamment de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise sur le thème « Actualité sociale, municipales, vie associative et culturelle… Pourquoi voulons-nous La Marseillaise dans les Alpes ». Il y a un certain nombre de maires et d’élus qui ont d’ores et déjà dit qu’ils seraient là mais aussi des responsables politiques, syndicaux ou d’associations de solidarité internationale, du Secours populaire… Nous avons aussi convié Mme la préfète en espérant qu’elle puisse se joindre à nous. C’est le moment important de la journée, c’est ce qui nous rassemble.

    Il y aura aussi de la convivialité.

    F.L. : Oui, il y aura un apéritif, un repas froid puis on poursuivra dans l’après-midi avec un trio de musiciens brésiliens et la chorale du Drapeau rouge de Manosque qui viendra chanter.

    Faut-il s’inscrire ?

    F.L. : Oui, ça nous aiderait beaucoup pour anticiper l’intendance. Il suffit de nous envoyer un mail*. On a mis une participation minimum de 10 euros et tous ceux qui pourront faire plus seront évidemment les bienvenus.

    *lesamisdelamarseillaise04@gmail.com

    Programme du dimanche 2 novembre

    10h30 : accueil

    11h : Débat « Actualité sociale, municipales, vie associative et culturelle… Pourquoi voulons-nous La Marseillaise dans les Alpes ? »

    12h30 : Apéritif et poursuite des échanges autour d’un repas froid.

    14h : Concert d’un trio de musiciens brésiliens

    16h : Chorale du Drapeau rouge de Manosque

    Participation libre, à partir de 10 euros.

    Inscriptions par mail sur lesamisdelamarseillaise04@gmail.com

    Maison des associations des Mées, 1 rue Jean-Moulin, Les Mées.

  • À la relance, La Provence lance sa formule audio

    À la relance, La Provence lance sa formule audio

    Les oriflammes étaient de sortie vendredi devant l’entrée de Grand Central où les dirigeants du quotidien La Provence tenaient une conférence de rentrée sur le toit de l’immeuble où siège désormais le journal aux côtés de BFM et de La Tribune, propriétés de CMA Médias.

    « La Provence entre dans une nouvelle phase qui nécessite de se réinventer », glisse Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe. Il évoque trois axes : la proximité, l’ancrage territorial, « son ADN », et l’innovation. Ce samedi, une nouvelle offre baptisée « La Provence audio » voit ainsi le jour. Elle permettra, grâce à l’aide de l’intelligence artificielle, la lecture des articles du jour automatiquement, transformés en contenu audio de type radio. Des newsletters OM, environnement, locale, faits divers ou shopping sont également lancées.

    Une façon d’enrayer la baisse de sa diffusion papier (51 900 exemplaires) et des abonnements, repartis toutefois à la hausse en 2025 (31 966 abonnés), portés par les abonnements numériques (10 365, +5%), les visites du site internet (141 millions, +15%) et 491 millions de vidéos vues sur les réseaux sociaux depuis janvier 2025. Sur l’année, les pertes du groupe devraient toutefois atteindre 10 millions d’euros glisse Jean-Louis Pelé.

    Le gros dossier de l’automne concernera le transfert de l’activité d’impression sur le site de l’imprimerie SMP à Vitrolles où est notamment tirée La Marseillaise. Rachetée cet été, l’activité y sera effective le 1er octobre. Vingt salariés de l’imprimerie de La Provence, vont rejoindre le site vitrollais. Ce transfert qui avait provoqué un mouvement de grève en mai, implique un changement de format du journal actuellement imprimé en Berlinois, pour un format tabloïd, plus réduit. Sa nouvelle maquette, définitive, sera en kiosque le 10 janvier.

    Événements publics, conférences, balades, rencontres, expos… Pour renouer avec le territoire, Olivier Biscaye, le directeur de la rédaction arrivé en janvier, note aussi que 80 correspondants ont été embauchés, les éditions locales renforcées par l’arrivée de journalistes (La Provence compte 400 salariés dont 160 journalistes) et les pages locales étoffées. Il compte aussi sur les municipales. « À partir de la mi-octobre, on va organiser des débats dans trente villes à enjeux », explique ce dernier, « nous devons jouer notre rôle et être un acteur de ces municipales ».