Tag: Martigues

  • La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    À chaque conseil de quartier, les ordures reviennent sur le tapis. Sauf que cette fois mardi soir pour Saint-Pierre et les Laurons, la porte de sortie du problème est à l’initiative du représentant de la Métropole, chargée de la collecte.

    Le problème pour M. Tokarski, habitant la colline des Cléments, est que « les grands containers dans lesquels l’ensemble du quartier jette ses ordures sont insuffisants », ce qui conduit certains à jeter derrière et autour. Il remarque que « dans les quartiers où il y a les containers individuels y’a pas de problèmes ». Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux « interpelle aimablement » le représentant de la Métropole Thomas Fian, présent à la réunion, à ce sujet. « Oui, nous pouvons mener une étude pour voir s’il est possible de doter en bacs individuels » annonce le fonctionnaire, qui « partage le constat qu’avec les bacs individuels on n’a pas d’objets indésirables » autour des bacs ni dedans. Une étude qui sera menée en étroite collaboration avec Odile Teyssier-Vaïsse (PCF), l’adjointe de quartier.

    « J’avais prédit que ça serait dysfonctionnel »

    Les dysfonctionnements dans la collecte ont une triple conséquence. L’insatisfaction des usagers contribuables, qui peinent à signaler leurs problèmes, malgré l’application Réflexe de la Métropole, qu’un habitant a voulu utiliser mais qui « se met en erreur ». La saleté autour des poubelles, qui est du ressort du service propreté urbaine de la Ville, qui « intervient très souvent et ramassent parfois deux plateaux par jour alors que c’est pas leur job », rappelle Odile Teyssier-Vaïsse.

    Et au fond, une certaine frustration. « Je ne trie plus. On nous dit c’est la Métropole, mais c’est facile de se défausser », lance cet habitant excédé au maire. Odile Teyssier-Vaïsse intervient : « Non, ça n’est pas facile. Mais remarquez que quand c’était nous en gestion y’avait pas de problèmes » estime l’élue, au sujet de l’ex-Communauté d’agglomération de l’ouest de l‘étang de Berre (Caoeb).

    Gaby Charroux, auteur d’un livre sur la métropolisation, approfondit. « J’avais prédit que ce serait terrible et c’est le cas partout autour. Et on paye désormais une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qu’on payait pas avant avec la Caoeb. La Ville paye son service propreté, qui paye encore lorsqu’on dépose au Vallon du Fou, qu’on avait nous-même financé. On paye trois fois ! » détaille l’édile.

    Ou quand les centres de décision s’éloignent autant que les finances.

  • L’IA dans le viseur de la CGT Télécoms

    L’IA dans le viseur de la CGT Télécoms

    Le congrès départemental du syndicat CGT des télécommunications s’ouvre ce jeudi matin au camping de l’Arquet, à Martigues. L’emploi figure au cœur des préoccupations.

    Le secrétaire à la communication du syndicat Guillaume Lamourette, issu de l’opérateur Orange, explique que « petit à petit, l’intelligence artificielle est en train de remplacer des salariés. Quand on appelle le service client ou technique, on tombe sur une IA. Et c’est pareil pour les chatbots », de discussion instantanée.

    Les conséquences sur l’emploi seraient édifiantes selon le syndicaliste. « Quand je suis rentré chez Orange en 2009 nous étions 160 000. Nous sommes aujourd’hui 68 000. Et le projet de restructuration Orange regain prévoit de passer à 35 000 à horizon 2030 », affirme Guillaume Lamourette, à grand renfort de « non-remplacement de départs en retraite et de sous-traitance, comme c’est le cas pour l’intégralité de la branche fibre ».

    Syndicat de proximité

    Le responsable CGT contextualise : « On nous dit que l’intégralité du territoire est couverte en fibre, mais on a aucune vision sur l’entretien du réseau ni sur les futures générations de fibres qui devront être déployées. Rien non plus sur la recherche ou l’innovation. Et c’est pareil chez les autres opérateurs. » Le recours à la sous-traitance peut expliquer ces choix.

    Dans ce contexte, la question de la proximité du syndicat se pose, d’autant plus que « la mise en place des CSE éloigne les directions des lieux de travail », rappelle Guillaume Lamourette. Chez les opérateurs comme dans l’intérim.

  • Match de la dernière chance pour les U19, contre l’Atalanta Bergame

    Match de la dernière chance pour les U19, contre l’Atalanta Bergame

    Un match de tous les dangers pour les moins de 19 ans de l’Olympique de Marseille. Ce mercredi (14h30), à Martigues, ils reçoivent l’Atalanta Bergame pour le compte de la 4e journée de la Ligue des Champions de la jeunesse. Cette équipe n’a désormais plus le droit à l’erreur après trois revers en trois rencontres dans cette compétition. Sans démériter, les Minots n’ont pas réussi à prendre un point face au Real Madrid, l’Ajax et au Sporting. Des courtes défaites, rageantes, où ces jeunes joueurs ont été punis de leurs quelques errements malgré un bon comportement offensif.

    Le nombre de points est donc bloqué à zéro avant d’accueillir la Primavera de l’Atalanta et une nouvelle contre-performance éliminerait quasiment l’OM de la course aux phases finales. Après six matches (et non huit, comme en C1), le top 22 rejoint un tournoi à élimination directe qui se bouclera par le Final Four, à Nyon, en Suisse. En face, les Nerazzurri sont également mal placés avant cette quatrième rencontre. Leur 28e place provisoire les condamnerait à l’élimination. Le dernier huitième de finaliste de la Youth League s’est lourdement incliné contre Paris (1-5) avant de tomber contre Bruges (0-2) et finalement de vaincre le Slavia Prague dans leur stade lombard (2-0).

    Une victoire à Martigues les propulserait dans une position de qualifiés, mais les Olympiens veulent également recoller à leur adversaire du jour. Il ne restera ensuite plus que deux matchs, face à Newcastle puis contre les Belges de l’Union Saint-Gilloise. Neuf points en jeu, pour rêver d’un avenir hivernal dans cette compétition.

  • La CGT de l’hôpital de Martigues inquiète d’une possible suppression d’acquis sociaux

    La CGT de l’hôpital de Martigues inquiète d’une possible suppression d’acquis sociaux

    « Ils veulent faire des économies de bouts de chandelle sur le peu d’acquis qu’on a », se désole Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT du centre hospitalier de Martigues. Dans un tract aux personnels publié ce lundi, le syndicat alerte sur une possible remise en cause par la direction de plusieurs jours de congés ainsi que la prise en compte de la pause de mi-journée dans le temps de travail, fruit d’un accord signé en 2002.

    En substance, Laure Privat indique qu’il s’agit « de trois jours de congés lorsque l’on reçoit une médaille d’ancienneté à 20 ou 30 ans et de cinq jours avant le départ en retraite ».

    Du reste, « nous avons 20 minutes de pause pour 6 heures travaillées. Aujourd’hui la majorité des services sont en 12 heures et on arrive souvent avant la prise de poste pour aider les collègues à la relève. Pour un quart d’heure volontaire par jour, on ne demande qu’un jour de repos par an. Mais aucune négociation n’est possible », regrette la syndicaliste.

    Des « irrégularités » ?

    Ces dispositions seraient des « irrégularités » parmi d’autres citées dans le rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la période 2019-2023 (notre édition du 31/10). Pour la CGT, « l’État doit mettre la main à la poche pour ne pas faire d’économies sur nos acquis. Le service public est une priorité », affirme Laure Privat.

    Contactée, la direction du centre hospitalier de Martigues n’a pas donné suite à nos sollicitations dans nos délais.

  • Un atelier pour trouver de bonnes sources sur internet

    Un atelier pour trouver de bonnes sources sur internet

    Comment se cultiver ou s’informer de manière fiable sur internet ? La multitude de résultats d’une recherche Google peut décourager, parfois perdre, souvent induire en erreur. Les Espaces publics numériques (EPN) de Martigues proposent plusieurs ateliers à différentes thématiques pour répondre à ce besoin. Avec plusieurs médias et ressources à partager.

    L’animateur de l’atelier de ce lundi après-midi, Frédéric Magaud, part de la plateforme Youtube. « Il existe beaucoup de chaînes à but éducatif ou de vulgarisation scientifique », explique-t-il, parmi lesquelles on peut citer Fouloscopie, créée par le docteur en sciences cognitives Mehdi Moussaïd. Ce dernier explique entre autres la densité d’une foule au mètre carré à partir… de tomates cerises dans une caisse en bois.

    Dans un autre registre, Frédéric Magaud propose Nota Bene, une chaîne qui traite d’histoire, ou encore le Collège de France et ses centaines d’heures de cours d’universitaires en libre accès par thématique. « J’ai tendance à proposer des sources officielles pour être sûr de l’info, même si certains créateurs sont tout à fait respectables », justifie l’animateur.

    Fatia, la cinquantaine et ancienne secrétaire en quête de bonnes sources, a trouvé son bonheur. « J’utilise beaucoup Youtube pour mes différentes recherches », reconnaît-elle. Mais il n’y a pas que cette plateforme et Frédéric Magaud passe en revue d’autres ressources comme Gallica, le versant numérique en libre accès de la Bibliothèque nationale de France (BNF) où l’on peut lire Balzac ou Hugo. « C’est intéressant ! », remarque la participante, intéressée par la littérature plus que par les podcasts ou par Wikipédia.

    Que faire de l’IA ?

    Une question que se pose Fatia est celle de que faire de l’IA et de ses réponses. « J’ai Gemini sur mon téléphone pour poser des questions », indique-t-elle. « Mieux vaut utiliser Mistral », répond Frédéric Magaud, argumentant qu’il s’agit d’« une IA européenne protégée par RGPD et non soumise à la loi américaine, qui peut permettre à Google de donner des infos sur nous à tout le monde autrement ». « Et ChatGPT sait déjà tout sur nous ! », renchérit une autre participante.

    Après deux ans d’existence, les ateliers grand public des EPN sont encore source de découverte et d’étonnement à mesure qu’évolue le paysage numérique. Qu’il s’agisse de question d’intelligence artificielle, ou de mise à jour de Windows.

  • Eric d’Argent se lance dans sa ruée vers l’or aux mondiaux de para-surf

    Eric d’Argent se lance dans sa ruée vers l’or aux mondiaux de para-surf

    Avant même de savoir parfaitement nager, Eric d’Argent était déjà sur une planche de surf.

    « Je suis né et j’ai grandi à Carro. J’avais la Méditerranée sous les yeux en permanence et grâce au club du Lou Martegue Surf Club et Michel Léali, j’ai pu faire du surf un plaisir, une passion, une addiction ! », confesse-t-il. Malgré une attaque de requin à la Réunion, qui lui a coûté une partie de sa jambe gauche en 2011, Eric d’Argent n’a jamais renoncé à pratiquer le surf. « Être sur une planche, cela a été un vecteur de bien-être qui m’a permis de retrouver un équilibre », explique-t-il.

    En France et en Europe, Eric est devenu une référence. « J’ai surfé sur toutes les mers, y compris à Tahiti sur la fameuse Teahupo’o. Montré que, malgré le handicap, il est possible de dépasser ses limites. »

    Cette saison, il a glané deux nouveaux titres, en France et en Europe. « Il me reste à aller chercher un sacre mondial. Mais c’est la marche la plus dure à franchir », reconnaît-il. Eric d’Argent va disputer son neuvième championnat du monde. « Il y aura de la concurrence, avec les 140 meilleurs mondiaux. Y être, c’est déjà une victoire », note-t-il.

    Après d’intenses séances d’entraînement, sur la côte landaise, le Martégal est prêt à se lancer dans une nouvelle ruée vers l’or. Il compte déjà deux titres par équipe et a été quatre fois vice-champion. Il espère que cette fois sera la bonne.

  • [Entretien] Laure Privat (CGT) : « Un État providence qui finance les hôpitaux »

    [Entretien] Laure Privat (CGT) : « Un État providence qui finance les hôpitaux »

    La Marseillaise : Le rapport pointe la vétusté des bâtiments de l’hôpital. Quel est le quotidien des personnels qui y travaillent ?

    Laure Privat : Ça fait des dizaines d’années qu’on alerte la direction sur l’état immobilier de l’hôpital. Elle n’a jamais pris ses responsabilités pour faire les travaux en temps et en heure. Ils ont laissé l’établissement à la dérive. Ce sont des murs qui tombent, des locaux qui sentent mauvais, des inondations et des infiltrations dans les Rayettes, à chaque fois qu’il pleut. Les agents, au lieu de s’occuper des patients, épongent. Régulièrement, les ascenseurs à brancards ne fonctionnent pas. L’été, quand il y a la canicule, il n’y pas d’air conditionné. Il n’y a même pas de rideau aux fenêtres, dans les chambres, il fait 38 degrés. Non seulement ça joue sur nos conditions de travail, mais en plus, ça pénalise les patients. On a énormément d’arrêts maladie qu’on peine à remplacer.

    La direction prévoit un plan d’efficience de 14 millions d’euros. Que pensez-vous de cette politique ?

    L.P. : Ça fait des années qu’ils font des restrictions. Lors du conseil de surveillance, le directeur a annoncé qu’il nous enlèverait des acquis pour faire des économies. Ils veulent nous enlever le peu qu’on a, comme les jours de congés au titre des médailles du travail et du départ en retraite, par exemple. Ce sont des miettes, ça ne suffira pas à combler le déficit. Ce qu’il faut, c’est que l’État mette la main à la pâte.

    Quelles sont les revendications
    de la CGT
     ?

    L.P. : On demande 170 millions d’euros et 90 emplois statutaires à temps plein, et ça, c’est seulement pour pallier les manques actuels, pour avoir un hôpital en état de fonctionner. On a réalisé un audit avant d’avoir connaissance de l’agrandissement de la zone industrialo-portuaire de Fos, qui va amener de nouveaux habitants. Il faut qu’on revienne à un État providence qui finance les hôpitaux plutôt que les entreprises ou l’armée. Nos impôts doivent servir à notre santé.

  • La Chambre des comptes pointe le déficit structurel de l’hôpital de Martigues

    La Chambre des comptes pointe le déficit structurel de l’hôpital de Martigues

    Le rapport est assez alarmant. Mardi 28 octobre, la chambre régionale des comptes (CRC) Provence-Alpes-Côte d’Azur a publié ses observations après avoir contrôlé le centre hospitalier de Martigues, à compter de l’exercice 2019. Elle pointe une « situation financière structurellement déficitaire », aggravée par des dépenses jugées irrégulières et un manque d’investissements pour moderniser ses installations.

    Pourtant, l’activité de l’établissement est en hausse. Sa part de marché en médecine est ainsi passée de 44,6% en 2019 à 48% en 2022. En hospitalisation complète de chirurgie, la progression est encore plus soutenue, puisque la part de marché a atteint 39,4% en 2022 contre 31,8% en 2019. Mais cette progression ne suffit pas à assurer une situation financière saine, qui ne « s’est trouvée améliorée que durant la période de crise sanitaire du fait d’une activité soutenue et des aides exceptionnelles qui ont été allouées durant cette période par l’ARS, note la chambre régionale des comptes. Hors période de crise sanitaire, la dynamique de progression des charges nettement supérieure à celle des produits conduit à des déficits qui s’accroissent. » Entre 2019 et 2023, les dépenses ont progressé de 34%, soit 42 millions d’euros supplémentaires. En valeur absolue, les plus fortes augmentations concernent les charges de personnel (27,4 M) et les charges à caractère médical (8,7 M).

    Le directeur de l’établissement, Loïc Mondoloni, explique : « Le Centre hospitalier de Martigues a aujourd’hui 50 ans et est conçu comme un bâtiment des années 70. L’évolution vers l’ambulatoire, la modernisation des plateaux techniques, le développement des technologies s’imposent. Mais, si la structure n’évolue pas, les possibilités sont limitées. Prendre en charge correctement chaque patient conduit dès lors à devoir déployer des ressources supplémentaires à celles d’un bâtiment configuré de manière optimale et fonctionnelle. »

    Une incapacité

    d’auto-financement

    Des avantages octroyés au personnel de manière irrégulière sont également mis en lumière. Le document rapporte, par exemple, qu’1,2 million d’euros de temps de travail additionnel majoré au-delà du tarif réglementaire a été versé à certains praticiens des urgences, entre 2019 et avril 2023. Le directeur alors en fonction, Barthélémy Mayol, a justifié cette décision par « le caractère essentiel du service des urgences dans le fonctionnement de l’établissement et la nécessité de disposer d’une équipe médicale en nombre et compétences suffisants dans ce service ». Loïc Mondoloni assure que ces irrégularités de rémunération « ont aujourd’hui quasiment toutes cessé ».

    La juridiction financière signale, par ailleurs, l’incapacité d’auto-financement de l’hôpital : « La faible évolution des immobilisations, l’importance des aides extérieures, l’accroissement des dettes financières témoignent d’un établissement qui ne peut investir sans aide ou sans emprunt. Le centre hospitalier de Martigues ne dispose d’aucune ressource lui permettant d’autofinancer l’entretien de ses bâtiments, ainsi que le renouvellement ou l’acquisition d’équipements. » Hors, la vétusté des locaux a été soulignée dans le rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté concernant la psychiatrie, à l’issue de sa visite en mai 2019, et de la Haute Autorité de santé, en juillet 2020.

    Un plan de restructuration et des économies

    Un plan de restructuration de 60 millions d’euros, dont 28 millions d’euros financés par le Ségur, est néanmoins sur la table. Il vise à construire un bâtiment médico-technique comprenant un nouveau bloc opératoire, un nouveau service d’urgences dimensionné pour 60 000 passages par an et le regroupement des soins critiques. Mais ,son financement ne convainc pas la CRC, qui ne le trouve « pas soutenable ». « Tous les indicateurs aujourd’hui dégradés se détérioreraient davantage. »

    Pour redresser la barre, « un plan d’efficience de plus de 14 millions d’euros a été élaboré » par la direction et « l’ensemble des pôles d’activité médicale », précise Loïc Mondoloni. Il est en cours d’analyse auprès des services de l’Agence régionale de santé.

  • Un inventaire participatif de la faune et de la flore

    Un inventaire participatif de la faune et de la flore

    Attraper les insectes, observer les oiseaux, identifier les espèces végétales… Voilà à quoi sera dédiée la journée du 8 novembre, pour les participants à la deuxième édition du bioblitz. Ce terme compliqué désigne en fait une étude réalisée sur une portion bien précise de terrain, où un groupe de scientifiques et de bénévoles mènent un inventaire biologique intensif, pendant quelques heures.

    Cette sortie naturaliste, initiée par le conseil citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale, permettra de recenser les espèces animales et végétales évoluant le long des vallons de Martou et d’Artou.

    L’après-midi est ouverte à tous les publics, y compris les enfants. Du matériel sera fourni sur place, il suffit de penser à prendre un pique-nique et des bocaux pour la capture temporaire.

    Une expertise citoyenne

    « Comme on est à Martigues, on a décidé de faire un Atlas populaire, expliquait l’adjoint au maire délégué à l’Industrie et à l’Environnement, Jean-François Mauffrey, lors de la première sortie de ce type au parc de Figuerolles. On avait envie de générer autour de ce dispositif autant d’engouement que possible. Il y a donc des inventaires qui sont réalisés par des spécialistes, qui ont tout l’état de la connaissance, mais il y a aussi une expertise citoyenne. Cette balade est une émanation libre : chacun cherche ce qu’il veut, prend les photos qu’il veut, échange, et on collecte tout à la fin parce que ce sont des données qu’on considère de valeur. »

    Réservation au 04.42.44.12.78 / 04.42.49.03.21 ou par mail : abcpopulaire@ville-martigues.fr

  • Commémorer le génocide cambodgien

    Commémorer le génocide cambodgien

    À l’occasion des commémorations du début du génocide cambodgien en 1975, la Ville de Martigues accueillera, du 27 octobre au 20 décembre, sous le parrainage de Sophie Davant, une exposition consacrée à Micheline Dullin, photographe officielle du prince Norodom Sihanouk, au sein du site Pablo Picasso.

    Des ateliers

    à Pablo Picasso

    Ses 49 tirages, des images rares réalisées entre 1958 et 1964, dévoilent un Cambodge heureux disparu, balayé par quatre années d’une guerre atroce. Cette sélection sera complétée par des archives des camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande (années 70) et des photographies de Nausicaa Favart Amouroux, qui mènera par ailleurs des ateliers aux côtés de Jean-Jacques Sanchez et Damien Louis.

    Autour de cette rétrospective consacrée à la ville de Phnom Penh, des rencontres, des projections et des ateliers inviteront le public à porter un regard sur l’histoire du Cambodge sous le prisme de la mémoire et de la transmission. Jeudi 6 novembre, à 14h, le cinéma La Cascade diffusera le documentaire d’Anne Devouassoux, Méas, une enfance sous les Khmers rouges, qui suit le retour de Méas Pech Métral sur les traces de son passé. Elle sera là pour témoigner et dédicacer des livres. Le même jour, à 18h30, le film La déchirure de Roland Joffé sera projeté.

    Samedi 8 novembre, plusieurs tables rondes animeront le site Pablo Picasso autour de la mémoire, de la réparation et de la transmission. Plusieurs ateliers d’écriture, concert, spectacle de danse et d’autres projections sont prévues. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Ville.