Tag: Martigues

  • La descente aux enfers des Sang et Or fait des remous au conseil municipal de Martigues

    La descente aux enfers des Sang et Or fait des remous au conseil municipal de Martigues

    La dégringolade du Football club de Martigues (FCM) n’en finit pas de faire parler. Après la liquidation de la structure professionnelle, le club Sang et Or était reparti en Régional 1 en juillet dernier, les garanties financières promises par l’actionnaire n’étant pas arrivées à temps. En août, la chute des Martégaux s’était amplifiée avec une deuxième sanction, cette fois-ci de la part de la Ligue Méditerranée de Football, qui l’avait rétrogradé en Départemental 1. Au conseil municipal, jeudi dernier, l’avenir du club aux 450 licenciés a interrogé les élus.

    Le conseiller municipal d’opposition et candidat (DVD) aux municipales Jean-Luc Di Maria a décrit un FCM « aujourd’hui en 9e division et endetté jusqu’au cou », pointant la responsabilité de la majorité : « Avec 380 000 euros de subvention par an, je vous laisse comptable de cette situation. » Pourtant, la responsabilité de trouver les fonds nécessaires pour que le club s’engage en championnat national incombait à l’actionnaire américain du club.

    Éliane Isidore, conseillère municipale déléguée aux sports, a répondu : « Cette rétrogradation n’est pas due aux dettes du FCM, mais à des décisions d’instances fédérales. (…) La situation en 2025/2026 va être la même que cette année, pas moins de joueurs, pas plus de dette. Ce n’est pas à la Ville que vous devriez vous en prendre mais aux instances pour leurs décisions inconséquentes. Dans le monde du foot, on n’a jamais vu une rétrogradation de 7 divisions. »

    La Goutte d’or libérée

    Quant à la demande de Frédéric Grimaud (LFI) de mettre en place une commission d’enquête pour « comprendre la descente faramineuse » du club et s’assurer de « la bonne gestion des deniers publics », l’élue a rétorqué : « Créer une commission qui va aller éplucher les comptes, c’est du délit d’ingérence. La Ville n’a pas de pouvoir d’enquête sur les associations et c’est une bonne chose. Quand les associations sont subventionnées à cette hauteur-là, elles ont des commissaires aux comptes. Ce sont eux qui attestent de la sincérité des finances. » Un autre dossier a fait jaser : celui de la Goutte d’or. La Ville avait acheté ce bâtiment, situé au bout du cours de Jonquières, en 2019. Après six ans de contentieux pour « récupérer notre bien et pouvoir le valoriser », c’est désormais chose faite avec l’approbation d’un protocole d’accord transactionnel de 275 000 euros que la municipalité versera à la SARL la Renaissance au titre de l’indemnité d’éviction. La société demandait initialement 550 000 euros. La Ville récupérera les locaux le 15 janvier.

    Jean-Luc Di Maria a déploré le « manque de vision » de la municipalité, l’accusant d’avoir acheté sans « stratégie » ni « anticipation ». Le premier adjoint Henri Cambessedes (PCF) a affirmé : « Le service de l’urbanisme travaille masqué pour faire en sorte que, le plus vite possible, des commerçants, des notaires, des médecins puissent s’installer dans le cœur de Martigues et rehausser la qualité de notre centre-ville. »

  • Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    « L‘équipe masculine compte plusieurs groupes de supporters derrière elle, alors pourquoi pas en créer un pour soutenir les féminines ? », s’est interrogée Aurélie Barle, supportrice de l’OM âgée de 19 ans, devant les matches de la section féminine au Campus, l’année passée, en compagnie de Tom Frégeac. « On s’est dit qu’en cas de montée, on devrait créer un groupe parce qu’elles le méritent », souligne l’étudiante en marketing, digital et communication.

    Leur rêve est rapidement devenu réalité lorsque Roselène Khezami et ses coéquipières ont remporté le championnat de Division 2 au mois de mai, synonyme d’accession en Arkema Première Ligue à la rentrée. Les deux passionnés olympiens, qui se sont rencontrés il y a quatre ans à la Commanderie, où ils patientaient ensemble – parfois pendant des heures – pour attendre la sortie de leurs idoles, ont dans la foulée créé l’association Les Phocéennes. « Une trentaine de personnes sont impliquées et participent à la vie du groupe », se réjouit Tom, originaire de Peyrolles-en-Provence.

    Un coût au portefeuille

    Au-delà de leur présence dans l’ancienne tribune Canal du stade Francis-Turcan, à Martigues, pour soutenir Les Marseillaises, les coprésidents échangent régulièrement avec leurs membres, sur les réseaux sociaux, pour fournir des informations pratiques ou des actualités concernant l’équipe. « Mais, pour l’instant, nous n’avons pas encore d’adhésions, parce que la création est assez récente. C’est un petit détail, mais ça rendrait notre groupe plus officiel. Ça nous donnerait une image de structure plus développée qui nous permettrait surtout de faire rentrer des fonds pour ensuite créer des tifos et des animations », espère-t-il. « Peut-être la saison prochaine », relance Aurélie, qui n’a pas encore évoqué le sujet avec le club.

    Fervents supporters des Marseillaises, Aurélie et Tom font également les déplacements pour suivre les matches au plus près de l’action. « On les a tous faits sur cette première partie de saison, sauf celui au Paris FC. Et encore, on devait le faire, mais on n’a pas pu y aller à cause d’un contretemps de dernière minute », justifie Tom, qui compte bien assister aux futures journées à Nantes, puis à Montpellier. Mais tous ces déplacements ont un coût financier indéniable. « On n’a pas d’emplois, ça ne nous facilite pas les choses. Heureusement que les places ne sont pas chères [5 euros en moyenne, Ndlr], mais ce sont les trajets qui coûtent cher, même si on essaie toujours de dépenser le moins possible », ajoute l’étudiant en hôtellerie et restauration. Avec une moyenne de 100 euros par week-end, ils auront donc facilement dépassé la barre des 1 000 euros à la fin de la saison pour encourager leur club de cœur au-delà de Martigues.

    Délocaliser au Vélodrome

    Pour le moment, ils sont généralement les seuls à prendre part aux matches à l’extérieur. « On espère pouvoir inciter d’autres supporters à nous suivre à l’avenir, mais ce n’est pas notre principal objectif, cette saison. On veut d’abord insuffler une dynamique à domicile, avec plus de personnes présentes à Turcan », souhaite Aurélie, lucide sur le retard de la culture du football féminin en France par rapport à d’autres pays.

    Pour Tom, les plus belles affiches du championnat, notamment le Classico entre Les Marseillaises et le Paris Saint-Germain, gagneraient à être délocalisées au stade Vélodrome. « Ça peut paraître ambitieux, mais je pense que ce genre d’initiatives mettrait de la visibilité sur la section féminine », estime-t-il. De telles opérations se sont révélées être concluantes dans d’autres clubs de l’Hexagone, à l’instar du FC Nantes, qui a accueilli plus de 16 000 spectateurs au stade de La Beaujoire lors de la réception du PSG, en octobre 2024. Mieux que l’affluence actuelle à Francis-Turcan.

  • La Ville de Martigues veut des garanties sur le contournement autoroutier

    La Ville de Martigues veut des garanties sur le contournement autoroutier

    C’est un record. Jamais conseil municipal n’avait vu autant de délibérations être débattues depuis le début du mandat. Près d’une centaine de points étaient à l’ordre du jour, soit près de 4 heures de séance. Record d’affluence, aussi. Rarement, l’hôtel de ville n’avait accueilli un public aussi nombreux, certaines personnes étant contraintes de s’asseoir par terre.

    Loin d’être ordinaire, ce jeudi 4 décembre, le conseil municipal avait des airs de campagne, les oppositions se saisissant de toutes les occasions pour attaquer la majorité et présenter leur projet. À commencer par les avances sur subvention accordées aux associations. Sylvie Wojtowicz, colistière de Jean-Luc Di Maria (LR), a voulu envoyer « un message clair sain et rassurant à l’ensemble de notre tissu associatif », anticipant une victoire, avant d’être reprise par le maire Gaby Charroux (PCF) : « Vous ne pouvez pas vous servir du conseil municipal pour faire votre campagne. »

    Requalification

    et compensations

    Au-delà de nombreux débats à visée électoraliste, certains points ont engagé d’importantes discussions, notamment au sujet du contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc. L’assemblée avait à rendre un avis sur l’enquête publique, qui s’est achevée le 13 novembre. L’adjoint au maire délégué à l’environnement Florian Salazar-Martin (PCF), a résumé : « Nous sommes très satisfaits mais nous restons très vigilants sur un certain nombre de promesses faites dans un cadre financier et politique dégradé. » La majorité souhaite avoir l’assurance que l’échangeur du Réveilla, « indispensable à la fluidification du trafic et permettant l’optimisation de la desserte de Martigues Nord », sera réalisé, mais aussi que la RN568 soit requalifiée en boulevard urbain afin qu’elle devienne une 1×1 voie. Une attention est aussi portée aux mesures compensatoires écologiques, qui seront mises en place localement sur les secteurs de Maquemeou, du Vallon du Pauvre homme et de la plaine de Saint-Macaire sur plus de 70 hectares.

    Le conseiller d’opposition Frédéric Grimaud (LFI) a voté contre cet avis, justifiant : « Une autoroute en plus c’est du trafic en plus. Pour moi c’est un paradoxe, c’est un projet qui valide l’autoroutier et qui va augmenter les émissions de CO2. » L’ancien député de la 13e circonscription et élu municipal Pierre Dharréville (PCF) a plaidé, quant à lui, pour un plan global : « C’est une première décision qui en appelle d’autres. Nous allons reconquérir de l’espace urbain, permettre une meilleure circulation, il s’agit de continuer la bataille engagée pour le développement du fluvial, du fret et du transport ferroviaire », notant les insuffisances de la ligne de la Côte Bleue.

  • Super-héroïnes : le combat contre le mal(e) à Martigues

    Super-héroïnes : le combat contre le mal(e) à Martigues

    L’objectif : décrypter et recontextualiser l’image de ces femmes véhiculée dans les médias, que ce soit l’audiovisuel, le monde du manga, du jeux vidéo ou les comics. Tantôt sexualisées dans leurs costumes, tantôt mises en avant pour leur force et leur persévérance comme dans les films du studio Ghibli, elles sont toujours porteuses d’un symbole.

  • Le dernier conseil municipal de l’année à Martigues sera dense

    Le dernier conseil municipal de l’année à Martigues sera dense

    Le conseil municipal promet d’être long. Ce jeudi 4 décembre, les élus de Martigues se réunissent à 17h45, comme à l’accoutumée, pour la dernière séance de l’année. À l’ordre du jour, 98 délibérations qui augurent des débats animés, à quelques mois des élections municipales.

    Parmi les points importants, plusieurs concernent le logement. Une délibération risque d’électriser les discussions : la cession de parcelles à la société Quartus, qui avait été retenue en juin pour la réalisation d’une résidence seniors de 163 logements dont 70% de logements sociaux sur le site de Figuerolles. À l’époque, le conseiller d’opposition (DVD) Jean-Luc Di Maria avait affirmé qu’il s’agissait « d’un choix discutable », pointant la distance du site, situé à l’angle de l’avenue Auguste-Baron et de la traverse Berthet, avec le centre-ville, « éloigné des commerces de la vie quotidienne est tout sauf adapté aux besoins de nos aînés ». Loin d’être un Ehpad, le projet, qui s’adresse aux personnes âgées autonomes, comprend des services de proximité, des salles de vie commune et des activités.

    Les élus devront également rendre un avis sur l’enquête publique du contournement autoroutier de Martigues/Port-de-Bouc, qui devait initialement s’achever le 29 octobre après un mois de discussions mais qui avait été prolongée par le préfet jusqu’au 13 novembre vu les nombreuses questions et inquiétudes que suscite l’ouvrage. Les réserves des uns et des autres seront débattues lors de la séance.

  • Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    C’est l’heure de voir ce que les Marseillaises ont réellement dans le ventre. Victorieuses de Lens lors de la dernière journée (2-0, le 21 novembre), soit leur deuxième succès de la saison après celui acquis face à Saint-Étienne
    (0-4, le 4 octobre), les protégées de Corinne Diacre, invaincues depuis le 18 octobre (6-1, le 18 octobre au Paris FC), s’apprêtent à vivre leur première confrontation avec le grand Paris Saint-Germain, vendredi (19h) au stade Francis-Turcan, à Martigues. « Ça a une saveur particulière », partage Tess Laplacette, la capitaine des Marseillaises, consciente de l’engouement autour du Classico, pour en avoir vécu quelques uns lors de ses six années passées à l’OM entre 2014 et 2020. « On va le prendre avec sérieux, comme tous les autres matches. On est sur une bonne dynamique, donc il faut et profiter de ça pour mettre beaucoup d’impact et pour essayer d’aller chercher un résultat, pourquoi pas », ajoute-t-elle.

    « La rivalité n’existe pas »

    Pour Corinne Diacre, cette confrontation face au PSG n’a rien d’un Classico. « La rivalité n’existe pas. Elles jouent la Ligue des champions. Nous, on est promus et on se bat pour jouer le maintien. Très honnêtement, pour nous, il n’y a pas de Classico. L’écart entre les deux équipes est tellement important aujourd’hui », reconnaît l’entraîneuse marseillaise, consciente de la pléiade d’internationales présentes dans l’effectif francilien.

  • La magie de Noël ouverte à tous durant trois semaines

    La magie de Noël ouverte à tous durant trois semaines

    Il a déjà commencé à s’inviter. Dans les vitrines des commerces de la ville, qui ont troqué le code couleur orange et vert pour le rouge, or et sapin. Dans les cuisines, d’où émane le doux parfum de cannelle. Dans une dizaine de jours, l’esprit de Noël, tout en générosité et en partage, aura fini d’envahir tous les quartiers de Martigues. Comme chaque année, la Ville et ses partenaires ont concocté un programme d’animations riche et gratuit.

    « Tous les événements sont pris en charge par la municipalité pour qu’ils soient accessibles à tout le monde, quel que soit son revenu », explique Marceline Zephir, conseillère municipale déléguée à l’événementiel et à la culture, particulièrement au festival des Fadas du monde et au carnaval. Tous, y compris les manèges, la roue de 9 mètres de haut qui sera installée au bout de la pointe San Crist, ou la luge gonflable qui sera installée place Gérard Tenque, le 17 décembre puis du 20 au 28.

    « Aucun quartier ni aucun public n’est oublié, avec des manifestations dans les quatre coins de la ville, pour les familles, mais aussi avec des activités dédiées aux séniors », affirme l’élue.

    De nombreux moments festifs

    À Jonquières, le marché de Noël ouvrira ses portes Esplanade des Belges, le 11 décembre, avec 22 exposants. Les illuminations seront officiellement lancées le vendredi 12 décembre à 18h, place de la Libération, avec un spectacles d’effets pyrotechniques et des parades. Le Père Noël fera son arrivée en barque sur le quai Maurice-Tessé, à Ferrières, le 13 décembre à 15h30. Le tant attendu mapping se déroulera quant à lui les 20 et 21 décembre, sur les bâtiments du quai Brescon et de la place Mirabeau.

    Côté spectacles, samedi 13 décembre, rendez-vous à 18h devant le cinéma La Cascade pour un conte moderne mêlant feu et musique, dans un univers féerique où la technologie sublime l’émotion. Un feu d’artifice sera tiré le 20 décembre, à 18h, du Théâtre de Verdure. Deux jours plus tard, au même endroit, des jongleurs de feu enflammeront la scène. Enfin, samedi 27 décembre, des drones illumineront la nuit et seront visibles depuis Sainte-Anne, à 18h. De nombreux défilés sont également programmés, les 13, 20 et 21 décembre, avec des personnages de dessins animés, le 23 décembre avec le groupe de musique Macadam qui déambulera à Jonquières et le 14 décembre pour la grande parade de Noël, avec la star de la période qui sera présente : le Père Noël.

    « Les centres sociaux organisent aussi de nombreuses activités créatives, ludiques, et des animations sportives en partenariat avec les clubs de la ville », précise Carole Gouiran, directrice à Jacques Méli, qui se réjouit : « Les gens qui ne partent pas en vacances peuvent profiter de trois semaines festives et familiales. »

    Programme complet sur le site de la Ville

  • Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    « L’accessibilité pour les sourds est très complexe », signe Anthony Berard devant les participants au Café signe de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues, samedi soir. L’adjoint (LR) de la mairie des 13e et 14e arrondissements de Marseille est venu à la rencontre des Martégaux parler accessibilité en politique.

    « Seuls sept élus municipaux en France sont sourds », avance Anthony Berard, qui s’est « investi à 15 ans » dans plusieurs associations, puis en politique en 2020. Au travers de son association, les Élus sourds, il veut « obtenir un accès à la politique comme les entendants », avec « un budget alloué aux interprètes en langue des signes pour les petites communes comme les grandes villes ».

    « Le premier sourd que je vois en politique »

    L’un des participants, sourd également, fait remarquer que « c’est la première fois que je vois un sourd en politique ». Il demande quel est le rapport entre le militantisme associatif et la politique. Anthony Berard répond que « c’est la première fois qu’on m’invite » à ce type d’échange, affirmant que « la politique doit être pour tout le monde, car nous avons tous cette envie d’être à égalité avec les entendants ».

    Une enseignante demande quel est le parcours scolaire des sourds. « Je suis allé en institut spécialisé sans entendants, puis en lycée professionnel. Maintenant, il est question d’être inclusif, soit c’est oral, soit bilingue langue des signes, soit à l’écrit. C’est un choix qui revient aux familles », détaille Anthony Berard.

    « Nous avons 9 ans de différence avec ma sœur. Elle était avec des entendants à l’école. Elle est plus autonome dans la société dans laquelle on vit », complète-t-il, sur le volet de l’inclusion scolaire. « Mon rêve est le modèle belge, où les enfants font leur choix de scolarité, mais se retrouvent tous à la pause dans le même établissement », conclut l’élu.

  • Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Le lieu est symbolique. Quatre membres de l’équipe de Gaby Charroux ont choisi la Poste de Ferrières, pour ce premier samedi de campagne après la déclaration de candidature du maire communiste de Martigues, jeudi soir. Symbolique par l’énergie dépensée par le maire et son équipe, en lien le comité de vigilance postale de Martigues, durant plus d’un an et demi, pour le maintien du bureau de Ferrières, menacé de fermeture au prétexte de la baisse de fréquentation.

    Cet usager s’en souvient. « Il y a eu pas mal de manifestations pour que le bureau ne ferme pas. Il est très utile pour beaucoup de personnes âgées qui doivent utiliser leur voiture et pour lesquelles se garer à Jonquières est un enfer », resitue Fatih Resaigui, qui vit et travaille à Martigues. « Je sais comment le maire a poussé pour maintenir le bureau de Poste », affirme-t-il, de même qu’il renouvelle sa « confiance pour défendre la Poste, mais aussi tous les services publics ».

    Confiance mais exigence

    Cette confiance de Fatih Resaigui s’accompagne, comme pour plusieurs autres Martégaux rencontrés, d’une exigence. « Il ne faut pas négliger le volet sécurité, nous avons besoin d’une police de proximité qui réinstaure le dialogue avec les gens » recommande-t-il, en précisant que « ça va de pair avec l’activité des centres sociaux ». Même son de cloche pour ce néo martégal arrivé de Pau depuis un an, qui « ne connaît pas la politique locale ».

    Christian Deprez, élu de la majorité, répond qu’« il y aura toujours à améliorer », tandis que sa collègue Marceline Zéphir (PCF) développe : « Nous voulons aussi la police dans tous les quartiers avec un rôle qui ne soit pas que répressif. »

    Grégoire Benoît, néo martégal depuis un an et demi et travaillant dans une ville voisine, pense que « c’est partout pareil, il faut se battre contre la délinquance ». Mais avant tout, le quadragénaire souligne que « Martigues est une ville chaleureuse. Mes enfants sont heureux, mon fils fait du judo et, cet été, je suis beaucoup allé à la plage de Ferrières avec mes enfants. C’est super, elle a été refaite et c’est agréable l’été avec les paillotes. »

    Face aux nouveaux arrivants, Marceline Zéphir rappelle que « cette ville est dirigée par une majorité de gauche depuis 60 ans. Ça veut dire médiathèques et crèches municipales gratuites, ou cantines peu chères, par exemple ». Christian Deprez renchérit : « Le centre d’initiation sportive permet aux enfants de découvrir tous les sports gratuitement. »

    Un bilan qui appelle d’autres propositions lors du premier atelier citoyen, prévu le 6 décembre à 10h, salle Dufy.

  • Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Est-il encore possible d’établir un dialogue entre la police et la population des quartiers sensibles ?

    Les initiatives prises par Romain Vesperini et Djamila Ouaki, deux agents de police intervenant dans les quartiers Nord de Marseille, ont montré que oui. « Nous avons travaillé en amont, avec les centres sociaux et le milieu associatif notamment, afin de voir ce qui était possible », explique Romain Vesperini.

    Avec ses équipes, ils sont allés à la rencontre des 14-16 ans, cibles privilégiées des guetteurs, à la Castellane, la Viste, Félix-Pyat, la Rose ou encore Frais-Vallon. « Nous avons senti une envie dans ces quartiers, une volonté de montrer une autre image du quotidien », témoigne Djamila Ouaki. Le football a été le vecteur naturel, « car il y avait des pratiquants dans la police et chez les jeunes ».

    Les tournois, dont le dernier en amont des Jeux olympiques, ont ainsi permis de former des équipes mixtes. Où adolescents et gardiens de la paix partageaient le même maillot, la même envie d’aller chercher quelque chose en commun.

    L’OM impliqué

    Avec le concours de la Région Sud, du préfet délégué à l’égalité des chances, du préfet de police et de la mairie des 13-14, ces tournois ont apporté un autre éclairage sur la vie dans les cités. Et grâce au concours de l’OM, le plus important a pu se jouer à l’OM Campus.

    « Pour les équipes, il y avait de belles dotations. Outre les tenues sportives complètes, les quatre qui arrivaient dans le dernier carré étaient récompensés, avec des chèques de 150 euros pour pratiquer le sport de leur choix », précise Romain Vesperini.

    Depuis que ces tournois ont eu lieu, les policiers intervenant dans les quartiers ont vu les relations s’apaiser. « Il y a même des gamins qui portent fièrement leur maillot floqué “Police” dans leur cité », témoigne Djamila Ouaki.

    Certains ont profité du chèque licence pour intégrer un club, que ce soit pour pratiquer le football, la boxe ou encore le MMA. « C’est ce qui est primordial, susciter la curiosité et l’envie de faire du sport », commente le policier.

    Le District de Provence a apprécié ces initiatives. D’autres villes, à l’image de Martigues, sont demandeuses. Et, au-delà du football, d’autres sports ont également montré un intérêt. Le rugby devrait prochainement mettre en place ses tournois. « Nous sommes également sollicités pour reprendre à Marseille. Avant, nous faisions les recherches. Maintenant, les associations viennent à nous » se réjouit Romain Vesperini.