Tag: Marseille

  • À Marseille, la défense du modèle social dans le viseur

    À Marseille, la défense du modèle social dans le viseur

    On veut des augmentations de salaires, on veut des services publics, on veut que les écoles puissent accueillir nos enfants dans de bonnes conditions, on veut des moyens pour les hôpitaux. » Micro à la main et sur le toit du fameux camion bleu des énergéticiens qui écume les pavés marseillais à chaque manifestation, Renaud Henry, le secrétaire général de la CGT Énergie, donne le ton du « deuxième round » du mouvement social, qui se déroulait ce jeudi.

    Une deuxième journée de grève et d’action à l’appel de l’intersyndicale qui a rassemblé moins de monde dans les rues de la cité phocéenne, avec 80 000 manifestants contre 120 000 le 18 septembre, dénombrés par la CGT. Mais avec une détermination intacte à l’image des discours enflammés proclamés au niveau de la banderole des énergéticiens, en grève reconductible depuis le 2 septembre dernier, entre deux clappings et fumigènes : « On ne les laissera pas faire : La rue est rouge, l’ambiance est rouge ! » Devant le camion bleu, on retrouve des centaines de gilets fluos des dockers de Fos et de Marseille, venus en nombre et à grand renfort de pétards assez bruyants pour réveiller des morts. Et juste derrière la banderole unitaire qui ouvre le cortège marseillais, ce sont les travailleurs des services publics qui sont mis à l’honneur. Un ordre bien à propos au regard de ce que prépare le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour le budget à venir.

    Ce dernier ayant annoncé « une amélioration de la retraite des femmes » sans en dévoiler plus sur le reste de ses intentions pour le prochain budget. « Pour la retraite des femmes, c’est insuffisant. Et les récentes réunions entre nos organisations et le Premier ministre laissent entendre que les coupes budgétaires de François Bayrou sont reconduites », analyse Rendy Dichri, secrétaire général de l’Union départementale Unsa 13. Franck Balliot, co-secrétaire départemental de la FSU 13, anticipe un autre mauvais coup en préparation du côté du gouvernement, qui entend mener une « réforme d’ampleur du financement de la protection sociale ». « La diminution de l’écart entre le salaire brut et net, c’est du vol pour l’ensemble des travailleurs. Cet écart, ce sont les cotisations sociales. Cela veut dire qu’ils vont s’en prendre à la sécurité sociale, un bien commun », développe-t-il. En clair, l’exact inverse des demandes de l’intersyndicale : « Au contraire, il faudrait étendre les services publics à l’énergie, l’eau, le numérique, les médicaments avec un pôle public. » Un avis partagé par la secrétaire de l’Union départementale CGT 13, Jessica Jadé : « Pour pouvoir poursuivre leur politique de casse sociale, tout est bon ! Quand ils disent “rapprocher le salaire brut du net“, c’est en réalité réduire la part de cotisations des patrons sur nos salaires, encore un cadeau au patronat ! »

    À l’instar des pancartes bien senties des manifestants, comme « Du pognon, pas des canons » ou encore « L’éducation et la culture ne sont pas des marchandises », la syndicaliste rappelle « qu’il y a d’autres choix à faire ». Et appelle surtout à « travailler à ancrer la grève pour monter le rapport de force ».

    Reste à savoir comment la suite du mouvement se dessinera. Au niveau des Bouches-du-Rhône, l’UD CGT 13 appelle à une journée de mobilisation, le 9 octobre prochain. Nul doute que d’ici là, les militants en sauront plus sur le budget et le gouvernement que prépare Sébastien Lecornu.

  • L’artisanat italien célébré sous toutes ses formes à la foire

    L’artisanat italien célébré sous toutes ses formes à la foire

    Parmesan, coppa, huile d’olive ou limoncello : aucun doute, les produits italiens ont une place particulière dans le cœur des habitants de Marseille. À l’occasion de la Journée de l’Italie, organisée par la Chambre de commerce italienne et le Département des Bouches-du-Rhône, les visiteurs de la foire étaient invités à (re)découvrir le savoir-faire de la péninsule.

    Un port d’attache pour

    les Italiens

    « Chaque année, ce pavillon est un passage obligatoire », affirment Anna-Lisa et Ilaria en se dirigeant vers le Hall 1. Les deux expatriées, originaires de Bari (Pouilles), profitent de ce rendez-vous annuel pour se reconnecter à leur pays : « C’est comme si on était à la maison le temps d’une journée. »

    Côté exposants, la foire est aussi un rendez-vous incontournable. « Nous avons d’excellents rapports avec les consommateurs marseillais, qui apprécient beaucoup les fromages de brebis ou de bufflonne », explique Matilda, productrice de fromages à Crémone (Lombardie). Si la gastronomie attire, les artisans italiens proposent divers produits (décoration, mode…).

    Cent ans après sa première participation à la foire, l’Italie tient à mettre en avant son lien avec le territoire. « Notre présence témoigne de la profondeur des relations qui unissent nos deux nations », applaudit Fabio Monaco, consul général d’Italie à Marseille.

  • Anthony Gonçalves élu chef de file des communistes de Marseille

    Anthony Gonçalves élu chef de file des communistes de Marseille

    Réunis en assemblée générale à Marseille, « en présence d’un grand nombre de militants, les communistes de la ville ont désigné ce soir à l’unanimité Anthony Gonçalves », indique le PCF 13.

    Interne des hôpitaux de Marseille à 23 ans, docteur en médecine à 26 ans, docteur en sciences et spécialiste en cancérologie à 30 ans, Anthony Gonçalves, 54 ans, est professeur de médecine à Aix Marseille Université, coordinateur du département d’oncologie médicale à l’Institut Paoli-Calmettes, le centre de lutte contre le cancer de Marseille. Il est un expert national reconnu dans le domaine des cancers du sein et des nouveaux médicaments du cancer. Engagé depuis 2014 au PCF, il est élu au conseil national du PCF lors du congrès de Marseille, en 2023.

    Anthony Gonçalves est issu d’une famille populaire d’origine portugaise. Son père était coiffeur à Toulon, dans le quartier Saint-Roch. Passionné de football et père de trois enfants, jamais élu, il incarne désormais le renouveau communiste à Marseille où ses camarades le décrivent comme « sincère », « désintéressé » et « à l’écoute ».

    Les communistes marseillais ont également adopté à l’unanimité, « 12 priorités pour construire la Marseille des jours heureux », en situant le PCF « au cœur du Printemps marseillais et du monde du travail ». Nous y reviendrons dans notre édition du week-end.

  • Stéphane Ravier soutient Franck Allisio (RN) pour les municipales à Marseille

    Stéphane Ravier soutient Franck Allisio (RN) pour les municipales à Marseille

    Le parlementaire, ex-RN et ex-Reconquête !, a déclaré, dans un entretien à La Provence et BFM Marseille : « J’ai décidé de ne pas être candidat et d’apporter mon soutien sans réserve à Franck Allisio ».

    Stéphane Ravier laisse donc le champ libre au député RN de la 12ᵉ circonscription des Bouches-du-Rhône Franck Allisio, candidat du parti présidé par Jordan Bardella, dans la cité phocéenne, depuis juin dernier.

    « Le sacrifice est grand, car non seulement je ne serai pas tête de liste, mais je ne serai pas candidat du tout. Ni sur la liste municipale, ni même sur la liste des 13 et 14e arrondissements », a précisé Stéphane Ravier.

    Lors des élections municipales à Marseille, en 2020, la liste du Rassemblement national, alors portée par Stéphane Ravier avait récolté près de 20% des suffrages lors du second tour, se plaçant ainsi en troisième position.

    Par ailleurs, le sénateur est accusé de favoritisme dans l’attribution d’un marché public quand il était maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille et sera jugé le 2 décembre prochain.

  • De faux coursiers pour une vraie arnaque

    De faux coursiers pour une vraie arnaque

    Ne pas répondre au SMS réclamant des informations bancaires et couper court à toute conversation avec un interlocuteur se présentant comme son banquier… Des recommandations simples et qui peuvent sembler évidentes. Sauf que. L’arnaque dite du « faux coursier » a visiblement le vent en poupe a alerté ce mercredi 1er octobre, depuis l’Évêché à Marseille (2e), le commissaire Grégory Petri, adjoint de la division criminalité territoriale au sein du SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire).

    Il ne dispose pas de chiffres, mais il l’assure : depuis cet été, ce genre de délinquance est en forte augmentation et « aucune ville du département des Bouches-du-Rhône n’est épargnée ». Telle cette affaire remontant au 24 août, concernant un couple de personnes âgées domiciliées à Aix, « peu au fait des nouvelles technologies », raconte Grégory Petri, et dont on ne sait pas comment le numéro de téléphone a été piraté. Mais, contacté par un faux conseiller bancaire qui l’alerte de possibles mouvements frauduleux sur son compte, il se laisse convaincre de remettre à un coursier, dans une enveloppe, sa carte bleue avec le code, pour tout bloquer et la détruire.

    Un mode opératoire bien rodé

    Un préjudice de « 4 300 euros », précise le commissaire, le faux coursier en train de retirer de l’argent avec la carte volée ayant été interpellé en flagrant délit, pris par la vidéosurveillance. Mais on peut rapidement atteindre des sommes plus importantes en fonction du plafond de paiement et de retrait de la carte bleue ou quand les victimes s’enchaînent, avertit le commissaire.

    Il s’agissait auparavant de baratiner au distributeur de billets ou au parcmètre pour délester des personnes vulnérables, mais les auteurs « ont revu leur mode opératoire », a pu remarquer Grégory Petri. La technique se révélant, cette fois-ci, disons plus psychologique. « La conversation peut durer plusieurs heures » a-t-il pu constater, il s’agit « à la fois de créer un lien de confiance et de faire peur », en insistant notamment sur l’urgence de la situation. Hameçonnée puis dépouillée, la victime ne porte pas toujours plainte. « Ce que nous l’incitons à faire au moindre doute au commissariat ou en ligne sur la plateforme “ma sécurité” », insiste Grégory Peri. D’autant que « cela peut être compliqué après pour être indemnisé car elle a remis sciemment ses informations personnelles », rappelle-t-il.

    S’ils parviennent à retrouver lesdits coursiers, des « petites mains », recrutées au niveau local, souvent avec une annonce à la demande sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas sans rappeler les usages en matière de narcotrafic, les policiers ont beaucoup plus de mal à s’attaquer au « haut du spectre », convient le commissaire. Des réseaux dont on ne sait pas grand-chose pour le moment. Quant au hameçonnage, sur le web, tout se vend, tout s’achète, un fichier de données personnelles piratées pouvant coûter 15 000 euros.

    Le meilleur moyen reste donc d’éviter de se faire abuser, insiste Grégory Petri. « La seule interaction avec sa banque ne peut être que physique ou de sa propre initiative, aucun conseiller bancaire ne demande d’informations par téléphone, cela n’existe pas », martèle-t-il.

    Toujours pour sensibiliser le public, des prospectus vont être disposés dans les banques, les commissariats et autres lieux publics.

    « Un conseiller bancaire ne demande pas d’informations »

  • Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    L’entrée dans le mois d’octobre correspond au début du Mois de l’inclusion par le sport. Ce dispositif est lancé pour la première fois à Marseille et il est unique en France. Dans la continuité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, la Ville met en avant toutes les catégories de l’inclusion (handicap, jeunesse, citoyenneté, santé, égalité hommes-femmes etc.) avec le sport comme levier d’unité.

    Les 31 jours de l’événement sont portés par les associations Courir pour la mémoire et Marseille en rose, ainsi que les clubs Algernon et le SCO Sainte-Marguerite. Ces quatre structures ont reçu l’aide de la Direction régionale des finances publiques pour organiser ce mois de partage. Quatre temps forts viendront rythmer octobre, dirigés par les quatre encadrants cités.

    Une réunion sur la santé et la lutte contre le cancer du sein (4 et 5 octobre), des tables rondes et des courses réalisées par Algernon et Courir pour la Mémoire, les 11, 12 et 17 octobre et 23 novembre. Le dimanche 26 octobre, des jeunes de quartiers prioritaires pourront courir l’emblématique semi-marathon Marseille – Cassis, grâce à des dossards donnés dans le cadre du Mois de l’inclusion par le sport. Pour lancer les hostilités, ce jeudi entre 10h et midi, un Forum de l’inclusion par le sport se déroulera au siège de La Provence, partenaire du dispositif.

  • Les Spartiates repartent de l’avant contre Briançon

    Les Spartiates repartent de l’avant contre Briançon

    Marseille s’est repris. Après une lourde défaite sur le glaçon niçois, les Spartiates ont fini par dominer Briançon, bon dernier du championnat avec zéro victoire. Une victoire 3-1, confirmée après un dernier temps incandescent.

    Il a fallu une bonne période pour voir la première réalisation des Spartiates. Face à des Diables lanternes rouges de la Ligue Magnus, les Marseillais ont d’abord dominé. Une occupation de la glace nette et une pression importante sur la cage haut-alpine. Après quelques tentatives probantes, les visiteurs ont connu un bon passage. Pas de quoi refroidir Marseille, qui ouvre finalement le score à 2 minutes et 41 secondes du terme du tiers-temps. Un palet placé devant le but a été poussé au fond par Kalle Myllymaa.

    Les esprits se sont échauffés lors des 20 minutes suivantes. Pas au point de faire fondre la glace, mais les deux équipes ont montré de la nervosité, avec plusieurs bagarres coup sur coup. Quelques mises en prison de la part des arbitres, qui ont logiquement sanctionné les principaux intéressés. Quant au jeu, le score n’a pas évolué durant cette période. Le portier phocéen Libor Kasik a dû s’interposer à plusieurs reprises pour éviter l’égalisation des Diables Rouges. Ce dernier a finalement été élu homme du match grâce à une prestation aboutie. Les plus de 4 000 spectateurs du palais omnisports ont sans doute vécu de plus belles soirées, mais, à ce moment du match, les Spartiates menaient bien.

    57 secondes, c’est le temps nécessaire aux Marseillais pour inscrire leur deuxième but, dans le dernier tiers-temps. Jan Dufek a été crédité de cette réalisation, mais c’était bien le dos du gardien briançonnais qui a poussé la rondelle au fond des filets. Un break important et décisif pour des locaux, en place défensivement, dans ce match pourtant éprouvant physiquement.

    Malgré une réaction de Briançon dans les dernières minutes, le succès est assuré grâce à un but en cage vide de Flavian Dair. Le joueur est allé marquer de loin, avec un palet à ras des patins d’un adversaire. Les Diables ont tout tenté pour recoller, en vain. Une victoire donnant de l’air aux Spartiates, bien installés au 5e rang, juste derrière Nice. Les Pionniers de Chamonix se trouvent maintenant à cinq points des Phocéens

    6e journée de Synergie Ligue Magnus

    Palais omnisports (4 000 spectateurs)

    Buts : Myllymaa (17e), Dufek (41e), Dair (58e) ; Pouncy (52e)

    Marseille : Gourdin – Bourgeois, Coulaud, Lindgren, Corvez, Cantagallo, Ruusu – Dufek, Thompson, Lavoie, Stromberg, Welsh, Daia, Colotti, Joubert, Bouvet, Tavernier, Myllymaa

    Entraîneur : Luc Tardif Jr

    Briançon : Thirion – Chausserie-Laprée, Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Abramov, Persson, Dubois, Reynaud, Collin, Dorfman

    Entraîneur : Pierre Bergeron

  • Des Olympiens de plus en plus épatants sur le terrain

    Des Olympiens de plus en plus épatants sur le terrain

    Après le Paris Saint-Germain et Strasbourg, les Olympiens ont ajouté l’Ajax Amsterdam à leur tableau de chasse. Ils se sont collectivement métamorphosés depuis le déplacement à Madrid, à l’occasion de la première journée de la Ligue des champions. Mais Roberto De Zerbi estime que le « déclic » est apparu plus tôt dans la saison : « Je pense que quelque chose a changé quand le mercato s’est terminé. […] La bonne humeur est revenue, l’optimisme aussi. J’aime la façon de travailler de mes joueurs, le plaisir qu’ils prennent et la relation qu’ils créent avec les supporters »

    L’entraîneur italien est aussi ravi de la prestation d’Igor Paixão, l’homme de la soirée, mardi, avec un doublé et une passe décisive délivrée face aux Néerlandais. « Avec le staff technique, on a cherché à augmenter son temps de jeu au fur et à mesure et ce soir (mardi) il a marqué. Déjà à Strasbourg, on a vu des choses différentes », a souligné le technicien italien en conférence de presse d’après-match, conscient que cette prestation de haute volée a permis à l’ailier brésilien de refaire le plein de confiance. « J’ai eu une blessure de quatre mois, donc je suis très heureux de cette opportunité et de l’équipe. Nous avons joué un bon football et marquer mes deux premiers buts ici au Vélodrome est quelque chose de spécial », a souri l’ancien pensionnaire de Feyenoord, dont la prestation a été jugée « épatante » par Medhi Benatia.

    Le directeur du football s’est également enflammé pour Nayef Aguerd et Arthur Vermeeren. Concernant le défenseur international marocain, « c’est un joueur de niveau international, il s’est adapté rapidement et communique dans plusieurs langues. Il apporte calme et sérénité, que ce soit dans la relance ou dans les replis. Pour moi, en plus d’être un très bon joueur, c’est un leader. Et on en avait besoin », ajoute le bras droit du président Pablo Longoria.

    Vermeeren tape dans l’œil

    Parmi les grandes surprises affichées par Roberto De Zerbi, la première titularisation du milieu belge Arthur Vermeeren, qui a permis à Pierre-Emile Højbjerg de souffler avant de rejoindre la sélection danoise lors de la prochaine trêve internationale, s’est révélée être une bonne surprise. « Arthur est un super joueur. On avait déjà essayé de le recruter l’an dernier. Pour son âge, il joue déjà comme un ancien. Premier match au Vélodrome, il était très tranquille. Techniquement, toujours orienté, toujours en mouvement. C’est un vrai joueur de football. Même s’il n’est que prêté, si le projet lui plaît et s’il enchaîne ce genre de prestations, on pourrait le voir ici pour plusieurs années », a estimé Medhi Benatia, persuadé que tout le monde aura son rôle à jouer dans une saison chargée entre les compétitions en club et celles en sélection.

    « On ne doit pas avoir peur d’utiliser les autres joueurs de l’effectif. On doit donner à tout le monde le même respect et la même attention » , a insisté l’entraîneur olympien, dont l’esprit est déjà tourné vers le déplacement à Metz, « une équipe vive, physique, qui sait défendre » malgré sa position de lanterne rouge en championnat.

  • Un personnage qui incarne un appel à se dé-chaîner

    Un personnage qui incarne un appel à se dé-chaîner

    Il restera évidemment anonyme pour préserver la puissance du personnage. Juché sur le camion de la CGT énergie ou devant la banderole, d’aucuns l’appellent « le diable ». Une apparition casquée, mélange de Mad Max et de bestiole à cornes diabolique, équipée de chaînes, effrayante et galvanisante. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, c’est un « martyr » au sens premier et profond, aux accessoires et à l’attitude savamment calculés. « La mort, les tourments, la souffrance du monde ouvrier qu’on enchaîne, anonyme, rebelle et qui n’accepte pas cette condition. C’est ça que je voulais représenter », explique-t-il, où loin de « toute fanfaronnade », « tout a un sens ». Du bokken, sabre de bois japonais, à la cravache, « pour montrer aux gens qu’on abuse d’eux, qu’ils acceptent une certaine soumission », pétris par le « discours dominant ».

    « Je voulais montrer, aussi, qu’il ne faut pas être faible avec les forts, que le monde ouvrier va se battre », ajoute-t-il. Au fil des réunions syndicales, le personnage est venu « tout doucement » s’imposer. L’idée : mettre en image le discours des « copains, qui ont de la faconde », au micro. « Moi, je suis là pour les épauler, pour choquer, marquer », poursuit-il. Heureux que les « gens viennent le voir après la manif » pour le remercier de sa présence, il ne se voit pas en « étendard ».

    Car pour ce gars du Nord, né d’un immigré arraché à son soleil italien pour se retrouver au fond d’une mine de Lorraine, l’engagement coule de source. « Mon père était syndiqué, militant, et entre mineurs, ça discutait sévère ! J’ai baigné là-dedans et connu tôt la violence du monde du travail », raconte l’énergéticien qui, à 14 ans, avant d’aller à l’école, faisait « les postes », se réveillant à 3h30 le matin pour descendre au fond, malgré ses capacités artistiques remarquées par la prof de dessin.

    L’énergie, un bien vital

    Un avenir tout tracé. Mais, revenu de l’armée à 19 ans, il voit s’envoler la promesse d’embauche. La France misant sur l’atome, le charbon, c’est fini. « Né en 68, j’ai fait partie de la dernière section, celle qui n’a pas été prise pour les houillères, j’ai passé un examen pour rentrer à EDF », poursuit-il. Au sein du service public de l’énergie, il retrouve les « valeurs et l’esprit de famille » de la mine, se syndique à la CGT.

    « Je savais ce que c’était de défendre un bien indispensable, fondamental », insiste-t-il avant d’évoquer une lente dégradation. Il se souvient de la privatisation d’EDF en 2005, où « on voulait se partager le gros gâteau ». Et de marteler : « on a voulu être compétitif, mais de quoi ? Comment l’imaginer quand on parle de quelque chose de vital ? » L’alignement du prix de l’électricité nucléaire sur celui du gaz, à la merci du marché, le révolte tout autant. « [Indépendants], on aurait dû être des nababs ! » balance-t-il.

    Parce qu’il n’accepte pas de vivre dans « un pays qui crève la faim, qui a peur, où on ne peut plus vivre dignement de son travail », il sera là ce jeudi. Et de lancer : « J’ai envie de dire aux gens libérez-vous de vos chaînes, osez vous fédérer, osez dire que vous n’êtes pas d’accord avec des réformes qui ne sont bonnes ni pour vous ni pour vos enfants. »

  • Des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais

    Des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais

    Dans l’aile gauche du stand « Fabriqué à Marseille », Doriane Savoye et Stéphanie Borelli font tourner les têtes, avec modération, en proposant leurs vermouths. La promesse de La Funambule, « la fufu » pour les intimes : des vermouths fruités, de saison, et 100% marseillais. « Enfin du nouveau pour l’apéro ! », lit-on sur les affiches et flyers.

    « Stéphanie, qui est cheffe cuisinière, construit ses vermouths comme elle construirait un plat », explique son associée. Une attention particulière portée aux accords de saveurs, donc, mais aussi à la saisonnalité des produits. Avec des recettes renouvelées tous les 60 jours, les productrices ne travaillent que par « micro-cuvées de saison », une cuvée représentant « 100 à 300 bouteilles », précisent-elles.

    Sur le stand de la foire, quatre parfums sont proposés : le classique « Ramène ta fraise », les nostalgiques de l’été « Garde la pêche » et « Cherry-moi », et enfin le plus farfelu « Tu me fends le cœur », obtenu à partir de peaux d’artichaut et pamplemousse.

    En plus de ses vermouths, la marque marseillaise réutilise ses fruits macérés pour fabriquer des confitures. Un produit « qui nous permet d’être dans une démarche zéro déchets », se félicite Doriane Savoye.

    Un atelier cocktail sera proposé le 3 octobre.