Tag: Marseille

  • Une traversée de l’histoire dans l’œil des Detaille

    Une traversée de l’histoire dans l’œil des Detaille

    Une reproduction historique d’un atelier photographique du XIXe siècle accueille le visiteur. La chambre photographique en impose, majestueuse. Gérard Detaille, qui représente la troisième génération de la célèbre dynastie de photographes, a raconté cette aventure sur trois générations, lancée avec son grand-père, lors de la présentation de l’exposition, jeudi. L’événement fait figure de petite révolution au Musée d’histoire de Marseille.

    Le ministère de la Culture l’a labellisée au titre du « Bicentenaire de la photographie », qui se tiendra de septembre 2026 à septembre 2027. L’exposition présente les clichés de la cité phocéenne pris par les membres de cette famille.Si Nicéphore Niépce réalisait le premier cliché de l’Histoire en 1824, c’est en 1860 que Fernand Detaille pose les premières fondations de l’œuvre familiale qui donne à voir Marseille à travers le temps, sous tant de visages.

    « Portraitistes »

    L’histoire débute lorsque Nadar, photographe, lègue son atelier situé sur la Canebière (numéro 77) à Fernand Detaille (1875-1954), tombé amoureux de la mer. Rien ne prédestinait ce « jeune garçon de famille modeste, au père tonnelier et sans un sou, à partir à Genève, chez le grand photographe Boissonnas, qui le guida vers Nadar », témoigne le dernier de la lignée. C’est le début de l’empire.Le fils Albert (1903-1996) prend la suite en 1950, apportant poésie et sensibilité. L’atelier devient un lieu de rencontres effervescent de personnalités et journalistes. Son objectif capturera ainsi Joséphine Baker, de Gaulle ou Marcel Pagnol… Gérard, né en 1948, raconte reprendre le studio en 1971. « À l’atelier, mon père quittait la table pour aller sortir les plaques du bain. En fait, les Detaille étaient ouvriers à la maison, hommes du monde dehors et artistes quand il fallait », confie celui qui sera le modernisateur et qui introduira une dimension panoramique et aérienne aux clichés.

    Mille Marseille défilent au fil des décennies : aménagement de la ville, transformations modernes, la guerre, les mariages, les métiers, les baptêmes… « Nous étions des portraitistes intimes de la ville », conclut Gérard Detaille. L’exposition présente 225 photographies, quatre grands appareils photos anciens et autres objets emblématiques qui font remonter le temps.

    Jusqu’au 30 octobre 2026, 2 rue Henri-Barbusse (1er). Gratuit

  • Lorris Canovas, prêt à accueillir ses anciens copains alsaciens avec le CNM

    Lorris Canovas, prêt à accueillir ses anciens copains alsaciens avec le CNM

    Après leur triomphe à Barceloneta en Ligue des Champions mercredi soir (11-12), les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille retrouvent l’Hexagone, ce samedi (à 18h) au bassin Pierre-Garsau, pour disputer la rencontre phare du championnat national face à la Team Strasbourg. Et parmi eux figure un ancien pensionnaire du bassin alsacien : Lorris Canovas.

    Le défenseur-pointe international français de 24 ans, débarqué dans la cité phocéenne lors de la dernière intersaison, a disputé quatre saisons dans l’Est. « C’était la première fois que je partais de Nice, dont les objectifs commençaient à redescendre un peu », raconte le Maralpin d’origine. « Je me suis dit que Strasbourg était un club qui allait me faire passer un cap dans ma carrière. J’ai beaucoup appris là-bas, avec des joueurs d’expérience », poursuit l’ancien coéquipier d’Hugo Fontani, le gardien phare de l’équipe de France.

    Dans la capitale de l’Europe, Lorris Canovas a découvert le plus haut niveau. Ses bonnes performances lui ont permis de vivre ses premières sélections avec les Bleus, où il a pu faire la connaissance d’un certain nombre de poloïstes du CNM. « Je savais que mon prochain objectif était de rejoindre Marseille, qui est le meilleur club français », souligne-t-il, conscient qu’il était temps pour lui de passer dans un environnement plus compétitif. « Le niveau est très haut ici. Tous ces très bons joueurs sont tout le temps en concurrence, ils travaillent avec beaucoup d’acharnement et sont toujours amenés à se dépasser. C’est un mélange dont j’ai besoin pour progresser », ajoute celui apprécie l’exigence de son nouvel entraîneur Milos Scepanovic.

    Au bassin Pierre-Garsau, le Niçois a retrouvé des visages familiers. D’abord celui de Marc Amardeilh. L’adjoint du technicien monténégrin a séjourné deux saisons sur le banc strasbourgeois. Puis celui d’Andréa De Nardi, qu’il connaît depuis son enfance. « C’est son père qui m’a appris à nager et qui m’a initié au water-polo », raconte Canovas, lors de vacances passées dans un village dans les montagnes près de la cité des Anges. Ils se sont retrouvés quelques années plus tard, lorsqu’il a intégré l’Olympic Nice Natation, où il a évolué avec le petit frère d’Andréa. Le water-polo, c’est très souvent une histoire de famille.

  • [Chefs-d’œuvre des musées] Au musée Cantini, pénombres et vitrages, un diptyque de Leonardo Cremonini

    [Chefs-d’œuvre des musées] Au musée Cantini, pénombres et vitrages, un diptyque de Leonardo Cremonini

    Cremonini s’était établi à Paris en 1951, son atelier se situait en haut d’un immeuble de la rue de Buci. Dans la vie quotidienne, c’était un personnage de très fine culture, disputeur et généreux. Ses compatriotes Moravia, Calvino et Umberto Eco, en France Louis Althusser, Régis Debray et Gilbert Lascault ont accompagné son œuvre. Ses étudiants des Beaux-Arts de Paris l’appréciaient, visitaient ses expositions chez le proche galeriste Claude Bernard. L’acquisition de ce tableau de long format par le musée Cantini s’effectua en 1984 ; une fois de plus, un achat dû aux initiatives de Germain Viatte.

    Une franche séparation, des verticales dures régissent cette toile. En dépit de la richesse des couleurs et de l’irrationalité des situations, on n’échappe pas à l’empire de la géométrie. À gauche l’obscurité est tempérée par le tamis d’un lustre. Des silhouettes de gamins que le peintre a souvent clonées s’agitent. Des maillots de bain sans innocence, des trognes lourdement nourries et pas complètement éveillées trimbalent maladroitement de grands châssis : on pourrait imaginer l’inquiétude et la cruauté d’un rêve, l’atmosphère d’un cambriolage.

    À droite, en contraste avec la resserre où des tableaux sont suspendus, un arrière-fond de plage avec des cabines de douche se précise. Trois autres gamins fourgonnent un second déménagement, transportent chaises et fauteuils. Des coulures délibérément bâclées interviennent au niveau de la poignée d’entrée. La clarté de la mise en scène n’est pas parfaite puisqu’à cause des reflets et des traînes de buée de la porte-fenêtre, tout est perçu au travers d’un délavement et d’un retrait partiel de la lumière du soleil, Cependant, malgré ces conflits, ces griffures et ces corrosions du réalisme, rien n’est vraiment rebutant dans ce tableau. Un mystérieux renversement s’opère. Ce qui prévaut chez Leonardo, ce sont les énigmes, les joies et vivacités d’une peinture qui sait parfaitement ce qu’elle peut devoir aux fresques du Quattrocento, aux splendeurs de Velasquez ainsi qu’aux meilleurs moments de l’inventivité surréaliste, Balthus, Max Ernst et Chirico.

    Les chassis-barrages, Leonardi Cremonini

    format 152 x 200 cm

  • Des étoiles et des méduses, Pascaline Zicavo accueille Bernard Moninot

    Des étoiles et des méduses, Pascaline Zicavo accueille Bernard Moninot

    Ce sont des rythmes, une respiration, des dimensions ironiques ou bien des couleurs festives. C’est sensuel, fluide et imprescriptible. L’élégance et la fraîcheur du blanc des murs finement repeints évitent les écueils, le minimalisme ou bien l’abstraction rigides : une joyeuse cohérence s’impose clairement.

    Pascaline Zicavo est née en 1962 à Nice. Dans le commerce de l’art, elle est tardive. Plutôt nomades, ses parents lui ont donné la chance d’une double culture, elle a vécu à Barcelone jusqu’à l’âge de 17 ans. Franco-espagnole de cœur, elle parle volontiers avec autrui. À cause de leurs qualités graphiques, elle continue d’aimer acheter des livres d’enfant. Très jeune elle a passionnément fréquenté Vence et Saint-Paul de Vence, la galerie Chave et la Fondation Maeght. Elle estime que son défaut majeur serait d’être trop réfléchie, plutôt méticuleuse.

    Pour appréhender le monde, sa plus fidèle clef reste sa formation scientifique : elle a poussé loin ses études de biologie à Luminy, elle s’est durablement et volontiers vouée à son métier d’ingénieure. Jusqu’à ce que surviennent des ruptures dans sa vie. Un ancien atelier d’artiste s’étant libéré, elle a soudainement décidé en 2008 d’ouvrir une galerie. Son lieu craignit longtemps le qualificatif d’« invisible » qu’elle lui avait donné, à la fois par sincérité et par goût de la provocation.

    Foires et Salons, décentrements

    On a souvent pour axiome qu’une « vraie » galerie ressemble à sa galeriste. Pour elle et ses artistes, ce fut une chrysalide, un creuset. Son quartier s’est transformé : quand elle inaugure son espace, le Panier n’a pas la capacité d’attraction qu’il développe pour le meilleur et pour le pire, depuis 2013. Au fil des ans, la donne s’est éclaircie, Pascaline Zivaco a noué de solides complicités avec des collectionneurs privés, avec les Amis du Frac-Sud de Catherine Bollini, le Château de Servières de Martine Robin, la Chapelle des Pénitents Noirs d’Aubagne de Coralie Duponchelle ainsi qu’avec la galerie La Nave Va de Pierric Paulian. Avant qu’il ne quitte Marseille, le directeur du Frac, Pascal Neveux l’a convaincue d’accroître ses potentialités et de louer un stand à Paris pendant le Salon de Paris Drawing Room de mars 2024, avec une exposition solo d’Olivier Gruber, l’artiste-phare de sa galerie.

    Prendre le risque de montrer des artistes hors Marseille est une question de survie, le marché local est terriblement étroit. Le franc succès du premier essai l’a conduit à renouveler l’expérience dans d’autres cités européennes, Bruxelles en octobre 2024, ensuite Lisbonne et Santander en juillet 2025. Pour l’édition 2026 de Drawing Room, Invisible Galerie espère être sélectionnée : son projet regroupe des travaux d’Olivier Gruber, Joseph Dadoune et Guillermo Peñalver.

    L’exposition qu’elle présente actuellement autour de Bernard Moninot, artiste proche de Bernard Noël et de Jean-Christophe Bailly, exposé à la Fondation Maeght en 2022, s’est décidée en écho avec les manifestations programmées par le Cipm de la Vieille Charité autour de Liliane Giraudon, sa commissaire Cécile-Marie Castanet l’a aidée pour le choix des œuvres. « Ombre sonore » réunit une trentaine de petits formats à l’intérieur desquels on retiendra deux étonnantes merveilles. D’abord les très fines structures d’un objet multidirectionnel qui assemble des cordes de piano et d’énigmatiques formes étoilées de cinq millimètres de diamètre, des fossiles de pentacrine dont l’improbable survivance date de deux cent millions d’années ; pendant son enfance dans le Jura, leur assembleur aimait les collecter lorsqu’il les découvrait parmi les vignes après des heures de pluie,

    Ensuite, réalisée en avril 2025, une série de quatorze formats titrée Méduses. Quand bien même on aperçoit conformément à l’iconographie de la Renaissance des visages mortels et des têtes coupées en surimpression sur un fond noir, rien n’est exactement tragique dans l’apparition des fils lumineux de ces très singulières et très fascinantes bestioles : Bernard Moninot aime dire qu’une écoute, une perception aigüe des formes de l’univers sont beaucoup plus riches et inventives que notre imagination.

    Exposition Bernard Moninot, 2 rue du Petit Puits jusqu’au 29 novembre, ouvert du jeudi au samedi de 14 à 18h,
    tél : 06.18.17.27.82

  • Roberto De Zerbi veut que l’OM sorte les crocs à Auxerre

    Roberto De Zerbi veut que l’OM sorte les crocs à Auxerre

    Roberto De Zerbi n’a toujours pas digéré le nul concédé face à Angers (2-2), mercredi. D’autant plus qu’il survient après deux défaites en déplacement, à Lisbonne, en Ligue des champions, puis à Lens. À chaque fois, l’OM a encaissé deux buts. « Je ne comprends pas pourquoi nous en encaissons autant en ce moment », soupire-t-il.

    Le voyage à Auxerre, qui avait corrigé deux fois son équipe la saison dernière, est-il le bon remède pour se soigner ? « Ces matches, ce ne sont pas de bons souvenirs. Mais nous les avons digérés et ont sans doute été utiles et font partie du passé », souligne l’entraîneur marseillais. Lui demande à ses joueurs de montrer qu’ils ont les moyens de sortir la tête du sac.

    « Je veux voir des gars réagir. Se comporter en rebelles, sortir les crocs. Qu’ils aillent chercher les ressources dans leur tête », insiste Roberto De Zerbi. Néanmoins, il devra composer avec un groupe encore plombé par les absences. « C‘est le point noir qui me rend nerveux. Nous avons 7, 8 joueurs blessés », détaille-t-il. S’il a été rassurant concernant Bilal Nadir, « c‘est une chute de tension », il est plus pessimiste au sujet d’Hamed Traoré. « Les choses n’évoluent pas bien en ce qui le concerne et il est loin de la guérison. »

    Du côté des joueurs, Emerson donne le ton. « C’est le moment de tourner la page. Montrer que nous sommes l’OM qui a battu le PSG cette saison. »

  • Entre rap et camions de pizza, la Plaine à la sauce Escobar

    Entre rap et camions de pizza, la Plaine à la sauce Escobar

    Pascal Escobar n’écrit pas sur Marseille comme on rédige un post Insta. Il la traverse, la fouille, la raconte avec ses failles et ses fulgurances. Avec La Plaine, deuxième volet d’une trilogie entamée en 2023 avec Belle de Mai, l’auteur marseillais poursuit son exploration sociale et politique de la ville, à travers les yeux de Stanislas Carrera, un détective privé et ancien éducateur dans la protection de l’enfance. Son alter ego romanesque.

    « Condensé d’humanité »

    « Le moteur littéraire principal, c’est l’envie de parler de Marseille », confie « Pachuco ». Né à Saint-Henri (16e) où il a dans sa jeunesse usé ses crampons sur le front de l’attaque des équipes jeunes, ce « pure rocker de la Plaine » a vécu pendant des années rue de l’Olivier, au cœur d’un quartier qu’il a appris à connaître sur le bout des doigts. Et ce n’est pas pour rien si les mots de Pascal Escobar sont empreint d’une rugueuse tendresse : « La Plaine, c’est ce que Marseille a à offrir de mieux, la mixité, la vie nocturne, les clubs, les bars, les salles de concerts. C’est un endroit ou toutes les populations se croisent encore, et sans trop de friction. C’est un condensé d’humanité qui provoque chez moi une envie d’écrire. »

    Dans La Plaine, l’intrigue principale suit Esmeraldo Platinium, rappeur du coin propulsé au sommet du hip-hop français, menacé de mort à la veille d’un concert au Vélodrome affichant complet. Mandaté pour enquêter, Stanislas Carrera plonge au cœur du milieu du rap marseillais, entre banditisme, tensions sociales et motivations humaines obscures. En parallèle, une série d’attaques à la grenade lacrymogène vise des camions de pizza aux quatre coins de la ville, et derrière eux l’entente, le syndicat qui les fédère.

    Sur fond d’« autodérision », Pascal Escobar assume volontiers « le loufoque et le pagnolesque ». « Je suis obsédé par les pizzas et les camions de pizzas qui sont une belle spécialité marseillaise », glisse-t-il en riant. L’humour ici est un contrepoint. Son roman est traversé par une écriture sensible, parfois lyrique, porté par des personnages fantasques comme Fruits et Légumes, l’associé et cousin de Carrera, souvent source de répliques absurdes et décalées. Si l’auteur « assume complètement l’étiquette polar marseillais », il rejette toute filiation avec des auteurs de la trempe de Jean-Claude Izzo. « Je respecte sa carrière, le personnage, son envergure, il est incontournable mais je suis d’une autre écriture, d’une autre génération, j’ai d’autres influences », précise Pascal Escobar. Lui se revendique plus volontiers de la lignée de l’auteur barcelonais Manuel Vázquez Montalbán, le père du détective Pepe Carvalho…Le troisième tome de cette trilogie, Pointe Rouge, en cours d’écriture, abordera « les quartiers du pouvoir économique et politique ».

    La Plaine, de Pascal Escobar, édition Le Mot et le Reste (2025), 264 pages, 22 euros.

  • [Cancer du sein, toutes concernées 3/3] Mastectomie et reconstruction : cela ne concerne que 30% des cas

    [Cancer du sein, toutes concernées 3/3] Mastectomie et reconstruction : cela ne concerne que 30% des cas

    La chirurgie pour les cancers du sein intervient dans la majorité des cas, sauf quelques exceptions, en première intention de traitement. C’est un élément essentiel de la prise en charge de la maladie que pratique le docteur Buttarelli au sein de l’Institut Paoli-Calmettes. Une spécialité qu’il a choisi pour son aspect « concret ». « La médecine m’a toujours intéressée mais ce qui me plait dans la chirurgie c’est qu’il s’agit d’un service immédiat, facile à comprendre pour les patientes et parlant pour elles. L’acte est perceptible et clair », souligne-t-il. « La chirurgie est très importante pour la guérison et est souvent suivie de traitements adjuvants type chimiothérapies, radiothérapies, etc. Pour quelques exceptions, on pratiquera de la chimiothérapie néo-adjuvante, c’est-à-dire avant chirurgie, lorsqu’une tumeur est très agressive ou trop volumineuse. » Et d’ajouter : « Un traitement avant chirurgie peut aussi nous permettre d’évaluer in vivo la réponse tumorale et adapter ensuite les traitements en fonction. »

    Favoriser l’oncoplastie en préservant le sein

    Dans l’imaginaire collectif, chirurgie et cancer du sein vont de pair avec la mastectomie. Pour autant, cette chirurgie dite radicale « ne concerne que 30% des cas, au même titre que les demandes de reconstruction », précise Max Buttarelli. « C’est un pourcentage non-négligeable mais dans la majorité des cas nous sommes conservateurs et essayons de privilégier l’oncoplastie. ». L’oncoplastie consiste à lever une partie du sein qui contient la tumeur avec une marge de sécurité pour ne pas laisser de tissu touché par la tumeur. « Tout l’intérêt ensuite c’est de reconstruire le sein préservé, de le remodeler pour qu’il ait une forme anatomique classique même s’il est un peu moins volumineux », explique le chirurgien. « Dans la plupart des cas c’est un acte suffisant mais il est toujours suivi de radiothérapie pour avoir un résultat semblable à l’efficacité d’une mastectomie. »

    Si mastectomie il y a, elle peut être suivi d’une reconstruction mammaire « 17% des interventions se font en immédiat et 13% en différé, sur les 30% énoncés plus tôt. Si une tumeur est peu agressive et qu’il y a peu de traitements à faire, sans chimiothérapie ensuite alors on propose une reconstruction immédiate du sein. à l’inverse, quand il y a une gravité sur l’enjeu de la maladie alors cette reconstruction se fait en différé. L’intérêt ici c’est de préserver d’abord la santé de la patiente avant l’esthétique, bien que cette notion soit elle aussi importante », poursuit-il. « Il est essentiel de noter qu’une chirurgie reconstructrice n’a rien à voir avec une chirurgie plastique classique. On repart de zéro, il n’y a plus de sein la seule chose qui reste c’est un lambeau cutané qui est dénervé, insensible, assez froid et figé. Le sein n’est plus un sein mais entièrement prothétique. Il peut arriver que certaines patientes soient déçues… »

  • [Recette] Entrée terre, mer et tempura de shiitake

    [Recette] Entrée terre, mer et tempura de shiitake

    Une cuisson lente

    Pour commencer, il est nécessaire de faire précuire votre poulpe ou vos tentacules au court-bouillon pendant 4 à 5 heures. La joue de bœuf se déguste effilochée et demande, elle aussi, une cuisson assez longue. C’est pourquoi ce sont les deux préparations à faire en amont. Pour la viande, faites-la saisir dans une casserole et ajoutez des garnitures aromatiques à base de carottes, de céleri et d’oignon, puis couvrez à hauteur avec du vin rouge et de l’eau. Faites bouillir 4 heures à feu doux.

    Pendant ce temps, vous pouvez préparer votre purée de potimarron en le faisant cuire dans de l’eau avec un bouillon de légumes, mixez et ajoutez un peu de crème fraîche. Pour la purée de pomme de terre, rien de plus simple, faites les cuire en robe des champs – avec leur peau – puis écrasez sur un tamis pour qu’il ne reste que la pulpe. Assaisonnez chacune des préparations.

    Un tempura croquant

    Vient maintenant le moment de préparer la pâte à tempura. Pour cela, mélangez de la farine, cassez un œuf et ajoutez de l’eau très froide en deux temps. Le mélange doit être un peu épais sans coller aux parois du récipient. Laissez-la reposer entre 15 et 20 minutes au frais pour qu’elle ait le temps de faire des bulles. Nettoyez le shiitake en enlevant la terre au couteau. Ne jamais mouiller un champignon, utilisez sinon un chiffon sec et propre. Coupez-le en deux dans le sens de la longueur et, une fois que la pâte a reposé, immergez le champignon et faites frire dans l’huile à 190° pendant 2 à 3 minutes sortes sur du papier absorbant et assaisonnez avec du sel et du poivre, avant que ça refroidisse.

    Pour le poulpe, une fois précuit, déposez-le dans une poêle avec de l’huile d’olive, du sel et du poivre, faites dorer, badigeonnez de pâte tendori et enfournez à 180°. Dressez la pomme de terre, la joue de bœuf, le tentacule, une quenelle de purée de potimarron et terminez avec le tempura.

    Les ingrédients

    Pour deux personnes il vous faudra :

    – Une joue de bœuf

    – 2 tentacules de poulpe

    – Un champignon shiitake

    – Farine, œuf, sel, poivre, eau, huile d’olive

    – 2 pommes de terre

    – 1 potimarron

    – De la pâte de tendori

    – De la crème fraîche

  • [Rue de la République] Sébastien Barles : « Deux listes à gauche à Marseille, c’est une oxygénation démocratique »

    [Rue de la République] Sébastien Barles : « Deux listes à gauche à Marseille, c’est une oxygénation démocratique »

    les Municipales

    Didier Gesualdi : Serez-vous candidat à la mairie de Marseille ?

    Aujourd’hui, nous avons monté avec des militants écologistes qu’ils viennent des Verts ou de l’extérieur, des citoyens actifs pour la transformation de la ville, un collectif qui s’appelle Vaï Marseille. On part du constat que la question écologique est reléguée dans notre ville, mais plus largement au plan national et qu’il faut la remettre au cœur du débat public, avec des propositions que l’on souhaite formuler dans le cadre de la future campagne notamment.

    Didier Gesualdi : En tête de liste ? Derrière ? À côté ? Vous avez pris votre décision ?

    Vaï veut s’impliquer dans la campagne en tout cas, c’est évident. On a une assemblée le 6 novembre pour arrêter la stratégie. On pense qu’au bout de cinq ans d’exercice du pouvoir, si on en tire un bilan, on peut considérer que le chantier de la réparation de Marseille a été entamé. On a pris à bras-le-corps le chantier des écoles, qui étaient la honte de la République. On a assaini l’administration qui aujourd’hui fonctionne. Dieu sait que l’héritage était compliqué.

    Didier Gesualdi : Vous avez un pied hors du Printemps marseillais, mais pas encore les deux ?

    Ce que je veux dire, c’est que le chantier de la réparation de la ville a été pris en compte, mais pas celui de sa transformation. C’est la question de l’écologie, du verdissement de notre ville, de la place de la voiture, de la transformation des activités pour générer des emplois non-délocalisables. On voit bien que ce chantier a été un peu délaissé. Il y a des handicaps, certes, le fait que la Métropole ne soit pas dans nos mains, mais aussi une volonté politique qui n’est peut-être pas suffisamment forte. Ce qu’on veut réaffirmer, via le collectif Vaï, c’est la place de la question écologique.

    Léo Purguette : Cette démarche vous a valu d’être suspendu de votre parti. N’avez-vous pas le sentiment d’avoir franchi une ligne rouge ?

    Personnellement, pas du tout. Je pense que c’est un cadeau que m’a fait la direction des écologistes en me suspendant quand on voit l’état du parti aujourd’hui, enlisé dans les affaires, dans de l’entrisme, dans des guerres intestines… Je suis très content qu’avec des amis, on ait fondé ce collectif Vaï. Il produit des actions de terrain, ce que ne font plus, malheureusement, les écologistes.

    LE PARTI ÉCOLOGISTE

    Léo Purguette : Vous parlez d’entrisme chez les écologistes, de la part de qui ?

    L’entrisme, on sent que c’est téléguidé par une partie des forces du Printemps marseillais, donc c’est une perte de souveraineté pour notre mouvement. Ce ne sont pas des écologistes, ce sont des personnes qui sont des supporters du Printemps marseillais et d’abord du Printemps.

    Didier Gesualdi : Ça vient du Parti socialiste ?

    Ça, je ne peux pas le dire. En revanche, on sait qu’ils viennent pour avoir un parti écologiste le plus faible possible parce qu’on sait que, parfois, les écolos sont des empêcheurs de gérer en rond.

    Léo Purguette : Mais pourtant c’est votre parti, au niveau national, qui vous sanctionne. Il y a de l’entrisme au niveau national ?

    Non, il n’y a pas d’entrisme au niveau national, mais ce sont des jeux un peu boutiquiers. Le fait qu’il faille dealer Marseille contre Lyon ou d’autres villes pour avoir un soutien du Parti socialiste.

    Ce sont des choses que je réprouve. Souvent, notre ville a été traitée comme ça dans son histoire. C’est un rapport colonial que beaucoup de personnes et le pouvoir central ont à la ville. Les Verts qui y vivent sont intéressants parce que ce sont des paquets de cartes pour les congrès, mais s’intéresser réellement à la deuxième ville de France en y faisant exister les écologistes, c’est peut-être secondaire pour la direction nationale. Je le regrette.

    Léo Purguette : Marine Tondelier candidate à la présidentielle, vous en pensez quoi ?

    Elle a joué un rôle majeur dans la séquence du NFP, avec sincérité. Elle se confronte au RN avec courage à Hénin-Beaumont. Maintenant, sa démarche me semble un peu précipitée.

    BENOÎT PAYAN

    Didier Gesualdi : Pourquoi n’êtes-vous pas allé voir le maire, dont vous êtes l’adjoint, pour lui dire que le compte n’y est pas en matière écologique ?

    Sincèrement, pendant cinq ans, on a monté un groupe écologiste et citoyen pour se poser en aiguillon, pour convaincre le maire, la majorité, d’avancer sur ces questions. On a alerté sur des renoncements de la part du Printemps marseillais. Je pense à la réquisition des logements vacants, à la volte-face qu’on a faite sur le tout-sécuritaire et la vidéosurveillance, sur la Sodexo…

    Didier Gesualdi : Vous trouvez qu’il y a trop de sécurité à Marseille ?

    La sécurité, c’est une centrale pour les gens, le problème, c’est que le paradigme qu’on choisi est celui de la fuite en avant sécuritaire avec de la vidéosurveillance, y compris algorithmique. Elle est très dangereuse selon entre quelles mains on la met et demain, on ne sait pas dans quelles mains elle sera, avec du contrôle social potentiel. Des alertes sont émises par des spécialistes du sujet. Sur la tranquillité publique, ce qu’on dit, c’est plus de présence humaine.

    Léo Purguette : Mais le Printemps marseillais a doublé les effectifs de policiers municipaux !

    Le Printemps marseillais dit effectivement avoir doublé les effectifs, il y a de l’îlotage qui revient, mais les moyens mis sur la vidéosurveillance nous empêchent de mettre plus de moyens sur la prévention, sur les associations…

    LFI

    Didier Gesualdi : LFI fait parfois figure d’épouvantail, ça ne vous inquiète pas ?

    Je ne suis pas certain. La France insoumise peut amener des gens et ramène des gens aux urnes. On l’a vu aux européennes, une élection où peu de gens votent. Oui, LFI est dédiabolisée par une partie de la classe politique et médiatique, mais je n’arrive pas à comprendre. Ce qui me rend fou, c’est qu’il n’y a plus de digue entre la droite dite républicaine et le RN.

    Léo Purguette : La stratégie du bruit et de la fureur et la volonté de présenter des listes partout contre des maires de gauche sortants ne va-t-elle pas aboutir à faire gagner la droite et l‘extrême droite ?

    Dans ce que j’entends des responsables de la France insoumise, c’est qu’ils défendent l’arc NFP dans toutes les villes et qu’au second tour, ils choisiraient des alliances avec des forces de gauche, encore faut-il qu’elles acceptent une alliance avec eux. Je n’accepte pas les deux gauches irréconciliables.

    L’ÉCOLOGIE

    Léo Purguette : Un brouillage des repères s’installe. Fabien Perez, qui siège avec vous, organise des événements avec Christophe Madrolle, qui siège avec la droite à la Région. L’électorat écologiste y comprend-il encore quelque chose ?

    Je suis bien d’accord. Je pense que ce qui porte préjudice à ma famille politique, à ce parti qui était censé représenter l’écologie politique, c’est le fait qu’il n’y ait pas eu de clarification. Moi, je défends une écologie sociale, une écologie de la libération, une écologie qui croit en l’émancipation, une écologie de rupture qui ne peut pas cohabiter avec une écologie d’accompagnement. Même si, bien sûr, sur les territoires, on peut se mettre d’accord sur quelques mesures. Sur la Métropole, par exemple, avec Christophe Madrolle peut-être qu’on peut défendre le RER métropolitain, mais on voit bien que dans la conception économique, dans le modèle qu’on défend, ce n’est pas la même chose. Peut-être que certains voudront défendre l’hydrogène vert qui participe à une économie mondialisée et hyper-concentrée alors qu’il faut des modèles plus axés sur les besoins du territoire.

    LES ALLIANCES

    Léo Purguette : Invité sur ce plateau, Renaud Muselier nous disait qu’il vous voyait vous rapprocher de LFI. Est-ce que c’est vrai ?

    Ce qui est certain, c’est qu’on souhaite qu’il y ait un second souffle, un nouveau souffle, dans la future majorité. Très clairement, je défends une majorité qui embrasserait l’arc du NFP, donc l’ensemble des forces de gauche et citoyennes.

    Didier Gesualdi : Il a du plomb dans l’aile le NFP au plan national.

    Oui parce que, malheureusement, les forces de gauche donnent un mauvais spectacle. En revanche, le programme porté répond en partie aux colères sociales, à la justice climatique… Donc ce programme moi, j’y crois encore. Beaucoup de citoyens souhaitent cette unité des forces de gauche.

    Léo Purguette : À Marseille aussi !

    Mais à Marseille, moi je défends cet arc aussi. Après, il faut dédramatiser. On n’est pas dans un contexte national. Sur une législative, il faut s’unir presque dès le premier tour. Il faut faire front par rapport au risque RN, mais il y a deux tours et un seuil de qualification à 10%. S’il y a deux listes à gauche, ce n’est pas très gênant. Aucune ville à gauche n’a été gagnée avec une seule liste au premier tour.

    Didier Gesualdi : Vous aviez tenté l’expérience, en 2020, avec quel résultat ? Il ne vous a pas permis de vous maintenir.

    9% sur la ville. Un résultat qui nous a permis de rentrer dans la majorité. Effectivement, la division des écologistes a produit le résultat que je déplore aujourd’hui, c’est-à-dire que la question écologique a été un peu délaissée…

    Léo Purguette : Deux listes d’extrême droite se profilaient, mais il n’y en aura qu’une seule. Est-ce que cela n’alourdit pas la menace RN ?

    Il y a une vraie menace, j’en suis convaincu. La réforme du mode de scrutin doit nous responsabiliser encore plus. Une liste peut gagner à 37%. On a vu le score extrêmement élevé du RN aux européennes donc il y a une vraie menace dans notre ville. Je crois que se poser en rempart, le front républicain, ça ne marche plus. On l’a éprouvé. Malheureusement, il n’y a pas de changement. Il faut y répondre par un projet plus radical. Il faut qu’on arrive à produire une offre au premier tour, radicale, qui réponde à ceux qui sont en colère ou se trompent de colère. C’est une oxygénation démocratique pour la ville. Il faut que ce second mandat soit celui de la transformation de notre ville. On voit la montée du techno-fascisme partout, il faut que les territoires soient des espaces de résistance, des laboratoires d’autonomie. Notre ville peut être celle du cosmopolitisme.

    LE VOTE RN

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce que vous dites aux Marseillais qui votent massivement RN dans des quartiers dans lesquels on ne s’y attend pas forcément, comme les Accates ou la Valentine ? Ils sont loin de vos préoccupations écologiques, non ?

    Je n’en suis pas certain. Je me souviens justement d’avoir manifesté aux Accates pour la préservation des terres naturelles, à la Valentine contre une plateforme logistique et le tout-camion. Il y avait des CIQ, des riverains et peut-être que parmi eux, il y avait des personnes qui votent RN. Je pense que c’est par la proximité, la radicalité, la rupture avec un modèle libéral-productiviste, dont ils ne peuvent plus et qui est géré par des politiques de gauche comme de droite de la même façon. Il faut répondre à ces colères-là.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Joseph Camilleri :

    Bonjour, pourquoi ne pas imaginer d’envisager que les bateaux de croisière ne puissent accoster aux abords de l’Île du Frioul plutôt que le port, afin d’éviter les tonnes de CO2 ? Merci.

    Il y a une vraie dépossession des Marseillais au niveau du Port. On voit bien qu’il y a un ras-le-bol de ce tourisme de masse des croisiéristes et qu’il faut imaginer un autre modèle. Il faut donc un scénario de sortie du croisiérisme qui ne doit pas être qu’à Marseille, mais sur la Méditerranée. On voit bien que d’autres villes, Venise, Naples, Gênes, Barcelone… ont imaginé une sortie de ces navires de leurs ports. Il faut des alternatives à ce modèle de tourisme insoutenable. Ça passe par une réglementation de la taille des navires et une reconversion. Je pense qu’on peut imaginer des activités autour des énergies marines comme l’énergie houlomotrice, on a des chercheurs à Marseille qui travaillent là-dessus. Ça passe aussi par de l’économie circulaire, en utilisant le foncier du Port et y compris les travailleurs du Port pour plus de circularité. C’est à long terme, mais tout cela se planifie. Ce qui est déplorable c’est que le Port, c’est-à-dire l’État, gère ça comme un notaire, en valorisant au mieux son foncier, en allant sur un projet de croisiérisme de luxe sur le J4. C’est inconcevable que cet espace soit à moitié privatisé avec d’un côté les ultra-riches, qui auraient leur super vue, et de l’autre les Marseillais qui auraient une perspective entravée par des gros navires.

  • [Tribune] Halte au saccage du métro de Marseille ! Marseillaises et Marseillais, sauvegardons notre patrimoine commun

    [Tribune] Halte au saccage du métro de Marseille ! Marseillaises et Marseillais, sauvegardons notre patrimoine commun

    Le saccage a commencé à Saint-Charles en 2023, il s’est poursuivi à la Joliette en 2024, puis à Noailles et Estrangin-Préfecture cette année. Sous couvert de « modernisation », le coûteux programme « Rénov’ Stations » de la RTM et de la métropole Aix-Marseille-Provence efface peu à peu les œuvres qui ornaient depuis près d’un demi-siècle les stations du métro : mosaïques, tôles émaillées et décors originaux cèdent la place à des revêtements uniformes, salissants et sans âme.

    Réalisées entre 1977 et 1986 par des tandems artistes-architectes, les stations du métro de Marseille possédaient une identité forte et colorée, avec des œuvres liées à l’identité et à l’histoire des quartiers desservis. Le plan « Rénov’ Stations », censé « améliorer le confort et la sécurité » des usagers, transforme aujourd’hui ces espaces en lieux aseptisés, interchangeables, où tout se ressemble. Les nouveaux aménagements, mal conçus et fragiles, produisent des espaces illisibles aux ambiances d’hôpital et brouillent les repères des voyageurs.

    Pourtant, ces décors relèvent du patrimoine architectural et artistique du XXᵉ siècle, protégés par le droit français (Code du patrimoine et Code de la propriété intellectuelle), ainsi que par la Convention de Faro, qui reconnaît le droit des citoyens à participer à la valorisation de leur patrimoine. Leur destruction sans concertation bafoue ce double statut et efface une mémoire collective. Certaines œuvres ont purement disparu, comme Les Ports d’Albert Jaubert à la Joliette, évoquant le passé ouvrier et portuaire, remplacée par une photographie du quartier Euroméditerranée, représentant une image lisse et marchandable de la ville.

    Ce chantier illustre la fragilité du regard porté sur le patrimoine marseillais. Dans la plus vieille ville de France, il est dommage que le patrimoine soit si peu considéré et perpétuellement détruit. Alors que les stations Castellane et Désirée-Clary s’apprêtent à subir le même sort, il est urgent d’ouvrir un débat public sur notre métro. Dénonçons collectivement cette modernité rétrograde, et retrouvons l’enthousiasme et l’avant-garde qui faisaient l’essence du métro de Marseille à son inauguration. Le temps est venu de nous rassembler pour construire la suite de l’histoire de notre métro !

    Par Liam McCORLEY et Sandro PISCOPO de l’Université HLM (hors les murs) de marseillologie

    Cosignataires : François AVEROUS (architecte), Alain BARLATIER (documentariste), Pascale BARTOLI (architecte), Joël BARTOLOMEO (artiste), Arthur BATTESTI (architecte), Mariam BENBAKKAR (artiste), Claire BENIT-GBAFFOU (urbaniste), Jean-Daniel BERCLAZ (artiste), Aurore BIZE (artiste), Julien BLAINE (poète), René BORRUEY (historien), Jean-Noël BRET (historien de l’art), Christine BRETON (conservatrice du patrimoine), Guillaume CALAS (architecte), Roland CARTA (architecte), Clément CHAFFAIE (architecte), Jean-Marc CHANCEL (architecte), Julie DE MUER (guide urbaine), Sylvie DENOIX (historienne), Anke DOBERAUER (artiste), Paul DOMELA (curateur), Elisabeth DORIER (géographe), Thierry DUROUSSEAU (architecte), Mary FITZGERALD (journaliste), Anne-Valérie GASC (artiste), Teodoro GILABERT (écrivain), Milan GIRAUD (artiste), Benoît GUILLAUME (illustrateur), Stéphane HERPIN (architecte), Pierre-Alain HUBERT (artiste), Albert JAUBERT (artiste), André JOLLIVET (architecte), Baptiste LANASPEZE (éditeur), Carole LENOBLE (architecte), Sylvain MAESTRAGGI (auteur), Éric MAILLET (artiste), Nicolas MAISETTI (sociologue), Nicolas MÉMAIN (urbaniste), André MÉRIAN (photographe), Gilbert ORSONI (juriste), Matthieu POITEVIN (architecte), Garance POUPON JOYEUX (artiste), Justine PRUVOT (cheffe), Tilman REICHERT (architecte), Rudy RICCIOTTI (architecte), Suzel ROCHE (réalisatrice), Jean RODET (architecte), Sandrine ROLENGO (Déléguée Sites & Monuments Paca), Ana RUBIO (architecte), Jacques SBRIGLIO (architecte), Oliver SALWAY (artiste), Loévan SICARD (architecte), Alexis STEINMAN (journaliste), André STERN (architecte), Bernard TARAZZI (architecte), Paul-Elias TOURNÉ (architecte), Stephan ZAUBITZER (photographe)

    Pour signer la pétition « Stop à la rénovation moche des stations du métro de Marseille ! », c’est ici.