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Tag: Marseille
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Erwan Davoux candidat au côté de Nora Preziosi aux municipales
Son éviction de la présidence du bailleur social 13 Habitat, suite à des soupçons de favoritisme, n’a visiblement pas été digérée par Nora Preziosi, conseillère départementale (SE) et conseillère d’arrondissements de Marseille. Celle-ci a décidé, en binôme avec Erwan Davoux, l’ancien directeur des affaires internationales du conseil départemental des Bouches-du-Rhône -en guerre ouverte avec sa présidente Martine Vassal-, de se présenter aux prochaines municipales, indiquent-ils dans un communiqué publié dimanche soir.
« Marseille pour tous », le nom de leur mouvement, « une démarche citoyenne et participative », a pour ambition de mener Marseille « sur une autre voie », celle du « rassemblement, de l’engagement citoyen, de la fraternité et du mérite ».
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Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe
Une victoire et l’avenir des Marseillais s’éclaircirait. Le CNM reçoit, ce mercredi à 20h30, les Espagnols de Sabadell, pour le compte de la 3e journée de la Ligue des Champions de water-polo. Les Bucco-Rhodaniens restent sur deux succès de prestige : une large victoire contre Hanovre (20-9), puis un exploit à Barceloneta (12-11), troisième de la dernière Coupe d’Europe, que les Phocéens n’avaient encore jamais battu. Deux résultats qui ont pleinement satisfait Milos Scepanovic, l’entraîneur en chef monténégrin : « On est très contents de ces deux matches. On attend cette dernière rencontre pour boucler la phase aller de la meilleure des manières et on espère se qualifier pour le top 8, mais aussi prendre la première place de la poule. »
Marseille peut donc conclure cette première partie de la phase de poules avec trois victoires en autant de rencontres. Face à eux, Sabadell ne s’est pas encore imposé dans cette édition et semble d’un moindre calibre. « C’est une équipe qui a l’habitude de la Ligue des Champions. Elle est composée de joueurs locaux, mais aussi d’internationaux brésiliens, italiens, monténégrins… Sabadell ressemble à Barceloneta, même si Barceloneta est meilleure », décrit Milos Scepanovic.
Le Cercle des nageurs s’impose comme un favori crédible au titre, en fin de saison, tout en se montrant prudent. Le chemin est encore très long et c’est seulement le printemps venu que l’équipe saura si elle peut devenir le premier club français à remporter la Ligue des Champions. Le coach venu du Monténégro détaille : « Notre objectif est toujours de gagner. Il fallait créer des conditions idéales et c’est le cas aujourd’hui. On est conscients de nos qualités, il faut y croire, tout en gardant les pieds sur terre. »
Le capitaine Ugo Crousillat enchaîne : « Le pire serait de se reposer sur nos acquis. Mais c’est vrai que nous avons fait un sans-faute depuis le début de la saison. En allant deux fois d’affilée au Final four de la Ligue des Champions, on aura déjà fait mieux. Malgré tout, si on y va et que l’on finit encore quatrièmes, on sera déçus. »
Le CNM continue d’être une machine à buts122 buts inscrits dans le championnat français en seulement six matches. Une moyenne de 20 réalisations par rencontre et 32 autres marquées au niveau européen. Le CNM n’en finit pas de flamber dans les bassins de France et du continent. Une puissance offensive pouvant s’expliquer d’une simple manière, indépendante de l’équipe, d’après le coach Scepanovic : « La longueur du terrain a baissé de 5 mètres cette saison (25 contre 30 auparavant). C’est une donnée à prendre en compte. Et marquer beaucoup de buts, ce n’est pas forcément ce que l’on cherche. On veut maîtriser le jeu, individuellement et collectivement. »
Ugo Crousillat est en phase avec ce constat et met également en avant l’effectif qui l’entoure. « Cette année, le danger offensif peut venir de plus d’endroits. Au niveau de la qualité de shoot, il y a plus de danger que la saison dernière. » Plus de tirs, de duels, des transitions plus rapides, le water-polo s’est aussi modernisé et le CNM utilise à son avantage ce changement. Sabadell pourrait bien en faire les frais.
Le CNM toujours invaincu cette saisonLe Cercle des nageurs de Marseille s’impose comme l’équipe à battre au niveau national. Désormais installé parmi les meilleures formations européennes, le CNM domine le championnat de Pro A. Sur les cinq premiers matches, cinq victoires avec au moins 11 buts d’écart, 20 buts marqués au minimum.
La machine ne s’est pas encore enrayée après deux mois de compétition. Il y a eu des hauts et des bas contre Strasbourg mais, finalement, les Phocéens ont su serrer la vis dans les deux dernières périodes pour s’imposer 18 à 17. Le bilan est dans le vert et la dynamique devrait se poursuivre jusqu’à début décembre.
Le 2 décembre, le CNM accueille un cador, Barceloneta, en Coupe d’Europe.
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Les copros en crise se prennent en main à Marseille
Un mur de soutènement qui faute d’entretien conduit au péril et nécessiterait des travaux à hauteur de 600 000 euros à la Mazenode (11e). Des réparations d’ascenseurs à plus d’un million à Bel Ombre (11e). Des factures astronomiques pour des chantiers non réalisés à la Sauvagère (10e). Une dette abyssale de 3 millions d’euros à la Maurelette (15e) et 18 millions d’euros de travaux pour lever l’arrêté de péril. Et toute ces cités placées en cessation de paiement…
C’est un véritable « système » que sont venus dénoncer des co-propriétaires dont les logements se dégradent lentement ce lundi 10 novembre devant le Palais de justice. « Notre syndic nous a placés en redressement, nous sommes venus contester cette décision », explique Radhouane, secrétaire d’une association créée au nom des propriétaires et habitants de la Mazenode. Leur bâtiment abrite 106 logements sur les 500 que compte la résidence. Tout a basculé en avril, quand ils apprennent que l’état d’un des murs jouxtant l’immeuble a déclenché un arrêté de mise en sécurité, entraînant un chantier de taille. « Ce n’est pas un refus de payer mais nous demandons comment nous en sommes arrivés là, et nous ne voyons pas pourquoi il faut démolir et reconstruire. Rien ne nous démontre que c’est nécessaire, nous n’avons pas voté cette résolution », explique Radhouane, évoquant un conseil syndical incompétent et un syndic négligeant. Syndic qui s’est désengagé au profit d’un administrateur judiciaire, AJAssociés, concentrant nombre de dossiers marseillais.
Un scénario qui se reproduit, déplorent les manifestants. « C’est toujours la même spirale », raconte Mohamed venu de Bel Ombre, « les bâtiments s’abiment, l’insalubrité s’installe, les réseaux de drogue aussi », avec des atteintes « à la dignité humaine » quand les habitants sont coincés en haut de leur tour, faute d’ascenseur. À la Maurelette, Ahmed décrit un syndic « qui ne respecte pas son mandat », un administrateur qui laisse courir et « va finir le travail » par « la revente à des prix dérisoires ».
Unis, ils réclament dans une lettre ouverte commune de la transparence, un contrôle renforcé des syndics, un encadrement des mandataires, s’interrogeant sur leur rémunération et leurs « pratiques peu lisibles et difficilement justifiables ». Et en appellent à l’action des collectivités et de l’État.
Des dossiers à la pelleDu côté d’AJAssociés, on déplore des recours bien trop tardifs. « Après une ou plusieurs années d’impayés, les situations sont complexes », indique-t-on. Et de confirmer que l’administrateur judiciaire devient le seul maître à bord quand il est désigné par le tribunal car « les co-propriétaires n’ont pas été capables de gérer ». Quand on lui demande quelle est sa marge de manœuvre, AJAssociés dit avoir accès à des aides. « Prenons Bel Ombre, ils ont eu droit à 50% du montant des travaux pour les ascenseurs, estimé à 1,7 millions TTC, payés par l’État », précise-t-on. À la Maurelette, « dans un parc privé, ce sont 18 millions qui sont injectés », insiste-t-on. Quant au nombre de dossiers dont l’administrateur judiciaire a la charge, il va effectivement croissant. De quelques-uns « lors de notre arrivée à Marseille en 2017, nous sommes passés à 10 ou 15 de plus après la rue d’Aubagne ». Il y a eu aussi le rachat par Foncia, un des leaders du secteur, d’énormément de syndics. Le temps de « faire le tri », les copros les plus problématiques comme le Mail, la Sauvagère, Bel Ombre, sont passées sous administration provisoire. La loi du 9 avril 2024 où le syndic peut être condamné s’il ne demande pas de « mandat ad hoc » en cas de difficulté financière, en clair une mesure de protection avant d’arriver à la cessation de paiement, a aussi joué. Si AJAssociés s’est lancé dans ce secteur c’est parce que « sa structure nationale » le lui permet, ses « autres missions » comme le redressement des entreprises lui donnant l’assise financière en attendant de récupérer la mise avec des procédures. Et de se féliciter que les co-propriétaires se mobilisent, même s’ils auraient « dû le faire avant et payer leurs charges. » « Le pouvoir est entre leur main » estime-t-on.
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AlgérieS, un spectacle musical aux Rotatives de « La Marseillaise »
Une Algérie plurielle, traversée par les influences et les musiques arabes, andalouses, séfarades, ottomanes, berbères et françaises. « C’est sur cette diversité culturelle et l’amitié entre les peuples que nous mettons l’accent », explique Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise.
Et pour cela qui de mieux que ces deux musiciens, nés l’un dans la mythique casbah d’Alger et l’autre à Sidi Bel Abbès, bastion des communistes, qui revisitent un répertoire riche et varié ? « Ce spectacle est ponctué d’extraits musicaux qui ont marqué la musique populaire algérienne selon une chronologie qui fait écho aux événements historiques », précise Pierre Pradel, le président de l’Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), à l’origine de cette invitation qui a déjà fait salle comble à Toulon, à Lyon, aux Mées et au Casi des Cheminots Paca.
Réservations fortement conseillées au 06.71.20.68.08. ou 06.89.14.42.12.
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![[Entretien] Benjamin Stora : « La crise diplomatique la plus forte depuis 1962 »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/310664fdc5b633bcbf13b17e1285cb6c.jpg)
[Entretien] Benjamin Stora : « La crise diplomatique la plus forte depuis 1962 »
La Marseillaise : Dans quel cadre s’inscrivent les rencontres auxquelles vous participez à Marseille ?
Benjamin Stora : Ces rencontres sont organisées par la partie française de la commission mixte des historiens français et algériens. Depuis sa mise en place en 2022, elle s’est réunie cinq fois. Puis, ses travaux se sont interrompus à cause de la crise diplomatique et politique actuelle. Le travail mémoriel de cette commission en a été la première victime, d’où l’intérêt d’essayer de maintenir un lien. L’idée est de faire le point sur l’état des travaux. Il y a quand même des historiens algériens qui sont invités, pas au nom de la commission mixte, mais à titre personnel.
À Marseille, beaucoup gardent en mémoire la vague de crimes racistes qui avaient touché la ville en 1973 et 1974, avec pour point d’orgue, l’attentat contre le consulat d’Algérie, alors établi rue Dieudé. Une crise diplomatique s’en était suivie. Celle que l’on connaît actuellement a-t-elle dépassé son intensité ?
B.S. : J’ai déjà évoqué les épisodes dont vous parlez dans la bande dessinée Les Algériens en France [signée avec l’illustrateur Nicolas Le Scanff et sortie en 2024 aux éditions la Découverte, Ndlr]. Mais à cette époque, il n’y avait pas eu de rappels d’ambassadeurs réciproques entre la France et l’Algérie. Or aujourd’hui, et depuis un an et demi, il n’y a plus d’ambassadeur de France en Algérie, ni d’ambassadeur d’Algérie en France. La crise diplomatique actuelle est la plus forte que l’on ait connue depuis 1962 et l’indépendance de l’Algérie.
Plusieurs facteurs l’expliquent, parmi lesquels le récent vote de proposition de résolution portée par le RN à l’Assemblée nationale, qui remet en cause les accords de 1968. Qu’est-ce que ce vote dit de l’état du pays selon vous ?
B.S. : Cette dernière résolution en date est très symptomatique de la dégradation, non seulement des rapports existants, mais aussi des points de vue relatifs à cette histoire générale. Les accords de 1968 avaient été prévus pour réguler le flux entre la France et l’Algérie car, suite aux accords d’Evian, il y avait une circulation libre entre les deux pays pour permettre, à la fois aux Européens d’Algérie qui sont venus nombreux après 1962, et aussi aux travailleurs algériens qui ont continué leur migration, de pouvoir venir au moment où le pays connaissait les Trente glorieuses : c’est-à-dire l’expansion économique de la France. Le pays avait besoin de bras à cette époque. Les accords de 1968 visaient à réguler ce flux en accordant une compensation aux Algériens qui n’avaient pas choisi la nationalité française : une compensation avec la carte de résidence de 10 ans et la possibilité de la migration familiale. C’étaient les conditions fixées à cette époque. Mais entre-temps, il y a eu toute une série de mesures qui ont été prises en France et qui ont restreint considérablement le champ d’application des accords de 1968. D’abord, la fermeture des frontières décidée en 1974 par Giscard d’Estaing, puis l’instauration en 1986 d’un visa pour les pays du Maghreb en général. Un durcissement des conditions d’entrée. Ensuite, il y a eu une révision de ces fameux accords par des décrets en 1993 et 94, de sorte à ce que ces accords de 1968 soient progressivement vidés de leur substance. Néanmoins, l’extrême droite française a pris cet aspect et cette question pour en faire une arme de bataille contre l’immigration algérienne en France. On n’avait pas parlé de cette histoire depuis longtemps. Et voilà que depuis quelques années, nous sommes dans une situation où les Algériens sont désignés comme étant une sorte d’ennemi principal, de l’intérieur. Le fait de dénoncer les accords de 1968 est une façon de livrer les Algériens à l’opinion publique française.
La droite dite « républicaine » s’adonne également à ces manœuvres nauséabondes…
B.S. : La droite traditionnelle s’est radicalisée depuis plusieurs années maintenant. Pour une partie, elle a jeté l’héritage du gaullisme qui était quand même celui de la décolonisation, pour passer sur le rivage de l’extrême droite qui, elle, était foncièrement anti-gaulliste. Il ne faut pas oublier qu’elle a voulu assassiner en 1961 et 62 le général de Gaulle. Une partie de la droite républicaine a abandonné cet héritage par souci électoraliste, peut-être, pour se joindre à cette volonté de désignation des seuls Algériens, coupables selon eux de toute une série de méfaits liés à beaucoup de stéréotypes racistes dont je ne vais pas faire l’inventaire.
Outre la droitisation extrême de la société française, la crise diplomatique a aussi été exaltée par le soutien de la France au plan marocain sur le Sahara occidental…
B.S. : La dégradation de ces relations est antérieure à cette histoire d’ambassadeurs. Lorsque j’avais remis mon rapport au président de la République en 2021, j’avais eu droit à des attaques très dures venant de la droite française avec des pétitions, et même des expositions contre ce rapport : de Louis Aliot à Perpignan, de Valérie Boyer avec pétition chez les LR contre le rapport, des fils et femmes de harkis avaient aussi fait pétition contre l’entrée de Gisèle Halimi au panthéon, une stèle de l’émir Abd-el Kader avait été vandalisée à Amboise… L’une des préconisations de mon rapport consistait aussi à poser des stèles pour commémorer les massacres du 17 octobre 1961 à Paris. Un climat de refus s’était déjà exprimé, notamment de la part de la droite et de l’extrême droite qui ne voulaient pas toucher au plan mémoriel, tout cela au nom du refus de ce qu’ils appellent la « repentance » : c’est-à-dire le refus de regarder en face ce passé colonial. Sauf que notre travail n’était pas un discours de repentance mais une série de mesures et actes symboliques, comme la réhabilitation de Maurice Audin assassiné en 1957. Bien avant 2024, il y avait une effervescence politique et idéologique forte d’opposition à l’établissement de relations entre l’Algérie et la France à travers, à la fois, la position française sur le Sahara occidental, mais aussi le refus des OQTF que l’Algérie ne voulait pas reprendre.
Macron n’est-il pas le premier responsable de cette crise diplomatique, lui qui s’est volontairement laissé déborder par sa droite la plus extrême ? Hormis de timides pas comme la reconnaissance de l’assassinat par l’armée française de militants pour l’indépendance de l’Algérie comme Larbi Ben M’hidi ou Maurice Audin, le chef de l’État n’est-il pas un gardien de plus de l’imaginaire colonial français ?
B.S. : On ne peut absolument pas dire cela car aucun chef d’État français n’est allé aussi loin que lui dans la mise en œuvre de préconisations mémorielles. Ce que l’on peut déplorer, c’est que le travail s’est interrompu car il n’y a eu ensuite pas de volontarisme dans la poursuite de cette tâche, coté Français. Mais les recommandations concernant Larbi Ben M’hidi, Ali Boumendjel, Maurice Audin, l’ouverture des archives, la réunion d’une commission sur les essais nucléaires, l’érection d’une stèle d’Abd-el Kader à Amboise, la participation du chef de l’État à la commémoration du 17 octobre 1961… Après, on ne peut pas régler le problème de 132 ans de colonisation française en Algérie, simplement par des mesures qui démarrent un processus. Le gros problème, c’est son interruption. L’objectif était pour moi de faire en sorte qu’elles soient inscrites dans les manuels scolaires en France. Ma préoccupation, c’est que toutes ces mesures prises risquent d’être détricotées par une extrême droite qui peut arriver au pouvoir dans deux ans. Mon problème est de faire en sorte que le démarrage de ce travail mémoriel ne soit pas détruit.
« Un second souffle à un dialogue rompu »Dans le petit monde du Quai d’Orsay comme dans les cercles d’historiens, le constat ne fait pas de doutes : la crise diplomatique franco-algérienne actuelle est la plus aiguë jamais connue depuis 1962 et l’indépendance de l’Algérie. Portée par le RN, soutenue par ses affidés de la droite et votée à l’Assemblée nationale la semaine dernière, la proposition de résolution décriant les accords migratoires de 1968 a exalté un ressentiment colonial et raciste plus que jamais à l’œuvre dans l’Hexagone. Avec le soutien de la France au plan marocain sur le Sahara occidental, l’une des causes de cette crise diplomatique qui a également interrompu le travail d’une commission mixte d’historiens algériens et français, annoncée en 2022 par les chefs des deux États sismographes. Pour regarder le passé colonial en face. Certains de ces historiens se réunissent du 12 au 14 novembre à Marseille pour poursuivre tant bien que mal leurs travaux et tenter de redonner un second souffle à un dialogue rompu. Au prix de la seule chose qui vaille : des débats qui s’appuient sur les réalités de l’histoire et des préconisations pour apaiser une mémoire sans cesse bafouée.
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Laurent Belsola](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/2eb2bbca419746224cf33c472f391bf4.jpg)
![[En immersion avec les jeunes de la Martine 2/4] Ados mais capables de prendre des décisions](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/6dd3fb836bef5360a7940f7b6f595321.jpg)


