Tag: Marseille

  • Longoria seul face au chaos après le départ de Benatia

    Longoria seul face au chaos après le départ de Benatia

    L’avenir à court terme de l’Olympique de Marseille n’a jamais été aussi sombre. Après la démission de Roberto De Zerbi en cours de saison, mercredi dernier, Medhi Benatia, directeur du football depuis un peu plus d’un an, a lui aussi décidé de quitter son poste, cinq jours plus tard. Deux départs qui présagent, encore une fois, une refonte totale du projet olympien. Une grande question persiste à la vue de ce contexte : est-ce Pablo Longoria, dernier rescapé de l’état-major marseillais, va lui aussi jeter l’éponge ?

    Le président espagnol, qui en a pourtant vu de toutes les couleurs depuis son arrivée dans la cité phocéenne, semble plus que jamais sur un siège éjectable. Aujourd’hui, l’OM se retrouve orphelin d’un entraîneur et d’un directeur sportif, alors que la qualification en Ligue des Champions est loin d’être acquise. Sans oublier le périple en Coupe de France toujours d’actualité, avec la future réception des Toulousains, le 4 mars. La perte de Pablo Longoria redémarrerait le système phocéen à zéro, ce qui permettrait à une potentielle future direction d’avoir quelques mois d’avance pour prendre ses marques. Et, ainsi, espérer recommencer un cycle dès l’entame de la saison prochaine.

    « On en a marre de toujours revenir au point de départ », martèle Loïc, supporter marseillais et membre des Dodger’s, dans le virage nord. « On n’arrête pas de dire qu’il faut de la stabilité dans ce club, mais si l’on continue de changer constamment les dirigeants, aucun projet ne pourra marcher », poursuit-il, inquiet à l’idée de voir Pablo Longoria faire ses valises dans les prochaines semaines. Si ce n’est pas dans les prochains jours à ce rythme-là.

    « On joue avec la peur »

    Le match de samedi face à Strasbourg a une nouvelle fois mis en évidence les problèmes psychologiques de cette formation olympienne, qui ont permis aux Alsaciens d’aller chercher le point du match nul alors qu’ils étaient menés par deux buts d’écart jusqu’à la 73e minute au Vélodrome. « Parfois même, pour être honnête, on joue avec la peur, même quand on gagne. C’est pour ça qu’il y a parfois des joueurs qui ne signent pas à Marseille : parce qu’ils ont peur. Il faut avoir un mental d’acier pour assumer ce magnifique club. Et on commence à penser négativement en se disant : “Bon, on gagne 2-0, mais si on en prend un, on est cuit”. C’est grave de penser comme ça », soulignait Adil Rami, ancien défenseur de l’OM et désormais consultant pour Ligue1+.

    Un constat qu’avait également établi dans nos colonnes Alain Soultanian, kinésithérapeute historique de l’institution phocéenne : « Il y a des joueurs qui, dans leur tête, peuvent jouer à Marseille, peuvent jouer à Naples, Liverpool, Manchester, au Bayern Munich… Dans leur tête, ils sont prêts. Il y a des joueurs qui sont faits pour jouer à Toulouse, qui sont faits pour jouer à Nantes, à Bordeaux ou à Lille, mais pas pour Marseille. »

  • Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Venus de la Busserine, de Font-Vert ou de Font Obscure, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement pour l’inauguration du local de campagne de Tina Biard Sansonetti (DVG), tête de liste du Printemps marseillais dans les 13-14. À l’aise, après avoir fait son entrée sur fond de Jump de Van Halen façon stade Vel’ aux côtés du maire sortant et candidat Benoît Payan (DVG), l’ancienne directrice du centre social de Saint-Joseph met en avant son expérience de terrain.

    « Je pense à Kamel, le premier jour où j’ai pris mes fonctions au centre où quand on parlait des transports, il m’avait qu’il n’y en a pas car “ils ne veulent pas qu’on descende”, je pense à toutes ces femmes qui se battent tous les jours pour simplement vivre dans des logements dignes, je pense à Élodie, Mounira après 20 ans de bataille pour avoir des écoles dignes, je pense à Daniel, Patricia, Gérard pour remettre du beau et avoir un jardin à Shollchaumel », égrène-t-elle.

    « Le RN, ici, on l’a vécu »

    Elle martèle : « Il est temps de transformer ce secteur » qui doit être traité comme « le premier de la ville » car le plus peuplé. Et de promettre de végétaliser la L2, des « grands équipements » avec un centre urbain du Merlan rénové assorti d’une bibliothèque et d’un cinéma, de créer des places de village pour « vivre ensemble », de réhabiliter les co-propriétés dégradées. Mais la mère des batailles reste la lutte contre l’extrême droite dans un secteur tombé aux mains de ce qui était alors le FN en 2014 avec l’élection de Stéphane Ravier. « Le RN ici on l’a vécu, c’est le clientélisme, le recul des services publics de proximité, la discrimination », rappelle-t-elle, estimant qu’il faudra se battre dès le 15 mars.

    Benoît Payan enchaîne, harangue une foule conquise. « De par l’histoire, vous, habitants de ces arrondissements, vous avez été relégués parce que vous ne votiez pas ou vous votiez mal, ou vous n’étiez pas nés dans le bon quartier. Ce n’est rien d’autre qu’une ville qui s’est coupée en deux qui s’est construite ici. C’est face à ces marchands de haine que nous nous dressons », lance-t-il.

    Il prône une politique faite avec « le cœur », sans « promesse d’appartements ou d’emplois », et appelle à agir « ensemble », dénonçant le poison de la division « dans le camp du progrès et de l’écologie. » Une pique claire au candidat LFI, Sébastien Delogu qui a fait des quartiers Nord son terrain favori.

  • Soins palliatifs : l’unité de Sainte-Marguerite menacée

    Soins palliatifs : l’unité de Sainte-Marguerite menacée

    Elle a été inaugurée à l’été 2025 et est déjà menacée de fermeture provisoire d’après SUD Santé : la nouvelle unité de soins palliatifs de l’hôpital Sainte-Marguerite (9e) évolue dans une « situation extrêmement préoccupante », lit-on dans un communiqué diffusé vendredi par le syndicat. Pensée pour accueillir à terme une vingtaine de lits, l’unité n’en compte pour l’instant que sept et fonctionne aujourd’hui avec un seul praticien à temps plein, contre les trois initialement prévus. « Malgré des locaux neufs, du matériel adapté et des équipes soignantes qualifiées, formées et pleinement engagées, l’unité ne peut fonctionner normalement en raison d’un manque criant de médecins spécialisés, s’indigne SUD Santé. Cette situation fragilise gravement la continuité des soins et fait peser un risque direct sur la prise en charge des patients en fin de vie, dont certains sont intransportables. » C’est dans ce cadre que le syndicat dénonce un « manque d’anticipation dans le recrutement médical » et réclame « des moyens humains pour assurer le fonctionnement normal du service », « la mise en place urgente de solutions médicales pérennes et non précaires » et une « véritable politique d’attractivité pour les spécialités en tension ». Une alerte qui fait écho aux débats organisés ce lundi à l’Assemblée nationale (lire page 24), où sont discutés l’accès aux soins palliatifs et le droit à mourir.

  • Les droits des animaux s’invitent dans la campagne

    Les droits des animaux s’invitent dans la campagne

    C’est à grand renfort de photos de chats et de chiens de ses militants, ce week-end, que le Printemps marseillais a présenté ses mesures en faveur du bien-être animal. Des propositions partagées dans la foulée du ralliement du Parti animaliste vendredi.

    « Il y a d’autres manières de penser les relations aux animaux », insiste ainsi sa cheffe de file, Nina Palomba, qui indique avoir obtenu une place éligible sur la liste centrale du Printemps marseillais. « J’ai eu envie de les solliciter parce que j’ai vu un début de politique sur la condition animale, sans qu’il n’y ait une vraie visibilité globale », explique celle qui a aussi travaillé sur le sujet avec le député (Hor.) Loïc Dombrevalle.

    Désormais, le Printemps marseillais propose des espaces pour chiens dans les parcs municipaux, un dispositif contre la maltraitance animale, l’accès gratuit des animaux de compagnie aux transports en commun. Ainsi que des méthodes non létales pour réguler la faune sauvage, comme les sangliers, pigeons ou rats. « Des villes comme New York ont mis en place des graines contraceptives », illustre Nina Palomba.

    Mais l’union de la gauche n’a pas le monopole du bien-être animal. Les Insoumis avaient déjà annoncé le ralliement du parti antispéciste d’Aymeric Caron et veulent eux aussi « réguler les populations animales de manière éthique et efficace » et soutenir des centres vétérinaires « abordables ». Mercredi, Martine Vassal promettait la création d’un cimetière pour les animaux de compagnie, « pour que les personnes puissent aller se recueillir ». Les animaux ont beau ne pas avoir le droit de vote, leurs maîtres restent un électorat à séduire.

  • Une micro-crèche privée fermée pour moisissures

    Une micro-crèche privée fermée pour moisissures

    Facture salée et potentielle mise en danger des minots dans la micro-crèche Zola, dans le 9e arrondissement de Marseille, appartenant au groupe privé lucratif bien connu dans la ville, Youbee For Kids.

    L’établissement du quartier de Mazargues, accueillant plus d’une dizaine de bambins, a été fermé, pour une durée de 4 mois, suite à un arrêté pris par le Département des Bouches-du-Rhône, le 10 février. Et les causes de la prise de cet arrêté se passent de commentaires. Il relève « la présence importante de taches d’humidité qui remontent sur les murs dans les pièces de vie des enfants ». Mais aussi « que la peinture s’écaille et les morceaux tombent au sol à portée des enfants » et que « le linoléum au sol est taché de traces de moisissures sur son intégralité ». Cerise sur le gâteau : « La VMC et la climatisation sont encrassées ; la structure manque d’aération. » En bref, pas vraiment un environnement sain pour les minots de cette micro-crèche, puisque l’arrêté conclut qu’il existe une « dégradation importante des conditions d’accueil, depuis le mois de juillet 2025, qui compromettent la santé et la sécurité des enfants ». Et de considérer que « les faits évoqués et l’urgence sont de nature à justifier la fermeture immédiate et provisoire de l’établissement ».

    L’arrêté départemental s’appuie notamment sur deux visites de contrôle. Une première en juillet 2025 à la suite de laquelle « le gestionnaire n’a pas répondu aux demandes de la PMI [Protection maternelle et infantile, service du Département Ndlr]. La seconde visite a été réalisée le 29 janvier, « suite à la transmission d’éléments relevant des événements indésirables graves ».

    Procès avec le propriétaire ?

    Contacté, Pierre Comboroure, co-fondateur de YouBee For Kids, renvoie la responsabilité vers le propriétaire du bâtiment et explique « subir de nombreuses malfaçons » : « Nous sommes en procès avec le propriétaire depuis 2 ans pour qu’il effectue les démarches et les travaux nécessaires pour résoudre ce problème d’humidité constaté peu après l’ouverture. »

    Un problème d’humidité dont il dit ignorer l’origine, mais « vraisemblablement extérieur à notre périmètre ». Pierre Comboroure affirme également avoir joué la transparence avec les familles qui auraient apporté « un soutien unanime » à l’entreprise. « Toutes les familles étaient informées, depuis le début, de cette situation. Notre priorité a été de pouvoir proposer des solutions pour un maximum de familles. Sept d’entre elles ont pu bénéficier d’une place dans d’autres établissements. D’autres nous ont annoncé pouvoir s’organiser grâce à la période de vacances scolaires », développe-t-il. Du reste, l’entreprise assure « utiliser au contraire cette période de fermeture forcée pour réaliser tous les travaux pour leur compte ».

  • Alexandre Kantorow en récital à la Criée

    Alexandre Kantorow en récital à la Criée

    Il n’avait que 22 ans en 2019, lorsqu’il fut le premier pianiste français à remporter
    le Concours international Tchaïkovski, l’un des prix les plus prestigieux dans le monde de la musique classique. Depuis, Alexandre Kantorow, de passage en concert à Marseille lundi 16 et mardi 17 janvier ne cesse de gravir les cimes romantiques des touches de son instrument. Collectionnant les prix et tournant à travers le monde, le voilà de retour dans la ville où Robert Fouché, le regretté président de l’association Marseille Concerts, l’avait invité à venir se produire avec son illustre père le violoniste et chef d’orchestre Jean-Jacques Kantorow.

    Intelligence et vision

    En prélude à ses 40 ans d’existence, Marseille Concerts invite Alexandre Kantorow à se produire en récital, pour un concert qui a dû être doublé face à l’engouement du public. Ce pianiste virtuose jouera un programme romantique comprenant notamment Bach revisité par Lizst (la cantate Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, « les pleurs, les lamentations, les tourments et le découragement »), ou encore Medtner (Sonate opus 5), Scriabine (Vers la flamme), Alkan, mais aussi interprète sensible, Chopin (Prélude op 45) et Beethoven (Sonate n°32, la dernière qu’il a composée). Un programme des plus attirants, donné par une artiste qui interprète vraiment ses partitions en y mettant toute son intelligence et sa vision.

    Gisèle Laval

    Les 16 et 17 février à 20h. Places entre 6 et 38 euros.

  • Art en partage et passage de relais à l’Artothèque Antonin-Artaud

    Art en partage et passage de relais à l’Artothèque Antonin-Artaud

    Le client d’un bistrot et ses univers intensément dessinés sous le fusain de Kamel Khelif, Un Rosier qui fleurit en fil de soie depuis ses tiges en fil de fer et plomb réalisé par Françoise Buadas… On n’est pas au Musée d’art contemporain de Marseille mais au lycée Antonin-Artaud. Quelques-unes des nombreuses œuvres accrochées aux murs de l’Artothèque de cet établissement scolaire marseillais situé à Saint-Mitre (13e), à l’occasion d’une exposition qui scelle la donation de la collection de ce lieu unique en son genre, au rectorat de l’académie d’Aix-Marseille. « Nous ne sommes plus en mesure de nous en occuper. J’ai 81 ans, il y a des choses qu’on ne peut plus faire », explique au cours d’une soirée célébrant cette « histoire commune », jeudi 12 février, Geneviève Couraud, ancienne prof de lettres parmi les figures de cette aventure animée depuis 30 ans par des enseignants bénévoles. Une association qui gérait cet espace hybride situé sur le chemin du CDI, à la fois lieu d’exposition d’art contemporain, permettant aussi l’accueil des artistes, et « embrayeur pédagogique exceptionnel » pour l’équipe enseignante et les élèves du lycée, mais aussi d’autres structures éducatives. « Avec Kamel Khelif, on avait publié une BD en noir et blanc, sans texte. Puis les élèves en ont écrit chacun un petit bout », témoigne avec ferveur Odile Pagano, membre de l’équipe de l’Artothèque entre 2002 et 2015, fidèle à l’esprit de ses fondateurs en 1988, Jacques Terrasa, alors prof d’espagnol, ainsi que Claude Sanchez et Arlette Assante, documentalistes du CDI du lycée.

    « On s’en va même

    si on ne restera pas loin »

    « On contactait les artistes pour qu’ils nous confient des œuvres. Au début, ça n’a pas pris mais un artiste a tout déclenché en le faisant, c’est Jean-Jacques Ceccarelli. Il a dit à tous ses copains : Il faut leur donner des œuvres, c’est formidable, des jeunes vont voir de la peinture », se remémore Geneviève Couraud, tout en soulignant « l’élan donné à l’Artothèque au début des années 1990 par Gérard Fontès qui enseignait la philosophie ».

    Composée de près de 700 œuvres, la collection de l’Artothèque Artaud « va rester ici. Monsieur Leclère, le proviseur, a été formidable. L’association va disparaître mais la collection devient officielle et la raison d’être de l’Artothèque persiste », affirme-t-elle, avant d’indiquer un mur ou sont affichées quelques pages d’une thèse des années 2000 de Sylvia Girel, passée par là : « L’Artothèque fait partie de ces lieux reconnus et médiatisés sur la scène de l’art, notamment parce qu’en éditant des catalogues et en achetant des œuvres, hormis le fait de sensibiliser les lycéens et les enseignants à l’art, elle participe à la médiatisation des artistes, contribue à leur reconnaissance et assure un rôle de mécène. »

    « On s’en va même si on ne restera pas loin », sourit Geneviève Couraud, non loin du jeune documentaliste de 28 ans qui va prendre le relais. « C’est un grand bouleversement. Après 40 ans de travail, c’est leur bébé. Il a fallu que le proviseur négocie avec le rectorat la création d’un poste qui impliquait le transfert des œuvres », rappelle celui qui l’occupe désormais.

    Des hauts et débats

    « Un poste à mi-temps est dédié pour le moment. Cette année et l’année prochaine aussi j’espère. Ma priorité, c’est les élèves. On vit une période particulièrement difficile pour plein de raisons. Il est donc important qu’ils aient la possibilité d’avoir des espaces de décompression, de se confronter à des œuvres auxquelles ils n’auraient pas forcément accès », estime-t-il devant des peintures, dessins, photographies et volumes qui interpellent tous les regards.

    « J’organise des visites avec certains professeurs. Les réactions des élèves étaient encore intéressantes ce matin [jeudi] », apprivoise-t-il en pointant un tableau représentant une femme étreignant la main d’un autre. « Des élèves ont eu une grande discussion pour savoir si c’était une photo ou une peinture. Ils étaient assez subjugués par le côté technique, disaient : “Ça c’est de l’art, ça ce ne l’est pas.” Un débat sur l’art s’instaure mine de rien. »

  • Grande soirée pour la Team Sorel à la Scène Méditerranée

    Grande soirée pour la Team Sorel à la Scène Méditerranée

    Dans le rôle de coach, promoteur et organisateur, Yvan Sorel, qui manie le multicasquette comme personne, a pu savourer le travail qu’il a accompli avec ses équipes à l’issue de la quatrième édition du Spartan Fighting Championship. « C’est ce que j’appelle une belle soirée », lance le pionnier du MMA dans la cité phocéenne, qui a accueilli 517 spectateurs à la Scène Méditerranée (anciennement théâtre Toursky) dans le troisième arrondissement de Marseille. « On attendait entre 10 et 15% de public en plus, mais ce n’est pas évident de lutter contre l’Olympique de Marseille avec un peuple marseillais qui est religieux dans le domaine du football », ajoute-t-il en étant beau joueur. Quatorze combats sur le papier, dont trois professionnels, se sont succédé dans la cage. En ce jour de Saint-Valentin, l’amour s’est exprimé sous une forme différente : de jeunes combattants, passionnés par les arts martiaux mixtes, ont donné de leur personne pour repousser leurs limites physiques et mentales. Particulièrement ceux issus de la cité phocéenne, qui avaient à cœur de montrer que Marseille peut rivaliser avec la Capitale dans le monde des arts martiaux mixtes (MMA).

    Gharsalli étincelante

    Poussés par leurs supporters, venus en nombre pour électriser ce théâtre mythique, les protégés de la Team Sorel ont assuré le spectacle, à l’image de Chakib Arezzo (6 victoires, 1 défaite), auteur d’un duel à couper le souffle face au Bouilladissien Ismaël Belmehadji (2 victoires, 6 défaites). Après une longue séquence en soumission, le Marseillais a trouvé les ressources pour infliger un KO spectaculaire à son adversaire. Avec la victoire du jeune ukrainien Arthur Yehiizarian plus tôt dans la soirée, la Team Sorel a réalisé un carton plein lors de ce SFC 4. Même si d’autres combats ont été sensationnels, à l’image du duel entre Alice Michalkiewicz et Katie Perez, celui entre Sarah Gharsalli et l’Argentine Camila Curutchet a enflammé la Scène Méditerranée. Au terme d’un affrontement en trois rounds de cinq minutes, la Marseillaise débute sa carrière professionnelle par une victoire de choix.

    « Elle a prouvé à tout le monde qu’elle avait un niveau aussi excellent et qu’elle pouvait affronter des défis bien plus expérimentés », souligne Yvan Sorel, fier de voir le travail de sa petite protégée récompensée. Tout ce bonheur partagé durant plusieurs heures lui donne envie de lancer une cinquième édition prochainement. « Là par contre, je serai dans l’obligation d’être soit pris en otage par des futurs partenaires ou pris en otage par une collectivité territoriale comme le Département, la Métropole, la Région et la Ville de Marseille », lâche celui qui a dépensé plus de 40 000 euros pour cette unique représentation.

    « J’aimerais vraiment être épaulé, mais vraiment. Parce que là, j’ai prouvé que je pouvais ouvrir les frontières. J’ai prouvé que la Ligue commençait vraiment à être soutenue. Au début, le public appréciait le spectacle, maintenant, il adore », poursuit le leader de la Team Sorel, qui souhaiterait voir les arts martiaux mixtes mis sur un même pied d’égalité avec des sports comme le football, le padel ou la boxe anglaise.

  • Réouverture du service séjour-asile après des travaux de mise en sécurité

    Réouverture du service séjour-asile après des travaux de mise en sécurité

    Les travaux pour la mise en sécurité des locaux, les services séjour, asile et naturalisation ont été réalisés, le site sera donc ouvert au public ce lundi. « Les usagers dont les rendez-vous ou convocations ont été annulés entre le 6 et le 13 février ont été contactés par les services, précise la préfecture, une nouvelle date de rendez-vous leur a été indiquée. » Les usagers ayant reçu un SMS pour retirer leur titre de séjour seront reçus à partir du 16 février, dans la limite des capacités d’accueil. « En raison d’une forte affluence attendue, une fermeture anticipée des portes est possible », avertissent les services.

    Une tuile qui s’ajoute à des dysfonctionnements relevés par la Cimade (notre article du 4 février) et par le TA de Marseille qui a déjà condamné six fois l’administration depuis le début de l’année.

  • Un sale pas vers une loi plus dure pour les gens du voyage

    Un sale pas vers une loi plus dure pour les gens du voyage

    Chaque année, la France recense plus de 1 300 passages de gens du voyage, dans 78 départements, et plus de 500 installations illégales », plante le texte déposé par de nombreux sénateurs issus de l’ancien « socle commun », centristes, macronistes et LR. Ils mettent en avant le désarroi des élus locaux et des propriétaires de terrain face à « l’impunité qui s’installe ». Pour rappel, Le 4 novembre 2025 la Cour administrative de Marseille a condamné la Métropole à une amende de 295 000 euros pour son inaction en aires d’accueil depuis 2012. C’était une première.

    Les 13 articles dont le premier signataire est le sénateur LR de l’Isère, Damien Michallet, proposent une réforme en profondeur de la loi « Besson II », stupéfiante. Une réglementation devenue « totalement inadaptée », pour la sénatrice (LR) Sylviane Noël qui prône une démarche répressive face à « certaines communautés » qui « ne comprennent que le rapport de force ». L’Association nationale des gens du voyages citoyens (ANGVC) rappelle qu’il existe « 300 000 voyageurs en France et seulement 26 000 places en aires d’accueil. Ces installations sont donc le résultat d’un manque qui perdure depuis 2000 ».

    Alors que la loi du 5 juillet 2000 impose aux communes de plus de 5 000 habitants de mettre une aire d’accueil à disposition, le texte assouplit les obligations des collectivités vis-à-vis du « schéma départemental ». Le délai passant de deux à cinq ans. La proposition de loi prévoit aussi de renforcer la compétence du maire en matière d’expulsion. En produisant un arrêté, il pourra demander la mise en œuvre de la procédure d’évacuation forcée qui pourrait être déclenchée même si le stationnement irrégulier n’implique pas une « atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques », critères actuellement en place. « 50% des aires sont à coté d’une Seveso ou de décharges », oppose l’ANGVC.

    Expéditive et sournoise

    Elle tape encore au portefeuille avec un relèvement du montant de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour l’installation illicite sur le terrain d’autrui de 500 euros actuellement à 1 000 euros. Autre disposition importante de ce texte : les aires d’accueil seraient désormais prises en compte pour le calcul du quota « loi SRU » de logements sociaux. « Il faudrait donc considérer qu’un morceau de parking en bitume est un logement ? », s’étrangle la Toulonnais Sacha Zanko, membre de l’ANGVC.

    Au Sénat la gauche s’est montrée hostile à ces mesures, voyant dans ce texte « un catalogue d’astuces, d’artifices et de manœuvres visant à se soustraire à la loi Besson », s’est inquiété le socialiste Hussein Bourgi. Son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale n’est pas assurée, compte tenu d’un calendrier contraint. Mais l’alerte est lancée.