Tag: Marseille 15e Arrondissement

  • À la Savine le retour du bus de nuit marseillais vaut bien une fête

    À la Savine le retour du bus de nuit marseillais vaut bien une fête

    La mairie de secteur a organisé une fête de quartier hier soir à partir de 20h autour de la desserte qui est réouverte en soirée. Un événement célébré en présence de Samia Ghali, qui a pris les rênes du conseil d’administration de la RTM.

    Depuis 3 ans, « on ne sait plus sous quel prétexte, un caillassage ? », interroge le collectif Kalliste Granière Bourrely Solidarité (KGBS), puis justifiée par la RTM par la mise en place d’un nouveau plan de transport, la desserte de la cité a été supprimée après 21h. Après une alerte de KGBS, des interpellations de la présidente de la Métropole (DVD) Martine Vassal, un soutien de la mairie de secteur, du CIQ et une pétition pour le droit à la mobilité, les habitants restaient condamnés à faire travailler leurs mollets ou à rester chez eux.

    Cette situation pénalisait « lourdement les habitants, notamment les travailleurs aux horaires décalés, les jeunes, ainsi que toutes celles et ceux pour qui les transports en commun représentent un lien essentiel avec le reste de la ville », plaidait à nouveau Salim Siouani en avril dernier dans une relance à la RTM, adressée cette fois à Samia Ghali, fraîchement nommée à sa présidence, Au-delà d’un simple service, cette ligne constituait un véritable outil d’égalité et de sécurité ». L’urgence a été entendue et les Savinois ont retrouvé leur droit au transport en commun après 21h. C’est « fière et heureuse » que Samia Ghali a remercié « les équipes de la RTM, qui se sont mobilisées pour concrétiser cette avancée dans un délai très court depuis ma prise de fonction ». Un militant syndical y voyait « le signe du retour de la gauche dans nos quartiers ».

  • Pour la ministre de la Santé, le plan avance

    Pour la ministre de la Santé, le plan avance

    Ici, l’état a investi 480 millions d’euros, complétés par les 180 millions des collectivités, et « on voit que ça marche, ça avance », s’est félicité Stéphanie Rist en entamant son tour d’horizon par le chantier de modernisation du pôle d’excellence de l’hôpital Nord. Un bâtiment dédié à la cardiologie vasculaire, dont la construction a été lancée en 2022, avec une rénovation du site historique qui sont au cœur du projet Marseille en Grand. « Avec un enjeu fort pour tout l’ouest du département et les quartiers nord de Marseille », a souligné François Crémieux, directeur général de l’établissement : « Quand l’état finance, ça va plus vite. »

    Le nouveau bâtiment, composé d’un bloc opératoire, de quatre salles, d’un bloc de soins intensifs et de 16 chambres, devrait ouvrir d’ici un an. Une « prouesse de planning » pour les 50 ouvriers de ce chantier, qui travaillent sur site occupé « avec les passages d’hélicoptères », témoigne Manuel Lopes, maître compagnon sur le chantier principal. Ce nouvel équipement permettra un « appel d’air » pour les autres services du bâtiment de 1965, également rénové, se réjouit un cardiologue, heureux pour ses patients de passer de « une à 25 douches ».

    Si l’hôpital perd des lits à l’échelle globale, Philippe Amabile, chef du service de chirurgie vasculaire, insiste : « On modifie notre façon de travailler en le construisant sur le circuit du patient. On peut faire tous les gestes de la chirurgie conventionnelle en ambulatoire. » Moins long pour le patient et moins cher pour la Sécu, c’est aussi « du temps dégagé pour les personnels ».

    Une ouverture « attendue de longue date », précise le professeur Roche, pour un bâtiment moderne « au service à la fois des soins de proximité et de recours » des treize hôpitaux du GHT (groupement hospitalier de territoire). Le site devient aussi « une source d’attractivité pour des étudiants » de la faculté de cardiologie, qui complète le site. Et un nouveau Samu accueille femmes, parents et enfants. « Quand Aix dévisse en pédiatrie, c’est à Nord que les patients arrivent, indique le Dr Jouve, directeur de la commission médicale. On a une hausse régulière de 5% par an de recours aux urgences. »

    Punir les agresseurs

    Si ce dernier salue « une remontée de l’attractivité » à Nord, avec « une cible atteinte sur le non-médical, bien qu’il subsiste quelques difficultés sur le personnel médical », la situation est tout autre en psychiatrie. L’hôpital Edouard-Toulouse n’échappe pas à cette pénurie de médecins. Les syndicats ont alerté sur les fermetures de lits et les conditions de sécurité. Dimanche 12 avril, un infirmier y a été attaqué au couteau par un patient dangereux et souffrant d’addiction, placé par les services de l’état en hospitalisation complète. « On agit au national et on a renforcé les termes pour les agresseurs lors des plaintes portées par les patients », a réagi Stéphanie Rist. La ministre annonce préparer « un décret dans lequel il est prévu de punir sévèrement les auteurs ». à l’AP-HM, où Wanda Wrona, directrice de la sécurité, relève « 230 agressions physiques sur l’année, l’administration finance, depuis janvier 2025, un poste de policier qui se déplace sur l’ensemble des sites ». Le week-end dernier, « un agresseur a fait six victimes avec une béquille, il a été interpellé, placé en garde à vue et défférré ». Si l’employeur accompagne déjà les personnels dans leur plainte, dans le cadre de désorganisation du service, « la plainte pourra désormais se faire en son nom ».

    Quant à la perte de lits à l’hôpitalpychiatrique Edouard-Toulouse, la ministre considére « qu’il faut faire les choses dans l’ordre ». Dans sa mission, la ministre pense au portefeuille. « La question est de savoir comment financer le système », a-t-elle rappelé. Pas plus enthousiaste sur l’ouverture d’une halte soins adddictions (HSA) qui fait débat à Marseille, elle a balayé : « Une HSA ne peut pas résoudre tout le problème. »

  • La réhabilitation de la cité des Aygalades prévue fin 2026

    La réhabilitation de la cité des Aygalades prévue fin 2026

    Inquiets pour leur sécurité en raison de l’avancée des dégradations du bâti, les locataires du bâtiment 4 de cette cité du 15e arrondissement, construite en 1965, ont lancé une alerte dans La Marseillaise du 25 octobre. « Les inquiétudes des locataires peuvent se comprendre, mais ne sont absolument pas justifiées », considère le bailleur social, assurant que des travaux « devraient débuter dans le courant du 4e trimestre 2026 ».

    13 Habitat prévoit une réhabilitation générale et thermique de l’ensemble de la cité et de ses 598 logements. « Ce chantier d’envergure est préparé depuis plusieurs mois, précise le bailleur. La maîtrise d’œuvre a été désignée l’année dernière. » Le programme, qui a été présenté à l’amicale des locataires, le 15 septembre, n’avait pas eu l’heur de rassurer les habitants du bâtiment 4. « Depuis 2023, on nous annonce les travaux, mais on ne voit rien. Un budget avait été validé pour un démarrage en 2025, mais on n’a rien vu », déplore Dalila Hezaima, qui « bataille depuis six ans » et a vu sa confiance mise à l’épreuve.

    Suite à notre interpellation, 13 Habitat s’est dit « parfaitement conscient de l’état actuel de la cité et de la nécessité de rénover les bâtiments et les logements ». Concernant la présence de fissures sur les immeubles et les balcons, la direction assure qu’elles « ne mettent pas en cause la sécurité du bâti. La maîtrise d’œuvre et le bureau d’études Axiolis ont réalisé des sondages au niveau de ces dégradations : les immeubles et les balcons sont stables ». Elles seront traitées dans le cadre du plan de réhabilitation.

    Quant aux fuites de canalisations qui se déversent en continu dans les parties communes et dans certains logements, « les agents de terrain de 13 Habitat vont aller vérifier sur place, pour engager si besoin une procédure d’intervention », explique-t-on.

    L’entretien en panne

    Les travaux qui doivent être entrepris sont d’ordre général et d’amélioration thermique. Des réunions « seront organisées l’année prochaine afin de présenter aux locataires de manière détaillée les travaux à venir. Dès le mois de décembre, une première concertation se tiendra dans le cadre d’ateliers organisés par la maîtrise d’œuvre sociale associée à la conduite du projet », indique encore 13 Habitat.

    Il faudra donc un an de patience supplémentaire aux habitants de la cité pour voir leurs conditions de logement s’améliorer. En attendant, les locataires demandent que l’entretien courant soit réalisé : « Pannes d’ascenseurs qui perdurent, interventions à la va-vite sur un chauffe-eau pas raccordé, un plafond troué laissé béant… », liste Djamal, également locataire du bâtiment 4.

  • Au nord, le campus numérique prépare la rentrée 2026

    Au nord, le campus numérique prépare la rentrée 2026

    Au 50 chemin de la Madrague-Ville, la percée dans l’ancien mur d’enceinte du site industriel portuaire laisse s’envoler des volutes de poussière. Le chantier de construction lancé en juillet 2024 avance. Sur le terrain de 25 000m2, les engins sont encore en action et les ouvriers du gros œuvre donnent les derniers coups de pelleteuses avant de passer à la phase d’aménagement des six bâtiments, représentant une surface plancher de 18 000m2.

    En 2022, le projet impulsé par Cyril Zimmerman a reçu le soutien de l’Établissement public d’aménagement Euroméditerranée et l’accompagnement de l’Anru. « On est aujourd’hui à un peu plus de la moitié des travaux réalisée », annonce Jérôme Rousson, directeur de programme d’Icade, promoteur désigné du campus. Ce dernier sera complété par la construction d’une résidence de 175 chambres qu’Unicil a choisi de financer pour héberger les étudiants du Campus et d’autres établissements d’enseignement supérieur, à Marseille. Cette résidence doit être livrée en juillet 2026.

    Au cœur de la mutation

    Sur la vaste terrasse en R+2, réservée aux étudiants et reliée aux bâtiments par des passerelles, les charpentiers s’activent à la réfection d’un toit ancien, sans le loisir de contempler la rade marseillaise. « Nous privilégions le recyclage autant que se peut, précise Agathe Sicard, de l’agence d’architectes Encore Heureux. Une partie des vieilles charpentes métalliques servira à fabriquer des arceaux pour vélo ». Quant aux tuiles, « elles ne portaient pas la marque de certification NF pour être réutilisées, elles serviront au paillage des jardins ».

    Ouvert sur le quartier et desservi par le futur tramway, le campus vise à offrir un espace aéré, végétalisé et propice à l’activité comme aux loisirs. En plus de l’école numérique et d’une école de cuisine, y sont prévus des espaces culturels : trois salles de cinéma, un auditorium de 900 places avec 11 m de plafond et des gradins rétractables pour laisser place à une salle de concert, des espaces d’exposition et de médiation culturelle. En rez-de-chaussée, des commerces de proximité et des services solidaires sont prévus : incubateur associatif, épicerie solidaire, café, restaurant, ateliers de réparation et d’artisanat. Un terrain de sport et 33 places de stationnement en sous-sol complètent le tableau.

    Un bâtiment attend encore sa destination. Les lots sont en cours de commercialisation. L’opération implique « une grosse gymnastique », avouent les guides. Les revirements dans un projet d’une telle envergure sont monnaie courante.