Tag: Marseille 15e Arrondissement

  • Vers un transfert d’une partie du parc de 13 Habitat vers Erilia ?

    Vers un transfert d’une partie du parc de 13 Habitat vers Erilia ?

    Mention très bien pour Erilia. Lors de l’inauguration de la nouvelle agence rénovée du bailleur social ce lundi matin, au Cap Janet dans le 15e arrondissement de Marseille, les élus présents ont multiplié les commentaires élogieux. « Erilia est une garantie d’exigence dans la manière dont vous abordez et traitez vos locataires », assure ainsi Samia Ghali (DVG), maire adjointe de Marseille déléguée à la rénovation urbaine. Avec cette nouvelle agence, le bailleur, qui gère 18 454 logements dans la ville, souhaite améliorer les conditions de travail des employés et faire « de la proximité immédiate avec les locataires sa marque de fabrique », affirme le directeur général, Frédéric Lavergne.

    « Si nous avons des bailleurs qui tiennent la route, ce n’est pas toujours le cas » tranche la maire adjointe, avant d’ajouter souhaiter mener une démarche pour « voir Erilia récupérer une partie du patrimoine de 13 Habitat ». En juin 2025, le premier bailleur social du département avait été épinglé par un rapport de l’Agence nationale de contrôle des logements sociaux (Ancols) pour des dysfonctionnements structurels : conflit d’intérêts dans les commissions d’attribution, erreurs de gestion, absence de stratégie de réhabilitation… Il y a deux semaines, le siège du bailleur départemental a de nouveau été perquisitionné par l’Office central de lutte contre la corruption dans le cadre d’une enquête visant l’ancienne présidente, Nora Preziosi, suspectée d’avoir favorisé sa mère dans l’attribution d’un logement social.

    « C’est très, très grave ce qui se passe dans plusieurs copropriétés, ils abandonnent complètement les locataires à leur sort », dénonce Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements, qui soutient la démarche de Samia Ghali.

    Également présent à la cérémonie, le vice-président du Conseil départemental (DVD), Denis Rossi, affirme « partager le constat » de la maire adjointe. Celui qui a été nommé vice-président de 13 Habitat en juillet 2026, concède pourtant qu’il est nécessaire de « mener une réflexion sur la possibilité de rétrocéder une partie du parc immobilier de 13 Habitat ».

    Accélérer les rénovations et la construction

    Les discours des différents intervenants se rejoignent tous sur deux points : la nécessité d’accélérer la rénovation des copropriétés dégradées du nord de la ville et la construction de nouveaux logements sociaux, alors que 50 000 Marseillais sont dans l’attente d’un logement social. « Vous êtes un acteur engagé dans la construction, vous ne devez pas lever le pied » lance Guillaume Quénet, préfet délégué pour l’égalité des chances des Bouches-du-Rhône, au directeur général d’Erilia.

    Entre 2026 et 2030, le bailleur investira près de 200 millions d’euros à Marseille dans le cadre du programme de l’ANRU. Une part importante ciblera le secteur de l’agence Nord-Littoral, dont 15,61 millions d’euros pour réhabiliter les 276 logements de la résidence Cap Janet, située à quelques mètres de la nouvelle antenne.

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Jhona initie les minots au graffiti à la Paternelle

    [La Marseillaise Breaking Cup] Jhona initie les minots au graffiti à la Paternelle

    Des trois activités proposées ce mercredi au cœur du quartier La Paternelle, le graffiti est sûrement celui qui a attiré, et de loin, le plus de monde. Avec une file d’attente composée de parfois 10 enfants, même la barbe à papa offerte n’a pas eu plus de succès que l’animation proposée par Jhona, un passionné de graff et de la culture hip-hop depuis sa jeunesse. Avec lui, une douzaine d’aérosols, un carton de masque et de gants proposés aux enfants qui ont eu la lourde tâche de remplir la fresque qui met à l’honneur leur quartier.

    Une expérience originale

    Un atelier éducatif qui pour Jhona, va plus loin que ça : « Personnellement j’ai appris le graff dans la rue donc je trouve ça important d’à mon tour faire partager cet art aux petits. C’est une discipline qui s’est développée je trouve, elle reste à la mode car elle représente un paradoxe : elle est à la fois éphémère et elle traverse le temps ». À la fin de chaque passage, le même son de cloche retentit : « C’était sympa mais un peu dur », lance un gamin à l’issue de sa session. Une œuvre qui, malgré la présence d’un fort vent et d’une petite pluie, s’est remplie en l’espace d’une trentaine de minutes avec un rendu unique qui a amené un sourire et une belle expérience sur tous les visages.

  • Au Plan d’Aou, les animations de La Marseillaise Breaking Cup brisent la routine

    Au Plan d’Aou, les animations de La Marseillaise Breaking Cup brisent la routine

    Un véritable « flash-back » pour Bboy Wensa, professeur de danse venu animer la 4e étape de La Marseillaise Breaking Cup 2026, de passage au Plan d’Aou (15e) ce jeudi. Installé sur le terrain de foot du centre social Grand Saint-Antoine, il accueille sur son tapis de break tous les curieux qui voudraient s’essayer à une ou deux figures. « J’ai grandi à Marseille, à La Castellane, retrace-t-il. Les fêtes de quartiers, les animations à la sortie de l’école, c’est comme ça que j’ai découvert le break. Je suis là pour transmettre et peut-être créer des révélations chez les jeunes, comme ça a été le cas pour moi à l’époque ». Pour cette journée d’initiation, le Bboy reste soft : roulement d’épaule, vague, croisement de jambes, les mouvements doivent rester « accessibles ». « L’idée est surtout d’apprendre à bouger en rythme », souligne-t-il.

    À quelques mètres, Lyna et Serena, toutes deux âgées de 12 ans, patientent pour tester l’atelier graff, après un passage au DJ Mix. « C’est trop bien, on aime trop : danse, musique, on kiffe ! S’enthousiasment-elles de concert. C’est bien, ça fait des activités, on a pas l’habitude. Quand il n’y en a pas, on fait rien ». Et Lyna d’ajouter : « En plus, j’ai appris plein de trucs au mix, je savais pas du tout que c’était comme ça ». Derrière, Dalila, venue avec ses enfants, fait le même constat : « On amène toujours les enfants ici, mais il n’y a jamais rien. Là, c’est sympa, ils peuvent danser, ils se régalent, et nous aussi d’ailleurs ! ». « L’accès à la culture est assez limité dans les quartiers prioritaires, note Othmane Hany, chargé de la lutte contre les discriminations à la mairie de secteur. Il faut multiplier ce genre d’évènements ». Bonne nouvelle : les festivités se poursuivent vendredi, cette fois-ci à Septèmes-les-Vallons, toujours à partir de 16h30.

    Au programme aujourd’hui

    Vendredi, c’est à Septèmes-les-Vallons, au centre social la Gavotte Peyret, que la Breaking Cup poursuit sa course. Des stands graff, breakdance et DJ Mix seront de nouveau proposés à partir de 16h30. Le tout en partenariat avec l’association AC2N, basée aux Pennes-Mirabeau et engagée pour le développement de la culture Hip-Hop sur la commune depuis plusieurs années, qui sera rendez-vous.

    M.M.

  • Privés d’ascenseur les habitants se font porter

    Privés d’ascenseur les habitants se font porter

    « J’avais annulé tous mes rendez-vous chez le neurologue parce que je suis tombée deux fois dans les escaliers, explique Danièle, locataire du 7e étage que l’accompagnateur de SAMV aide à s’installer dans le « vertimove », un fauteuil monte-escaliers électrique. Maintenant, je peux y retourner, puisqu’Enzo me remonte. » Depuis huit mois, les locataires des 26 appartements du bâtiment 31 étaient privés d’ascenseurs.

    Enzo manie le fauteuil avec prudence pour conduire Danièle à l’extérieur. « Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas le prendre pour aller m’amuser en bas », rassure la dame. Mais au 31 de cette cité du 15e arrondissement, on ne rigole pas vraiment depuis huit mois. Comme dans beaucoup d’autres immeubles, « les pannes, on connaît, mais longues comme ça, on n’en peut plus », souffle une autre locataire dans le hall. Elle a déposé ses quatre sacs de courses dans en attendant l’aide de son mari pour grimper les étages les bras chargés. « On a bien tenté d’appeler le numéro, mais ils ne sont pas venus, explique-t-elle en désignant une affiche. Et c’est compliqué de s’organiser pour dire quand on arrive avec les commissions. »

    « Une aide au portage de courses est aussi proposée, mais par la Régie de quartier », souligne le directeur technique de 13 Habitat. Il souhaite coordonner les services d’aide aux personnes à mobilité réduite, au portage ou à la descente des ordures ménagères « sur un seul numéro d’appel, pour plus de simplicité ». Quand une panne s’éternise, « qu’on ait des problèmes de santé ou qu’on soit valide, à partir du 3e ça devient pénible », reconnaît la responsable de l’agence Belvédère. Elle n’a pourtant enregistré « que trois demandes » depuis la mise place du service, le 20 août dernier, parce que « les gens n’osent pas et il faut le temps que l’information passe… ».

    Pannes d’ascensoristes

    « C’est inhumain d’être assigné à résidence », convient Damien Vanoverschelde. Le directeur général de 13 Habitat est venu assister à l’expérimentation de cette aide à la mobilité. « C’est une première pour 13 Habitat, mais ce système a déjà été expérimenté ailleurs. Nous souhaitons le déployer sur tout le département quand il y a des pannes ou quand il y a une mise à l’arrêt pour des travaux programmés », précise-t-il. Il convient que le délai de réparation est particulièrement long sur cet appareil : « Il y a eu un incendie criminel qui a détruit le hall et la cage en janvier. La police avait mis des scellés. Puis on a remis le hall en état. Mi-juin, on a demandé le rétablissement de l’électricité. Enedis n’a répondu que le 22 juillet, puis est intervenu le 12 août. L’ascensoriste va pouvoir lancer les travaux ».

    Mais la problématique des pannes récurrentes d’ascenseurs est plus large. C’est « sur ce constat » que s’est créée l’association, puis la société de services SAMV, explique son directeur, Fouad Ben-Ahmed, qui développe depuis 10 ans les services de portage et commence à constituer une équipe à Marseille. « On est intervenu sur plusieurs résidences sociales et copropriétés, comme au Mail dans le 14e. Le fauteuil passe aussi dans l’escalier en colimaçon ». Pour lui, les ascensoristes « n’ont plus de stock depuis le Covid, car c’est cher. C’est pour ça qu’il y a des délais pour les pièces manquantes ».

    « Oui, il y a un vrai sujet sur les ascenseurs, admet Damien Vanoverschelde. Quand il y a une panne, on est tributaire des pièces. Elles sont en métal ou avec des composants électronique qui proviennent de Chine. Le blocage du détroit d’Ormuz n’a pas arrangé les choses. » Il reste qu’au XXIe siècle, remettre au goût du jour la chaise à porteurs, tout électrique soit-elle, pour remédier à un souci national du marché des ascensoristes, ça vous scotche aux escaliers ! Quid de la loi visant à contraindre toute la chaîne de responsabilité à agir sans délai, proposée par le député PS des Bouches-du-Rhône, Laurent Lhardit, et adopté il y a un an par l’Assemblée nationale ?

  • Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    L’association de défense des locataires du Cap Janet a adressé, jeudi dernier, une mise en demeure à leur bailleur Erilia, avec constat d’huissier, exigeant que les habitants de cette résidence installée sur les hauteurs de la Calade (15e), en surplomb du port, soient mieux protégés et informés contre le risque amiante. En cause, les travaux de réhabilitation de la cité engagés le 5 août (notre édition du 06/08), sans protection suffisante des appartements contre l’empoussièrement, dénoncent les locataires.

    Réunions d’information

    Les travaux prévoient une isolation complète des façades et des toitures, la modernisation du système de chauffage, la rénovation des salles d’eau. Un chantier à 15,61 millions d’euros, prévu pour être livré en mars 2028. Mais le bras de fer des habitants avec leur bailleur avait commencé dès son installation, sur fond de manque de stationnement. Et de fait, lorsque les places sont immobilisées pour les besoins du chantier, ils se mobilisent pour réclamer qu’en contrepartie, les voitures épaves qui bloquent, selon les habitants, une soixantaine de places soient retirées. Jusqu’à bloquer les entrées du chantier, le 19 août, pour obtenir gain de cause.

    Ce même jour, un locataire de la tour C remarque, sur la passerelle située à la hauteur de son balcon, les premiers panneaux signalisant la présence d’amiante. Et de filmer la fenêtre ouverte de sa cuisine donnant directement sur la coursive où circulent les ouvriers en combinaison intégrale, sans que son appartement ne soit protégé des poussières. « Nous ne sommes pas considérés, sommes des animaux », s’émeut-il. Dans une seconde vidéo, il va à la rencontre des ouvriers et leur demande d’arrêter le travail tant que les habitants ne sont pas abrités. « Il n’y a pas d’amiante », lui répond la gestionnaire de la résidence.

    Dans les jours qui suivent, la signalisation « danger amiante » est installée sur les palissades, indiquant aux ouvriers les précautions à prendre en fonction de l’empoussièrement, selon qu’il y ait moins de cinq fibres d’amiante par litre… ou moins de 100 fibres. « Quand ils ont installé le rail [de l’échafaudage, Ndlr], il n’y avait aucune signalisation, témoigne le président de l’association. Ils ont cassé les plaques de la façade sans avertir les gens qu’il y avait de l’amiante ! » En contrebas, les déchets du chantier sont entreposés sous des bâches sur le terrain de foot, derrière des grilles barrées d’une rubalise signalant le « danger amiante ». « Quand il y aura moins de soleil, les enfants vont retourner s’y amuser », s’inquiète Mohamed Aimeche, qui a aussi alerté la municipalité. Sollicité, le bailleur promet que « le chantier de réhabilitation de Cap Janet est conduit dans le strict respect de la réglementation ». Le plan de retrait des matériaux concernés a été transmis aux services de l’État avant le début des travaux, leur dépose réalisée par une entreprise spécialisée et certifiée pour être placés dans des contenants étanches dans une zone dédiée avant leur traitement, énumère le maître d’œuvre. Avec « un balisage et une sécurisation adaptés à l’avancement du chantier », et une attention spécifique sur les espaces extérieurs fréquentés par les enfants. « La santé et la sécurité des locataires, des riverains et des intervenants sont une priorité pour Erilia », promet-il. Et de préciser qu’« une information détaillée sera adressée aux locataires pour leur apporter toutes les précisions utiles sur le déroulement et la sécurisation de ces opérations ». Le bailleur a annoncé la tenue de permanences d’information le lundi.

  • Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Les enfants s’en sont donné à cœur joie sous les jets des quatre mâts brumisants de l’îlot fraîcheur créé dans le petit parc au cœur des trois tours de 15 étages qui surplombent la rade nord. Erilia avait invité, mercredi après-midi, ses locataires et ses partenaires à inaugurer l’opération de rénovation engagée jusqu’en 2028.

    Le coup d’envoi des travaux visant à améliorer la performance énergétique des bâtiments, le confort thermique des logements et le cadre de vie des habitants a été donné en mars dernier sur la tour B. Une rénovation avait eu lieu dans les années 2000 mais « elle ne concernait que les façades nord particulièrement exposées aux vents et intempéries », explique Louis Arnaud, directeur régional Erilia Marseille. Or, réhabiliter ne s’arrête pas à un ravalement de façades pour le bailleur aujourd’hui : « C’est améliorer le quotidien, réduire les charges et redonner de la valeur au cadre de vie », précise le directeur général, Antoine Jeandet, « une participation à l’effort de cent euros par an environ sera cependant demandée aux locataires ».

    La fin des passoires

    Une hausse qui doit être compensée par des charges moindres « avec 40% d’économie sur la consommation d’énergie » estime Hafif Bey, conducteur de travaux principal de l’entreprise Girard. Au programme : Isolation, pose de doubles vitrages, persiennes, rénovation des salles d’eau et WC, remise en peinture et éclairage des parties communes, amélioration de la ventilation, installation de brasseurs d’air, sécurisation électrique, chaufferie hybride avec pompe à chaleur, panneaux solaires… L’objectif est simple : des logements plus confortables, été comme hiver, « moins énergivores et passés de classe D à B après travaux », précise encore le responsable d’opération Imad El Khouri.

    Pour Fatima, locataire d’un T3 « avec vue mer pour 400 euros » depuis 1998, « on va pas se plaindre » et les améliorations apportées « font supporter les travaux ». Zoubida, 87 ans, est pressée de troquer la baignoire contre une vaste douche. Elle habitait « la tour B alors que la C n’était pas finie » et « trois de ses enfants vivent ici ». Et malgré le vent, le taux de rotation à Cap Janet ne dépasse guère 3%.

  • [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    Ce mercredi à partir de 17h et jusqu’à 21h, petits et grands sont attendus au parc ludico-sportif de La Solidarité dans le 15e arrondissement de la ville pour une soirée placée sous le signe de la convivialité entre les différentes générations présentes.

    Un esprit guinguette

    ouvert à tous

    « Jeux et danse en partage » est un événement gratuit ouvert à tous les publics et organisé par la Ville dans le cadre de sa programmation estivale. Et ce, en partenariat avec les centres sociaux la Savine, Kalliste, Bourrely, la Solidarité et la Martine.

    Au programme, des jeux divers, des tournois de pétanque ou encore des découvertes et initiations sportives vous y attendent. Le tout dans un esprit guinguette qui aura de quoi ravir les minots et les adultes.

    Mais au-delà des activités proposées, c’est avant tout un moment de partage intergénérationnel qui est offert aux Marseillais

    Rue Elie Kakou – Résidence La Solidarité

  • [C’est l’été] Soirée jeux au stade de La Martine à Marseille

    [C’est l’été] Soirée jeux au stade de La Martine à Marseille

    C’est une soirée ludique, familiale, conviviale et gratuite qui attend les familles ce mercredi à partir de 17h au stade de La Martine, à Marseille (15e). Organisé par la Ville dans le cadre de sa programmation estivale, l’événement est consacré aux jeux de société quels qu’ils soient.

    Un rendez-vous intergénérationnel

    à travers le jeu, c’est tout un univers de découverte qui s’ouvre aux curieux, tandis que les joueurs confirmés pourront s’en donner à cœur joie et profiter des nombreux jeux mis à disposition du public.

    Au programme, jeux de société, jeux d’adresse et activités ludiques variées dans une ambiance festive, participative et intergénérationnelle s’offre à vous. Le tout en partenariat avec les centres sociaux de la Savine, Kalliste, Bourrely, Solidarité et La Martine, cette soirée est pensée comme un véritable moment de rencontre et de partage.

    De 17h à 22h. Gratuit.

  • À Marseille, une tournée pour célébrer les congés payés

    À Marseille, une tournée pour célébrer les congés payés

    Depuis le 22 juin et jusqu’en novembre, une camionnette festive sillonne la France pour aller à la rencontre des territoires, des structures et des publics qui font vivre cet héritage au quotidien. Les Marseillais ont bénéficié de deux dates au Panier(2e) et au centre social de Campagne l’Évêque (15e). À chaque étape, l’Eskale se déplie comme une guinguette itinérante : tables, guirlandes, exposition, témoignages, échanges autour des acquis sociaux du Front Populaire, banquets citoyens, bals, …

  • À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    « Résister face à la pédagogie du renoncement et s’assurer que les lumières ne s’éteignent pas dans l’esprit de nos jeunes » : telle est l’une des contributions majeures de l’éducation populaire, selon Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements. L’élu est venu à la rencontre des acteurs associatifs du secteur, mardi matin, à l’occasion d’une réunion organisée par sa mairie. « L’éducation populaire est essentielle pour notre société. C’est un levier essentiel pour la démocratie, l’émancipation humaine, la citoyenneté et la transformation de la société, a-t-il poursuivi. Cette rencontre de nouvelle mandature doit permettre d’échanger nos expériences, mais surtout de construire ensemble des projets. Une association isolée peut faire de grandes choses, mais associée aux autres, elle peut se rendre beaucoup plus efficace. »

    C’était l’ambition de ce premier temps d’échanges entre associations, organisé à l’initiative de Lyèce Choulak, conseiller municipal délégué à l’éducation populaire et aux vacances pour tous dans les 15-16. « C’est l’occasion de rassembler toutes les forces vives de l’éducation populaire dans les 15-16, parmi lesquels on compte les associations de proximité et les centres sociaux, bien sûr. Mais aussi les institutions (Métropole, État) et les bailleurs, détaille-t-il. Je voudrais qu’on puisse aboutir sur un projet commun qui défende l’intérêt collectif ».

    Pour soutenir la démarche, Hassan Guenfici, adjoint au maire délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire, était présent pour représenter la mairie centrale.

    Un budget pour l’enfance ?

    Les difficultés financières des collectivités, limitant le niveau des subventions accordées aux différentes structures, n’ont pas manqué d’être évoquées. Dans ce contexte budgétaire serré, une idée a tout de même émergé : investir avantage dans l’enfance. « L’enfant pauvre des cités est souvent le secteur de l’enfance, note Nicolas Rett, directeur du centre social de la Bricarde (15e). C’est très difficile de déployer des actions, parce que nos moyens sont très limités. Il y a pas mal d’espaces jeunes sur le territoire, ce qui nous permet de capter les jeunes à partir de 11-12 ans. Mais les 5-10 ans qui ne sont pas inscrits au foot ou à l’aide au devoir, ce sont eux qui sont un peu à la rue entre 17h et 19h. Ça les rend vulnérables, notamment aux réseaux [de trafic de drogue] ».

    « La question de la protection de l’enfance et de l’accueil des mineurs est sur la table, le travail est entamé », a assuré Hassan Guenfici. Jean-Marc Coppola ajoute : « La Ville fait son possible, mais ne pourra pas se substituer à tout le monde. Les échéances électorales de l’an prochain doivent être l’occasion de décider dans quel type de société nous souhaitons vivre. »