Tag: Marseille 13e Arrondissement

  • Pannes d’ascenseurs à Marseille : le bailleur PML s’engage sur l’urgence et le fond

    Pannes d’ascenseurs à Marseille : le bailleur PML s’engage sur l’urgence et le fond

    Dans le secteur de Malpassé, dans le 13e arrondissement, une délégation de locataires de Villecroze, des Oliviers, des Lauriers, des Cèdres et des Bleuets se sont mobilisés, à l’initiative de l’association Aclo-CGL pour dénoncer « des pannes récurrentes, des réparations qui tiennent trois heures ou trois jours », résume Nadia Zaimeddine. Une problématique qui concerne « l’ensemble de nos immeubles », précise l’associative.

    Sur le parvis de Frais-Vallon, trois voisines du bâtiment E6 de Villecroze sont assises sur des tabourets. « J’ai une prothèse au genou droit, à force de monter les huit étages, c’est le gauche qui flanche, déplore Rhamouna. On ne sort plus faire les courses si personne n’est là pour les remonter, sinon on reste toute la journée dehors. » à ses côtés, Halassi, 80 ans, un pied cassé, a « renoncé à aller chez le docteur ». Mirajé, 76 ans, déplore : « Mon mari est en insuffisance respiratoire. Il dort dans la voiture quand c’est en panne. » Pas mieux lotie aux Bleuets, une locataire appuyée sur sa canne déplore également devoir gravir « onze étages, ponctuellement ». Valide, Christophe n’en peut plus non plus de grimper, « après une journée de chantier, presque quotidiennement, les marches des Oliviers A ».

    Le vote au Sénat de la proposition de loi visant à réduire les délais d’intervention tarde. « Le sénateur communiste Jérémy Bacchi a promis de la pousser », rappelle Claude Dutto, militant de la section du 13e. Imrane Trocmé et Salim Alladine Abdallah, respectivement conseillers municipaux LFI sur les 4-5 et les 2-3, sont aussi à l’écoute des doléances. « Les prestataires n’ont pas de stock de pièces, c’est pourquoi nous demandons la mise en place d’une régie, qui pourrait constituer les siens », estiment les élus. Mais le circuit court reste tributaire d’une production des matériaux qui vient au mieux d’Allemagne, au pire de Chine.

    Un plan sur 10 ans

    « On entend qu’il y a une part de vandalisme dans les causes, mais c’est en troisième position, derrière le problème technique, puis le mauvais usage. Ce sont des réponses à l’urgence et sur le fond que nous venons chercher », explique Nadia Zaimeddine avant d’être reçue avec une délégation de locataires de chaque cité. Contactée, Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire et fraîchement élue à la présidence de Provence Métropole Logement (PML), reconnaît : « C’est un travail au long cours. Nous avons un parc assez défectueux. Il faut parfois changer le palier, parfois l’ascenseur entièrement. » L’été caniculaire et les micro-coupures de courant n’ont pas favorisé le fonctionnement des appareils. Des rénovations, dans les années 2000, n’ont pas permis de régler l’ensemble des problèmes. « Et nos prestataires ont un souci d’approvisionnement de pièces de rechange », confirme la présidente de l’office.

    Conscient de l’envergure de la situation, le bailleur « agit sur deux niveaux : l’instant T et la rénovation ». Un plan sur dix ans prévoit « la transformation intégrale d’une quinzaine d’ascenseurs par an, de manière à avoir accès plus rapidement aux pièces sur le territoire ». Il a par ailleurs mis en place « des réunions hebdomadaires avec l’ascensoriste Paca services pour identifier les pannes, leur durée et le suivi », indique encore Audrey Garino, qui s’est engagée « à transmettre tous les documents concernant ces problématiques à l’association de locataires ».

    Poussant la porte de sortie de l’immeuble, la représentante de la CGL s’est dite « rassurée sur nos exigences de transparence » et attend la table ronde « promise rapidement, avec une date qui reste à fixer ».

  • À Marseille , des locataires au front face aux pannes d’ascenseur à répétition

    À Marseille , des locataires au front face aux pannes d’ascenseur à répétition

    « Ici, c’est particulièrement violent parce que les tours font 19 étages. Mais nous subissons la même situation depuis trop longtemps » souligne Jean-Louis, du Collectif de veille Busserine. Dans la salle polyvalente du centre social de la Solidarité, les locataires exténués d’avoir à monter et descendre au quotidien les étages dénoncent « le scandale des ascenseurs » et sont prêts à saisir les tribunaux.

    « C’est l’ensemble des bâtiments qui est concerné, et ça dure depuis le mois de mai, explique Samira qui doit monter 16 étages avec une petite de 5 ans, on s’arrête à chaque palier pour souffler. On ne peut pas s’asseoir sur les marches car les gens ne sortent plus les poubelles. Cet été il y avait des asticots partout ». à ses côtés, Fouzia « évite de faire des courses » et montre les appels passés sur son téléphone à Paca ascenseurs services : « ils sont venus ce matin à 10h. à midi c’était de nouveau en panne ». Les locataires dressent une liste de l’insupportable : « des portes qui ne ferment plus », « des cabines qui se bloquent deux heures avec une famille à l’intérieur en pleine canicule », « des gens qui sont tombés en chute libre sur plusieurs étages ». Un médecin du Château en santé témoigne : « nos patients souffrent de maux liés à ces problématiques : asthme, BPCO, problèmes rénaux, infarctus du myocarde, difficultés de mobilité… les infirmiers ne montent plus, les piluliers sont vides, l’état de santé se dégrade ».

    Un projet de loi bloqué

    Ils décrivent un quotidien « inhumain, indigne », partagé par les locataires d’autres grands ensembles. « Ils font du bricolage qui met nos vies en danger », dénonce Nadia du collectif Aclo et CGL, aux Oliviers, qui organise un rassemblement mardi 27 octobre à Frais Vallon à 11h30 devant le siège de Provence Métropole Logement (PML). « Le pire, c’est qu’on ne nous entend pas, déplore Inès qui pointe l’obligation légale du bailleur, à la Soli, on en est à plus de 50 mises en demeure, en vain. Un signalement a été fait à la Ville ». Selon Unicil, « la remise en service peut être rendue plus complexe par les dysfonctionnements techniques, les contraintes d’intervention et les délais d’approvisionnement des pièces ». Des arguments qui ne tiennent plus depuis le temps que la situation perdure.

    À la Solidarité, les locataires, avec 36 associations, exigent aujourd’hui « la remise en service immédiate des ascenseurs avec un calendrier des travaux de rénovation, annonce Inès, avec un ultimatum d’un mois pour l’organisation d’un comité de pilotage associant bailleur, ascensoriste, Ville et représentants des locataires ». Soutenus par le Syndicat du Logement de Marseille, ils se sont dotés d’un avocat qui « prépare un référé de mesure utile et travaille à la question du remboursement des charges », précise Charly en avisant d’un courrier envoyé par l’adjointe au maire (PCF) Audrey Garino à Unicil, et indiquant que « la Ville accepte de coordonner le comité de pilotage ». De son côté Unicil a « pris date » avec l’association CGL pour « une réunion qui se tiendra le 5 novembre ». La proposition de loi visant à pénaliser les retards d’intervention, car au fond c’est surtout une question d’argent qui plombe les réparations, a été adoptée par l’assemblée nationale en janvier 2025. Et plus rien. Interpellé par le Collectif de veille du Grand Saint-Barthélémy, le sénateur communiste Jérémy Bacchi a assuré qu’il porterait « cette question dans le cadre de notre niche parlementaire pour accélérer son vote ».

  • La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    L’orage a menacé mais la Tournée d’été La Marseillaise ne lui a pas cédé un pouce de terrain pour sa dernière date après une saison réussie à travers les villes et les villages du sud de la France. Pour démarrer la soirée , le groupe Sabotaaaage reprend des incoutournables de la pop’. Mission accomplie : Nora se régale. « Le son est excellent et pourtant j’en ai fait des concerts ! Le chanteur passe d’un titre à l’autre totalement différent sans problème. J’hallucine ! » se réjouit-elle.

    Get back tribute Beatles, prend la suite avec les titres les plus célèbres du groupe iconique. Devant la scène, beaucoup d’enfants mettent l’ambiance. Les derniers jours de vacances seront festifs ou ne seront pas. Pour Ibrahim « ça bouge trop bien ! », avec sa grande sœur il se déhanche comme jamais.

    La Marseillaise breaking cup à l’opéra le 13 septembre

    Avant ça, Raphaël Jacquelain, directeur commercial remercie les prestataires et partenaires. Il en profite pour donner rendez-vous au public le dimanche 13 septembre à l’opéra de Marseille pour « La Marseillaise breaking cup », un événement « inédit dans la monde du hip-hop, gratuit et ouvert à tous ».

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise se félicite du retour de la Tournée d’été dans les 13-14 « ce n’était plus arrivé depuis 2014, date à laquelle un vent mauvais a soufflé sur le secteur. La Marseillaise, c’est le journal de la solidarité, du partage, de ceux qui n’ont pas la parole ailleurs. C’est votre journal ! Vive La Marseillaise et vive la Résistance ! », s’exclame-t-il.

    La maire de secteur Tina Biard-Sansonetti, accompagnée par Marion Honde, Jacques Takeylian et Fabien Trujillo, élus de sa majorité, salue la Tournée d’été La Marseillaise après une saison d’animations estivales. « Belle rentrée à tous les enfants dans vos écoles mardi », lance-t-elle tout en donnant rendez-vous à Malpassé le 12 septembre pour une grande sardinade offerte aux habitants.

    DJ Bobzilla se charge de conclure la soirée avec son set electro et dansant.

    La Tournée d’été, c’est fini pour cette année… Rendez-vous l’année prochaine !

  • À Marseille, la mairie des 13-14 propose des escapades à ses habitants

    À Marseille, la mairie des 13-14 propose des escapades à ses habitants

    Lors de sa campagne pour la Mairie de secteur du 13-14, et à la demande des habitants, Tina Biard Sansonetti (PM), élue depuis, avait annoncé vouloir organiser des sorties nature, culture et découverte pour tous, au tarif fixe de 5 euros par personne. C’est chose faite. L’objectif est de permettre à celles et ceux qui n’ont pas les moyens ou la possibilité de se déplacer de sortir de leur quartier, le tout dans une ambiance de rencontre et de partage. « Dans le 15-16, ça existe depuis longtemps sous le nom de sorties oxygène, dans notre secteur, il n’y avait rien en place, alors on l’a fait » déclare la maire de secteur. Pour s’inscrire, rien de plus simple, les habitants se rendent dans leur mairie de secteur munis de leur pièce d’identité, d’un justificatif de domicile et de 5 euros.

    « Merci Tina ! Vive la maire ! Bravo ! » acclament les participants au départ du bus, impatients de partir pour la première expédition au plan d’eau des Salettes, à Mormoiron. Le départ de la soixantaine d’habitants, se fait à 8h. Après 2h30 de trajet qui n’a semblé qu’une poignée de minutes, le bus et ses occupants, de tous âges et horizons, arrivent au calme du lac des Salettes.

    Les enfants courent vers l’eau dans laquelle ils joueront toute la journée. Pendant ce temps, les mamans, majoritairement présentes à la sortie, s’installent sur la petite plage ensoleillée, plantent les parasols colorés, déplient les chaises en toile et offrent le café ou le thé autour d’elles. Rires qui claquent, odeurs de crème solaire et blagues lancées, une ambiance familiale plane.

    « Ce que j’aime dans cette sortie, c’est le partage, la bonne ambiance, tout le monde est soudé. Être au calme ici, c’est aussi reposant. Ce soir quand je vais rentrer j’aurais le sourire et j’aurais rechargé les batteries », déclare Amel, 34 ans. À l’heure du déjeuner, Mamie nana, Nathalie, Bachira et les autres mettent en commun, partagent, offrent à ceux qui n’ont pas ou veulent goûter. « Pour une première sortie, c’est une réussite. Au-delà de ça, on se sent vraiment écoutés par Tina, Des promesses tenues comme celles-ci redonnent confiance en notre mairie de secteur qui a pour objectif la proximité » rappelle Moubila, mère de famille de la Busserine.

    Une douzaine de sorties sont organisées sur l’été, à raison de deux par semaine, le mercredi et le samedi. Le dispositif se prolongera ensuite tout au long de l’année avec des projets de sorties dans les stations des Alpes comme à Orcières.

    Pour tout renseignement sur
    les sorties, s’adresser à la mairie de secteur.

  • Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    « C’est super stylé ! » assure Amal. « Et 100% fait par nous-mêmes ! », complète Zinedine. Devant la mare du site de Paysan urbain remise à flot d’où s’échappent les coassements des grenouilles, agrémentée d’un garde-corps et d’une pergola en bois, Nizar, Rayan, Amel, Tavi, Zinedine, Pierre-Louis, Anna et Axelle partagent avec décontraction et une fierté non dissimulée leur expérience au sein de l’école Être*.

    Si, aujourd’hui, ce 5e groupe de pré-qualification aux métiers manuels de la transition écologique affiche la complicité d’une équipe soudée, aucun ne se connaissait avant d’entrer dans ce parcours découverte. « Ni en emploi, ni en formation, ils étaient tous en décrochage, mais pas tous pour les mêmes raisons, explique Marine de Haas, responsable du projet, qui a travaillé sur la création de l’école de Marseille en 2022. Cette diversité fait partie de notre pédagogie du faire ensemble. Le chantier est un fil rouge pour l’acquisition de compétences techniques. Avec un travail sur la confiance en soi. »

    Une variété également dans les ateliers pratiques : « Ce parcours est ciblé sur le paysage, il y a un volet construction du bois, maçonnerie paysagère, comme une initiation à la pépinière », précise Clara Touzeau, accompagnatrice socio-professionnelle qui travaille avec les jeunes sur leur projet professionnel.

    « Je vous revois, le premier jour, un peu perdus. Et puis, vous avez pris les outils en main, vous êtes appropriés les lieux et vous êtes venus sous la pluie ou par grand vent », rappelle l’aide architecte. Suzanne, autre accompagnatrice, souligne « les belles énergies. Et la volonté d’aller jusqu’au bout ». Car rien n’était gagné d’avance. Amel, comme Zinedine, reconnaissent un travail « laborieux, voire chaud par moments, avec le stress de ne pas finir un module ». Mais tous sont ravis et ont « beaucoup appris ».

    Remis dans le bain

    « J’avais besoin de passer par cette école », assure Amel, 21 ans, titulaire d’une licence théâtre, qui a « tout arrêté en plein master. Trop stressée, angoissée ». Elle avoue avec humour avoir d’abord été décontenancée par le nom de l’école : « Être, ça sonnait comme une secte. » Très vite, elle réalise : « Être c’est pas paraître, c’est exister et c’est important dans cette société capitaliste qui fait des ravages. Ici, on attache plus d’importance à la bienveillance qu’à la réussite. Parfois, la pression d’un diplôme, ça fait oublier pourquoi on le fait. » Travailler à la fois « de ses mains et sur soi, permet de reprendre confiance en soi. Je sais vers quoi je veux aller : un CAP menuiserie », affirme-t-elle.

    Le manque de confiance était également un frein pour Rayan, 25 ans, titulaire d’un CAP climatisation et d’un brevet professionnel d’aménagement paysager. « Démotivé » par une première expérience « d’agent d’entretien, multiservices », par « manque de sens » et « défaut d’assurance », il estime, avec ce parcours, avoir « été poussé à 100% » de ses capacités. « C’est une autre version de moi, qui a gagné en maturité, qui va au bout des projets. »

    Anna entame une formation bois menuiserie en septembre, Tavi s’oriente sur un master agro-écologie et Zinedine, qui avait lâché un master en géologie et s’épuisait autant qu’il se perdait dans des boulots en intérim, a « retrouvé le plaisir de se lever tôt » et démarre une formation d’électricien en juillet. Autre preuve de la réussite sur ce projet : « Les enfants ont adoré la mare, c’est devenu le site d’attraction de Paysan urbain », se félicite Amel. Et les grenouilles ont validé.

    *Formation gratuite avec prise en charge du transport et des repas du midi. Le projet est soutenu par la Ville et la Métropole

  • [Maj] À Marseille, installation festive pour Tina Biard-Sansonetti dans les 13-14 arrondissements

    [Maj] À Marseille, installation festive pour Tina Biard-Sansonetti dans les 13-14 arrondissements

    C’est en extérieur, sur l’impressionnante terrasse de la bastide Saint-Joseph, qui accueille la mairie des 13e et 14e arrondissements, que s’est tenu le conseil d’installation du secteur le plus peuplé de Marseille. L’heure était à la fête : la mairie, dirigée par l’extrême droite entre 2014 et 2020, puis par la droite de 2020 à 2026, compte désormais 41 élus du Printemps marseillais sur 53 sièges.

    C’est donc sans difficulté que Tina Biard-Sansonetti, tête de liste du PM dans le secteur, a été élue maire des 13-14, dimanche. Sur 51 votes exprimés, elle obtient 39 voix et reçoit une salve d’applaudissements de la part d’un public venu en nombre. « Dans ce secteur, comme ailleurs, certains ont cherché à opposer, à diviser, à dresser les habitants les uns contre les autres, les quartiers les uns contre les autres, a-t-elle rappelé, émue. Nous, nous avons fait un autre choix, celui de rassembler, de tenir bon sur nos valeurs et de ne jamais céder à ce qui abîme notre République. Parce que nous méritons mieux, nous méritons d’être unis, solidaires et fiers de ce que nous sommes collectivement. »

    La liste d’adjoints proposée par le Printemps marseillais, seule candidate, a elle aussi été élue dès le premier tour, obtenant 40 voix sur 51.

    Foule de soutiens

    Scrutée par une foule ne sachant plus ou s’asseoir, la séance s’est déroulée au rythme d’un public plus qu’enthousiaste, scandant le nom des élus au moment de leur appel. Parmi ces soutiens figuraient Benoît Payan, maire de Marseille (DVG), ainsi qu’Amine Kessaci (EELV), désormais adjoint du maire. Sous protection policière depuis l’assassinat de son frère Mehdi, tué par des narcotrafiquants, le jeune élu a été chaleureusement applaudi dès son arrivée.

    Du côté de l’opposition, la soirée fut évidemment moins joyeuse. Sur les 12 sièges non occupés par le Printemps marseillais, 11 sont désormais détenus par le Rassemblement national, qui avait recueilli 42,56% des suffrages au second tour des municipales, contre 50,89% pour la majorité actuelle. Reste une maigre place pour Marion Bareille, maire sortante (DVD), candidate de la liste soutenue par Martine Vassal, qui avait obtenu 6,55% au 2nd tour.

    Les adjoints

    Ahmed Taoré, 1er adjoint ; Monique Cordier, 2e adjointe ; Archad Utsahoi, 3e adjoint ; Haouria Hadj-Chikh, 4e adjointe ; Antoine Cortez, 5e adjoint ; Malory Honde, 6e adjointe ; Yohann Soler, 7e adjoint ; Nawelle Benmahrouz, 8e adjointe ; Azdine Hammache, 9e adjoint ; Marion Honde-Amar, 10e adjointe ; Frédéric Pinatel, 11e adjoint, Lynda Kherbache, 12e adjointe ; Mouataz Mahmoud, 13e adjoint ; Malika Doghmane, 14e adjointe ; David Emain, 15e adjoint ; Morgane Dutertre Altese, 16e adjoint ; Mohamed Arouel, 17e adjoint ; Nouria Sirat, 18e adjointe ; Ali Makkaoui, 19e adjoint, Ilyana Abidelli, 20e adjointe

  • Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Le Département des Bouches-du-Rhône (CD 13) a annoncé, en juillet 2025, la construction d’un collège à côté du lycée Simone-Veil. Une bonne nouvelle, si elle ne s’accompagnait pas de la fermeture du collège Stéphane-Mallarmé, car il s’agit d’une délocalisation. Depuis 2024, un collectif d’enseignants du 13e arrondissement et de parents d’élèves alerte sur la nécessité « d’un collège de plus dans ce secteur, nos établissements sont surchargés », note Eléna Izquierdo. Pour le CD 13, la capacité d’accueil du nouvel établissement « sera supérieure à celle de l’actuel ». Pas de quoi rassurer le collectif, le collège Malraux, prévu pour 900 élèves, ayant déjà dépassé les 930, alors que les résidences neuves alentours progressent à grands pas. Maelys Merly, déléguée CGT, souligne « une perte de moyens éducatifs, car il ne sera pas Rep+ ». Et « nos élèves n’y seront pas transférés ».

    « Sa construction s’accompagnera d’une concertation pour la révision de la sectorisation des collèges », précise le CD 13, qui veut « trouver le meilleur équilibre entre capacités d’accueil et objectifs de mixité sociale et scolaire ». Enfin, la question se pose de la nouvelle affectation du collège Mallarmé, dans 6 ans, et des 600 000 euros d’investissements prévus pour installer un portique. Le terrain appartenant à la Ville, cette dernière a fait savoir qu’elle y maintiendrait un service public. « Il n’y a pas d’amiante, il a juste besoin de rénovation », plaide le collectif.

  • A Marseille, l’entretien laissé en plan à la cité Val Plan

    A Marseille, l’entretien laissé en plan à la cité Val Plan

    C’est le premier grand plan stratégique du patrimoine que je lance », s’était félicitée en mars 2025 Nora Preziosi, alors présidente de l’office HLM du département. 13 Habitat annonçait investir 52 millions d’euros dans une rénovation d’envergure de la cité de Val Plan et ses 745 logements construits en 1966 à la Rose dans le 13e arrondissement.

    La révision énergétique, les balcons suspendus et les espaces arborés, ici, « on n’y croit plus », assurent les locataires. Réunis par l’association CLCV au pied des deux tours, ils déplorent « une dégradation générale qui s’accélère » de leurs logements. Mais depuis trois semaines, la colère est montée, suite à l’abandon de l’entretien dans les communs comme sur les espaces extérieurs. « C’est devenu un vrai dépotoir », décrit Christelle, présidente de l’association.

    Les déchets débordent des conteneurs poubelles où les rats et les gabians se régalent et sont balayés par le vent dans toute la cité. « Ils jonchent les trottoirs et les allées jusqu’aux portes du centre social », confirme une travailleuse sociale. « On nous répond que le contrat est arrivé à terme avec la régie, mais nous, on vit avec ça sous nos fenêtres. Et rien n’a été fait pour améliorer la situation avant ce matin », explique Christelle qui a annoncé la veille le rendez-vous pris avec notre journal ce vendredi 13 mars sur des affichettes placardées dans les halls. À 8h, des agents sont venus déblayer le gros des déchets, ont pu constater les locataires. Mais il est difficile de redresser l’ensemble des dysfonctionnements en une matinée.

    La crainte du squat

    Dans les halls, les poubelles n’arrivent plus à contenir les déchets qui jonchent le sol, les traces d’urine et de vomi parsèment les escaliers. Sur les boîtes aux lettres de logements inoccupés, des indications « libre, vide » ont été gravées, qui font craindre aux locataires « un risque de squat ». Les habitants énumèrent leurs difficultés à vivre dans des « murs couverts de champignons », « des infections par les nuisibles, rats et cafards », photos édifiantes sur leurs portables à l’appui, ils évoquent également « l’eau qui coule des toits », ou encore « des morceaux de béton qui tombent de la façade ». Une locataire de la tour 12 a fait venir un expert de son assurance habitation : « Il a constaté 50% d’humidité avec son appareil dans les chambres des enfants. » Un autre au 14e étage de la tour 12, sans chauffage depuis plus d’un an, s’est équipé de convecteurs électriques « qui consomment une fortune, alors qu’on paye déjà plus de 200 euros de charges ».

    Autant de dysfonctionnements signalés depuis des mois au bailleur social et restés « sans réponse » qui ont conduit l’association à se rendre au siège du bailleur avec une pétition il y a plusieurs semaines… « sans plus d’effets », regrette la présidente associative. Que le plan de rénovation soit toujours engagé ou stoppé, les locataires ont droit à un habitat digne. Contactée, la nouvelle direction de 13 Habitat n’a pas donné suite.

  • À Malpassé, les locataires demandent des comptes

    À Malpassé, les locataires demandent des comptes

    Nous avons eu une réunion le 8 octobre dernier, mais nous n’obtenons pas de réponses satisfaisantes et ça traîne en longueur », déplore Nadia Zaimeddine, responsable de l’Aclo, et référente CGL à Malpassé. Avec une quinzaine de locataires des grands ensembles les Lilas, les Mimosas, les Oliviers de A à E, les Cyprès, les Bleuets, les Églantiers, du 13e arrondissement gérés par PML (ex-HMP), l’amicale est venue chercher des réponses directement auprès de la direction du bailleur social.

    Armés de pancartes décrivant « l’insalubrité des logements. Les façades sont jolies, mais derrière, les problèmes sont toujours là », résume Nacera Marif, responsable du collectif des locataires des Mimosas, les locataires ont dressé une liste revendicative à la Prévert. « Des ascenseurs en panne, des infiltrations de façades, des incohérences sur les relevés de chauffage du prestataire Prox-Hydro, des contrôles facturés sur nos charges, des travaux sur l’amiante en 2014 qui ont été abandonnés aux Mimosas, aux Églantiers et aux Cyprès, alors que nous n’avons pas les documents des expertises, aux Oliviers il n’y a même pas de prise de terre, le numéro d’urgence ne répond qu’une fois sur dix… »

    Un locataire en voie d’expulsion

    Ils sont aussi venus soutenir un cas plus personnel. Antoine Camparell, 73 ans, doit rendre les clés du T4 qu’il occupe aux Lilas le 31 mars. « J’y habite depuis 50 ans, avant le bail était au nom de ma mère, puis à celui de ma sœur, mais elle est décédée et PML refuse le glissement de bail à mon nom », explique le monsieur qui assure être à jour de ses loyers. Il y habite avec sa nièce de 30 ans et son neveu de 3 ans, les enfants d’un autre frère, également décédé. Sur ce point la direction de PML invoque le cadre légal de la procédure : « Les glissements de baux ne peuvent se faire que dans le cadre d’une ascendance ou descendance directe. La situation administrative est en cours de régularisation. » Cependant, « le locataire ne pourra pas se maintenir dans cet appartement, nous ne pouvons pas bloquer un T4 quand 30 000 demandes restent sans réponse chaque année ». Mais elle assure « rechercher une proposition adaptée à la situation de ce locataire », précisant toutefois qu’au « 14 octobre dernier, les neveux n’étaient pas domiciliés à cette adresse ».

    Pour les dysfonctionnements signalés, le bailleur social reconnaît « avoir déjà détecté le problème avec la plateforme d’urgence, nos services ont également eu du mal à joindre le numéro d’astreinte et une amélioration est en cours de traitement. Ce problème a provoqué des retards dans la remise en fonctionnement après une coupure électrique le 9 janvier à Villecroze ». Quant aux Oliviers, « la panne du 1er janvier sur une des deux chaudières a été réparée le 2 ».

    Quant aux relevés de Prox-Hydro ils « sont communiqués aux locataires sous contrat et ces questions sont traitées dans le cadre de réunions régulières avec nos responsables d’agences », précise-t-on. Enfin, la problématique de l’amiante a été soulevée « il y a 20 ans des travaux de désamiantage ont été engagés avec des relogements tiroirs, se défend PML, mais le coût était explosif et au regard de la pression sur le logement nous avons renoncé au désamiantage intégral, il n’y avait pas d’obligation ». Si la direction assure que la situation ne présente pas de danger pour les locataires aujourd’hui, elle reste attentive à tout signalement.

    Jeudi, à leur demande, les locataires ont été reçus. « Sans réponse satisfaisante, nous engagerons des procédures en justice », ne désarmait pas Nadia Zaimeddine.

  • Les résidents gelés de Frais Vallon reçus par le bailleur

    Les résidents gelés de Frais Vallon reçus par le bailleur

    On n’est pas des pingouins ! », « Il fait plus chaud dans nos frigos que dans nos appartements », crient les locataires en brandissant des pancartes devant le siège de Provence Métropole Logement. Une situation qui se répète chaque hiver depuis plusieurs années dénoncent les associations CLCV et CGL.

    « Je n’ai eu aucun chauffage de tout l’hiver. Et l’eau chaude, c’est un peu et plus rien », décrit Angélique, locataire du bâtiment N. Au B1, chez Jessica, « on accumule les couvertures, les enfants dorment avec des polaires et des bonnets ». Aziz, 74 ans, ne sent plus ses jambes « le soir à cause du froid qui passe sous les fenêtres. Les boiseries sont trop usées ». Au 14e étage, une locataire de la tour K a « mis du scotch sur les vitres ». Au bâtiment O, « on promène des convecteurs électriques du salon aux chambres, mais la facture va exploser », craint Aminata. Quant à Hadidja, au bâtiment G, elle « fait bouillir des marmites d’eau pour laver les enfants ».

    Devant l’entrée du siège, l’ancien logo HMP est toujours là. Et le passif d’une gestion peu réactive pèse encore. Aux rênes de Provence Métropole Logement depuis mai 2024, Jean-Bernard Dambier a accusé réception de l’injonction du maire de Marseille aux bailleurs sociaux à prendre les mesures nécessaires. Il reçoit les responsables associatifs, puis les locataires, par groupes d’immeubles. Frais Vallon est alimenté par un seul réseau de chaleur armé d’une chaufferie qui date de la construction de la cité dans les années 60. « Un système fuyard qui présente des dysfonctionnements. On a fait des travaux pour créer des petits réseaux. En découplant les bâtiments K, L et M, ça a déséquilibré l’ensemble », explique le nouveau directeur général. Les logements sont chauffés par le sol par inertie, il faut régler le thermostat de la chaudière à plus de 30 °C pour en obtenir 20 dans les logements en bout de circuit.

    Accélérer la rénovation

    La situation devrait revenir progressivement à la normale d’ici lundi. « J’ai accordé aux locataires une remise sur 15 jours de charges », précise le DG. S’il admet « faire ces travaux un 20 décembre n’était pas opportun », le responsable de PML s’attache à accélérer les réhabilitations en attendant les travaux Anru prévus en 2027 pour 600 logements. « En fin de premier semestre 2026 nous attaquons les travaux d’isolation des façades et rénovation des appartements dans les tours H et F, un investissement de 85 000 euros par logement. »

    « La régie fait son boulot, ils mettent les moyens, reconnaît Thierry Del Baldo, président de la CGL 13, mais ils sont débordés par la vétusté. » PML entame une réhabilitation lourde de 4 500 logements de son patrimoine, dont les cités Jean-Jaurès et Massalia, et investit une enveloppe de 4 millions d’euros sur deux ans pour rénover les ascenseurs, notamment aux Lauriers et aux Iris.