Tag: Marseille 13e Arrondissement

  • La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    La tournée d’été La Marseillaise s’achève dans les 13-14 à Marseille

    L’orage a menacé mais la Tournée d’été La Marseillaise ne lui a pas cédé un pouce de terrain pour sa dernière date après une saison réussie à travers les villes et les villages du sud de la France. Pour démarrer la soirée , le groupe Sabotaaaage reprend des incoutournables de la pop’. Mission accomplie : Nora se régale. « Le son est excellent et pourtant j’en ai fait des concerts ! Le chanteur passe d’un titre à l’autre totalement différent sans problème. J’hallucine ! » se réjouit-elle.

    Get back tribute Beatles, prend la suite avec les titres les plus célèbres du groupe iconique. Devant la scène, beaucoup d’enfants mettent l’ambiance. Les derniers jours de vacances seront festifs ou ne seront pas. Pour Ibrahim « ça bouge trop bien ! », avec sa grande sœur il se déhanche comme jamais.

    La Marseillaise breaking cup à l’opéra le 13 septembre

    Avant ça, Raphaël Jacquelain, directeur commercial remercie les prestataires et partenaires. Il en profite pour donner rendez-vous au public le dimanche 13 septembre à l’opéra de Marseille pour « La Marseillaise breaking cup », un événement « inédit dans la monde du hip-hop, gratuit et ouvert à tous ».

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise se félicite du retour de la Tournée d’été dans les 13-14 « ce n’était plus arrivé depuis 2014, date à laquelle un vent mauvais a soufflé sur le secteur. La Marseillaise, c’est le journal de la solidarité, du partage, de ceux qui n’ont pas la parole ailleurs. C’est votre journal ! Vive La Marseillaise et vive la Résistance ! », s’exclame-t-il.

    La maire de secteur Tina Biard-Sansonetti, accompagnée par Marion Honde, Jacques Takeylian et Fabien Trujillo, élus de sa majorité, salue la Tournée d’été La Marseillaise après une saison d’animations estivales. « Belle rentrée à tous les enfants dans vos écoles mardi », lance-t-elle tout en donnant rendez-vous à Malpassé le 12 septembre pour une grande sardinade offerte aux habitants.

    DJ Bobzilla se charge de conclure la soirée avec son set electro et dansant.

    La Tournée d’été, c’est fini pour cette année… Rendez-vous l’année prochaine !

  • À Marseille, la mairie des 13-14 propose des escapades à ses habitants

    À Marseille, la mairie des 13-14 propose des escapades à ses habitants

    Lors de sa campagne pour la Mairie de secteur du 13-14, et à la demande des habitants, Tina Biard Sansonetti (PM), élue depuis, avait annoncé vouloir organiser des sorties nature, culture et découverte pour tous, au tarif fixe de 5 euros par personne. C’est chose faite. L’objectif est de permettre à celles et ceux qui n’ont pas les moyens ou la possibilité de se déplacer de sortir de leur quartier, le tout dans une ambiance de rencontre et de partage. « Dans le 15-16, ça existe depuis longtemps sous le nom de sorties oxygène, dans notre secteur, il n’y avait rien en place, alors on l’a fait » déclare la maire de secteur. Pour s’inscrire, rien de plus simple, les habitants se rendent dans leur mairie de secteur munis de leur pièce d’identité, d’un justificatif de domicile et de 5 euros.

    « Merci Tina ! Vive la maire ! Bravo ! » acclament les participants au départ du bus, impatients de partir pour la première expédition au plan d’eau des Salettes, à Mormoiron. Le départ de la soixantaine d’habitants, se fait à 8h. Après 2h30 de trajet qui n’a semblé qu’une poignée de minutes, le bus et ses occupants, de tous âges et horizons, arrivent au calme du lac des Salettes.

    Les enfants courent vers l’eau dans laquelle ils joueront toute la journée. Pendant ce temps, les mamans, majoritairement présentes à la sortie, s’installent sur la petite plage ensoleillée, plantent les parasols colorés, déplient les chaises en toile et offrent le café ou le thé autour d’elles. Rires qui claquent, odeurs de crème solaire et blagues lancées, une ambiance familiale plane.

    « Ce que j’aime dans cette sortie, c’est le partage, la bonne ambiance, tout le monde est soudé. Être au calme ici, c’est aussi reposant. Ce soir quand je vais rentrer j’aurais le sourire et j’aurais rechargé les batteries », déclare Amel, 34 ans. À l’heure du déjeuner, Mamie nana, Nathalie, Bachira et les autres mettent en commun, partagent, offrent à ceux qui n’ont pas ou veulent goûter. « Pour une première sortie, c’est une réussite. Au-delà de ça, on se sent vraiment écoutés par Tina, Des promesses tenues comme celles-ci redonnent confiance en notre mairie de secteur qui a pour objectif la proximité » rappelle Moubila, mère de famille de la Busserine.

    Une douzaine de sorties sont organisées sur l’été, à raison de deux par semaine, le mercredi et le samedi. Le dispositif se prolongera ensuite tout au long de l’année avec des projets de sorties dans les stations des Alpes comme à Orcières.

    Pour tout renseignement sur
    les sorties, s’adresser à la mairie de secteur.

  • Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    « C’est super stylé ! » assure Amal. « Et 100% fait par nous-mêmes ! », complète Zinedine. Devant la mare du site de Paysan urbain remise à flot d’où s’échappent les coassements des grenouilles, agrémentée d’un garde-corps et d’une pergola en bois, Nizar, Rayan, Amel, Tavi, Zinedine, Pierre-Louis, Anna et Axelle partagent avec décontraction et une fierté non dissimulée leur expérience au sein de l’école Être*.

    Si, aujourd’hui, ce 5e groupe de pré-qualification aux métiers manuels de la transition écologique affiche la complicité d’une équipe soudée, aucun ne se connaissait avant d’entrer dans ce parcours découverte. « Ni en emploi, ni en formation, ils étaient tous en décrochage, mais pas tous pour les mêmes raisons, explique Marine de Haas, responsable du projet, qui a travaillé sur la création de l’école de Marseille en 2022. Cette diversité fait partie de notre pédagogie du faire ensemble. Le chantier est un fil rouge pour l’acquisition de compétences techniques. Avec un travail sur la confiance en soi. »

    Une variété également dans les ateliers pratiques : « Ce parcours est ciblé sur le paysage, il y a un volet construction du bois, maçonnerie paysagère, comme une initiation à la pépinière », précise Clara Touzeau, accompagnatrice socio-professionnelle qui travaille avec les jeunes sur leur projet professionnel.

    « Je vous revois, le premier jour, un peu perdus. Et puis, vous avez pris les outils en main, vous êtes appropriés les lieux et vous êtes venus sous la pluie ou par grand vent », rappelle l’aide architecte. Suzanne, autre accompagnatrice, souligne « les belles énergies. Et la volonté d’aller jusqu’au bout ». Car rien n’était gagné d’avance. Amel, comme Zinedine, reconnaissent un travail « laborieux, voire chaud par moments, avec le stress de ne pas finir un module ». Mais tous sont ravis et ont « beaucoup appris ».

    Remis dans le bain

    « J’avais besoin de passer par cette école », assure Amel, 21 ans, titulaire d’une licence théâtre, qui a « tout arrêté en plein master. Trop stressée, angoissée ». Elle avoue avec humour avoir d’abord été décontenancée par le nom de l’école : « Être, ça sonnait comme une secte. » Très vite, elle réalise : « Être c’est pas paraître, c’est exister et c’est important dans cette société capitaliste qui fait des ravages. Ici, on attache plus d’importance à la bienveillance qu’à la réussite. Parfois, la pression d’un diplôme, ça fait oublier pourquoi on le fait. » Travailler à la fois « de ses mains et sur soi, permet de reprendre confiance en soi. Je sais vers quoi je veux aller : un CAP menuiserie », affirme-t-elle.

    Le manque de confiance était également un frein pour Rayan, 25 ans, titulaire d’un CAP climatisation et d’un brevet professionnel d’aménagement paysager. « Démotivé » par une première expérience « d’agent d’entretien, multiservices », par « manque de sens » et « défaut d’assurance », il estime, avec ce parcours, avoir « été poussé à 100% » de ses capacités. « C’est une autre version de moi, qui a gagné en maturité, qui va au bout des projets. »

    Anna entame une formation bois menuiserie en septembre, Tavi s’oriente sur un master agro-écologie et Zinedine, qui avait lâché un master en géologie et s’épuisait autant qu’il se perdait dans des boulots en intérim, a « retrouvé le plaisir de se lever tôt » et démarre une formation d’électricien en juillet. Autre preuve de la réussite sur ce projet : « Les enfants ont adoré la mare, c’est devenu le site d’attraction de Paysan urbain », se félicite Amel. Et les grenouilles ont validé.

    *Formation gratuite avec prise en charge du transport et des repas du midi. Le projet est soutenu par la Ville et la Métropole

  • [Maj] À Marseille, installation festive pour Tina Biard-Sansonetti dans les 13-14 arrondissements

    [Maj] À Marseille, installation festive pour Tina Biard-Sansonetti dans les 13-14 arrondissements

    C’est en extérieur, sur l’impressionnante terrasse de la bastide Saint-Joseph, qui accueille la mairie des 13e et 14e arrondissements, que s’est tenu le conseil d’installation du secteur le plus peuplé de Marseille. L’heure était à la fête : la mairie, dirigée par l’extrême droite entre 2014 et 2020, puis par la droite de 2020 à 2026, compte désormais 41 élus du Printemps marseillais sur 53 sièges.

    C’est donc sans difficulté que Tina Biard-Sansonetti, tête de liste du PM dans le secteur, a été élue maire des 13-14, dimanche. Sur 51 votes exprimés, elle obtient 39 voix et reçoit une salve d’applaudissements de la part d’un public venu en nombre. « Dans ce secteur, comme ailleurs, certains ont cherché à opposer, à diviser, à dresser les habitants les uns contre les autres, les quartiers les uns contre les autres, a-t-elle rappelé, émue. Nous, nous avons fait un autre choix, celui de rassembler, de tenir bon sur nos valeurs et de ne jamais céder à ce qui abîme notre République. Parce que nous méritons mieux, nous méritons d’être unis, solidaires et fiers de ce que nous sommes collectivement. »

    La liste d’adjoints proposée par le Printemps marseillais, seule candidate, a elle aussi été élue dès le premier tour, obtenant 40 voix sur 51.

    Foule de soutiens

    Scrutée par une foule ne sachant plus ou s’asseoir, la séance s’est déroulée au rythme d’un public plus qu’enthousiaste, scandant le nom des élus au moment de leur appel. Parmi ces soutiens figuraient Benoît Payan, maire de Marseille (DVG), ainsi qu’Amine Kessaci (EELV), désormais adjoint du maire. Sous protection policière depuis l’assassinat de son frère Mehdi, tué par des narcotrafiquants, le jeune élu a été chaleureusement applaudi dès son arrivée.

    Du côté de l’opposition, la soirée fut évidemment moins joyeuse. Sur les 12 sièges non occupés par le Printemps marseillais, 11 sont désormais détenus par le Rassemblement national, qui avait recueilli 42,56% des suffrages au second tour des municipales, contre 50,89% pour la majorité actuelle. Reste une maigre place pour Marion Bareille, maire sortante (DVD), candidate de la liste soutenue par Martine Vassal, qui avait obtenu 6,55% au 2nd tour.

    Les adjoints

    Ahmed Taoré, 1er adjoint ; Monique Cordier, 2e adjointe ; Archad Utsahoi, 3e adjoint ; Haouria Hadj-Chikh, 4e adjointe ; Antoine Cortez, 5e adjoint ; Malory Honde, 6e adjointe ; Yohann Soler, 7e adjoint ; Nawelle Benmahrouz, 8e adjointe ; Azdine Hammache, 9e adjoint ; Marion Honde-Amar, 10e adjointe ; Frédéric Pinatel, 11e adjoint, Lynda Kherbache, 12e adjointe ; Mouataz Mahmoud, 13e adjoint ; Malika Doghmane, 14e adjointe ; David Emain, 15e adjoint ; Morgane Dutertre Altese, 16e adjoint ; Mohamed Arouel, 17e adjoint ; Nouria Sirat, 18e adjointe ; Ali Makkaoui, 19e adjoint, Ilyana Abidelli, 20e adjointe

  • Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Le Département des Bouches-du-Rhône (CD 13) a annoncé, en juillet 2025, la construction d’un collège à côté du lycée Simone-Veil. Une bonne nouvelle, si elle ne s’accompagnait pas de la fermeture du collège Stéphane-Mallarmé, car il s’agit d’une délocalisation. Depuis 2024, un collectif d’enseignants du 13e arrondissement et de parents d’élèves alerte sur la nécessité « d’un collège de plus dans ce secteur, nos établissements sont surchargés », note Eléna Izquierdo. Pour le CD 13, la capacité d’accueil du nouvel établissement « sera supérieure à celle de l’actuel ». Pas de quoi rassurer le collectif, le collège Malraux, prévu pour 900 élèves, ayant déjà dépassé les 930, alors que les résidences neuves alentours progressent à grands pas. Maelys Merly, déléguée CGT, souligne « une perte de moyens éducatifs, car il ne sera pas Rep+ ». Et « nos élèves n’y seront pas transférés ».

    « Sa construction s’accompagnera d’une concertation pour la révision de la sectorisation des collèges », précise le CD 13, qui veut « trouver le meilleur équilibre entre capacités d’accueil et objectifs de mixité sociale et scolaire ». Enfin, la question se pose de la nouvelle affectation du collège Mallarmé, dans 6 ans, et des 600 000 euros d’investissements prévus pour installer un portique. Le terrain appartenant à la Ville, cette dernière a fait savoir qu’elle y maintiendrait un service public. « Il n’y a pas d’amiante, il a juste besoin de rénovation », plaide le collectif.

  • A Marseille, l’entretien laissé en plan à la cité Val Plan

    A Marseille, l’entretien laissé en plan à la cité Val Plan

    C’est le premier grand plan stratégique du patrimoine que je lance », s’était félicitée en mars 2025 Nora Preziosi, alors présidente de l’office HLM du département. 13 Habitat annonçait investir 52 millions d’euros dans une rénovation d’envergure de la cité de Val Plan et ses 745 logements construits en 1966 à la Rose dans le 13e arrondissement.

    La révision énergétique, les balcons suspendus et les espaces arborés, ici, « on n’y croit plus », assurent les locataires. Réunis par l’association CLCV au pied des deux tours, ils déplorent « une dégradation générale qui s’accélère » de leurs logements. Mais depuis trois semaines, la colère est montée, suite à l’abandon de l’entretien dans les communs comme sur les espaces extérieurs. « C’est devenu un vrai dépotoir », décrit Christelle, présidente de l’association.

    Les déchets débordent des conteneurs poubelles où les rats et les gabians se régalent et sont balayés par le vent dans toute la cité. « Ils jonchent les trottoirs et les allées jusqu’aux portes du centre social », confirme une travailleuse sociale. « On nous répond que le contrat est arrivé à terme avec la régie, mais nous, on vit avec ça sous nos fenêtres. Et rien n’a été fait pour améliorer la situation avant ce matin », explique Christelle qui a annoncé la veille le rendez-vous pris avec notre journal ce vendredi 13 mars sur des affichettes placardées dans les halls. À 8h, des agents sont venus déblayer le gros des déchets, ont pu constater les locataires. Mais il est difficile de redresser l’ensemble des dysfonctionnements en une matinée.

    La crainte du squat

    Dans les halls, les poubelles n’arrivent plus à contenir les déchets qui jonchent le sol, les traces d’urine et de vomi parsèment les escaliers. Sur les boîtes aux lettres de logements inoccupés, des indications « libre, vide » ont été gravées, qui font craindre aux locataires « un risque de squat ». Les habitants énumèrent leurs difficultés à vivre dans des « murs couverts de champignons », « des infections par les nuisibles, rats et cafards », photos édifiantes sur leurs portables à l’appui, ils évoquent également « l’eau qui coule des toits », ou encore « des morceaux de béton qui tombent de la façade ». Une locataire de la tour 12 a fait venir un expert de son assurance habitation : « Il a constaté 50% d’humidité avec son appareil dans les chambres des enfants. » Un autre au 14e étage de la tour 12, sans chauffage depuis plus d’un an, s’est équipé de convecteurs électriques « qui consomment une fortune, alors qu’on paye déjà plus de 200 euros de charges ».

    Autant de dysfonctionnements signalés depuis des mois au bailleur social et restés « sans réponse » qui ont conduit l’association à se rendre au siège du bailleur avec une pétition il y a plusieurs semaines… « sans plus d’effets », regrette la présidente associative. Que le plan de rénovation soit toujours engagé ou stoppé, les locataires ont droit à un habitat digne. Contactée, la nouvelle direction de 13 Habitat n’a pas donné suite.

  • À Malpassé, les locataires demandent des comptes

    À Malpassé, les locataires demandent des comptes

    Nous avons eu une réunion le 8 octobre dernier, mais nous n’obtenons pas de réponses satisfaisantes et ça traîne en longueur », déplore Nadia Zaimeddine, responsable de l’Aclo, et référente CGL à Malpassé. Avec une quinzaine de locataires des grands ensembles les Lilas, les Mimosas, les Oliviers de A à E, les Cyprès, les Bleuets, les Églantiers, du 13e arrondissement gérés par PML (ex-HMP), l’amicale est venue chercher des réponses directement auprès de la direction du bailleur social.

    Armés de pancartes décrivant « l’insalubrité des logements. Les façades sont jolies, mais derrière, les problèmes sont toujours là », résume Nacera Marif, responsable du collectif des locataires des Mimosas, les locataires ont dressé une liste revendicative à la Prévert. « Des ascenseurs en panne, des infiltrations de façades, des incohérences sur les relevés de chauffage du prestataire Prox-Hydro, des contrôles facturés sur nos charges, des travaux sur l’amiante en 2014 qui ont été abandonnés aux Mimosas, aux Églantiers et aux Cyprès, alors que nous n’avons pas les documents des expertises, aux Oliviers il n’y a même pas de prise de terre, le numéro d’urgence ne répond qu’une fois sur dix… »

    Un locataire en voie d’expulsion

    Ils sont aussi venus soutenir un cas plus personnel. Antoine Camparell, 73 ans, doit rendre les clés du T4 qu’il occupe aux Lilas le 31 mars. « J’y habite depuis 50 ans, avant le bail était au nom de ma mère, puis à celui de ma sœur, mais elle est décédée et PML refuse le glissement de bail à mon nom », explique le monsieur qui assure être à jour de ses loyers. Il y habite avec sa nièce de 30 ans et son neveu de 3 ans, les enfants d’un autre frère, également décédé. Sur ce point la direction de PML invoque le cadre légal de la procédure : « Les glissements de baux ne peuvent se faire que dans le cadre d’une ascendance ou descendance directe. La situation administrative est en cours de régularisation. » Cependant, « le locataire ne pourra pas se maintenir dans cet appartement, nous ne pouvons pas bloquer un T4 quand 30 000 demandes restent sans réponse chaque année ». Mais elle assure « rechercher une proposition adaptée à la situation de ce locataire », précisant toutefois qu’au « 14 octobre dernier, les neveux n’étaient pas domiciliés à cette adresse ».

    Pour les dysfonctionnements signalés, le bailleur social reconnaît « avoir déjà détecté le problème avec la plateforme d’urgence, nos services ont également eu du mal à joindre le numéro d’astreinte et une amélioration est en cours de traitement. Ce problème a provoqué des retards dans la remise en fonctionnement après une coupure électrique le 9 janvier à Villecroze ». Quant aux Oliviers, « la panne du 1er janvier sur une des deux chaudières a été réparée le 2 ».

    Quant aux relevés de Prox-Hydro ils « sont communiqués aux locataires sous contrat et ces questions sont traitées dans le cadre de réunions régulières avec nos responsables d’agences », précise-t-on. Enfin, la problématique de l’amiante a été soulevée « il y a 20 ans des travaux de désamiantage ont été engagés avec des relogements tiroirs, se défend PML, mais le coût était explosif et au regard de la pression sur le logement nous avons renoncé au désamiantage intégral, il n’y avait pas d’obligation ». Si la direction assure que la situation ne présente pas de danger pour les locataires aujourd’hui, elle reste attentive à tout signalement.

    Jeudi, à leur demande, les locataires ont été reçus. « Sans réponse satisfaisante, nous engagerons des procédures en justice », ne désarmait pas Nadia Zaimeddine.

  • Les résidents gelés de Frais Vallon reçus par le bailleur

    Les résidents gelés de Frais Vallon reçus par le bailleur

    On n’est pas des pingouins ! », « Il fait plus chaud dans nos frigos que dans nos appartements », crient les locataires en brandissant des pancartes devant le siège de Provence Métropole Logement. Une situation qui se répète chaque hiver depuis plusieurs années dénoncent les associations CLCV et CGL.

    « Je n’ai eu aucun chauffage de tout l’hiver. Et l’eau chaude, c’est un peu et plus rien », décrit Angélique, locataire du bâtiment N. Au B1, chez Jessica, « on accumule les couvertures, les enfants dorment avec des polaires et des bonnets ». Aziz, 74 ans, ne sent plus ses jambes « le soir à cause du froid qui passe sous les fenêtres. Les boiseries sont trop usées ». Au 14e étage, une locataire de la tour K a « mis du scotch sur les vitres ». Au bâtiment O, « on promène des convecteurs électriques du salon aux chambres, mais la facture va exploser », craint Aminata. Quant à Hadidja, au bâtiment G, elle « fait bouillir des marmites d’eau pour laver les enfants ».

    Devant l’entrée du siège, l’ancien logo HMP est toujours là. Et le passif d’une gestion peu réactive pèse encore. Aux rênes de Provence Métropole Logement depuis mai 2024, Jean-Bernard Dambier a accusé réception de l’injonction du maire de Marseille aux bailleurs sociaux à prendre les mesures nécessaires. Il reçoit les responsables associatifs, puis les locataires, par groupes d’immeubles. Frais Vallon est alimenté par un seul réseau de chaleur armé d’une chaufferie qui date de la construction de la cité dans les années 60. « Un système fuyard qui présente des dysfonctionnements. On a fait des travaux pour créer des petits réseaux. En découplant les bâtiments K, L et M, ça a déséquilibré l’ensemble », explique le nouveau directeur général. Les logements sont chauffés par le sol par inertie, il faut régler le thermostat de la chaudière à plus de 30 °C pour en obtenir 20 dans les logements en bout de circuit.

    Accélérer la rénovation

    La situation devrait revenir progressivement à la normale d’ici lundi. « J’ai accordé aux locataires une remise sur 15 jours de charges », précise le DG. S’il admet « faire ces travaux un 20 décembre n’était pas opportun », le responsable de PML s’attache à accélérer les réhabilitations en attendant les travaux Anru prévus en 2027 pour 600 logements. « En fin de premier semestre 2026 nous attaquons les travaux d’isolation des façades et rénovation des appartements dans les tours H et F, un investissement de 85 000 euros par logement. »

    « La régie fait son boulot, ils mettent les moyens, reconnaît Thierry Del Baldo, président de la CGL 13, mais ils sont débordés par la vétusté. » PML entame une réhabilitation lourde de 4 500 logements de son patrimoine, dont les cités Jean-Jaurès et Massalia, et investit une enveloppe de 4 millions d’euros sur deux ans pour rénover les ascenseurs, notamment aux Lauriers et aux Iris.

  • Les locataires de Frais Vallon mobilisés pour être chauffés

    Les locataires de Frais Vallon mobilisés pour être chauffés

    On va chercher ce vendredi 9 janvier des réponses car la situation est devenue intenable », annoncent Fathia Ziani et Nouria Sirat, les responsables des deux associations de locataires CLCV et CGL. Un fonctionnement « totalement à l’arrêt » ou « en mode aléatoire » qui concerne trois des cinq bâtiments de la résidence HLM.

    Un thermostat est censé déclencher automatiquement les appareils. Pour autant « les thermomètres affichent moins dix degrés et on se gèle, déplore Fathia Ziani, certains ont un radiateur qui se met à chauffer une heure, puis plus du tout, d’autres ne se sont pas du tout allumés ». Des pannes un peu trop récurrentes et qui perdurent en dépit de plusieurs signalements auprès de la régie de service. Une situation particulièrement sensible durant cette vague de froid qui a affecté de nombreux foyers.

    Charges en hausse

    Les présidentes de CLCV et CGL recueillent les plaintes de locataires « gelés » et dont la colère est décuplée par « une hausse des provisions sur charges qui nous a été facturée sans le service qui va avec. Et les gens sont obligés de brancher des convecteurs électriques ». Aux pannes d’ascenseurs et de chauffage, s’ajoutent la vétusté des logements et le manque d’isolation. « Hier j’ai dû intervenir auprès d’une dame âgée. Il y a un espace de près de 2 cm dans les huisseries de la porte-fenêtre qui donne sur le balcon », précise Fathia Ziani. La problématique de ces « passoires thermiques » est bien connue du bailleur. La cité doit faire l’objet d’une rénovation dans laquelle les 217 logements des bâtiments E et C sont voués à la démolition, dont celui qui abrite le siège social de PLM. Mais dans cette perspective, le bailleur social ne prévoit pas de travaux avant 2026-2027, début du Nouveau programme national de rénovation urbaine.

    En attendant, les moisissures progressent et le vent pénètre les logements. « Le droit à un logement décent, incluant le chauffage reste fondamental », s’insurgent les responsables associatives, qui exigent en plus du rétablissement « immédiat » du chauffage, « des explications claires sur la panne et les délais d’intervention, un remboursement des charges indûment facturées et des garanties pour que cette situation ne se reproduise plus ». Contactée, à l’heure où nous publions, PLM n’a pas donné suite.

  • La voie ouverte à « un paysage renaissant » au Petit séminaire

    La voie ouverte à « un paysage renaissant » au Petit séminaire

    C’est par le paysage que l’on va refaire du liant », est convaincu Fabien Grosjean, directeur de l’aménagement à la Métropole Aix-Marseille-Provence. Et c’est par son approche qui « part du paysage pour faire quartier » que ce projet, où une offre de 140 logements est aussi à l’œuvre, a été retenu.

    Pour autant, du liant il en existait se souvient Guy Lucchesi, président du CIQ Beaumont-Plateau (12e) qui a toujours vécu dans ce quartier. « Gitans, Arabes, Arméniens, Italiens, on était tous du Petit séminaire, on partageait l’espace, les fêtes, les décès… et puis pendant 40 ans, on a abandonné les gens, tout laissé en plan jusqu’à la dégradation complète, le squat, pour décréter la démolition de tous les bâtiments et faire partir ses derniers locataires. » Mais ce militant des quartiers populaires, attaché à son histoire, est aujourd’hui plus optimiste : sur le terrain laissé vide et devenu une décharge à ciel ouvert, les habitants ont eu leur mot à dire sur sa destination future. Les projets présentés par les trois agences d’architectes, urbanistes et paysagistes et ont été conçus sur la base d’une consultation des habitants. Mieux, dans le jury ces derniers auront voix compte double aux côtés des représentants de la Métropole et du bailleur social. Et les habitants ont souhaité que la coulée verte qui doit prendre place le long de la rue de la Maurelle, reprenne leur histoire et serve de passerelle entre ces quartiers à la croisée des 12e et 13e arrondissements, où subsiste une mixité entre habitat résidentiel ancien et grands ensembles, mais où s’exerce également une énorme pression foncière.

    Au milieu coule une rivière

    C’est tout l’intérêt de cette grande consultation Quartiers de demain, de laisser la part belle du choix d’avenir, non plus à des groupes immobiliers, mais à ceux qui les habitent tout en utilisant les ressources des sites au profit de la ville. « Nous avons travaillé comme des enquêteurs sur l’histoire et l’identité du lieu », explique Marion Talagrand. Ancienne dépendance de la zone agricole du Grand Saint-Joseph, le quartier recèle une ancienne source où l’on venait puiser l’eau, et cueillir les figues et les amandes. Oubliée et coulée sous le bitume de la route, elle devra réémerger pour devenir l’axe de la coulée verte. « L’histoire du quartier est souvent celle d’un effacement mais aussi source de possibilités », précise la fondatrice d’AMT qui a travaillé avec des écologues pour constituer un herbier. L’eau y sera mobilisée avec un système simple de digues capables de régénérer les sols et les milieux, pour redonner au site son ancienne « fonction nourricière ».

    AMT s’est encore alimenté des recherches et de la « concertation intime » conduite par André Jillovet dans le cadre d’un travail mené par le Cerfise entre 1976 et 1986. « Nous nous sommes attachés à des traces matérielles et immatérielles pour la réappropriation paysagère de ce lieu, continue Marion Talagrand, pour reformer des usages délaissés en gardant la possibilité d’aller sur d’autres formes d’activités, tout en se gardant de trop d’intensité d’activités. »

    Face à « l’approche grand paysage » de l’agence Folléa-Gautier et au « vaste parc fermé » de l’agence Ilex, le projet « paysage renaissant » d’AMT par son approche sensible et résiliente a emporté l’approbation du jury. Le projet paysager dont les travaux débuteront en 2027 doit continuer son chemin en marchant et toujours en concertation avec les habitants, préalable essentiel de l’opération nationale Quartiers de demain.