Tag: Marignane

  • Solimut ouvre ses portes aux associations de solidarité

    Solimut ouvre ses portes aux associations de solidarité

    « Ce tiers-lieu a rempli sa mission avant même son ouverture », affirme Nadia Nasri, présidente du comité d’animation mutualiste de Solimut Marignane. La mutuelle inaugurait, mardi soir, un nouveau tiers-lieu installé au deuxième étage de l’agence sise place du 11 novembre, à Marignane.

    Le but d’une telle initiative ? « Permettre aux associations et acteurs locaux du domaine social et de la santé de bénéficier d’un espace », selon Nadia Nasri, lors de la visite du lieu. Trois bureaux, une cuisine et une salle de réunion sont ainsi mis à disposition gratuitement par la mutuelle. Et les partenaires de Solimut n’ont pas attendu l’inauguration.

    Le projet a vu le jour il y a 5 ans avec les ateliers créatifs du Secours populaire. « Nous nous réunissons tous les lundis après-midi, entre femmes, à 10 ou 15 personnes à chaque fois », indique Myriam Garrassin, responsable du secteur santé du Secours populaire français des Bouches-du-Rhône. « C’est à la sortie du Covid qu’on voulait travailler la prévention à la santé. On a proposé de façonner des objets créatifs pour faciliter la parole, les personnes étant souvent malades ou seniors », développe la militante.

    « Porter un projet

    de société à plusieurs »

    Le lieu a quelque chose de symbolique. « C’est ici que je venais quand j’étais petite pour me faire charcuter les dents », plaisante Zaira Ghalmi, de l’Association des initiatives renouveau, lors de la visite. « J’étais dans une famille de 11 enfants. On venait ici car ce n’était pas cher contrairement au privé, et ils prenaient la mutuelle de mon papa », raconte-t-elle.

    Le centre dentaire a aujourd’hui laissé place à une autre initiative solidaire. « Chacun peut recevoir ses adhérents et développer des services à la population. La rénovation du local avec l’Addap13 a permis d’ouvrir deux chantiers d’insertion. Cela reflète les valeurs de notre mutuelle », selon Nadia Nasri.

    Des valeurs chevillées au corps. « Nous sommes une mutuelle engagée et solidaire, avant tout actrice de la santé », souligne Hélène Gaufichon, secrétaire générale de Solimut, estimant qu’« ouvrir notre agence sous forme de tiers-lieu permet d’avoir accès aux conseillers et à d’autres services » dans le même temps. « Nous souhaitons l’émancipation individuelle et collective, sans discrimination. Cet espace est une belle illustration de nos actions pour le vivre-ensemble », développe-t-elle.

    C’est aussi un carrefour d’engagement. « Quand on porte un projet de santé et de société, le mieux est de le faire à plusieurs », insiste la militante mutualiste. Plus de dix ans après sa création, l’ambition reste la même d’après Hélène Gaufichon : « Agir pour la transformation de la société avec tous les acteurs du mouvement social », dans la continuité de l’œuvre des mutuelles ouvrières à la racine de Solimut.

  • Démissionné à son insu, Christian Amiraty veut réintégrer le conseil

    Démissionné à son insu, Christian Amiraty veut réintégrer le conseil

    « Éric le Dissès a dû se dire : je vais l’emmerder un peu, c’est aussi nul que ça », soupire au téléphone l’ancien candidat (UCE) aux municipales à Marignane, Christian Amiraty. Le 27 mars dernier, l’ex-maire de Gignac-la-Nerthe arrivé troisième à l’issue du premier tour des municipales dans la commune voisine face au maire sortant d’extrême droite a appris que ce dernier avait accepté sa prétendue démission.

    « Quelqu’un de mon entourage a envoyé au directeur général des services un mail depuis ma boîte personnelle faisant état de ma démission », explique-t-il en reconnaissant des désaccords familiaux face à la charge d’un mandat. « Lorsque je l’ai appris, j’ai écrit une lettre manuscrite pour le contester et j’ai même reçu une réponse du directeur général des services qui me disait que ce mail ne pouvait pas être considéré comme une démission ! » Celle-ci doit en effet être manuscrite et signée, adressée directement au maire. Ce qui n’a pas empêché Eric le Dissès d’approuver cette prétendue démission. Tandis que son opposant n’était pas convoqué ni pour le débat d’orientations budgétaires le 9 avril dernier ni pour le vote du budget ce mercredi, le maire a demandé à la suivante sur la liste, Christelle Litime, de siéger, malgré ses réserves. Après avoir sollicité à plusieurs reprises les services de l’État, Christian Amiraty a donc saisi en référé le tribunal administratif, avec une audience prévue ce mardi matin. À gauche, l’opposante (PCF) Ariane Lombardi déplore : « Les Marignanais méritent mieux que ces débats vides de sens dans cette période compliquée. » Sollicitée, la commune n’a pas donné suite.

  • [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    Saisi en référé par l’ancien maire (UCE) de Gignac-la-Nerthe, le tribunal administratif de Marseille doit décider ce mardi si Christian Amiraty peut réintégrer le conseil municipal de Marignane. Le maire d’extrême droite de la ville Eric le Dissès a en effet décidé, le 27 mars dernier, d’accepter une prétendue démission dont son concurrent aux municipales assure ne pas être à l’origine, et qui n’était pas conforme aux exigences réglementaires.

    «La réalité, c’est que quelqu’un de mon entourage a envoyé au directeur général des services un mail depuis ma boîte personnelle faisant état de ma démission, explique-t-il. Lorsque je l’ai appris, j’ai écrit une lettre manuscrite pour le contester et j’ai même reçu une réponse du directeur général des services qui me disait que ce mail ne pouvait pas être considéré comme une démission ! » Celle-ci doit en effet être manuscrite et signée, indique l’ancien édile qui n’a pas été convoqué ni pour le débat d’orientations budgétaires le 9 avril dernier, ni pour l’adoption du budget ce mercredi.

    Il dénonce donc une décision du maire prise en connaissance de cause. «Tôt ou tard, il faudra qu’il se fasse à l’idée que je suis là, j’ai plein de choses à dire pour ces six prochaines années », assène Christian Amiraty.

    Sollicitée, la municipalité marignanaise n’a pas donné suite.

  • Le secteur de l’aéronautique et de la défense recrute

    Le secteur de l’aéronautique et de la défense recrute

    C’est à deux pas de l’enceinte d’Airbus Helicopters, premier employeur privé du département, que se tenait le Forum aéronautique, emploi et sécurité ce mercredi 8 avril. Plus de cinquante entreprises, allant des leaders mondiaux, tels que Safran, Segula ou Sabena, aux PME locales ont répondu présentes à cette 15e édition.

    « Il y a de vrais besoins, affirme Sophie Nguyen Thanh Dao, directrice de l’agence France Travail de Marignane. On a la chance d’être sur un territoire qui a une histoire liée à l’aéronautique, avec un bassin d’emploi de l’étang de Berre qui abrite des donneurs d’ordre et des sous-traitants avec de réelles opportunités : on a 700 offres qui sont proposées, qui vont du CAP jusqu’à l’ingénierie, avec des postes à pourvoir dans les prochains mois. »

    Parmi les profils les plus recherchés, les techniciens de maintenance. « C’est le graal », assure Véronique Pinotti, directrice emploi au sein de l’Union des industries et métiers de la métallurgie Côte d’Azur. « C’est un métier en tension, on a du mal à être attractif alors que c’est super intéressant, on fait de la maintenance prédictive, c’est très moderne. »

    Si les carnets de commandes sont pleins, c’est en partie dû au « contexte international » qui « nécessite de la production et donc par répercussion de l’emploi », souligne Sophie Nguyen Thanh Dao.

    Le secteur devrait poursuivre son développement dans les années à venir, avec l’implantation de nouvelles industries à l’instar d’Hynaero à Istres. « Ces projets sont encore autant d’opportunité d’emplois dans l’aéronautique avec, à terme, pour 2027-2030, bon nombre de postes, poursuit la directrice d’agence. Tous les partenaires de l’emploi et de la formation s’organisent pour préparer ces arrivées. »

  • Ariane Lombardi : « Donner envie de s’engager »

    Ariane Lombardi : « Donner envie de s’engager »

    « Pour faire passer le message politique progressiste, je fais abstraction de mon genre », pousse Ariane Lombardi, se demandant elle-même si c’est « protéger » ou si c’est « inhérent à sa personnalité ». « Je ne pense pas qu’il y ait une façon féminine de faire de la politique, mais féministe, oui », renchérit-elle. Néanmoins, la militante communiste concède avoir abandonné, malgré elle, une part de « féminité » au fil des années pour « être prise au sérieux ». « La politique est un milieu dur pour les femmes, on doit davantage prouver qu’on a les compétences nécessaires », abonde-t-elle, avant de poursuivre : « Si ces lois sur la parité n’étaient pas mises en place, on n’existerait plus ».

    Désignée tête de liste de l’union de la gauche (PCF, PS et Écologistes) pour les élections municipales à Marignane, elle siégera désormais en tant que conseillère municipale d’opposition. « Il y a des choses à aménager au sein de nos partis respectifs pour pouvoir faire garder nos enfants quand il y a des réunions, par exemple. C’est un chemin qu’on doit mener dans toutes les instances, même dans une section, au niveau local », appuie la dirigeante communiste, rappelant que le PCF tient depuis trois ans une Assemblée des femmes au siège parisien du parti, durant laquelle ces questions sont abordées. « Tout est perfectible », insiste-t-elle.

    « Ce que j’espère surtout, c’est qu’on puisse donner envie aux jeunes filles et femmes de s’engager. C’est quand elles sont présentes que les choses évoluent », conclut-elle.

  • La gauche marignanaise montre un front uni

    La gauche marignanaise montre un front uni

    « Quand la gauche est unie, elle peut changer la vie des gens. Quand la gauche se divise, elle laisse le champ libre à ses adversaires. » C’est ce qu’a affirmé Katia Yakoubi, représentante du mouvement l’Après, ce mardi soir à Marignane. La candidate du Printemps marseillais, tout comme Amine Kessaci et Pascaline Lécorché (Place Publique), mais aussi le maire de Vitrolles Loïc Gachon (PS), son adjoint Malik Mersali (PCF), Jean-Luc Cosme (Génération Écologie) ou encore René Tassy (Les Écologistes), étaient présents pour apporter leur soutien à la liste portée par Ariane Lombardi. Une liste d’union, loin de n’être qu’un amoncellement de logos.

    « Le champ de la République »

    Les forces progressistes qui la composent ont un même « projet de conquête face, notamment, à toute une idéologie d’extrême droite contre laquelle nous luttons », assène Pascaline Lécorché. L’édile de la ville voisine appelle à ce que « Marignane revienne dans le champ de la République ». « Nous sommes le cœur économique battant de la Métropole, nous avons tant d’enjeux en commun : Airbus, l’aéroport, affirme-t-il. Et pourtant, impossible de rentrer dans un réel partenariat pour défendre l’intérêt de ce territoire, son développement. (…) Plus de relation. Marignane est devenue une principauté recroquevillée sur elle-même, qui fait comme si le monde autour d’elle n’existait plus. »

    Face au maire sortant, élu en 2008 sur la promesse de tourner la page du FN incarné par Daniel Simonpieri pour finalement adhérer à ses valeurs, la liste emmenée par Ariane Lombardi n’est pas favorite. « Mais quel combat peut-on gagner qu’on ne mène pas ? », interroge Loïc Gachon.

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • [Entretien] « Marignane doit s’imposer dans les grands projets »

    [Entretien] « Marignane doit s’imposer dans les grands projets »

    La Marseillaise : Dans une commune ancrée à droite depuis la libération qui a connu la gestion FN, comment votre campagne est-elle accueillie ?

    Ariane Lombardi : Nous avons de bons retours. Notamment des jeunes au sens large, car il y a un sacré trou dans la raquette les concernant. Une bascule est possible si nous ne voulons pas devenir une ville-dortoir. Nous avons travaillé de longs mois à repenser la politique municipale avec cette équipe qui va du PCF à Place publique et nous avons formé une équipe prête à gouverner la commune, avec un travail de fond qui, quoi qu’il arrive, laboure le terrain pour les années à venir.

    En quoi portez-vous une vision différente de la gestion municipale ? Quelles sont vos priorités pour vous démarquer ?

    A. L. : On gère une ville avec un projet politique sérieux, pas avec de l’entre-soi ou des déçus de Le Dissès qui ont travaillé avec la Ville pendant des années. Marignane est laissée à l’abandon depuis trop longtemps. On a un projet destiné à revitaliser la ville, sur plusieurs axes, la sécurité, les écoles, la jeunesse, les services publics, le dynamisme économique. Et ce projet on le fait pour et avec tous les habitants. Je suis enseignante, je n’oublie pas ça. Ça compte évidemment dans la construction des priorités.

    Vous parlez de recréer du lien entre la commune et son bassin d’emplois. De quelle manière comptez-vous vous y prendre ?

    A.L. : Il faut savoir être proactif avec la Métropole, la Région, le Département, s’imposer dans les grands projets. On est dans un bassin d’emploi remarquable, or il n’y a quasiment plus de lien entre la mairie et Airbus. Il faut être prêts avec le projet de décabornation sur le golfe de Fos car on va servir de lieu d’accueil. Il faut aider les grandes entreprises à installer leurs salariés sur notre territoire, avec une offre en transport et logement. On est en dessous du quota en logements sociaux avec 800 000 euros d’amende par an ! Tout ça se réfléchit, il y a des zones à aménager, d’autres à réserver à l’agriculture, l’étang de Berre à redynamiser… Notre projet est complet.

  • Marignane a besoin d’un cœur social et culturel

    Marignane a besoin d’un cœur social et culturel

    Je ne l’ai jamais vu ouvert ce musée, sauf pour les fêtes d’Halloween », déplore le jeune Taylan Demir. Engagé sur la liste Mieux vivre à Marignane, il témoigne d’un grand vide à combler : « j’ai tellement galéré pour trouver des occupations sportives ou culturelles dans ma ville. Il y a des structures pour les petits et les anciens, mais rien entre les deux. Les jeunes n’ont rien d’autre à faire que bloquer chez eux sur des écrans ou traîner leur ennui ».

    Devant le portail de l’ancien musée Raimu, verrouillé depuis plus d’un an et demi, Taylan Demir avait rejoint la tête et les membres de cette liste qui fait l’union de la gauche et le trait d’union entre les générations. Ils y ont organisé un happening, pancartes revendicatives en main, pour proposer d’y créer un centre social et culturel, « dans cette ville où ils font cruellement défaut », regrette Ariane Lombardi. Au-delà du symbole d’une politique ambitieuse pour la jeunesse, la candidate souhaite que « ce site devienne le cœur battant de notre ville ».

    Aux fenêtres de la villa des affiches scotchées à l’effigie de l’acteur ont commencé à se décoller. Cette belle bâtisse en cœur de centre-ville, à l’entrée du Cours Mirabeau, n’attend qu’une nouvelle affectation pour que la vie raisonne entre ses murs. C’est aux anciens qu’il faut s’en remettre pour connaître l’histoire de la villa Tiflis. « C’est un cuisinier marignanais parti travailler en Géorgie, à la fin du XIXe siècle à Tiflis, aujourd’hui Tbilissi, qui, de retour l’a faite construire, explique Jean-Louis. Également appelée maison Monchablon après son rachat par un médecin, qui y a pratiqué jusque dans les années 1980, « elle est devenue un centre médical, puis un centre de radiologie et la Ville l’a racheté et a offert à la petite-fille de Raimu d’y installer son musée ».

    Non pas que l’acteur ne mérite pas qu’on lui consacre un musée, mais plutôt que Marignane avait moins de légitimité à l’accueillir que Cogolin où il a vécu. Mais surtout, en peine de dynamisme, Marignane a de grand besoin d’animations culturelles. Parmi les quatre anciennes maisons bourgeoises du centre ancien, celle-ci côtoie un bar historique aux trompe-l’œil défraîchi, également fermé, et fait front au chantier de réhabilitation de l’îlot moyenâgeux de 6 000m2, coin de ville fantôme depuis 2010, qui doit accueillir le futur bâtiment de l’École des Arts.

    Moteur d’un renouveau

    Enseignante en histoire géographie depuis une vingtaine d’années dans le 14e arrondissement de Marseille, Ariane Lombardi est d’abord une enfant de Marignane revenue au pays il y a dix ans. Elle propose d’accueillir dans cette villa « un véritable pôle jeunesse, un espace dédié à l’information, l’orientation, pour trouver un stage, un premier emploi, pour ne laisser aucun jeune sans solution ». Il s’agira également de développer l’accès au sport et à la découverte pour tous « en augmentant le nombre de places dans les activités de loisir et en centres de vacances ». L’extension de l’amplitude horaire du périscolaire et l’accompagnement des parents seront encore un des axes de travail du futur centre.

    Véritable lieu « de culture populaire, de dialogue entre les habitants, pour aborder les difficultés du quotidien », l’équipement municipal pourrait ainsi devenir le « moteur d’une dynamique » destinée à « refaire vivre le cœur de Marignane avec des services publics accessibles, un centre ancien dont il faut accélérer la réhabilitation, des événements festifs, des commerces soutenus et diversifiés, un marché replacé sur le cours Mirabeau, avec une place pour les producteurs locaux », complète la tête de liste. Dans cette ville qui connaît des divisions, « ce projet correspond aux attentes et aux besoins », estime Jérémy Bacchi. Le sénateur communiste était venu soutenir « la campagne dynamique menée par la liste Mieux vivre à Marignane, qui tranche avec celle du maire sortant ».

    De quoi changer de cap pour les 33 000 habitants qui « ont besoin d’autre chose que d’une cité-dortoir », considère Ariane Lombardi, déterminée à sortir Marignane de la torpeur dans laquelle des décennies de politiques conservatrices l’ont plongée. Contre ce « repli sur soi », la candidate propose une alternative progressiste, convaincue qu’il « est grand temps de commencer à envisager de construire une ville accueillante, ouverte sur son territoire », bassin d’emplois où se redessine une industrie décarbonée.

  • À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    À Marignane, la gauche détaille son programme santé

    « Prévenir, c’est déjà soigner », affirme Gaëtan Maziani. Ce jeudi soir, la liste d’union de la gauche, emmenée par Ariane Lombardi (PCF), a présenté plusieurs propositions sur les thèmes de la santé et de l’environnement pour mieux vivre à Marignane.

    L’équipe souhaite mettre en place une Maison de santé communale. « Le lien entre le médical et le social n’est pas assez fait dans les communes », commence le colistier, ancien infirmier. Bien que la santé relève d’une compétence d’État, pour Gaëtan Maziani, le rôle de la commune est de développer la prévention, de « garantir l’égal accès aux soins » et de coordonner les acteurs. Pour la liste, cette Maison de santé communale devra être un lieu d’orientation, où « l’on repère les fragilités avant qu’elles deviennent une urgence », où « les professionnels travaillent avec les associations et les habitants », où on étudie les « déterminants de santé ». Elle y envisage d’y organiser des ateliers et des accompagnements spécifiques pour les personnes isolées, à l’instar des seniors ou des aidants.

    L’équipe d’Ariane Lombardi souhaite aussi mettre en place une mutuelle municipale « juste, solidaire et avec un haut niveau de protection » pour lutter contre le renoncement aux soins.

    Pour Gispy Voisin, le bien-être passe aussi par la santé environnementale. Le groupe prévoit de planter 3 000 arbres sur le mandat, en cas d’élection. « Un arbre de 30 ans produit une fraîcheur équivalente à une clim individuelle », affirme la colistière, qui veut développer les mobilités douces pour lutter contre la pollution atmosphérique, largement imputable au trafic routier. « Il nous faut un parcours de pistes cyclables continu et sécurisé », assène Ariane Lombardi.