Tag: Marignane

  • [Exclusif] Le collaborateur de Franck Allisio pas encore viré

    [Exclusif] Le collaborateur de Franck Allisio pas encore viré

    Le 9 octobre dernier dès le petit matin, le député RN Franck Allisio avait annoncé mettre fin au contrat de son plus ancien collaborateur parlementaire, Louis Grégoire, après la révélation la veille par nos confrères de Libération de ses publications haineuses sur sa page Facebook privée. Une décision prise « afin de lui laisser le temps de la clarification », expliquait-il par communiqué, en s’en prenant à un article « publié par un média d’extrême gauche ». Mais trois semaines plus tard, son annonce reste encore lettre morte.

    Comme a pu le constater La Marseillaise, l’attaché parlementaire reste en effet toujours déclaré auprès de l’Assemblée nationale comme travaillant auprès du député RN. Une information que confirment les services du palais Bourbon en précisant que s’ils se voient notifiés d’un préavis, le collaborateur est sorti de l’application métier le jour même de la fin de son contrat. « Dès lors qu’un député veut licencier son collaborateur, il doit prévenir l’Assemblée », indiquent les services, qui rappellent que dans la quasi-totalité des cas, les attachés parlementaires sont gérés de façon déléguée par les élus eux-mêmes. Sans entrer dans le cas particulier du député RN de Marignane.

    « Nationalisme social »

    Interrogé par La Marseillaise, Franck Allisio se borne à répondre : « C’est en cours. Dans le respect de la procédure, du droit du travail et des droits des salariés. » Sans préciser quelle procédure a été engagée pour se séparer de son collaborateur, ni quelles autres mesures disciplinaires ont été décidées. Interrogé, Louis Grégoire n’a de son côté pas donné suite.

    « Pour licencier un collaborateur, cela se passe comme dans n’importe quelle entreprise qui relève du droit privé », témoignent plusieurs attachés parlementaires questionnés. « Plus qu’ailleurs, il y a la question du partage des valeurs et l’atteinte à l’image qui peuvent être mis en avant », précise-t-on. Et une avocate en droit du travail de rappeler la procédure : après la convocation qui peut être accompagnée par une mise à pied s’il ne s’agit pas d’une faute simple, l’entretien préalable doit se tenir dans un délai de cinq jours, puis le licenciement doit être notifié dans un délai compris entre 48 heures et un mois. « La procédure doit être engagée dans un délai maximal de deux mois après avoir pris connaissance des faits, s’il s’agit d’une faute grave il faut aller vite », nous explique-t-on. De quoi confirmer que le responsable départemental du RN aurait d’ores et déjà pu licencier son collaborateur.

    Les publications attribuées à Louis Grégoire étaient pourtant édifiantes, entre apologie de la Collaboration et références antisémites. « Pour faire une blague sur les Maghrébins, il faut être Maghrébin, sur les Noirs, il faut être Noir, sur les Juifs, il faut avoir un bon avocat », écrivait-il en 2018 en relayant une publication de l’association d’Alain Soral, tandis qu’en 2019, il cite l’écrivain fasciste et collaborationniste Robert Brasillach lorsqu’il voit dans les émeutes antiparlementaires du 6 février 1934 l’« espérance invincible d’une révolution nationale, la naissance exacte du nationalisme social de notre pays ». « L’armée française reconstituée par Pétain en Afrique du Nord aurait pu faire l’affaire si le colonel de Gaulle n’avait pas cassé les c*** », jugeait-il aussi en 2018. Des écrits « qui dateraient d’il y a dix ans », minimisait Franck Allisio le 9 octobre dernier, en assurant qu’ils étaient « inconnus de tous et antérieurs à son recrutement par l’Assemblée nationale ». Leur révélation ne l’a pourtant pas incité à épurer le plus rapidement possible ses équipes.

    L’élu régional le mieux indemnisé

    En amont de l’examen de son budget, la Région a présenté, ce 23 octobre, l’état récapitulatif des sommes perçues par les élus au titre de leurs mandats et fonctions. Selon les données présentées en date du 30 septembre dernier, c’est le député RN Franck Allisio qui perçoit le plus d’indemnités, à hauteur de 12 664 euros mensuels. Il figure ainsi devant la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, mais aussi devant deux autres députés RN, Frank Giletti et Frédéric Boccaletti. Et pour cause : il siège actuellement à l’Assemblée, au conseil régional, municipal et métropolitain. Un cumul rendu possible grâce au recours engagé contre le résultat des municipales. Le montant total perçu reste néanmoins plafonné à 8 897,93 euros par mois, le reste devant être reversé.

    Y.S.

  • [Natation] Marignane vise les mondiaux

    [Natation] Marignane vise les mondiaux

    L’été dernier, à Barcelone, elles ont porté haut les couleurs de leur club. Les nageuses de la section « masters » du Marignane aquatic club sont allées chercher une magnifique médaille de bronze, lors des championnats d’Europe de leur catégorie dans la capitale catalane. Depuis des ambitions légitimes ont vu le jour chez les nageuses. Relayées par des dirigeants qui rêvent plus grand désormais.

    Car en étant devenue le numéro trois européen, l’équipe de natation artistique du MAC peut légitimement prétendre à participer aux prochains championnats du monde des masters. Le rendez-vous est fixé en juin 2027 à Budapest.

    Entre vies professionnelles, responsabilités familiales et entraînements intensifs, concilier tout cela n’est pas simple pour des compétitrices amateurs. Mais c’est précisément ce qui les rend fières.

    Pour relever le défi en Hongrie, les nageuses lancent un appel aux partenaires locaux en mettant en place une cagnotte participative afin de financer leur voyage. « Nous avons besoin de vous. Ce financement participatif nous permettra de couvrir les frais liés à cette aventure internationale ». Coût estimé, 10 000 euros.

  • Le PCF fait sa rentrée sous le signe du Front populaire à Vitrolles

    Le PCF fait sa rentrée sous le signe du Front populaire à Vitrolles

    Cette rentrée a une résonance particulière : le Front populaire et les grandes conquêtes sociales de 1936 célèbrent leurs 90 ans. Ce samedi 19 septembre, la section PCF Vitrolles-Marignane-Saint-Victoret organise donc un débat pour revenir sur cette séquence historique en l’ancrant dans le territoire local. Animée par Jean Doménichino, historien et docteur de l’Université de Provence, Gérard Leidet, historien du mouvement ouvrier provençal et président de Promemo, et Jean-Louis Lombardi, professeur d’histoire et écrivain, la table ronde aura lieu à 10h30 à la ferme de Croze, à Vitrolles.

    Si le Front populaire reste indissociable du puissant mouvement social du printemps 1936, ses dynamiques se sont aussi jouées localement, à Marseille, Aix, Vitrolles, Marignane ou Gardanne.

    Gérard Leidet explique : « En Provence, le Front populaire a obéi aux trois dimensions qui en ont fait un moment particulier : un grand mouvement politique d’union des gauches ; un mouvement social d’ampleur avec des occupations d’usines et des grèves qui ont irrigué tout le tissu industriel marseillais ; et un mouvement d’émancipation culturelle, avec le développement des auberges de jeunesse, d’abord à Allauch puis à la Palette à Aix, la corniche etc… Et la Maison de la culture de Marseille inaugurée par Jean Giono. » L’historien l’affirme : en 1936, « le désir d’unité était présent dans tout le pays, mais s’est concrétisé plus tôt en Provence ». La réunification syndicale entre la CGT et la CGTU s’est officiellement produite les 4 et 5 janvier 1936 à Marseille, devançant de deux mois le congrès national de Toulouse. Le pacte départemental d’unité d’action est signé en juin 1934 par les socialistes et les communistes, soit un mois avant l’accord national. À jamais la première.

  • Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Il passe rapidement des jeunes aux grands. Nommé en juillet à la tête des moins de 21 ans algériens, Brahim Hemdani a été choisi par le bureau fédéral de la Fédération algérienne (FAF) pour prendre les rênes de l’équipe A, comme l’a rapporté la télévision d’État.

    À 48 ans, l’ancien milieu de terrain de l’OM succède au technicien bosnien Vladimir Petkovic, dont l’aventure à la dernière Coupe du monde s’est achevée en seizièmes de finale face à la Suisse, son ancienne sélection. Deux autres anciens internationaux algériens, Antar Yahia et Moussa Saïb, l’accompagneront comme adjoints dans cette nouvelle expérience.

  • [C’est l’été] En mission avec l’équipage du Dragon

    [C’est l’été] En mission avec l’équipage du Dragon

    Le Dragon de la Sécurité civile est encore bâché en ce premier matin de juillet mais Michel Romani, copilote et mécanicien (MOB), est déjà sous l’appareil, aidé de Sébastien, secouriste chez les marins-pompiers, pour brancher le « bambi bucket ». Un gros sac de 800 litres, accroché à un long câble, qui s’ouvre et se ferme comme une corolle, et permet d’intervenir en cas d’incendie. Il s’agit ce jour-là d’aller le tester sur le plateau de l’Arbois dans le cadre d’un exercice avec les pompiers 13. « On l’a reçu il y a 15 jours, nous sommes les seuls à l’avoir avec Bastia » nous explique Thierry Cacherat, pilote, chef de base de Marignane et de la zone Sud. C’est lui qui a élaboré ce test avec le Détachement d’intervention héliporté des pompiers. L’idée : travailler de conserve pour transporter l’eau depuis la « berce » (un conteneur transportable par camion) jusqu’à un réservoir dans la colline. Même si, en pratique, le Dragon sert plutôt à la reconnaissance du commandement du centre opérationnel de zone pour évaluer le comportement du feu et à guider le largage des Canadairs. « On se pré-positionne, on allume le phare, ils nous voient et peuvent y aller » précise Thierry. De quoi gagner une à deux norias par heure, soit 24 tonnes d’eau.

    Mais il est temps de décoller. Trois boucles de contrôle récalcitrantes plus tard, c’est parti. Casque sur la tête, en dialogue permanent, MOB et pilote ne font qu’un. « Contact dans 5 mètres, tu peux reculer, c’est bon, je suis avec toi » indique Michel tandis que Thierry assure le vol stationnaire. Porte ouverte, le guidage se fait aussi visuellement. Passé l’atterrissage impeccable dans la garrigue et le brief avec les pompiers, c’est reparti pour l’entraînement. Le Dragon effectue des virages précis pour se positionner et remplir le sac. L’appareil des sapeurs lui, transporte le réservoir. Le tout dans un ballet impressionnant de dextérité. Thierry aux manettes, Michel à la porte, assis les jambes dans le vide. Le vent ne facilite pas la tâche. Durant plus d’une heure, les mouvements s’enchaînent. « On est en plein dans les turbulences avec un pendule, il faut calculer » commente Thierry.

    Faux départ

    Retour à la base. On retrouve là le reste de l’équipage du jour, Hugues, médecin militaire, un pro de la gestion de crise, et Nahiti, infirmier à l’AP-HM et sapeur-pompier volontaire. Le temps que pilote et MOB notent scrupuleusement leur compte rendu de vol, on se prépare à déjeuner… Ou pas. L’alerte est donnée, un arrêt cardiaque sur le port de Carro. En 15 minutes à peine, le Dragon redécolle. « Quel âge ? » s’enquiert Hugues qui prend des notes, « personne d’autre ne peut y aller, on va essayer de le sauver ». En vol, Nahiti prépare une seringue, Hugues a sorti le stéthoscope. Dans l’appareil règnent calme et concentration. L’hélico posé à deux pas de l’eau, l’équipe de secours saute à terre. La réanimation est « compliquée » nous détaille le médecin, où il faut faire avec les moyens du bord pour s’abriter du soleil et pouvoir intuber le patient dans une relative obscurité. Une « intervention de haute technicité » pour Hugues mais qui ne permettra pas de sauver le presque sexagénaire. Accepter de ne pas réussir à tous les coups fait aussi partie du job, « il se sera bien battu » estime-t-il. « Notre équipe est formée à travailler dans cet environnement particulier, le plus dur c’est d’être confronté à la détresse humaine » nous confie Thierry. Avec Michel, ils sont restés en retrait, disponibles pour transporter les appareils nécessaires.

    Le repas expédié, commence l’attente. « Il y a des jours où on n’arrête pas, d’autres où il ne se passe rien… » raconte Michel. Tout le monde suit avec attention les départs de feu, un peu partout. L’hélico des « copains du Var » a été appelé en renfort.

    18h. Nouvelle alerte, deux kayakistes en difficulté. Le Dragon passe en mode nautique, tout le monde en gilet de sauvetage. Une consigne : tirer sur la manette rouge si l’appareil s’abîme en mer, mais « seulement une fois qu’on est dans l’eau ». Rassurant. Un plongeur, déjà équipé, est embarqué au centre de secours de la Côte bleue. Tandis que le vent a forci, brinquebalant le Dragon, l’équipage, toujours zen, cherche des yeux les imprudents. Faux départ : un bateau de secours est déjà là. On n’aura pas le plaisir de se frotter aux vagues… Au retour, mauvaise surprise, l’électricité est coupée. Le vent qui forcit encore inquiète tout le monde. « Au-delà de 50 nœuds, on ne peut pas décoller » explique Thierry. À 21h, il faudra pousser les lourdes portes du hangar à la main pour rentrer l’hélico sur sa palette à roulettes téléguidée. Bien qu’indispensable au secours, la base ne dispose pas de groupe électrogène… Au loin, un énorme nuage de fumée obscurcit le ciel. Le feu a démarré à Rognac. Hugues, pompier volontaire sur la commune, se prépare à enchaîner sur une longue nuit…

  • Les eaux de l’étang de Berre de mauvaise qualité suite à l’orage

    Les eaux de l’étang de Berre de mauvaise qualité suite à l’orage

    Ce sont « des fermetures
    préventives
     », explique Raphaël Grisel. Suite à l’orage qui a éclaté lundi soir, le Gipreb, le syndicat mixte en charge de la réhabilitation de l’étang de Berre qu’il dirige, a préconisé l’interdiction à la baignade des plages de la lagune. Les plages d’Istres, de Vitrolles, de Saint-Chamas, de Marignane et de Martigues ont donc été fermées jusqu’à ce mercredi matin.

    Dans les Bouches-du-Rhône, les cumuls indiquent qu’il est tombé entre 15 et 25 mm en seulement 10 minutes lundi 24 août au soir. « On sait que la fin de l’été fait partie des périodes les plus à risque, où il n’a parfois pas plu depuis plusieurs mois et les orages violents produisent un lessivage des sols et du ruissellement des eaux de qualité dégradées vers l’étang, détaille Raphaël Grisel. Ça peut aller du résidu de pneu, qui est plus un problème d’écologie, aux excréments des chiens, qui, pour le coup, posent plus problème pour la baignade. » Un point positif néanmoins : les pluies liées à l’orage de la semaine dernière ont déjà permis un premier lavage des sols, limitant les dégâts de ce second épisode.

    Des coups de vent qui permettent de brasser

    « On a des situations très contrastées sur l’étang de Berre, poursuit le directeur du syndicat mixte. On a Vitrolles, Rognac ou Marignane, qui ont des bassins-versants très urbanisés, avec des activités économiques importantes, mais on a aussi Figuerolles à Martigues où il n’y a rien, donc les risques de dégradation sont très faibles en période d’orage. » Néanmoins, pour « plus de lisibilité », le Gipreb préfère préconiser l’interdiction de baignade à chaque ville avant d’obtenir les résultats des analyses, qui peuvent arriver après 48h.

    « On a une courbe de restauration de qualité de l’eau qui s’est dessinée au fil des données accumulées depuis dix ans », précise le directeur. Dans 95% des cas, le retour à la normale s’observe 24 heures après l’épisode pluvieux.

    Si l’orage engendre un risque de contamination bactériologique, il est aussi, en certains points, salvateur pour l’étang de Berre qui est en mode survie face aux fortes chaleurs de la saison estivale. « On observe des dégradations majeures sur certains sites, avec une mortalité importante de palourdes, note Raphaël Grisel. Lors de la dernière canicule, la température de l’eau excédait 32 degrés au niveau des plages. Heureusement, depuis quelques jours, les températures baissent et on a des coups de vent qui permettent de brasser, donc d’oxygéner. On espère retrouver des taux qui permettent à la vie de se maintenir, soit 2/3 mg par litre. Là, on y est pas dans les couches profondes. »

  • [C’est l’été] Balade au coucherdu soleil à Marignane

    [C’est l’été] Balade au coucherdu soleil à Marignane

    C’est une langue de terre entre les étangs de Berre et de Bolmon. La nature y est protégée par le Conservatoire du littoral.

    Le thème est la préservation
    du « sauvage » et les aménagements de l’étang du Bolmon. Le rendez-vous est à 18h30, à l’aire de stationnement des Garances.

    G.C.

    Adultes : 9 euros.
    Enfants de 3
     à 12 ans : 4,50 euros.

    Le règlement est à effectuer
    à l’office de tourisme ou en ligne.

  • [C’est l’été] Visite nocturne à Marignane

    [C’est l’été] Visite nocturne à Marignane

    La découverte de ce lieu datant du XIVe siècle est guidée par Michel Méténier, professeur d’histoire, conférencier et écrivain. Vous pourrez voir les détails architecturaux éclairés à la bougie dans les pièces d’apparat. La visite sera émaillée de saynètes inédites. À la fin, un verre de l’amitié est offert. L’office de tourisme distribue les petites lanternes.

    G.C.

    Tarif de 10 euros, 5 euros pour les moins de 12 ans

  • [C’est l’été] Balade troglodyte à Bollène

    [C’est l’été] Balade troglodyte à Bollène

    Les traces du village remontent à la préhistoire, le château a été construit au IXe siècle. Au XIXe siècle avec les révolutions industrielles, le village a commencé à se vider. Le dernier habitant était un ermite qui cultivait le ver à soie. Il y a vécu jusqu’à sa mort en 1976. Depuis, le village a été sécurisé pour les visiteurs grâce à des travaux. Le site a rouvert en mars 2026. Le rendez-vous est à 9h45 derrière le restaurant l’Intemporelle.

    G.C.

  • [C’est l’été] Escales patrimoine à Marignane

    [C’est l’été] Escales patrimoine à Marignane

    Vous évoluez dans cet espace naturel, encadrés par une enseignante diplômée.

    De 16h45 à 18h.

    25 euros par personne.