Tag: Marc Pena

  • À Aix, nouvelle configuration pour le conseil municipal

    À Aix, nouvelle configuration pour le conseil municipal

    Les nouveaux maires ont jusqu’à dimanche pour installer leur conseil municipal. À Aix-en-Provence, la première séance de cette nouvelle mandature se tiendra ce vendredi 27 mars (10h), à l’Hôtel de Ville. À la tête de la majorité, Sophie Joissains, maire sortante (UDI), réélue avec 47,35% des suffrages exprimés, sera reconduite dans ses fonctions et revêtira l’écharpe tricolore. Ses élus recevront également leurs délégations et leurs écharpes.

    Comme le veut la tradition, la doyenne des élus, Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, déjà présente durant le précédent mandat, ouvrira la séance. Les plus jeunes élus seront chargés du dépouillement.

    De nouveaux visages feront leur entrée pour siéger autour de Sophie Joissains, la liste ayant été largement renouvelée pour ces municipales : 22 élus étaient déjà en poste, 19 sont de nouveaux arrivants. Parmi eux figurent notamment Patrick Ardizzoni, référent aixois de la Chambre de commerce, Loris Martin, étudiant et cofondateur de la Guinguette étudiante, ou encore Mireille Lazare, ancienne commandante de police.

    Plus de sièges à gauche

    L’opposition connaît elle aussi des évolutions. À commencer du côté de la gauche, qui se renforce. La liste Aix Avenir
    – union des forces progressistes et écologistes menée par Marc Pena, arrivée deuxième au second tour avec 31,03% des voix – obtient neuf sièges. En 2020, sous la bannière Aix-en-Partage, la gauche n’occupait que six sièges.

    « Nous serons une opposition exigeante, fidèle à nos valeurs et entièrement tournée vers l’intérêt des Aixois », déclarait mardi Marc Pena. Six nouveaux élus rejoignent le groupe, parmi lesquels Clément Frel-Cazenave, 23 ans, chef de file des écologistes durant la campagne, ou encore Magali Bailleul, membre de Place Publique et suppléante de Marc Pena à l’Assemblée nationale. David Tessier, chef de file du PCF, rejoint également le groupe, aux côtés d’Agnès Daures (DVG), déjà élue d’opposition lors du précédent mandat. « Dès demain, une nouvelle étape de notre combat commence. Nos deux élus, communiste et apparentée, y prendront toute leur place, pour porter les voix des salariés et des quartiers populaires », soulignait, ce jeudi, la section locale du PCF.

    Le Rassemblement national, en revanche, revient siéger au conseil : la liste menée par Jean-Louis Geiger, troisième au second tour avec 13,66% des voix, obtient trois sièges.

    Philippe Klein, investi par le parti Horizons et crédité de 7,96% des suffrages, ne pourra quant à lui constituer un groupe. L’ancien bâtonnier, déjà élu d’opposition en 2020, siégera aux côtés de Laurence Demarchi.

    À noter que trois délibérations urgentes doivent être soumises au vote à l’issue de cette installation.

  • Au Jas, à Aix, la gauche mobilise de peu les voix

    Au Jas, à Aix, la gauche mobilise de peu les voix

    Pour ce second tour qui le plaçait juste derrière Sophie Joissains, finalement réélue maire dimanche soir, Marc Pena (PS) espérait mobiliser les voix des quartiers populaires. Le candidat à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes avait débuté sa campagne au Jas-de-Bouffan, et l’a terminée dans ce même quartier, dit populaire, avec un dernier meeting salle des Cèdres. Tout en tentant de convaincre l’ensemble des abstentionnistes du premier tour.

    Au second tour, Marc Pena, qui se maintient en seconde position avec 31,03% des suffrages exprimés, arrive légèrement en tête dans une poignée de bureaux du Jas-de-Bouffan : parmi lesquels le n°82 (École des Deux-Ormeaux), le bureau n°54 (École Joseph-d’Arbaud) et le n°81 (École Jules-Payot). Pour le reste des bureaux de vote, Sophie Joissains vire en tête.

    « Le match était de toute façon plié d’avance, estime l’une des habitantes, courses sous les bras. Moi, j’ai voté pour LFI. Mais quand j’ai vu les résultats au premier tour, je ne suis même pas allée voter au second. » Un peu plus loin, à l’arrêt de bus avenue Deffens, Danièle, retraitée, avoue avoir eu « un petit espoir » que la gauche puisse gagner. « Mais Aix est une ville de droite depuis longtemps, on le sait. Je suis seulement soulagée qu’aucun extrême ne soit passé ! » Elle ne précisera pas son vote. Parmi les personnes croisées dans le quartier, la réponse est souvent : « Non, je ne suis pas allé voter. » « La politique ? Gauche ou droite, ça ne change rien ! », lance une passante, que nous voulions interroger.

    Contacté, Djamal Achour, directeur de l’association Anonymal, en charge d’une web TV, qui connaît bien les dynamiques dans le quartier, remarque : « Mes propos n’engagent que moi. Mais j’ai l’impression d’une indifférence. L’émulation [politique], autour de moi, est celle de gens qui sont déjà impliqués. » Lui, comme d’autres, regrette le taux d’abstention au second tour à Aix-en-Provence : 53,76%. « Normalement, c’est une élection ou il y a de la participation. Dans les QPV (quartiers prioritaires de la ville), il y a des enjeux qui font voter. Dans ces quartiers-là pourtant, il y a une abstention record, poursuit Djamal Achour. Mais ce sont des territoires qui deviennent transparents. Et s’ils deviennent transparents, on ne s’en occupe pas beaucoup. Je regrette que les habitants ne se soient pas plus mobilisés, même en faveur de la candidate sortante. Le tout était de dire : on est là ! »

  • À Aix, Sophie Joissains réélue maire sans suspense

    À Aix, Sophie Joissains réélue maire sans suspense

    À peine la moitié des bulletins dépouillés, la réélection de Sophie Joissains (UDI) se dessinait déjà dans cette quadrangulaire du second tour. « Une quadrangulaire à 47% [nombre de voix récoltées par Sophie Joissains au premier tour, Ndlr], sur Aix-en-Provence, ça ne s’est jamais vu ! » estimait l’un de ses colistiers. À 20h10, alors que 36 des 101 bureaux étaient dépouillés, la maire sortante restait en tête avec 46,38% des suffrages exprimés, soit 20 930 voix. Un résultat, qui s’est maintenu jusqu’à ce que sa victoire soit officielle : Sophie Joissains, a été réélue ce dimanche soir au second tour avec 47,35% des voix. Scène de liesse, dans la salle des États de Provence, à l’issue des résultats, avant que la maire ne se dirige, entourée de ses colistiers, vers sa permanence de campagne du cours Mirabeau. « À charge pour nous d’être à la hauteur, et nous le serons ! » a lancé, face à la foule agglutinée dans la salle des États de Provence, la maire sortante, tout en ayant une « pensée » pour Maryse, sa mère et prédécesseur. Autour de la maire, pour célébrer cette victoire, de nombreux maires divers droite et du centre du Pays d’Aix, mais aussi Renaud Muselier, président (Renaissance) de la Région, venu partager ce moment.

    Élue pour la première fois

    « J’avais quand même une confiance au fond de moi, rapporte Sophie Joissains. Ça n’a pas été une campagne de promenade, mais ça a été une belle campagne, avec une équipe solide. » Second dans la course, Marc Pena, à la tête d’une union de la gauche, clôt cette campagne avec 31,01% au second tour. Soit 17 points d’écart avec Sophie Joissains. Le candidat, qui a appris les résultats depuis sa permanence de campagne, rue Granet s’est attelé lors de l’entre-deux-tours à faire campagne pour récupérer les voix des abstentionnistes, qui, au premier tour, étaient évalués à 51%. « Il y a un sentiment de devoir accompli, estime Marc Pena. On prend acte, nous avons proposé notre projet aux Aixois, nous allons désormais l’approfondir (…) on le sait, faire 31% des voix dans le contexte actuel, personne ne nous dira que nous avons fait un mauvais résultat. » Le candidat à gauche estime que le taux d’abstention pour ce second tour est aussi responsable du score et des résultats… Le candidat évoque aussi une certaine « résignation » des électeurs. À l’instar du second tour de 2020, qui opposait Anne-Laurence Petel (Renaissance) à Maryse Joissains, la gauche s’est maintenue en seconde position et comme challenger principal de la maire sortante tout au long de l’entre-deux-tours. Pour rappel, dans ce scrutin 2026, Sophie Joissains se présentait pour la première fois en son nom, ayant succédé à Maryse Joissains en 2021. « Je crois que le [mythe de la dynastie Joissains, repris par ses adversaires au cours de la campagne, Ndlr] est un peu facile : il y a des élections et nous ne sommes pas les mêmes personnes non plus, même s’il y a des liens affectifs qui nous lient évidemment. C’est toujours une fierté d’être élue sous son propre nom », remarquait Sophie Joissains, à l’issue de la victoire. Chez les deux autres candidats qui se sont maintenus sur cette quadrangulaire, Jean-Louis Geiger, candidat RN, est arrivé au second tour avec 13,66% des suffrages exprimés, contre 7,96% des voix pour Philippe Klein, candidat investi par Horizons, dernier dans la course.

    Sophie Joissains aura 41 sièges au conseil municipal, 13 sièges au conseil communautaire. Marc Pena aura de son côté neuf sièges au conseil municipal, trois sièges au conseil communautaire, Jean-Louis Geiger en occupera trois au conseil municipal, un seul au conseil communautaire. Philippe Klein n’aura lui que deux sièges au conseil municipal, et n’occupera aucun siège au conseil communautaire.

  • À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    Le paysage n’a pas bougé depuis dimanche soir dernier. Dans la capitale de la Provence, quatre candidats se maintiennent au second tour. En première position, Sophie Joissains (UDI), maire sortante, a raflé 39,41% des suffrages exprimés. « Nous avons remporté la majorité sur 100 bureaux, sur 101. Tous les Aixois se sont sentis concernés par cette liste et représentés par les élus de la majorité municipale », se félicitait, encore ce jeudi soir, la maire sortante, au cours d’un dernier meeting de campagne. Ce soir-là, le maire sortant, bénéficie d’ailleurs du soutien d’une dizaine de maires, réélus ou fraîchement élus au premier tour. À près de vingt points derrière elle, au premier tour, se plaçait Marc Pena(20,15%), (PS), à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes, d’ailleurs seule liste de gauche à se maintenir au second tour. Pour autant, le candidat, dans l’opposition municipale depuis six ans, croit toujours pourvoir « être aux manettes » d’Aix-en-Provence, dès lundi et faire basculer la ville de droite à gauche. « 20% ça a l’air d’être beaucoup mais ce n’est rien si le taux de participation augmente un peu », lançait Marc Pena au Palais des Congrès mercredi soir, date d’un avant-dernier meeting de campagne. S’il envisage d’une part d’aller chercher les voix des votants absents au premier tour, le candidat de gauche espère aussi récupérer les bulletins de ceux qui ont pu voter pour la liste LFI, menée par Julie Boronad, éliminée au premier tour avec 8% des voix et celles de Mounir Ben Ammar, candidat à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant, qui a obtenu 4,72% des voix.

    Objectif, ramasser des voix

    Pour rappel, à l’issue du premier tour, la liste LFI, a tendu la main à Marc Pena pour un « accord d’union », répondant à l’urgence de construire « un front antifasciste face à une extrême droite à l’offensive dans notre ville », informaient les colistiers de Julie Boronad. Proposition refusée par le candidat de gauche, qui estime que la proposition relevait d’une fusion « technique ». Sans explicitement appeler à voter pour le candidat de gauche, LFI affirme une position « très claire » : « Au deuxième tour, pas une voix pour l’extrême droite, pas une voix pour la droite, pas une voix pour Madame Joissains. » De façon plus limpide, Marc Pena peut néanmoins compter sur le soutien de Mounir Ben Ammar, lequel appelle ses électeurs à « se mobiliser massivement en faveur de la liste conduite par Marc Pena ». Mounir Ben Ammar a publiquement affiché son soutien lors des deux derniers meetings tenus par la liste Pena, ces mercredi et jeudi. À l’extrême droite de l’échiquier cette fois-ci, Jean-Louis Geiger, candidat RN, tient la troisième position. « Nous espérons au second tour améliorer notre score de deux ou trois points, pour arriver ainsi avoir 7-8 élus au conseil municipal. C’est un ancrage net de nos mouvements dans le paysage politique aixois puisqu’au soir du premier tour nous sommes la troisième force politique de la ville », estimait le candidat, lors d’une conférence de presse jeudi. Puis en quatrième position, Philippe Klein, qui fait 11,80% des voix, a fait le choix de se maintenir pour le second tour. Dans nos colonnes, mardi dernier, le candidat rappelait que « ces 12% que je représente sont 30% de ceux qui ont voté Joissains, ce n’est pas rien ». Verdict, dimanche soir.

  • Sprint final pour Marc Pena au Jas de Bouffan

    Sprint final pour Marc Pena au Jas de Bouffan

    Sprint final et dernier temps fort de campagne pour Marc Pena, le candidat d’Aix Avenir, liste d’union de la gauche, en lice pour le second tour de l’élection municipale dans la cité du roi René. Ce jeudi soir, à la salle du Cèdre au cœur du Jas de Bouffan, quartier populaire d’Aix aux dizaines de milliers d’habitants, le candidat a fait salle comble pour une réunion publique placée « sous le signe de l’échange ». Laquelle a débuté avec la manière via la lecture d’une déclaration du secrétaire de l’Union locale CGT de la ville (lire ci-dessous). Puis une prise de parole attendue du candidat, ce quartier étant le lieu de son premier meeting de campagne, manière de boucler la boucle : « On avait commencé au Jas de Bouffan, nous terminons au Jas de Bouffan. C’est un quartier emblématique, avec plus de 30 000 personnes ». Avant de regretter : « Il n’y a pas eu la mobilisation souhaitée ici avec un taux de participation qui n’atteint pas 30% dans certains bureaux, pendant qu’on vote à 65% à Puyricard [quartier du nord d’Aix, Ndlr.] » Mais rien n’est perdu à ses yeux, puisqu’il se remémore son élection comme député aux dernières législatives : « Dans un autre contexte, il y avait eu une forte mobilisation. Il faut donc à nouveau expliquer que le niveau communal est très important. Il faut rappeler que tout commence par là. » L’idée est donc de provoquer la mobilisation dans les quartiers jugés délaissés. Il développe le raisonnement en pointant « un problème d’égalité dans les territoires aixois ».

    Mobiliser les abstentionnistes

    « Le Jas de Bouffan peut s’interroger sur sa place dans la politique municipale, comme l’ensemble des quartiers populaires », poursuit-il. Et prévient : « Cela fait déjà 25 ans qu’on est gouverné par les Joissains, avec 7 ans de plus, la municipalité accentuerait ses politiques discriminatoires. » À l’inverse, il assure : « Notre liste est la seule qui peut changer Aix. »

    Et il énumère des raisons d’y croire. Arrivé 2e avec plus de 20% des suffrages exprimés, Marc Pena peut potentiellement espérer un report de voix de la liste insoumise (8%) et celle de Révolution écologique pour le vivant (Rev, 4,72%) qui n’étaient pas en capacité de se maintenir pour le 2nd tour (lire notre article du 19/03). Laquelle a clairement affiché son soutien à Marc Pena. « Il est encore possible de gagner. Il faut que nous allions convaincre les abstentionnistes mais pas avec des “y a qu’à et faut qu’on” mais en leur expliquant concrètement ce que signifie des services publics de qualité. » Il prend l’exemple de mesures concrètes de son programme : « Des logements étudiants pour qu’ils ne paient pas de loyer exorbitant pour un taudis, c’est ça la solidarité qu’on porte. » Ou encore « créer des maisons de quartier pour coconstruire les choses avec les citoyens, alors que Sophie Joissains ne consulte même pas ! ».

    « Des valeurs de progrès »

    Même si Sophie Joissains, la maire sortante le devance à l’issue du premier tour, il martèle : « Il y a des réserves de voix, il n’y a qu’une liste qui peut battre Sophie Joissains, nous devons tous nous être rassemblés ». « Les Joissains gouvernent depuis 25 ans, certains disent que c’est une fatalité, comme un vieux roi qui ne veut pas mourir », dénonce-t-il. Mais pas de fatalité de son côté : « N’ayons pas peur de rappeler nos valeurs de gauche, nos valeurs de progrès. Une fois élus, ce sera à nous de ne pas décevoir. »

    Des valeurs qui comptent vu le contexte aixois : « En face de moi, j’ai trois candidats de droite et d’extrême droite. (…) Hier, j’avais des croix gammées sur mon visage sur les affiches, ce n’est pas innocent. » D’où l’espoir d’Aix Avenir de changer la ville de l’intérieur.

  • Marc Pena promet d’être dimanche le maire d’Aix-en-Provence

    Marc Pena promet d’être dimanche le maire d’Aix-en-Provence

    Plus que trois jours pour battre campagne avant le second tour. Arrivé en deuxième position au second tour (20,15%), juste derrière la maire sortante, Sophie Joissains (39,41%) Marc Pena, à la tête de la liste Aix Avenir, née d’une union des forces de gauche et écologistes, y croit fort : « Dimanche nous serons aux manettes pour faire d’Aix une ville progressiste avec vous et pour vous ! », lance Marc Pena. Ce mercredi, c’est au Palais des Congrès d’Aix-en-Provence que le candidat a choisi de tenir son avant-dernier meeting de campagne. Le second se tenant ce jeudi, au Jas de Bouffan. Parmi les présents, Mounir Ben Ammar, candidat Révolution écologique pour le vivant (Rev), battu au premier tour (4,72%). Le candidat a, avant cette soirée, appelé, à « se mobiliser massivement en faveur de la liste conduite par Marc Pena ». Sa présence, lui vaut une standing ovation venant des sympathisants. « Il fallait avoir beaucoup de courage pour faire ce que tu as fait », adresse Marc Pena, qui mise sur le « report des voix d’une partie de la gauche ». « Mounir [Ben Ammar] a été d’une limpidité totale. Nos amis de la France insoumise ont dit l’essentiel : combattre l’extrême droite, ne pas laisser Joissains au pouvoir. Quand il y a de tels enjeux, la gauche sait se rassembler (…). » Si la tête de liste est arrivée derrière Sophie Joissains, au premier tour, Marc Pena martèle être « la seule alternative » au mandat de la maire sortante. « La moitié des Aixois ne sont pas allés voter. La première chose que j’ai faite et que je vais continuer à faire, est de m’adresser à tous ces abstentionnistes, des plus âgés, déçus de la politique, aux plus jeunes qui ne se sentent pas concernés et pas représentés par le spectre actuel d’Aix-en-Provence », poursuit Marc Pena.

    Barrer l’extrême droite

    « 20 points ça a l’air d’être beaucoup, mais ce n’est rien si le taux de participation augmente un peu », répétera ce dernier, au terme d’un long discours. Si l’union des forces de gauche et écologistes est arrivée en deuxième position, il estime que le « gros score » de la liste Joissains est en partie « dû à plusieurs facteurs, dont un, auquel on pense pas : la force de l’habitude, le fait qu’on vive la présence des Joissains comme une fatalité, comme faisant partie du décor, d’un sparadrap dont on ne pourrait pas se défaire (…) je m’interdis une énième victoire du clan Joissains », estime Marc Pena.

    Entre la déclinaison d’une partie du programme et l’appel à voter, un autre message a marqué la soirée : celui de la lutte contre l’extrême droite, alors que le RN, au premier tour, a atteint les 15%. Et que dans la matinée, les affiches collées avenue de l’Europe par les militants de la liste Aix Avenir, ont été taguées d’une croix gammée. « Siamo tutti antifascisti ! » clament, en fond de salle, les plus jeunes militants. « Notre adversaire premier, c’est l’extrême droite, rappelle Marc Pena. C’est parce que le RN a su se normaliser que la parole raciste, xénophobe, s’exprime en toute impunité (…) nous serons un rempart contre toutes les formes de discrimination. »

    Des croix gammées sur ses affiches

    En pleine campagne pour le second tour des municipales, Marc Pena a retrouvé des croix gammées, symboles du régime nazi, dessinées sur ses affiches de campagne, avenue de l’Europe, à Aix-en-Provence. Par voie ce communiqué ce mercredi, le candidat condamne « avec la plus grande fermeté » ces actes « ignobles et inacceptables, qui relèvent d’un antisémitisme et d’un fascisme décomplexés. Ils n’ont absolument pas leur place dans notre vie démocratique ». Marc Pena annonce également engager des poursuites. « Nous ne céderons ni à l’intimidation, ni à la haine », assure le candidat de la gauche.

  • À Aix, la configuration du second tour se dessine

    À Aix, la configuration du second tour se dessine

    Au lendemain du premier tour, Sophie Joissains, maire sortante (DVD), est placée largement en tête pour le second tour avec 39,41%. Derrière elle, Marc Pena, à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes obtient 20,15% des voix. « Notre score est celui auquel on pouvait s’attendre », rapportait ce dernier, qui maintenait dans la foulée, n’envisager aucune fusion, (le parti Rev, menée par Mounir Ben Ammar n’ayant pas passé la barre des 5%) mais rencontrait les représentants de la France insoumise (8%), pour expliquer son positionnement. « Les conditions que (LFI) posent est un accord technique », justifiait le candidat. Mais, « l’électorat va se retrouver orphelin de ces listes mais il faut qu’on soit dans une dynamique pour attirer, faire en sorte que cet électorat puisse trouver dans cette liste ce qu’il a trouvé dans ce premier tour », détaillait Marc Pena. Ce lundi matin, la France insoumise informait avoir rencontré Marc Pena pour réaffirmer sa « disponibilité à la conclusion d’un accord technique pour le second tour ». « À leur demande, précise Marc Pena. On a discuté d’autres alternatives mais je leur ai expliqué qu’il était impossible que l’on accepte leur proposition, surtout dans une quadrangulaire où le nombre d’élus d’opposition serait moins important et en se retrouvant divisés avec deux élus un peu partout ».

    Joissains « constante »

    Cette même journée, dans l’après-midi, l’équipe de campagne de Sophie Joissains indiquait « que la liste Passionnément aixois vient d’être déposée pour le second tour. Il n’y a pas de nouveauté, il y a de la constance. Il y a une équipe qu’elle a su à la fois renouveler, conserver et construite comme elle l’a souhaité (…) ». La maire sortante estimait, à l’issue de l’annonce des résultats, que « l’intérêt de la droite et du centre serait sûrement que (Philippe Klein) se retire, en effet ». Toujours à droite de l’échiquier, les listes de Jean-Louis Geiger (RN), atteint 15,91%, tandis que celle de Philippe Klein, investit par Horizons, se maintenait elle aussi au second tour, avec un score de 11,80%. « Ces 12% que je représente sont 30% de ceux qui ont voté Joissains, ce n’est pas rien, rapporte Philippe Klein. J’ai toujours été un homme d’union, je suis toujours resté ouvert, à cette heure, j’ai une réunion avec des militants (ce lundi soir), pour savoir quoi faire, je n’ai pas eu de sollicitation concrète, ni eu de démarche concrète. Il y a des petits messages qui viennent de part et d’autre, mais qui ne sont pas entamés, non officiels », confie Philippe Klein, sans plus de détails. Il affirme, à ce stade, ne pas envisager de se retirer.

  • À Aix, Marc Pena promet de gagner la ville à gauche

    À Aix, Marc Pena promet de gagner la ville à gauche

    « Quinze mille euros, vous trouvez que ça fait beaucoup ? Ce serait de quoi nous nourrir du début de notre licence, à la fin de notre master. Ici, à Aix, Sophie Joissains, elle, l’utilise dans des parfums, des poses de faux cils… Vous l’aurez compris, ce soir nous allons parler de transparence et de démocratie » , lancent Ella Aubert et César Vermorel Forest. Choix a été fait de faire appel à la jeunesse pour animer le dernier meeting de la liste Aix Avenir, ce mercredi soir, née d’une union des forces écologiques et de gauche, entre deux extraits d’une playlist très jeune, elle aussi. Si le programme a déjà largement été diffusé, ce sont des femmes, soutiens et colistières, qui ont porté et répété les mesures portées dans le programme de la liste : transports, écologie, scolarité, concertation… Dans la fosse de La Manufacture d’Aix, les sympathisants acquiescent, à quatre jours du premier tour. Une « standing ovation pour tous les militants qui se battent pour cette ville (…) les Aixois valent mieux que cette politique », poursuit César. Puis une seconde, à l’arrivée de Marc Pena, sortant du débat animé, le même soir, par La Provence… au Pasino. « On va gagner, on va gagner ! », s’échauffe la foule après diffusion d’un clip de campagne. « Sophie Joissains a brillé par son absence (…) Elle n’a pas voulu participer au débat (…) je rappellerais à Mme Joissains qu’elle n’a pas été élue sur son nom, mais celui de sa mère. Elle a d’autant plus à prouver », tacle Marc Pena, qui estime, qu’au Pasino, « tout le monde estimait que je me retrouverais au second tour ».

    Le « changement est là »

    Mais, « ce n’est pas qu’un meeting de dénonciation du bilan Joissains, c’est un bilan de reconstruction démocratique », indique le candidat. Enjeu de ce vote, remettre la concertation au centre des projets, avec, la création « comme la loi le prévoit », l’instauration de conseils de quartier, affiliée à son propre budget participatif, retour d’une Maison des Associations… « Je ne serais pas le maire qui décide seul pour les Aixois », promet Pena. Et la liste de promesses pour la ville de demain, s’il est élu, s’allonge. Autre axe majeur de la soirée, la transparence. Transparence pour « accéder au périscolaire, au logement social, transparence pour accéder à des emplois au sein de la mairie », dans l’attribution de subventions associatives, poursuit le candidat. « La transparence comme culture municipale en quelque sorte », résume Pena. Mais si l’enjeu dimanche est d’abord communal – « la démocratie se réinventera d’abord au niveau local », assurait Pena – l’enjeu va au-delà d’Aix-en-Provence. « Dimanche, nous jouons un moment décisif, puisque nous jouons aussi la place que nous pourrons avoir dans la Métropole. » Il faudra faire mieux qu’une « politique de la chaise vide », appliquée, selon le candidat, depuis cette dernière décennie. « Il faut que la gauche gagne la Métropole, il faut que le Printemps marseillais batte à plate couture le RN, il faut que Gardanne redevienne une ville de gauche, il faut que Martigues continue sa politique avec Gaby Charroux, que je salue ce soir pour son courage (…) cet enjeu nous dépasse. Nous devons être attentifs d’abord à ce que nous ferons dans la commune en ayant à l’esprit qu’on va intégrer un établissement de coopération communal extrêmement important, encourage le candidat. Persuadez autour de vous que le changement est là », appelle Marc Pena attisant une dernière fois la foule.

  • À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    Déclarée candidate, le 6 février, Sophie Joissains aura mené une campagne express. La première en son nom, elle qui a succédé à sa mère en 2021. Un mois qui lui a permis d’assurer le service minimum et de figurer en tête des sondages devant le député (PS) Marc Pena, candidat de l’union de la gauche rassemblée hors France insoumise, et l’extrême droite en pleine poussée. Mercredi pour son grand meeting de campagne, le conservatoire Darius-Milhaud affichait complet.

    « Inepties »

    Vers 19h, la tête de liste Passionnément aixois y a été accueillie sous les applaudissements d’un public convaincu. Après une vidéo présentant son Comité de soutien, fait d’inconnus et de personnalités dont Arnaud Clément, Mohand Sidi Saïd, Kévin Polizzi, Jean-Hervé Lorenzi, Andrea Ferreol, Paule Constant, Michel Faure, Denis Coutagne ou Muriel Hurtis, ses colistiers sont apparus sur scène.

    Chauffée par un Bella ciao revisité par le duo Pop’Corse, Sophie Joissains les a ensuite rejoints pour présenter son programme, entre bilan et perspectives. Reconnaissant un mandat difficile, elle a d’abord salué sa mère Maryse, absente mercredi, « un maire bâtisseur » qui a réveillé la belle endormie et n’a pas oublié les fidèles Gilles Susini et Gérard Bramoullé, disparus, comme « moins personnel… le conseil de territoire du pays d’Aix ».

    Malgré une Dotation globale de fonctionnement en baisse de 15 millions et 8 millions d’aide de l’État en moins, le Muséum d’histoire naturelle sera construit d’ici trois ans. Ces projets de mandature ont égrené son discours ouvert sur le thème « central » de la sécurité. La maire a défendu son bilan et dérogé à sa règle, pointant « les inepties » de ses adversaires dont « M. Pena, le candidat de la gauche et a priori de l’extrême gauche qui va s’allier avec un parti qui veut désarmer la police ». La salle applaudit.

    Incivilité, éducation, rue des écoles, augmentation des heures du périscolaire, centre d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences, tout y passe jusqu’aux « amis à quatre pattes » qui auront leur cimetière. La salle applaudit encore et davantage lorsqu’elle ajoute « sans aucune augmentation des impôts communaux ».

    Transports, avec un nouveau BHNS en site propre, et logement constituent les deux autres gros volets du programme. Elle, propose « une construction maîtrisée de la ville » à l’image de l’écoquartier de la Constance décrié par ses opposants, refuse des immeubles collectifs dans les dents creuses et veut développer le logement intermédiaire plus que le logement social proposant d’en intégrer 15% dans tout nouveau projet immobilier.

  • À Aix, gauche et écologistes ont un dernier meeting pour « rassembler »

    À Aix, gauche et écologistes ont un dernier meeting pour « rassembler »

    La campagne achève sa dernière ligne droite. À Aix, la liste d’union des forces de gauche et écologistes, menées par Marc Pena, tient son dernier meeting avant le jour J, ce mercredi soir, à la Manufacture. En toile de fond, la reprise d’une ville de droite et déjà le scénario du second tour qui se profile. « Il y aura un second tour, avec, sûrement une configuration nouvelle, avec des listes qui vont se maintenir, les listes qui voudraient fusionner, les listes qui resteront telles qu’elles sont… cet élément est primordial, contextualise Marc Pena. Notre message principal reste de dire que le vote écologique et à gauche, c’est dès le premier tour : le challenge, est d’avoir le moins d’écart possible avec Sophie Joissains. Ces points d’écart sont potentiellement là, les listes REV [menée par Mounir Ben Ammar, Ndlr] et LFI [menée par Julie Boronad, Ndlr] sont essentiellement composées de gens plutôt composés à gauche, ou des citoyens associatifs engagés. Il y a là un espace pour que ces personnes-là nous rejoignent au deuxième tour. »

    Mais à quatre jours du scrutin, « faisons par étapes, en sorte d’être le plus fort possible au premier tour pour avoir une dynamique favorable au second tour, poursuit Marc Pena. Nous sommes pleinement dans notre périmètre à gauche, mais s’il y a des électeurs de centre-droit qui sont insatisfaits de la politique de Madame Joissains et qui décident de se reporter vers nous, c’est sans doute le point de bascule qui nous ferait gagner ». Reste donc une soirée pour « rassembler » les électeurs et convaincre. Le thème de la « démocratie locale » sera le fil rouge de la soirée. « Cette ville souffre d’un manque de démocratie, souffre de l’absence d’informations précieuses », lance Pena. Autrement dit, l’équipe entend intégrer les citoyens dans les prises de décisions et faire appel à leur « expertise » dans l’élaboration de projets locaux. « C’est ce qu’on appelle la coconstruction », estime Marc Pena, qui réemploie ce terme pour définir l’ADN du programme. En attendant dimanche soir, le candidat se dit « confiant », rapportant avoir été « particulièrement bien reçu » au gré des opérations sur le terrain.