Toujours sans QG de campagne, la France insoumise a officiellement présenté vendredi à la presse ses huit têtes de liste de secteur, au 3e étage de l’Artplexe sur la Canebière. Autour de Sébastien Delogu, candidat à la mairie, l’adjoint à la transition écologique (ex-EELV), Sébastien Barles, chef de file dans les 1-7, et un autre baroudeur de la politique locale, jamais élu, Mohammed Bensaada (13-14).
à leurs côtés, des visages nouveaux. Alladine Abdallah Salim, tête de liste dans les 2-3, parle jeunesse et police de proximité. Léa Bijaoui, positionnée sur les 4-5 et Victoire Diethelm dans les 6-8, parlent justice environnementale et sociale, culture, logement… Candidate sur les 9-10, Myriam Megrahoui insiste sur les transports et la tranquillité publique, quand Radhouane Ouachani, qui mène la liste Marseille Fière et populaire dans les 11-12, revient sur la question des copropriétés dégradées.
« Une équipe faite de gens qui vivent dans la ville, connaissent ses difficultés au quotidien et portent des engagements et des sujets que se posent les Marseillais », insiste Manuel Bompard, le député marseillais et coordinateur de la France insoumise, présent pour l’occasion.
Député du secteur où Samia Ghali (DVG) se présente pour le Printemps marseillais, Sébastien Delogu sera n°2 sur la liste des 15 – 16, menée par Rabyata Boinaheri, « une mère de 39 ans qui élève seule ses quatre enfants » à la Granière où elle a grandi. « Nous nous laissons la place au peuple sur nos listes », justifie le député LFI des quartiers nord.
« Nous ne sommes pas dans une guerre des gauches, nous sommes dans une bataille politique avec l’objectif d’appliquer un programme qui réponde aux besoins des habitants (…) On considère qu’il y a une municipalité qui sur un certain nombre de sujets n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire », reprend Manuel Bompard, interrogé sur la relation au reste de la gauche, partie unie sous la bannière du Printemps marseillais (PM).
Et d’insister sur un adversaire : la droite et l’extrême droite. « Il faut une liste de la France insoumise parce qu’on ne battra pas l’extrême droite sans la mobilisation de secteurs très larges de la population marseillaise qui ne se mobiliseront pas en soutien à l’équipe municipale sortante », martèle le stratège LFI, persuadé que sa liste, créditée de 15% dans les derniers sondages, sera devant le Printemps Marseillais au 1er tour.

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