Tag: mandat

  • Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Marseille est « pourrie » et c’est la faute de la Métropole, entendre sa présidente et candidate de la droite et du centre à la Ville, Martine Vassal, a martelé Benoît Payan, maire DVG sortant et candidat du Printemps marseillais. La propreté, « c’est une question sur laquelle nous sommes interpellés tous les jours, il y a une confusion très grande sur les compétences et les Marseillais attendent des résultats » dans une ville « abandonnée sciemment, consciencieusement » pose-t-il. C’est bien pour lui « la Métropole qui a fait le choix de ne pas recruter, de bouleverser les tournées, de ne pas implanter les poubelles et centres de tri » en nombre suffisant. Alors que les Marseillais paient une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, « la plus importante de la métropole et de France » assène Benoît Payan.

    Son idée : reprendre la main, tout en laissant les compétences à la Métropole, le nouveau mode de scrutin lui permettant de peser dans l’hémicycle du Pharo s’il venait à remporter les municipales. Une méthode différente de celle tentée en 2022, dans le cadre de la loi dite 3DS qui permettait le transfert de compétences de proximité de la métropole vers les communes. « J’avais poussé une gueulante et proposé de nous mettre autour d’une table pour récupérer la compétence » raconte-t-il, mais « patatras plus rien n’était possible, la Ville se serait retrouvée dans une situation où elle n’aurait eu que les difficultés, sans les moyens nécessaires pour appliquer sa politique », résume Benoît Payan. Quand Martine Vassal lors de ses vœux fin janvier évoquait, elle, un travail de trois mois « pour trouver un terrain d’entente » avorté, le maire de Marseille estimant que c’était « trop compliqué ».

    La donne a changé : « Pour la première fois, si nous gagnons la ville, nous avons la possibilité de prendre en main la propreté » estime le candidat du Printemps marseillais qui se donne trois ans pour « mettre les choses au carré », les maires de secteur reprenant la gouvernance pour le reste du mandat.

    Deux fois plus de poubelles

    Concrètement, sur la collecte, ce temps lui permettrait de faire un point sur les actions du public et du privé qui se sont vus répartir les différents secteurs de la ville et notamment sur les « avenants aux contrats à plusieurs millions d’euros », sans pour autant un retour total en régie. Sur le nettoyage des rues, il veut revoir le nombre de cantonniers, en le multipliant par deux, même s’il en convient, il ne le connaît pas, faute de réponse là encore, de la métropole. Il se fait plus précis sur les poubelles, qu’il veut passer de 7 000 à 15 000.

    Benoît Payan souhaite aussi sensibiliser les Marseillais avec de la pédagogie et également de la répression par le biais d’une police de la propreté qui dépendrait directement de la police municipale. Il s’agit aussi de mieux trier. « Réduire le contenu de la poubelle noire » rappelle Sophie Camard, maire GRS des 1-7 et tête de liste du Printemps dans son secteur, expliquant qu’en centre-ville, ce qui fait déborder les bacs, « c’est le mélange des déchets des particuliers et des professionnels ». Pour Anthony Krehmeier (PS), maire des 2-3 et lui aussi tête de liste de son secteur, « il n’y a pas de fatalité ». Considérant que « ramasser des poubelles n’est pas en soi insurmontable », il entend associer « commerçants, habitants et agents ».

    Au sein de l’équipe de Martine Vassal, la réaction n’a pas tardé. « La panique fait sacrément mentir le trouillard » a lancé son porte-parole, Romain Simmarrano, sur les réseaux sociaux, estimant que le maire allumait « un contrefeu de plus pour tenter de faire oublier l’enquête qui le concerne ».

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    Seul élu de gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer se veut combatif. La tête de liste de « Renouveau pour Sanary » s’est entouré d’une équipe renouvelée de moitié pour mener son second combat municipal. On y retrouve des militants PCF, PS, et Écologistes, et des citoyens non encartés, avec, en seconde position, Patricia Gonzalez, déjà de l’aventure en 2020. « On a aussi placé de jeunes éléments en début de liste, pour l’avenir, analyse Jean-Pierre Meyer. Mais il est compliqué pour une personne qui travaille de participer à une campagne. Dans notre volonté de mixité sociale, et donc d’équilibre générationnel, c’est un combat à mener. »

    Tel qu’il s’est évertué à le faire durant ses années passées au conseil municipal, le candidat communiste prône le fait d’être « force de propositions, de partager nos projets et d’avancer à visage découvert », car avec « les municipales, il y a l’enjeu des sénatoriales. Il faut être clairs sur qui nous sommes ». Mais aussi « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune. Il ne faut pas s’opposer à tout parce qu’on est dans l’opposition », martèle-t-il. Il rappelle ainsi que « le bon sens l’a emporté » à travers ses propositions liées à la ligne de bus 83 ou à la préservation des oiseaux face aux projets immobiliers, malgré sa minorité au conseil municipal. Une notion qu’il espère faire valoir pour un retour à une gestion communale de l’eau : « Je ne pense pas que le contrat ait été mal négocié, mais mal rapporté, car on n’a retenu qu’une hypothèse, celle de la DSP », affirme-t-il.

    La primauté des élections communautaires

    Jean-Pierre Meyer a ensuite parlé de son programme, que sa liste « défendra, quel que soit le résultat des élections ». Parmi les grandes lignes : logement, mobilité, sécurité/tranquillité, services publics locaux, santé, jeunes et seniors, sport et culture, commerce, tourisme, artisanat et citoyenneté. Sur cette dernière notion, l’élu appelle à l’engagement. « La politique ne vous oublie jamais, que vous votiez ou pas. Quand vous ne le faites pas, les autres choisissent à votre place. Nous voulons multiplier les efforts en ce sens et on devrait commencer dès l’école », clame-t-il.

    Pour le candidat, l’élection la plus importante est celle du conseil communautaire, qui découle des municipales. « Le logement, l’eau, ce sont la communauté d’Agglomération Sud Sainte-Baume. Des élus sanaryens y siègent, dont certains de l’opposition qui disent militer pour la transparence, mais ont discuté de la DSP de l’eau en silence. Alors que le devoir d’un élu est de prévenir la population de l’importance d’un tel sujet », dénonce Jean-Pierre Meyer.

  • L’équipe de Gaby Charroux défend le bilan à Martigues

    L’équipe de Gaby Charroux défend le bilan à Martigues

    « Bonjour Madame, voilà le bilan de ce qui a été fait par l’équipe municipale sortante de Gaby Charroux ! » Ce mardi soir, à Paradis-Saint-Roch, ils sont une vingtaine, comme Marianne Bocca, à se répartir dans tout ce quartier de Martigues pour distribuer le bilan de la majorité du maire (PCF) Gaby Charroux et de son équipe.

    Les militants sont souriants, motivés. Sportifs même, parfois. Notre militante communiste fraîchement retraitée monte les escaliers d’un immeuble et sonne à deux portes. « Et si ça répond aux deux, eh bien, je discute avec les deux à la fois » répond-elle candidement. L’accueil des habitants est positif : « Les gens ouvrent, prennent le bilan, sont polis… Je suis même tombé sur des employés municipaux qui m’ont reconnu », confie Béatrice, une militante et ancienne agente.

    Thomas, doctorant trentenaire, est porté sur la discussion. Une habitante qui ouvre sa porte, Angèle Vellan, l’interpelle non pas sur le bilan qu’elle vient de recevoir, mais sur l’avenir. « Je trouve qu’on n’aide pas beaucoup les jeunes », estime-t-elle.

    « Le sport est gratuit avec les Centres d’initiation sportive, le conservatoire est gratuit, sinon parmi les moins chers selon l’âge », défend le militant. « Oui, j’y emmène ma petite-fille, reprend la septuagénaire, mais je parle surtout pour l’après-bac, ça peut angoisser d’aller à Aix ou Marseille pour les études », fait-elle remarquer.

    « Une ville universitaire »

    Le doctorant originaire de Carro est bien placé pour en parler. « Je suis d’accord avec vous, il y a besoin de faire revenir des études supérieures à Martigues, que nos jeunes ne partent pas tous à Aix ou Marseille. Et ça commence avec la licence pro industrielle que va ouvrir l’université d’Aix-Marseille bientôt », détaille Thomas. « Il y a aussi les formation aux métiers du cinéma », abonde-t-il. « C’est très bien » reconnaît Angèle Vellan sur ce point.

    Le militant, non encarté, estime en aparté qu’« il y a une dynamique, la mairie actuelle a pris en compte cette attente des gens d’avoir des études sur place, c’est un enjeu », estime-t-il. Lui qui a effectué ses études à Marseille considère que « la nouvelle licence entre dans ce cadre ». Et ce, aux côtés de l’Institut de soins infirmiers, entre autres.

  • À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    Je suis candidat aux élections municipales. » Nicolas Isnard, actuel maire (LR) de Salon-de-Provence, était attendu pour cette déclaration de candidature ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse donnée dans la permanence électorale du
    48, cours Carnot.

    Le désormais candidat à sa succession souhaite « finaliser les chantiers » en cours, tels que le demi-échangeur de l’A7 ou le futur hôpital, mais aussi en réaliser de nouveaux qui seront détaillés le 10 février, lors de la présentation de la liste et du projet. Une liste renouvelée à moitié, « qui ressemble aux Salonnais », affirme le candidat, formée d’« un panel représentatif de la richesse de Salon ».

    Nicolas Isnard s’annonce résolument tourné vers le local, dans cette élection. Et ne manque pas de critiquer les trois autres listes déclarées. « Les partis politiques ont voulu nationaliser cette campagne (…) en représentant M. Mélenchon ou Mme Le Pen. C’est une élection locale, où il faut parler fiscalité, aménagement, enjeux locaux », tance le candidat, qui reste « LR de toujours » dans une équipe « à 90% sans carte ».

    « Je porterai l’apaisement de la Métropole »

    L’insistance sur les enjeux locaux de Nicolas Isnard cache-t-elle une ambition métropolitaine, comme pressenti en 2020 ? À cette question, l’actuel maire répond : « Ma seule mission et mon unique ambition est d’être maire de Salon avec mon équipe. » Mais la réflexion est quand même là. « Si je suis maire je porterai une voix : la Métropole doit s’apaiser sur la forme et sur le fond. Il faut voir la Métropole différemment, comme un outil au service des 92 communes qui la composent », affirme Nicolas Isnard.

    De la même manière que pour la Métropole, le maire-candidat le réitère, « je présente une liste d’intérêt local qui ne servira pas de tremplin pour des élections nationales futures ».
    « Je ne briguerais aucune responsabilité, ni aucun mandat qui ne me ferait quitter mon poste pour les six années à venir », assène le candidat. Même si rien n’empêche un maire d’être président de la Métropole.

    L’agenda de Nicolas Isnard prévoit l’inauguration de sa permanence samedi 24 janvier à 11h. S’en suit une matinée d’échanges au domaine de Roquerousse le samedi 31 janvier avant la présentation du programme et de la liste le 10 février à 18h, espace Charles-Trenet.

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux occupe le terrain

    À 17h30, un attroupement se crée devant le laboratoire du Grès, pourtant fermé. Dans le coffre de sa voiture, Abdrizak Nouar attrape les livrets qui résument le bilan du dernier mandat de Gaby Charroux (PCF), candidat à sa succession, et les dispatche dans les mains de la vingtaine de sympathisants qui ont répondu présent pour participer à la première opération de la campagne.

    Ce lundi soir, 520 logements attendent les soutiens du maire sortant, qui se séparent en petits groupes et se répandent comme une pieuvre dans le quartier populaire. Il y a les militants qui connaissent le coin comme leur poche, à l’image d’Abdrizak, qui a grandi et vit encore au Grès, et qui a donc le pass pour entrer dans tous les bâtiments. Il y a les habitués, comme Alain, qui a pris part à son premier tractage à 18 ans, en 1968. « C’est tout un art, il ne faut pas être trop intrusif sinon l’effet est inverse ! », glisse-t-il. Et puis il y a les nouveaux, qui observent un temps les plus rompus à la tâche avant de se jeter à l’eau, à l’instar de Florence Dantin. « Je suis née ici, mon fils est né ici, j’aime ma ville, explique-t-elle. Je veux qu’elle garde son identité, j’essaye de la protéger contre le RN et tous les autres à mon
    niveau.
     »

    Lutter contre l’abstention

    Après quelques portes, le discours est vite rodé : « Bonjour, c’est l’équipe de campagne de Gaby Charroux, on vient vous présenter son bilan. Il a tenu 95% de ses engagements. N’oubliez pas qu’il y a les élections le 15 et le 22 mars ! » Alain précise : « C’est bien de rappeler les dates car c’est parfois vague dans la tête des gens. Il ne faut pas oublier que c’est dans les quartiers populaires qu’il y a le plus d’abstention ! »

    Lors des élections législatives anticipées de juillet 2024, ce manque de participation a joué un rôle majeur dans la défaite de l’ex-député Pierre Dharréville (PCF) face au Rassemblement national. « À Tranchier, il fait environ 60% mais ça lui rapporte peu de voix, se remémore Alain. Dans d’autres quartiers où il y a des villas, Fouquart ne fait que 50% mais il récolte beaucoup de voix. L’abstention nous coûte beaucoup ! » Les opérations de porte à porte se poursuivent toute la semaine dans les quartiers prioritaires de la commune de 49 000 habitants. Deux zones résidentielles ont aussi été ciblées par l’équipe de campagne : Lavéra et Croix-Sainte, qui se sont récemment détournées de la gauche.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Il a consulté sa famille avant de l’annoncer officiellement. Le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG) se lance dans la campagne des élections municipales pour briguer un quatrième mandat. « On ne se rend pas compte de l’investissement que ça représente d’être élu, il faut que je sois tourné vers la ville à 200%, donc il fallait que ce soit un choix collectif avec mes proches », explique-t-il.

    Ce « sacerdoce républicain », l’édile souhaite de nouveau l’endosser pour « protéger les habitants ». « Miramas n’est pas une ville riche, c’est une ville populaire. Elle est plus touchée par les effets du monde, les différentes crises – financières, sanitaires, énergétiques et autres -, donc il faut que sa population soit plus protégée au quotidien par la mairie. » Après avoir réalisé 90% du programme de 2020, malgré deux années compliquées dues au Covid-19, Frédéric Vigouroux a l’ambition « de continuer à transformer cette ville », la « préparer au développement économique, aux effets du changement climatique, préserver son environnement en assurant de l’habitat ».

    Des réunions thématiques

    Certains projets sont déjà dans les tuyaux : le nouveau pôle ferroviaire, la construction d’un hôtel des polices avenue Chalve, la mise en place d’une unité de production culinaire en collaboration avec la Ville de Saint-Chamas pour nourrir les enfants des écoles des deux communes avec des aliments bio et locaux, l’installation d’agriculteurs à Saint-Désiré, mais aussi de commerces à proximité d’Intermarché, de professionnels de santé à la maison pluridisciplinaire du nord de la Ville comme à la Boule Noire, ou encore la réouverture de l’ancien centre mutualiste de santé.

    Certains projets d’aménagement sont à définir avec les habitants. « J’habite la ville, mais je n’habite pas partout. Il faut utiliser les instances participatives pour imaginer la commune de demain », affirme Frédéric Vigouroux. Notamment sur la question du logement : « De nombreux jeunes Miramasséens veulent revenir ici bâtir leur famille, preuve que la ville est attractive. Ces gens nous demandent de construire. Donc on a un gros travail à faire sur le thème : comment la ville se réinvente sur elle-même, sans sur bétonner et en préservant la nature, l’environnement et l’agriculture. C’est ça qu’on va écrire avec les habitants dans le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal de 2028. »

    Des réunions thématiques seront organisées dans les semaines à venir pour co-construire le programme. La première aura lieu le 22 janvier. Le projet électoral définitif devrait être annoncé le 19 février. La liste, sans étiquette, est ouverte à tous les partis « sauf un ». Entendre : le RN. « Il y aura des visages connus, avec un rajeunissement mais une ossature importante de personnes expérimentées », affirme le maire candidat. Rendez-vous « dans quelques semaines », pour connaître les noms.

  • Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    À quelques jours seulement de l’annonce de sa décision concernant sa plus que probable candidature, à laquelle à La Marseillaise nous n’avons jamais douté, tout le monde essaie de décrypter le moindre signe ou de lire entre les lignes. Mais bien sûr rien ne transparaît dans les propos de la maire sortante sans étiquette Josée Massi ce mardi matin en salle des fêtes. À moins que…

    « Soyons honnêtes, l’année 2025 n’a pas été simple. Elle a comporté son lot de difficultés et d’incertitude », commence-t-elle, en expliquant qu’elle ne souhaite pas s’appesantir dessus. Et pourtant il y aurait eu matière. Et d’expliquer : « Ce que j’en retiens, c’est que notre ville, une fois encore, a su faire face. »

    Une capacité de résilience face aux lourdes péripéties traversées pendant ce mandat qu’il est en effet bon de souligner. La première étant la déflagration qu’a provoqué la condamnation de son prédécesseur Hubert Falco. Le contexte économique, la cure d’austérité imposée par l’État aux collectivités et l’instabilité politique au niveau national faisant le reste. Sans compter l’adversité locale. Mais de tout cela Josée Massi maire de Toulon ne dira mot. Elle préfère voir plutôt « la solidité de l’administration mise en lumière par les défis relevés, avec professionnalisme ».

    « Toulon ne pourrait rien sans vous »

    La première magistrate a donc salué « l’esprit de responsabilité dont chacun a su faire part ». Celle aussi « des services, qui ont assuré la continuité des missions, dans des conditions parfois complexes ». Tout comme « les équipes de terrain, Ville et Antennes, qui maintiennent ce lien de proximité absolument indispensable avec la population ».

    Sans compter aussi l’esprit de responsabilité des élus, qui ont travaillé en étroite coordination avec les agents territoriaux pour garantir la cohérence et la stabilité de l’action publique.

    Et de poursuivre : « Dans ces moments, une évidence s’impose : Toulon ne pourrait rien sans vous. Votre engagement, votre expertise, votre sens du devoir et votre attachement au service public constituent la plus grande force de notre collectivité. »

    Une reconnaissance des missions accomplies qui a visiblement touché le personnel venu nombreux assister à ces vœux.

    Et la maire de Toulon de conclure : « J’en suis persuadée, on n’arrive à rien tout seul. L’esprit d’équipe est un atout précieux : cette coopération entre les services, la capacité à se soutenir, à partager les connaissances, à trouver des solutions ensemble, ont été déterminantes tout au long de l’année, et elles le resteront. En ce début de nouvelle année, je formule le vœu que la Ville poursuive dans cette voie : celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, du respect des valeurs du service public. »

    Presqu’un programme.

  • Municipales à Port-de-Bouc : Laurent Belsola construit son programme avec les habitants

    Municipales à Port-de-Bouc : Laurent Belsola construit son programme avec les habitants

    À Port-de-Bouc, la concertation est une tradition. Depuis près de 25 ans, mandature après mandature, les élus rencontrent les Port-de-Boucains et les Port-de-Boucaines dans leur quartier, au plus près de la réalité du quotidien. Diagnostic en marchant, échanges citoyens… Pour relever les problématiques des habitants, les formats ne manquent pas. Alors, pour construire son programme 2026-2032, c’est tout naturellement que Laurent Belsola a décidé de se tourner vers la population. Deux ateliers sont organisés les 8 et 22 janvier dans la salle Youri-Gagarine. Le premier aura pour thématique « Santé et protection de l’environnement ». Le second portera sur les services publics.

    « On a envie, sur ces thèmes qui touchent notre quotidien, d’écouter les citoyens, d’entendre leur parole, leurs pistes de solutions, explique le maire sortant. On a des idées, mais on a besoin d’approfondir avec eux. »

    « La ville va changer

    de visage »

    Certaines orientations sont à dessiner dans le détail avec la population, mais d’autres grands projets rythmeront le prochain mandat, quel que soit le résultat des élections municipales. « On a des chantiers d’envergure qui arrivent, comme le programme de renouvellement urbain qui va vraiment s’amplifier dans les prochaines années », rappelle Laurent Belsola. Les premières démolitions, à La Lèque, auront lieu au premier semestre 2026. « La place va être refaite », affirme-t-il. Les Aigues-Douces et Tassy suivront. Le nouveau collège Paul-Eluard sera construit dans le nord de la ville.

    Sans compter le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc, qui devrait être réalisé d’ici 2030. Une fois la RN568 requalifiée en boulevard urbain, « il faudra qu’on redessine les circulations et les avenues pour recoudre la commune », s’enthousiasme le maire, un projet qui « prendra beaucoup de temps ».

    Une liste issue de

    la majorité actuelle

    « La ville va complètement changer de visage tout en gardant son identité : on souhaite amplifier la culture, notamment avec les arts de rue, rénover nos installations sportives… », détaille Laurent Belsola, qui souhaite incarner une continuité avec la précédente mandature. « Il faut concrétiser et poursuivre », résume-t-il.

    Pour ce faire, il compte s’appuyer sur une liste largement issue de son actuelle majorité, qu’il révèlera le 12 février lors d’un meeting. « Un quart de l’équipe sera renouvelée », schématise-t-il. Les grands projets imaginés pour les six prochaines années seront dévoilés à la population le même jour.

    Alors que la menace du RN grandit, incarnée localement par le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu, candidat soutenu par le RPR, Laurent Belsola veut « garder nos valeurs de vivre-ensemble, d’humanisme, notre tradition de multiculturalisme. On essaye d’aider le maximum de personnes. Ce qui nous unit, c’est notre projet politique. On doit tous se retrouver dedans, quelle que soit notre opinion, notre confession ou notre classe sociale ».

    L’édile, candidat à sa succession, analyse : « En tant de crise, il y a du repli sur soi, et le repli sur soi profite toujours à l’extrême droite. » À lui désormais de « garder le cap », en tant, il l’espère, que capitaine du navire.