Tag: mairie

  • Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    « Dans 3 heures, tout le monde aura fait un quartier. Sauf peut-être ceux qui sont à Sainte-Marguerite, car ils sont un peu mous du genou (rires). » Julia Peironet-Bremond, tête de liste d’Unis pour La Garde, est moqueuse. Entre les murs de son local de campagne, où l’ambiance se veut légère et joyeuse malgré l’enjeu se prépare une opération tractage pour obtenir des voix qui peuvent faire pencher la balance dimanche.

    Car la liste « démocrate, républicaine et sans étiquette », composée de « personnes de tous horizons et surtout, de citoyens non encartés », précise la candidate de 44 ans en réponse aux tracts « mensongers » de la majorité sortante lui prêtant des accointances insoumises « alors que nous n’avons aucun candidat LFI », est plus que jamais dans la course. Arrivée 3e avec 30,65% des suffrages, elle ne compte qu’un point et 115 voix de retard sur la liste RN de Nicolas Salsou, ex-directeur de cabinet de la maire Hélène Arnaud-Bill (LR). Cette dernière vire en tête, (37,67%), avec moins de 800 votes d’avance sur Julia Peironet-Bremond.

    Pour renverser la vapeur, l’infirmière libérale, « seule candidate à mener de front travail et campagne, financée en majorité par (ses) soins, sans parti politique », est pragmatique. Les 9 000 abstentionnistes du premier tour étant impossibles à repérer, elle fait appel à la logique : « Si chaque électeur convainc une personne de voter pour nous, ça peut changer les choses. 800 voix de retard, c’est 35 par bureau, ou 50 sur 16 bureaux. Ce n’est rien ! », clame-t-elle.

    Mobiliser par l’alternance

    Une stratégie du « +1 » basée sur « les appels aux amis, à la famille », mais aussi, donc, sur le terrain. « Je connais du monde qui n’a pas voté, j’ai dit à mon fils, à l’étranger, de faire sa procuration. Mon mari appelle tout le monde », s’enthousiasme une habitante. « Je sais qui vous êtes, il faut que certains s’en aillent », tranche une autre.

    Et c’est justement sur le changement que repose le projet d’Unis pour La Garde pour convaincre les déçus, dont les abstentionnistes. « À La Garde, beaucoup ne croient plus en rien », lance Julia Peironet-Bremond. « Les Gardéens peuvent mettre fin au système clientéliste affiché sur des tracts qui menacent implicitement de faire baisser les subventions si Madame Bill n’est pas élue », affirme-t-elle, se félicitant d’avoir œuvré à la condamnation de Jean-Louis Masson, président du Département, ancien maire de La Garde et numéro 2 sur la liste de la maire sortante, pour prise illégale d’intérêts en novembre.

    Avec la promesse de réconcilier les citoyens avec la politique : « Mobiliser est un travail de tous les jours. Si on prend la mairie, on aura à cœur de le faire, car je suis attristée que 9 000 personnes ne se saisissent pas de ça, peu importe pour qui ils votent », déplore la candidate, qui rappelle que « les municipales, c’est l’école, la sécurité alimentaire, la politique sociale, la sécurité, la politique à portée de main ».

  • À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    Au soir du premier tour, Michel Bonnus n’a pas tergiversé : sans attendre les résultats définitifs, sa défaite, qui semblait déjà claire, l’a poussé à prendre ses responsabilités et à annoncer son retrait, tel qu’il l’a « toujours dit si (il) arrivait en troisième position ». « Ce soir, un seul mot d’ordre : éviter l’acte 2 de 95 et du Rassemblement national à Toulon le 22 mars », martelait-il, demandant cependant à celle à qui il avait chipé l’investiture LR de « discuter, pour montrer qu’on a réalisé du travail ».

    Une rencontre qui a eu lieu ce lundi entre les deux camps. Et si on se posait, au sortir du premier tour, la question d’une possible fusion des deux listes, les propos du sénateur Républicain n’excluant pas cette option, le camp de la maire sortante a tranché : « On conserve la même liste pour le second tour », a affirmé son colistier Julien Orlandini.

    Rupture définitive

    avec les Républicains ?

    S’il reconnaît qu’il y a eu « des discussions autour de la question de la fusion » le président de la CAF du Var confirme que « Josée Massi a été très claire. Les Toulonnais ne comprendraient pas qu’après avoir dit qu’on n’était pas une liste partisane, et qu’on n’était pas dans une approche d’appareils, on puisse travailler sur des fusions, sur des combinaisons politiques. Il faut être fidèle au choix qu’ils ont fait, car ils ont été près de 30% à soutenir Josée Massi ».

    Un postulat qui ressemble à une volonté marquée de rompre définitivement avec le clan Républicain, qui lui a tourné le dos il y a quelques mois, et qui aujourd’hui lui apporte, à l’image de Jean-Louis Masson, le président du Département, un soutien contraint et du bout des lèvres : « On accueille les soutiens, on les remercie. (Mais) on parle de projet, de vision pour Toulon, de comment converger et se rassembler pour une ville apaisée, qui ne soit pas divisée, ni gérée par un parti », confirme Julien Orlandini, qui reconnaît toutefois qu’« il y a des histoires communes avec Michel Bonnus. On a des convergences sur le projet, ça a été dit au premier tour. C’est cela qui nous occupe aujourd’hui », sans donner davantage de détails, répétant simplement que des discussions étaient en cours.

    Toulon en commun et Magali Brunel, qui ont aussi apporté leur soutien à la maire sortante dès l’issue du scrutin, lui ont également tendu la main, après la désillusion de ne plus compter d’élu de gauche ou écologiste à la mairie. « Nous souhaitons trouver un chemin avec Josée Massi pour continuer à porter un projet de progrès et à faire échouer le RN », appuyait la tête de liste (PS) ce lundi. Du côté de LFI et Isaline Cornil, pas de soutien formel, mais « une seule consigne : pas une voix ne doit aller à la liste RN de Laure Lavalette ».

  • Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Le scénario dont n’osaient même pas rêver le RN et Dorian Munoz, arrivés en tête au premier tour avec 35,3% des suffrages, est en passe de se réaliser. Il n’y aura pas de front républicain pour les empêcher de prendre la deuxième ville du Var, giron communiste puis socialiste sur une période totale de 55 ans, entre 1947 et 2020.

    Les trois autres qualifiés au second tour ont décidé de se maintenir. Stéphane Sacco, tête d’une liste d’union de gauche, considère « impensable qu’il n’y ait pas de voix de gauche audible à La Seyne pendant 7 ans. La droite a fait n’importe quoi pendant son mandat », justifie-t-il, affirmant que ni son parti (GRS), ni le PCF, n’avaient donné de consigne de retrait ou de fusion, y compris avec le PS Olivier Andrau, qui se retire, « ne voulant pas porter la responsabilité de l’arrivée du RN », affirme Stéphane Sacco.

    Passe d’armes à droite

    À droite, le maire sortant Joseph Minniti (LR) et le dissident de la majorité Cheikh Mansour (Hor.) se renvoient la balle. Le premier, qui se dit « prêt à discuter, mais encore faut-il qu’on (lui) demande », martèle que le second avait annoncé qu’en cas de 3e place, il se retirerait. « J’en appelle à une réaction républicaine de chacun », lance-t-il, confirmant que sa liste ne bougerait pas. Quant à Cheikh Mansour, il traite son ancien allié de « menteur. Il fait croire qu’il est ouvert, mais pas du tout », réfutant avoir tenu les propos qu’on lui prête. « Son équipe m’a demandé de me retirer contre une aide pour les législatives », jure-t-il, regrettant le fait que « tout le monde savait que le RN serait en haut, personne n’a pris le soin de s’allier ». Seul point d’accord entre les trois candidats : il reste 20 000 abstentionnistes à mobiliser. En une semaine, cela ressemble à nettoyer les écuries d’Augias.

  • [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    Novice, débarqué au RN un an plus tôt, Christophe Gonzalez avait pris la mairie de Rognac avec 38,24% des voix en novembre 2024, après une gestion calamiteuse de Sylvie Miceli-Houdais (UDI). Et compte bien remettre ça, malgré des méthodes controversées, fort d’une première victoire symbolique. Un coup de tonnerre trente ans après le succès de ce qui était alors le Front national à Marignane et Vitrolles.

    Vitrolles qui a de nouveau placé l’extrême droite en tête lors des législatives et des européennes, a de quoi nourrir tous les espoirs pour Fabien Bravi, un ancien cadre des Républicains passé au RN, un temps attaché parlementaire de Renaud Muselier (Ren) et conseiller au cabinet de Martine Vassal (DVD) à la Métropole. Pour « ne pas diviser les voix de droite et faire barrage aux socialistes », entendre Loïc Gachon qui brigue un 4e mandat, le candidat DVD, Bruno Morosini, en se retirant, lui facilite la tâche.

    Berre et Miramas dans le viseur

    À Marignane aussi Éric Le Dissès, suppléant de Franck Allisio (RN) aux législatives et avec qui il a fondé le Rassemblement pour Reconstruire (RPR), y retourne, dans une ville où le RN Romain Baubry avait obtenu 65,18% des voix aux législatives.

    Arles, longtemps bastion communiste avant l’arrivée aux manettes de Patrick De Carolis (Hor.), nourrit aussi les espoirs frontistes. Lors des législatives, le candidat PCF-NFP, Nicolas Koukas (51,43%) et celui du RN, Emmanuel Taché de la Pagerie (48,57%), étaient au coude à coude, ce dernier finissant par remporter la circonscription. Pour ce premier tour, la tête de liste RN, Rémy Benson, éleveur de brebis, se fait le chantre de la ruralité.

    Les communes du pourtour de l’étang de Berre restent aussi des cibles majeures avec Miramas où le maire sortant, candidat à sa succession, Frédéric Vigouroux (DVG) a été lâché par le PCF et se retrouve confronté à une liste LFI-Les Écologistes. Ce qui pourrait profiter au candidat d’extrême droite Kilian Santana dans une ville où le RN Emmanuel Taché de la Pagerie a totalisé 55,51% des voix. À Berre, la division de la gauche, avec trois listes face au RN pourrait favoriser ce dernier. Lors des législatives, le frontiste Romain Tonussi l’avait emporté ici loin devant le candidat Renaissance, Jean-Marc Zulesi (54,67% contre 45,33%).

  • La droite et l’extrême droite bousculées dans l’Est-Var

    La droite et l’extrême droite bousculées dans l’Est-Var

    À droite comme à l’extrême droite, il faut plus que quelques affaires judiciaires pour faire vaciller certains maires solidement arrimés. C’est notamment le cas de Frédéric Masquelier, maire (LR) de Saint-Raphaël depuis 2017, et président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération depuis 2020. Celui-ci s’était fait tristement remarquer en août dernier en érigeant une stèle en hommage aux victimes du communisme dans sa commune, au mépris de l’histoire et du rôle majeur joué dans la Résistance par le « parti des 75 000 fusillés ». Une prise de position d’autant plus parlante que celui qui était encore secrétaire départemental LR il y a quelques mois de cela, n’a pas demandé l’investiture de son parti. De quoi y voir un rapprochement avec l’extrême droite ?

    En tout cas, un fait l’en rapproche symboliquement : la procédure judiciaire à son encontre révélée par Mediapart en janvier. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Draguignan pour harcèlement au travail, avec le dépôt d’au moins une plainte de la part d’un agent municipal.

    Bien partis pour être réélus… avant que la justice ne s’en mêle ?

    La situation de David Rachline, maire (RN) de Fréjus, présente quelques similitudes. À la tête de la ville depuis 2014, il vise un troisième mandat, qui pourrait être rapidement écourté par la justice s’il parvenait à l’emporter le 15 ou le 22 mars. Soupçonné de prise illégale d’intérêts dans le cadre de sa nomination à la tête des deux sociétés d’économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus, il a été relaxé en janvier mais le parquet a fait appel. Il doit également être jugé en septembre pour favoritisme quant à l’attribution de marchés publics, ce qui avait valu une perquisition de la mairie en mars 2025. Deux affaires qui ont poussé le RN à lui retirer son investiture, alors qu’il en était l’une des figures de proue dans le Sud.

    Dans les urnes, en tout cas, les deux candidats, élus au premier tour en 2020, semblent bien partis pour un nouveau mandat. À Fréjus, David Rachline bénéficiera encore de la désunion des listes divers droite, tandis qu’à Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier n’aura sur sa route que deux candidats qui se présentent pour la première fois (Écologiste, avec Emmanuelle Cocusse, et Divers Droite, avec Guillaume Jublot). Il n’y aurait alors que la justice qui puisse – hypothétiquement – mettre son grain de sel en cours de mandat.

    Et ce ne sont par ailleurs pas les seules villes briguées par l’extrême droite ou ce qui s’y apparente de plus en plus. Dans le département, 32 listes tenteront de prendre 28 communes, dont les cinq plus grandes (Toulon, La Seyne, Fréjus, Hyères, Draguignan). Avec l’objectif d’en obtenir plus que les deux (Cogolin et Fréjus) acquises en 2020.

  • François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    Cette assemblée impressionnante rajoute à la pression, et confirme l’ambition de réussir une fois de plus avec et pour vous », lance François Bernardini, ému aux larmes face aux 1 613 participants annoncés à son meeting de jeudi soir en la Halle polyvalente. Le maire (DVG) et candidat pour un troisième mandat à la tête d’Istres a assuré avoir « le bénéfice de cette confiance qui dure, qui traverse le temps et permet de se projeter dans l’avenir ».

    Un avenir qui se fera avec une équipe et des soutiens renouvelés, dont celui de Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole représentée par Martial Alvarez en vidéo, ainsi que de Renaud Muselier à la tête de la Région, par la voix de sa colistière Suzelle Ayot, conseillère régionale. « Les défis qui s’annoncent sont immenses notamment pour l’avenir de l’étang de Berre, dont il m’a donné la feuille de route » a-t-elle transmis, avant d’ajouter savoir la « capacité à rassembler » de son chef de file. « Il incarne une force de travail, du courage et la détermination nécessaire si vous voulez une ville qui avance créez des emplois et protège son environnement », a-t-elle complété.

    Génération Bernardini

    Soutien également d’Olivier Darrason, député (UDF) de 1993 à 1997, qui voit « la constance et la stratégie » du candidat pour « poursuivre l’investissement dans l’emploi et l’écologie » dont la restauration écologique de l’étang de Berre.

    Un prisme environnemental confirmé par la place prise par Céline Tramontin, présidente du syndicat mixte gestionnaire de la Crau (Symcrau) et adjointe de quartier à Entressen. « François Bernardini est l’homme de ma vie politique, mon mentor, qui m’a permis de devenir l’élue que je suis » a-t-elle retracé, forte de son mandat de représentation de la France au forum mondial de l’eau de 2021.

    « Trois priorités guident notre action : soutenir l’activité économique et l’emploi avec le pôle aéronautique, renforcer la solidarité et la proximité avec un service dédié aux familles monoparentales, et faire de la qualité de vie une réalité avec les trois nouveaux plateaux sportifs, l’aire de jeu, l’espace numérique nexus, la médiathèque et le théâtre », liste la candidate.

    François Bernardini y voit la réussite d’un « paternalisme politique » en celle « qui portera une immense responsabilité » de première adjointe avec qui il souhaite « gravir la dernière marche et lever avec vous le bras de la victoire » face à des concurrents longuement critiqués.

  • Hérault : à Villeneuve-lès-Maguelone, la gauche entend polir un joyau

    Hérault : à Villeneuve-lès-Maguelone, la gauche entend polir un joyau

    Une commune endettée paradis des promoteurs qui menaçait de devenir une « ville dortoir ». Voilà l’image que Véronique Négret avait de Villeneuve-lès-Maguelone avant de battre l’ancien maire Noël Ségura (divers droite) en 2020. Six ans plus tard, l’édile et sa majorité de « gauche, humaniste et écologiste » ont placé la 6e commune de la Métropole de Montpellier (10 900 habitants) au taux de chômage contenu (8,3%) et au revenu moyen annuel de 24 000 euros sur un tout autre chemin. Celui de l’embellissement d’un cadre de vie apaisé où l’aménagement public retisse du lien social. « On a mis fin à l’urbanisation anarchique et opportuniste qui tuait notre ville », synthétise Véronique Négret.

    Dans le prochain mandat qu’elle brigue, la maire, dans le respect du PLUI, n’a prévu que 3 hectares à bâtir : un pour la gendarmerie (avenue de Mireval) et deux pour le logement (une cinquantaine dont 50% d’habitat social) en entrée de ville, dans le respect de l’espace boisé classé attenant. C’est qu’au milieu des étangs et des salines, Villeneuve est un joyau que la gauche compte bien continuer à polir en consultant les habitants.

    Le vaste chantier de rénovation du centre-ville en est l’illustration. « Nos commerces fermaient, nos rues se vidaient. On a un beau patrimoine qu’on embellit. » Une fois les fouilles achevées en juillet, les espaces autour de l’église du XIe siècle seront rénovés : revêtement de voirie changé, végétalisation, ajout de mobilier urbain (bancs, fontaines…) dans « l’esprit d’une place de village ». Le Carré du Presbytère sera réhabilité, ses jardins valorisés. Si la commune peut supporter la majeure partie du coût total de 3 millions d’euros, c’est parce que ses finances ont été assainies. Grâce à une « gestion rigoureuse », la dette qui s’élevait à 11,5 millions d’euros a été réduite de 2,5 millions tandis que 16 millions ont pu être investis. Entre le Covid, l’inflation et les baisses de dotation de l’État, cela ressemble à un petit exploit. « Je ne sais pas comment on a fait », confie Véronique Négret qui s’est débarrassée des « emprunts toxiques » contractés par la droite.

    Dispersée sur trois listes, celle-ci cherche à revenir aux affaires. Thierry Bec a tombé le masque. Jusque l’été dernier dans la majorité municipale, il assumerait désormais être de droite (liste Villeneuve nouvelle vague). Ancien élu de l’équipe Ségura, Olivier Noguès (J’aime VLM, ensemble au quotidien) a de son côté soutenu le candidat Ciottiste Josyan Oliva aux législatives. Quant à Christophe Derouch, il a très vite perdu sa délégation d’ancien premier adjoint et mènera lui aussi une liste bien à droite.

    Autant de listes concurrentes qui n’impressionnent pas Véronique Négret, y compris sur la sécurité, même si Marine Le Pen était arrivée en tête sur les deux tours de la présidentielle 2022 (31,41% puis 53,69%). « On s’est débarrassé des points de deal dans le centre-bourg. La police de proximité est visible et travaille avec la gendarmerie. » En 6 ans, les agressions (de 450 à 164) et les verbalisations pour stupéfiants ont chuté (de quasi 500 à 82).

    La maire sortante préfère mettre son énergie pour obtenir davantage de bus (ligne 32) vers Montpellier (Garcia Lorca) en attendant plus de TER grâce à la LGV en 2034. « On a des trous d’1h30 entre midi et deux. Il manque des bus le soir et le week-end. Michaël Delafosse a été réceptif », assure l’édile.

    Côté équipements, les écoles vont être modernisées sur le modèle de J-J. Rousseau, « la seule école où les enfants n’ont pas eu chaud en juin 2025 ». Des ombrières photovoltaïques seront posées sur les bâtiments publics. Un parking de 200 places sera créé à l’entrée de ville ainsi qu’un accueil de jour à l’Ehpad. Le cimetière doit être agrandi et une chambre funéraire verra le jour « pour accompagner tout le monde de la naissance à la mort ».

    Enfin, le gymnase doit être étendu via une annexe. Quant au parc du Pilou, son skatepark et son Pumptrack, ils seront aménagés. « On veut en faire un spot de loisirs et de sports de plein air ». Tout en préservant sa biodiversité, Villeneuve veut cultiver sa tradition sportive.

  • À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    Ancien adjoint aux finances du maire actuel Jean-Jacques Coulomb (DVG), ayant démissionné en 2023 en raison de désaccords avec ce dernier, Claude Passrel (SE) tente aujourd’hui de reprendre la mairie à celui dont il fut le colistier.

    À 66 ans, celui qui a été responsable des finances de la commune et acteur associatif local s’est entouré d’une équipe intergénérationnelle, de 21 à 76 ans, composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons : anciens élus, chefs d’entreprise, professionnels de santé, enseignants, agents publics, éducateurs sportifs, bénévoles et présidents d’associations, étudiants ou jeunes actifs.

    « Une nouvelle page »

    Une liste qu’il décrit « d’une diversité rarement observée dans la vie politique locale, engagée et tournée vers l’avenir, déjà investie dans la vie du village et porteuse d’une dynamique nouvelle. Cette pluralité traduit la volonté d’incarner une alternance collective et crédible, fondée sur les compétences et l’engagement citoyen ».

    Par ailleurs, « Saint-Zach’ pour vous et avec vous » compte de nombreux jeunes parents, dont plusieurs ont été délégués de parents d’élèves dans les écoles du village. Une composition qui, selon Claude Passerel, incarne « une attention particulière portée à la jeunesse, à l’éducation et à la qualité de vie des familles. » Il conclut : « Sans renier le passé, nous faisons le choix d’ouvrir une nouvelle page pour Saint-Zacharie. Cette équipe rassemble des habitants qui partagent une même envie : servir le village avec sérieux, transparence et esprit collectif. »

  • À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    La salle de spectacle de la Friche Belle de Mai a fait le plein, ce samedi 7 mars, pour le meeting de Sébastien Delogu, candidat insoumis à la Ville de Marseille, avec en guest-star le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Plus de 2 500 personnes selon l’organisation étaient au rendez-vous.

    Logement, jeunesse, santé, écoles… La tête de liste à la mairie centrale a ouvert le bal, égrenant les grandes lignes de son programme sans oublier d’insister sur le courage du combat des Insoumis, rendant hommage « aux personnes emprisonnés, frappées, éborgnées, mortes pour défendre nos idées et l’intérêt général. » Il promet : « Chaque élu insoumis fera renaître l’espoir d’un avenir meilleur dans cette ville » quand « Marseille se meurt ».

    L’heure est bien vite venue d’accueillir son médiatique patron : « Jean-Luc, tu es chez toi ! » Ce dont ce dernier convient volontiers, avec les « immenses meetings de 2012 et 2017 » sur les plages du Prado. « Marseille c’est un refrain dans ma vie », pose le chef de file de LFI. Il est venu « participer à la démonstration de force » car « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune ».

    Jean-Luc Mélenchon harangue un public conquis : « Nous sommes des enfants du peuple, nous venons d’en bas », « vous voterez par enthousiasme pour un programme, nous ne sommes pas du bétail électoral », estime-t-il, soulignant les mérites de Sébastien Delogu qui a su rassembler.

    « Nous ne sommes pas des antisémites »

    Il revient sur la récente polémique qu’il a déclenché dans des meetings précédents , ironisant que la prononciation du pédo-criminel Jeffrey Epstein. « Je me vois insulté chaque jour quotidiennement. Ils me traitent d’antisémite. Nous ne le sommes pas. Nous ne sommes pas des anti-racistes à géométrie variable », balance-t-il.

    Et de s’en prendre au candidat du Printemps marseillais et maire sortant, Benoît Payan (DVG), dont il souligne l’inaction. « Quand je demande les milliards [du plan Marseille en grand], qu’est-ce qu’il en a fait ? On me répond rien », raconte Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, « cet homme est l’inventeur de la liste municipale pochette surprise. Y marqué pochette Rubirola, vous l’ouvrez et coucou, y a Payan », se marre-t-il.

    De la Chine au Liban

    S’en suit une longue leçon de géopolitique dans un contexte où « l’ordre du monde est en train de s’écrouler. » Il pointe « l’autoritarisme de Trump, signe de l’échec de son autorité », se considère un peu devin, LFI ayant compris avant les autres que « l’ère qui s’ouvre sera celle où la puissance centrale sera celle de la Chine, ce sera le pôle de stabilité du monde. C’est pourquoi la France ne doit pas être alignée sur les États-Unis d’Amérique. »

    Venu « parler de paix », Jean-Luc Mélenchon dénonce le génocide en Palestine, prône le retrait de l’Otan, dénonce une guerre illégale qui a embrasé le Moyen Orient. « L’annexion du Sud Liban est une vieille idée de monsieur Netanyahou », balance-t-il, appelant au « désarmement nucléaire général. » Pour lui, la guerre est « un désastre humain, économique, écologique. Cessez le feu, vous n’avez pas le droit de tirer. »

    Plus inquiétant : « Istres, c’est à côté, c’est une cible dorénavant puisque les avions américains s’y ravitaillent. La seule décision d’avoir accepté que les avions se posent donne ce résultat », s’indigne le leader des insoumis, qui appelle à « construire un front du refus avec les nations qui ne veulent pas la guerre ».

    L’extrême droite, des violents et des voyous

    Autre ennemi : l’extrême droite. « Et voilà le RN et ses brebis galeuses, une brebis même galeuse ce n’est pas dangereux voyons, mais ce sont des néonazis, des sexistes, des racistes. Un sur dix des candidats du RN est un ou une voyou », pointe Jean-Luc Mélenchon.

    Dans ce contexte, la « division de la gauche est un désastre » s’indigne-t-il s’en prenant au Parti socialiste qui « met tout le monde en grand danger », en ostracisant les Insoumis. Pour barrer la route au RN, il ne faut pas se désister, estime-t-il. Et de proposer, si Sébastien Delogu arrive en tête, un accord de fusion technique comme un « front anti-fasciste. « Halte au feu, arrêtez de nous tirer dessus, envoie-t-il. Vous vous mettez dans la main de la droite. »

    S’adressant « aux classes moyennes de Marseille », il leur demande : « C’est le moment de nous aider. Nous avons un enfant du peuple de Marseille à notre tête. »

    Et d’insister sur l’importance de la deuxième ville de France dans un scrutin qu’il estime préalable à la présidentielle : « Ce que nous sommes en train de comparer, c’est la grande confrontation de 2027, Marseille doit résister à la vague brune, car c’est de là, alors, que partira la victoire. »

  • Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    À l’heure où certains nouveaux stades sont construits en périphérie des villes (Lyon, Lille…), à Toulon, hors de question d’éloigner le stade du centre-ville. Deux sites sont ciblés par le club : la Tour Royale et Pipady. Ceux-ci offrent l’avantage « d’être en bord de mer », argumente la directrice générale du club Jessica Casanova, qui présente « un stade carte postale. Là, on est différent, on est Toulonnais, on vit grand, tout en restant au cœur du territoire, pas dans une zone industrielle à 20 km. Ces lieux-là sont chargés d’histoire et respectent l’ADN. On ne trahit personne ».

    Mais en pratique, il faudra obtenir le déclassement du domaine public militaire pour une partie du site de la Tour Royale, et du domaine public maritime naturel pour Pipady. Et en ce qui concerne le second, Josée Massi a déjà placé ses pions pour son projet de « Central-Park à la toulonnaise », « Mayol à Pipady », obtenant, en septembre, l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises attenantes. Magali Brunel, elle, veut lancer le projet Méd in Toulon, avec une promenade jusqu’au Mourillon « pour rendre la mer aux Toulonnais », en rehaussant les quais pour les protéger de la montée des eaux.

    « Un pôle d’attraction extraordinaire »

    Quoi qu’il en soit, ce nouveau stade est imaginé avec une capacité de 18 à 20 000 places, avec, pour objectif, de devenir un atout économique majeur pour la ville, pas seulement pour le club. Moderne, écoresponsable, doté d’espaces générateurs d’activité (restaurant, boutique, salle de séminaire, palais des congrès…), il répondrait à une partie des exigences du projet Massi et saura accueillir d’autres événements que les matches du RCT : congrès d’affaires, concerts et spectacles, expositions, autres sports collectifs comme le football en cas de montée du Sporting, événements annexes (finale de pro D2, XV de France…). « Ce sera un pôle d’attraction extraordinaire qui motivera les venues à Toulon », martèle Martin d’Argenlieu.

    Selon lui, ce nouveau Mayol pourrait être investi dans les 3 à 5 ans suivant la validation du projet. « Il appartient aux élus de reconnaître l’urgence, de s’engager à lancer des études dès le début de la mandature, de placer l’intérêt de Toulon au-dessus de tout », conclut Bernard Lemaître, qui promet que « le futur maire nous aura à ses basques ».