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  • Ligue des Champions : le centre historique de Madrid en bleu et blanc avant le match de l’OM

    Ligue des Champions : le centre historique de Madrid en bleu et blanc avant le match de l’OM

    Pour certains, c’est une première expérience. Pour d’autres, plus aguerris, les 18 heures de bus pour rallier Madrid depuis Marseille n’a pas été si difficile. « Il y a tellement de joie en moi que la fatigue, je ne la sens pas ». Eddy attend dans le métro, station Santo Domingo, que d’autres potes le rejoignent. « Ils sont riches, ils ont pris l’avion », plaisante-t-il.

    Une fois le groupe reconstitué, ligne 2, direction Sol, lieu de rendez-vous classique pour une première à Madrid. « Devant la statue de l’ours au pommier », précise le supporter, en manque de sommeil, mais qui est prêt à affronter l’avant-match. « Nous allons retrouver d’autres supporters, je crois que c’est Plaza Mayor ».

    Sortis du métro, les quatre complices n’ont qu’à suivre la foule en bleu et blanc. Certains portent le dernier maillot de l’OM, celui spécial coupe d’Europe. D’autres ont sorti les reliques. Celui de la finale de Munich, celui floqué du nom de Luis Gustavo, ou encore quelques-uns qui ont sur le dos le nom de Jonathan Rowe.

    Aux diverses terrasses de la Plaza Mayor, ce ne sont que des Marseillais qui attaquent l’apéro, agrémenté des fameux tapas. « On n’est pas bien là ! Franchement, c’est cool, non ? » lance un vétéran de la Vieille Garde.

    Quelques personnes portant le maillot du Real passent devant la boutique Sabor a España. Du côté du peuple bleu et blanc, ils sont vus comme des passants comme les autres. « Nous sommes venus voir un match, faire la fête, profiter », lance Cédric. Tous reprennent des forces avant de rejoindre l’avenue du Brésil, d’où s’élancera, à 18 heures, le cortège vers le stade Santiago-Bernabeu.

    Le match quant à lui débutera à 21 heures.

  • L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    Le moment tant attendu est arrivé, l’OM revient en Ligue des Champions.

    Pour son retour, trois ans après le fiasco face à Tottenham, Roberto De Zerbi est un peu comme Sir Edmund Hilary lorsqu’il s’est attaqué à l’Everest. « Ce match n’est pas une fête, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière. Cela amène de grandes responsabilités car ce n’est pas n’importe quelle compétition qui nous attend », a reconnu l’entraîneur marseillais.

    L’attente est énorme du côté de Marseille. Surtout maintenant que le PSG a rejoint l’OM dans la liste des vainqueurs de la coupe aux grandes oreilles. Entamer sa campagne par un déplacement à Madrid, où cela ne s’est jamais bien passé pour son équipe, doit permettre à Roberto De Zerbi d’effacer certains détails qui ont empêché son équipe de bien débuter sa saison.

    Pour lui, c’est la victoire contre Lorient qui a en a donné le véritable coup d’envoi. « Mais nous avons pris du retard. Il nous faut travailler dur pour cela » soupire-t-il.

    Il sait que la prestation collective de son groupe va être épiée, dans un stade où se masseront 4 000 supporters venus de Marseille, dans l’espoir de vivre une nuit magique. « C’est incroyable qu’ils soient autant. C’est pourquoi nous nous devons de joueur pour eux, pour la ville, pour tout un pays qui est derrière nous », insiste Leo Balerdi.

    L’Argentin, ménagé face à Lorient, va retrouver sa place et son brassard. Avec l’envie de vivre enfin une belle aventure en Ligue des Champions. « C’est un défi qui nous attend. Il nous faut savoir le relever intelligemment. »

    Pour lui, les clefs de la soirée sont « l’application, la concentration et l’ambition ». Pour lui, cet OM-là peut réussir. « Nous sommes mieux structurés, avec un mental plus fort. Le moment est venu de le montrer sur le terrain. »

    Ce duel face au Real lance une semaine capitale, qui verra l’OM recevoir le PSG dimanche en Ligue 1. Deux tests qui détermineront le véritable potentiel de l’équipe. « Mais l’objectif du moment, reste le Real », rappelle Roberto De Zerbi.

    « Ce match, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière »

  • « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    La Marseillaise : Racontez-nous la genèse de la création du Fan Club OM Barcelona.

    Ferhat Dahak : Nous avons fondé ça en février 2020. C’était à l’époque de la présidence de Jacques-Henri Eyraud. Il avait initié la création de l’OM Nation, avec des bases un peu partout dans le monde. On était quelques Marseillais à se retrouver parfois pour voir des matchs. Il fallait qu’on soit 30 pour officialiser le fan club avec l’OM donc on a trouvé 30 personnes et nous nous sommes réunis dans un restaurant belge. Aujourd’hui, on est toujours une trentaine de membres mais lors des gros matchs, nous pouvons être plus de 100.

    Quels étaient les objectifs
    de la création de ce fan club ?

    F.D. : Le premier objectif était, bien sûr, de se retrouver entre Marseillais car on n’avait pas beaucoup de lieux où se réunir. Un second objectif est arrivé plus tard, après la création du fan club, c’est celui d’accueillir les touristes de passage à Barcelone, qui sont fans de l’OM. On s’est rendus compte que lorsqu’il y a des vacances en France, il y a énormément de personnes qui nous contactent sur les réseaux pour savoir où on retransmet, où se rejoint…

    Qu’y a-t-il de prévu, ce mardi,
    à Barcelone, pour suivre la rencontre
     ?

    F.D. : Nous allons retransmettre dans notre lieu habituel, qui s’appelle Italian Trattoria, en plein cœur de Barcelone. Ecran géant, salle de billard, un bar nous est dédié, il y aura les banderoles et affiches de l’OM.

    Vous serez à Santiago Bernabeu pour suivre cette rencontre, parmi les 4 000 Marseillais faisant le déplacement…

    F.D. : Oui, nous avons monté une petite délégation de barcelonais, dont moi, qui part voir le match au stade demain (ce soir). On sera une dizaine du fan club.

    Quel est votre pronostic pour le match ?

    F.D. : Nous sommes supporters de l’OM donc on part avec de l’ambition, toujours. Sinon ça sert à rien d’y aller. J’adorerais que l’on fasse un gros match dans le jeu et un match nul au bout, ce serait déjà bien. 1-1, 2-2, avec des buts et du spectacle, pour montrer qu’on a une équipe solide, surtout en défense, et qu’on est capable de faire un gros déplacement, avant de recevoir Paris.

  • Le Real est prêt pour la bataille

    Le Real est prêt pour la bataille

    Xabi Alonso va retrouver l’OM, qu’il avait battu nettement en match amical lorsqu’il était entraîneur du Bayer Leverkusen.

    Revenu au club, avec qui il a gagné la Ligue des Champions avant de s’exiler en Allemagne, l’entraîneur des Merengues ne semble pas préoccupé par ce qui attend ses troupes. À aucun moment, il n’a parlé des enjeux de la rencontre. Il est revenu sur l’importance de s’être imposé à San Sebastian, dimanche. A lâché quelques critiques vis-à-vis de l’arbitrage.

    Aurélien Tchouaméni s’est montré un peu plus loquace quand il s’est agi d’évoquer l’OM. « C’est une super équipe du championnat de France. Nous devrons donner le maximum sur le terrain. » L’international a un regret, « ne pas jouer au Vélodrome. J’aurais aimé, pour l’ambiance. Je me souviens quand j’y allais avec Bordeaux ou Monaco, c’était le feu. »

    C’est donc à Santiago Bernabeu, pour la troisième fois, que le Real va tenter de se mettre en route dans une Ligue des Champions où Xabi Alonso a des ambitions. Après une saison en demi-teinte, il veut que son équipe parte en reconquête. « Je compte sur le jeu collectif pour cela », insiste-t-il. « Nous sommes prêts pour la bataille », confirme Aurélien Tchouaméni.

  • Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Lundi matin. Madrid sort petit à petit de sa torpeur, après avoir connu un dimanche rattrapé par l’actualité internationale. Le centre ville de la capitale espagnole devait vivre au rythme de la fête du cyclisme, avec l’arrivée finale de la Vuelta.

    Sauf que le peloton du Tour d’Espagne n’est jamais arrivé. Sur la Gran via ou encore paseo del Prado, près de 100 000 personnes se sont mobilisées. Leur souhait : montrer leur soutien au peuple palestinien, victime des soldats de Tsahal qui sont en train de détruire systématiquement Gaza. De fait, la course a été neutralisée.

    Ce fait rappelle que Madrid est devenue une ville audacieuse. Avec sa fameuse Movida, qui, au début des années 1980, a révolutionné une scène culturelle sclérosée par le franquisme. Avec ses musées, dont celui de la Reine Sophie accueillant Guernica, tableau qui, à lui seul, justifie un séjour dans la capitale espagnole.

    Son retour au pays, en 1981 après un exil à New York, a été le symbole d’une démocratie retrouvée. Le musée qui l’accueille a d’ailleurs été construit pour lui servir d’écrin. Dès le premier coup d’oeil, on devine la douleur, mais aussi la stupeur et l’incompréhension ressenties par les habitants. Picasso l’a peint en 1937 pour dénoncer le bombardement du village basque de Guernica par la sinistre légion Kondor, venue d’Allemagne soutenir le coup d’Etat de Franco. S’il était encore en vie, il aurait sans doute pu créer un pendant appelé Gaza. Tant l’attaque sur la ville palestinienne a été aussi subite qu’inutile que celle sur le village du Pays Basque, le 26 avril 1937.

    En noir et blanc, elle est une allégorie des désastres de la guerre, quand celle-ci, comme dans la bande de Gaza, s’attaque à des populations civiles. Le regard est attiré par de nombreux détails qui, s’ils étaient seuls, pourraient sembler banals. Mais mis en scène par le génial andalous, ils constituent un instantané de ce dont la folie humaine est capable. Et qui ne cesse, malheureusement, de se régénérer.

  • Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Supporters sous étroite surveillance à Madrid

    Comment faire pour encadrer des groupes qui vont venir en bus, avions, trains et même voitures ?

    C’est cette équation que doivent résoudre les forces de l’ordre espagnoles, en amont d’un match Real – OM classé à risque dès l’annonce du tirage au sort. Afin de prévenir d’éventuels débordements, le club marseillais a participé à diverses rencontres, avec les groupes de supporters, mais aussi avec les autorités espagnoles.

    Ce retour à Madrid ravive de très mauvais souvenirs. Le 1er octobre 2008, l’avant-match Atlético – OM avait dégénéré. La police avait chargé les supporters olympiens aux abords et dans le stade Vicente Calderon. Ce qui avait motivé l’attaque : la banderole du Commando Ultra, dont l’emblème évoque une tête de mort, interdite dans les enceintes espagnoles.

    À l’issue de violentes interventions, dans lesquelles le président Pape Diouf avait échappé de peu à un matraquage en règle, un supporter membre des Ultras avait été interpellé et incarcéré deux mois en Espagne, avant de poursuivre sa détention à Luynes.

    Centre-ville interdit

    Depuis, l’OM a effectué d’autres déplacements en Espagne. Notamment à Madrid, mais face au Real un an après le sinistre duel contre l’Atlético. Ce retour dans la capitale espagnole va donc se faire sous étroite surveillance. La police a demandé des photos des tifos prévus. Il est conseillé aux supporters marseillais d’éviter de se déplacer en groupes dans le centre de Madrid, et de se montrer discrets. Afin d’éviter au maximum les contacts avec les supporters madrilènes, qu’ils soient du Real ou de l’Atlético, un lieu de rassemblement sécurisé va être mis en place, où seront invités à se regrouper les fans olympiens avant de se rendre en cortège au stade. Les billets seront nominatifs et des contrôles d’identité seront effectués en amont de la rencontre.