Tag: Lycée Marie Curie

  • À Marseille, les élèves de Marie-Curie salués en mairie des 4-5

    À Marseille, les élèves de Marie-Curie salués en mairie des 4-5

    « Notre devoir est d’écouter et de comprendre, et à la jeunesse mobilisée je veux dire simplement que je vous ai entendu, que je vous comprends et que je vous soutiens », lance Didier Jau, maire écologiste des 4e et 5e arrondissements de Marseille en préambule de la séance, mardi soir. Il confirme par ailleurs que des espaces municipaux seront ouverts, à la demande, durant les vacances d’automne. L’édile a glissé un mot pour Enzo, élève du lycée Marie Curie « blessé mercredi dernier alors qu’il se mobilisait pacifiquement aux côtés des enseignants ».

    Face aux élus et aux habitants présents, Antonin prend la parole au nom de ses camarades : « nos attentes sont les mêmes que les élèves de Saint-Exupéry dans le 15e arrondissement de Marseille, de Saint-Denis en banlieue parisienne, de Lyon, ainsi que de tous les autres établissements mobilisés dans ce mouvement : travailler dans des conditions dignes et saines ». C’est en ce sens que vient la question de la rénovation du bâti : « Que devons-nous attendre ? Que des élèves fassent des malaises de chaleur dans les classes l’été ? Que nos toits perforés finissent par nous tomber sur la tête ? Que des étudiants tombent malades dans des classes dépourvues de quelque chaleur que ce soit l’hiver ? ». Et demande, à la mairie d’arrondissement d’accorder des subventions à son lycée.

    Lycéens, enseignants et personnels de l’établissement ont déjà arraché une première victoire et pas des moindres. La vice-présidente de la Région en charge des lycées s’est engagée, la veille, à faire voter une enveloppe de 53 millions d’euros pour la restructuration de l’établissement. « Je ne sais pas si vous mesurez ce que ça représente dans le budget lycée de la Région. C’est à peu près la moitié. C’est la preuve que seule la lutte paye ! », pousse Imrane Trocmé, élu insoumis du secteur. « Si nous voulons que ce mouvement authentiquement social puisse porter et faire aboutir ses revendications, nous devons l’accompagner », renchérit William Leday, adjoint Génération.s, au maire. Les élus d’extrême droite n’ont, quant à eu, pas adressé un mot aux lycéens

  • À Marseille, les jeunes prêts pour l’acte IV

    À Marseille, les jeunes prêts pour l’acte IV

    La contestation lycéenne maintient la pression. Le dénommé « acte IV » de la mobilisation se tiendra ce jeudi à Marseille comme dans toutes les villes de la région. À l’appel de plusieurs syndicats étudiants, dont le collectif en lutte de l’AMU et l’union étudiante, une manifestation partira de la place des Réformés à 10h30.

    Parmi les participants figureront notamment les enseignants et élèves du lycée Marie Curie. Ce mercredi matin, une partie des enseignants de l’établissement s’est jointe à la mobilisation de leurs élèves qui bloquaient le lycée. Malgré le caractère « totalement pacifique de l’action », insiste Samuel Tracol, professeur d’histoire du lycée, une cinquantaine de CRS sont intervenus et ont sommé les manifestants de quitter les lieux, avant de les charger. « On s’est fait marcher dessus alors qu’on faisait un sit-in non violent et ils nous ont insultés », raconte Émy, une élève de terminale. Dans la charge, un jeune de 17 ans a été blessé à la tête et a été transféré à l’hôpital de la Timone par les pompiers. De son côté, la préfecture de police affirme que les CRS sont intervenus pour « libérer la voie publique ».

    Le maire de secteur, Didier Jau (EELV) qui s’est rendu sur place a dit sa « pleine solidarité » avec les jeunes et a proposé qu’une délégation du lycée Marie-Curie puisse être reçue en mairie de secteur et intervenir au prochain conseil d’arrondissement, soulignant l’importance « de proposer le cadre républicain pour porter leurs revendications légitimes ».

    Mais, dès ce jeudi, les enseignants et lycéens entendent clamer leurs revendications. « 23 000 euros ont été investis pour installer des caméras de surveillance dans le lycée alors qu’il y a des plaques de la toiture qui tombent et qu’on manque de tout », s’énerve ainsi Émy.

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille

    10h30, manifestation au départ des Réformés.

    Martigues

    Blocage des lycées Langevin et Lurçat.

    Miramas

    Blocage du lycée Cocteau.

    Aix-en-Provence

    11h, manifestation au départ de la Rotonde.

    Toulon

    9h, rassemblement devant le lycée Bonaparte.

    Carpentras

    Blocage du lycée Fabre.

    Avignon

    7h30 manifestation à partir du lycée Mistral pour se rendre au lycée Aubanel.

    Manosque

    8h, appel à une manifestation devant le lycée Esclangon.

    Gap

    8h, appel au rassemblement devant le lycée Dominique-Villard.

  • À Marseille, un lycéen blessé au crâne après une charge de CRS

    À Marseille, un lycéen blessé au crâne après une charge de CRS

    «On a entendu un énorme boom», raconte encore sonné Samuel Tracol, professeur d’histoire au lycée Marie Curie. Ce mercredi matin à 8 h, une partie des enseignants de l’établissement s’est jointe à la mobilisation de leurs élèves qui bloquaient le lycée. Malgré le caractère «totalement pacifique de l’action», insiste le prof d’histoire syndiqué à la CGT Éduc’action, une cinquantaine de CRS sont intervenus et ont sommé les manifestants de quitter les lieux. «On a alors formé une chaîne humaine devant les lycéens pour les protéger», explique-t-il avant d’ajouter : «Ils ont chargé, un enseignant a reçu un coup de matraque et j’ai été bousculé.» Émy, une élève de terminale impliquée dans la mobilisation, renchérit sur la brutalité : «On s’est fait marcher dessus alors qu’on faisait un sit-in non violent et ils nous ont insultés.»

    Dans la charge, un jeune de 17 ans a été blessé à la tête dans des circonstances qui restent encore inconnues. Il a été pris en charge à 9h50 par une unité des marins-pompiers qui l’a transféré à l’hôpital de la Timone. De son côté, la préfecture de police affirme que les CRS sont intervenus pour «permettre aux autres élèves d’entrer dans le lycée ainsi que libérer la voie publique» et qu’un «lycéen auteur des tirs de mortiers [d’artifice, ndlr] a été interpellé». Elle précise que «les CRS ont utilisé du gaz lacrymogène afin de créer une dispersion», que «aucune grenade d’une autre nature n’a été utilisée» et que «quatre CRS ont été blessés» lors de l’intervention.

    «Il y a 23 000 euros qui ont été investis pour installer des caméras de surveillance dans le lycée alors qu’il y a des plaques de la toiture qui tombent et qu’on manque de tout», s’énerve Émy. Une partie du personnel du lycée Marie-Curie et les lycéens appellent à une mobilisation massive jeudi devant l’établissement.