Tag: Lucien Stanzione

  • Cécile Helle à Avignon : « Il faut être courageux pour être maire »

    Cécile Helle à Avignon : « Il faut être courageux pour être maire »

    Dans un mois et demi, Cécile Helle aura rendu son mandat de maire et a assuré mettre un terme à sa vie politique. « J’en suis à presque 30 ans de mandats électifs sans discontinuer », relate la première magistrate (PS), au moment de recevoir, ce lundi matin à l’hôtel de ville, la médaille du Sénat. Députée puis conseillère régionale et enfin maire depuis 2014, Cécile Helle considère qu’être « maire, c’est le plus beau des mandats ». Et « il faut être courageux pour l’être », soutient-elle, soulignant « la force et l’exigence » que le rôle nécessite.

    Au moment de recevoir sa médaille, Cécile Helle y voit « la reconnaissance de l’action des maires en général » mais adresse plusieurs alertes en ce sens, comme « la fragilisation de l’autonomie financière des communes, il n’y a rien de plus difficile de ne pas mener à bien un projet à cause d’un problème financier » mais aussi la « mesure et la raison » parfois dure à trouver « dans la relation avec les citoyens ou les réseaux sociaux ». Bref, être maire « ce n’est pas un long fleuve tranquille ».

    D’où « l’émotion » de se voir distinguer par cette distinction du Sénat, au cours d’une cérémonie à laquelle Cécile Helle avait convié ses parents mais aussi ses proches collaborateurs (cabinet, direction des services) et élus (le premier adjoint Claude Nahoum, David Fournier qu’elle soutient) ou représentants des autres collectivités (seul Michel Bissière pour la Région était présent). « Il était important de reconnaître l’aboutissement d’un engagement public et politique de nombreuses années, d’une personne qui, avec son équipe, a marqué l’histoire d’Avignon », salue le sénateur Lucien Stanzione (PS), aux côtés de ses deux autres homologues vauclusiens, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). Et, en s’adressant aux parents de Cécile Helle, « votre fille est très méritante, elle peut passer la tête haute dans les rues ».

  • Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Du beau monde ce samedi 10 janvier lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier, candidat (PS) aux élections municipales à Avignon, avec pas moins de 150 personnes sur place. Mais une absence était remarquée, celle de la maire sortante Cécile Helle (PS).

    « Je pense qu’elle a été suffisamment claire quand elle a dit qu’elle était socialiste et qu’il n’y aurait pas de surprises », tempère l’actuel adjoint délégué à l’administration générale, en faisant écho à la déclaration de la première édile le mardi 6 janvier lors d’une cérémonie de vœux à la population en mairie Nord. David Fournier assure cependant qu’il « y aura des discussions cette semaine » et qu’il « n’y a jamais eu de failles » entre lui et Cécile Helle. Celle-ci avait évoqué un soutien officialisé « avant la fin du mois ». Une présence qui était d’autant plus attendue avec le retrait de Joël Peyre (PRG) dans la course, dont quelques soutiens étaient également présents ce samedi matin, à l’image de l’actuel conseiller municipal délégué à l’agriculture et à la restauration scolaire, Christian Rocci, et de Claude Tummino, adjoint délégué au développement économique et commercial. « Si on ne fait pas l’union comme on doit la faire, on n’a rien compris. Si on veut faire dans la continuité et le renouveau, il faut mettre les ego de côté. La liste de David est une liste d’ouverture qui va faire avancer les choses », lâche ce dernier devant le local.

    Union renforcée

    Le candidat socialiste s’est également, à l’entame d’un discours d’une vingtaine de minutes, affiché pour la première fois aux côtés de Benoît Belvalette, candidat Place publique qui « est en finalité de nous rejoindre », précise David Fournier. « C’est en étant unis que nous pourrons lutter contre la malfaisance de partis comme le Rassemblement national », abonde-t-il. L’accord devrait être officialisé « courant semaine prochaine ». Celui qui a été directeur territorial de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Avignon assure de son côté que c’est « une démarche de responsabilité afin d’éviter que le Rassemblement national, demain, prenne la ville d’Avignon », en précisant « qu’on n’est pas derrière le Parti socialiste mais derrière l’union de la gauche ». Tout en confiant avoir « un certain nombre d’exigences », notamment autour du programme, citant « la propreté, la sécurité, la mobilité et la jeunesse ». Et revendique « des places stratégiques pour continuer à porter notre politique autrement ». Des discussions sont également toujours en cours avec Paul-Roger Gontard, autre adjoint candidat (la Convention). Une union plus globale réclamée également par Lucien Stanzione, sénateur PS de Vaucluse et premier secrétaire du parti dans le département. En amont du discours du candidat, celui-ci appelle le Parti communiste et Génération.s à les « rejoindre le plus vite possible parce que cet enjeu est vraiment déterminant ».

    Devant ses soutiens, David Fournier, qui a lancé son discours par un « nous allons gagner », en réponse à son secrétaire fédéral qui poussait pour une « ambition de gagner », a également redéveloppé son programme. Des éléments majoritairement déjà cités lors de son meeting le 5 décembre, tels que planter 30 000 arbres, « il est temps qu’Avignon redevienne une ville où la nature et l’écologie ne sont pas de simples slogans », et la gratuité des transports. Mais aussi le thème de la sécurité, qu’il a longuement développé, évoquant pêle-mêle une réorganisation de la police municipale avec « une présence constante sur le terrain », des effectifs renforcés, des équipements modernisés et le
    développement de la vidéosurveillance. Mais aussi la création de bornes d’appel dans les parcs, parkings et lieux isolés « pour garantir la sécurité en tous lieux », ainsi qu’un « partenariat renforcé avec le parquet pour un traitement rapide et efficace des incivilités » et « un dispositif spécifique contre le narcotrafic en lien avec la préfecture ».

  • La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    « Nous, les habitants d’Apt, sommes démoralisés et nous espérons que l’ARS va nous écouter, mais tout le monde répète la même chose. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles », lâche, visiblement tendue, Véronique Arnaud-Deloy, maire (LR) d’Apt, après un entretien avec l’ARS Vaucluse à Avignon ce jeudi 6 novembre, à propos de la fermeture annoncée du service de chirurgie de l’hôpital de sa ville.

    Et ce, pendant que plusieurs dizaines de personnes manifestaient devant l’entrée de la cité administrative contre cet arrêt annoncé au 31 décembre prochain, notamment pour des raisons financières. « On nous parle de 13 millions d’euros. Mais ce sont eux qui ont laissé l’hôpital s’endetter à ce point-là. Le job n’a pas été fait, car c’est leur job ! C’est la ruralité qui est touchée et cela désertifie notre territoire. Je veux qu’ils nous laissent deux ans », pousse celle qui est également présidente du conseil de surveillance de l’établissement de santé. Un nouveau recours va être déposé par la mairie.

    Postes menacés

    Devant les portes fermées de la cité administrative se trouvaient également nombre d’élus locaux, tels que le sénateur Lucien Stanzione (PS), qui avance que « la santé a un coût, mais pas de prix » et qu’un déficit devrait être compensé. Mais aussi des employés désabusés, tels que Jacques Perez, infirmier depuis deux ans et demi et qui va perdre son poste. « On se sent abandonnés par tout le monde. J’ai 61 ans et je vais devoir finir ma carrière en intérim », regrette-t-il. Une douzaine de postes sont menacés.

  • Beaumont-du-Ventoux : les élus de montagne demandent à être pris en compte

    Beaumont-du-Ventoux : les élus de montagne demandent à être pris en compte

    « Les territoires de montagne sont en première ligne du réchauffement climatique. S’agissant du Vaucluse, on pense bien évidemment aux nombreuses crises que traverse notre agriculture, notamment la lavande, la cerise, la viticulture », détaillent-ils.

  • Les visages de la MSA mis à l’honneur à Avignon

    Les visages de la MSA mis à l’honneur à Avignon

    L’exposition photographique « 80 ans ensemble », proposée par la MSA (Mutualité sociale agricole) Alpes-Vaucluse, est à retrouver dans l’Hôtel de Ville d’Avignon, jusqu’au vendredi 31 octobre prochain.

    On y retrouve 12 portraits photographiques de personnes âgées de 80 ans, symbolisant la Sécurité sociale. « Nous célébrons la promesse faite aux familles de ne plus être aussi soumises aux aléas des maladies. Nous pouvons tous vivre plus décemment grâce à ce régime social », lance depuis le cœur de la mairie de la Cité des Papes Marie-Claude Salignon, présidente de la MSA Alpes-Vaucluse, lors de l’ouverture de la cérémonie. 48 clichés réalisés par Cédric Surles, responsable des prestations familiales de la MSA. « Nous venons raconter des histoires qui représentent ceux pour qui nous travaillons », pousse ainsi Céline Argenti-Dubourget, directrice de la MSA Alpes-Vaucluse. « Cela permet de faire de la pédagogie pour rappeler que cela ne doit absolument pas être morcelé », ajoute Anne-Laure Torresin, directrice générale de la CCMSA.

    Une initiative soutenue par de nombreux acteurs du territoire, à commencer par la maire d’Avignon, Cécile Helle (PS), qui a tenu à rappeler son attachement à « l’universalisme » de ce système. Tout comme Lucien Stanzione, sénateur (PS) de Vaucluse, qualifiant la Sécurité sociale de « trésor national », et ayant émis la volonté de délocaliser plus tard l’exposition au Sénat et au Salon de l’agriculture. « Il faut faire en sorte de la défendre alors qu’elle est extrêmement attaquée. Pour que nos enfants continuent à en profiter », poursuit-il. Tandis que le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a souligné que « ce qui, pour beaucoup, peut sembler acquis et indestructible, est le fruit de combats menés par nos anciens ».