Tag: Lucien Stanzione

  • En Vaucluse, le Parti socialiste fait un point de rentrée après les échéances électorales

    En Vaucluse, le Parti socialiste fait un point de rentrée après les échéances électorales

    « Les élections sénatoriales nous auront appris une chose. C’est que derrière beaucoup de listes sans étiquette, il y a des électeurs, voire des membres, du Rassemblement national », lâche ce mercredi 30 septembre Lucien Stanzione (PS), sénateur sortant de Vaucluse, lors d’une conférence de presse dans les bureaux du parti.

    L’occasion, donc, de noter « l’ancrage » qu’a le parti de Marine Le Pen sur le territoire. « Une gangrène généralisée qui se propage », regrette Lucien Stanzione. Et liste en exemple les décisions prises par les municipalités d’extrême droite de Monteux ou Carpentras, telles que les coupes de subventions au Planning familial ou à la MJC ces derniers mois. « Le ton est donné », confie-t-il.

    Pour autant, comme évoqué dans nos colonnes ce mardi 29 septembre, il faut rester au combat. « Dans le scolaire, il faut mettre la pression, car aucune annonce n’est faite », pose Joëlle Seznec, première secrétaire fédérale déléguée.

    Sans oublier l’élection présidentielle qui approche, avec comme première échéance la primaire du PS et de Place publique. Du côté de la direction des socialistes vauclusiens, où figure également le premier secrétaire délégué et trésorier Jean-Charles Dubois, le soutien est pour le premier secrétaire national, Olivier Faure. Pour la suite, Lucien Stanzione assure qu’il ne se présentera pas aux élections législatives, mais assure que les socialistes présenteront « dans un premier temps un candidat partout ».

  • [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    La marche était cette fois trop haute. Élu sénateur il y a six ans, Lucien Stanzione (PS) n’a pu renouveler son bail au Palais du Luxembourg, cédant son siège au RN, Thierry D’Aigremont. Avec 198 voix (15%), il se classe 3e d’un scrutin où la droite (501 v.) maintient deux sénateurs (Jean-Baptiste Blanc et Dominique Santoni). Lucien Stanzione recule de 86 suffrages par rapport 2020. « Les pertes d’Avignon et Carpentras [aux municipales] c’est moins 130 voix, le handicap était trop fort même si on peut considérer que sans ces communes, j’ai progressé de 50 voix », analyse, ce lundi, Lucien Stanzione.

    « On ne peut pas être satisfait, sur le plan personnel et politique, mais, avec mes colistiers, on ne s’est pas dérobé », estime-t-il dans un contexte électoral guère porteur pour la gauche avec la percée du RN et ses 8 communes. « Je tiens à saluer la responsabilité des partis de gauche qui ont accepté la stratégie d’ancrage territorial, sans attache partisane, et non comme il y a six ans où chaque formation désignait quelqu’un pour être sur la liste », souligne le premier fédéral du PS. La présence d’une liste LFI menée par Julien Gautier (30 v.), très critique sur le bilan du sénateur de gauche, n’a pas été de nature à faire trébucher Lucien Stanzione.

    Celui-ci n’envisage pas pour autant une retraite politique. « Il va falloir reprendre la bataille sur le terrain : trois rendez-vous arrivent, les législatives [a priori en juin], les départementales et les régionales [mars 2028]. Je n’exclus rien pour l’avenir, où mon expérience de sénateur peut servir sur ces scrutins locaux, mais pas aux législatives. On a aussi des jeunes qui émergent qu’il faut pousser pour assurer la relève », se projette Lucien Stanzione.

    Fédération du parti communiste, Vaucluse

    « Ce résultat est la conséquence directe des élections municipales où l’extrême droite a progressé soit par des listes directes soit en faisant élire des personnes avançant masquées sous couvert d’apolitisme. Cela n’entame en rien la volonté des communistes à continuer le combat contre les idées nauséabondes propagées par les parlementaires d’extrême droite. Nous tenons à féliciter les quatre sénateurs communistes sortants réélus au niveau national qui continueront de défendre les intérêts de l’ensemble des travailleurs de ce pays face aux forces réactionnaires ».

    Pierre Bressieux,

    président de la fédération

    des Républicains 84

    « La fédération félicite chaleureusement Jean-Baptiste Blanc pour sa réélection et Dominique Santoni pour son élection.
    Le parti salue le travail accompli par le sénateur sortant et l’engagement de Dominique Santoni au service du Vaucluse et des collectivités ».

    Réactions

  • Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Jean-Baptiste Blanc, le sénateur sortant ainsi que la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni ont réussi a conserver les sièges de la Droite en arrivant en tête de ce scrutin avec 38,96% des suffrages exprimés. Le RN obtient quant à lui un siège pour Thierry D’Aigremont qui rafle 27,14% des votes. Au détriment du député socialiste Lucien Stanzione qui perd son siège au sénat en arrivant troisième (15,40%). Quant à Anaïs Haussann, propulsée par le maire (DVD) d’Avignon Olivier Galzi, pour ses élections, elle peine à réunir 13,45% des suffrages.

  • [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    Ce dimanche, les 1 318 grands électeurs vauclusiens devront départager 7 listes de 5 candidats pour désigner 3 sénateurs. Il y a six ans, 5 listes étaient en lice. La droite avait envoyé deux élus, partis sur deux listes distinctes, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR), et la gauche un, Lucien Stanzione (PS). À 79 ans, Alain Milon ne rempile pas et préside le comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le Cavaillonnais est, sauf catastrophe, assuré d’être réélu au vu de la configuration des municipales, la droite ayant conservé ses bastions à Sorgues, Cavaillon, Apt ou L’Isle-sur-la-Sorgue. « Je suis très humble, rien n’est gagné », s’avançait-il, prudent, fin août à Gordes lors de la venue du président LR du Sénat, Gérard Larcher. En seconde de liste, Dominique Santoni, présidente LR du Département, peut légitimement espérer être élue même si plusieurs maires souhaiteraient plutôt la voir rester à la tête de Vaucluse plutôt que de filer au palais du Luxembourg.

    À Gordes, la droite sortante s’était évertuée à vanter son expérience et bilan, autant de pierres dans le jardin du maire d’Avignon. Car Olivier Galzi (DVD) a propulsé sa compagne et adjointe au maire Anaïs Hausmann en tête de liste du Bon sens des territoires. Un mouvement officialisé il y a deux semaines par le premier magistrat de la cité des Papes, se revendiquant hors des logiques d’appareils. Malgré une liste sans maire ni élus notoires, Anaïs Hausmann a reçu les soutiens d’Hervé Marseille (UDI), président du groupe centriste au Sénat, puis de Jean-Louis Borloo.

    Loin de ces querelles, l’extrême droite rêve d’obtenir son premier sénateur vauclusien. Thierry D’Aigremont, patron du RN 84, possède un socle de grands électeurs assez solide dans le sillage des victoires à Carpentras, Orange, Bédarrides ou Monteux. Ses adversaires, au premier rang duquel Lucien Stanzione (PS), estiment qu’un sénateur RN n’aura aucune utilité pour le Vaucluse et sera isolé au parlement. Le sortant socialiste, affaibli par les pertes de Carpentras et Avignon, a cette fois constitué une liste DVG et s’appuie sur son bilan et connaissance du terrain pour séduire au-delà de son spectre traditionnel. Un peu plus à gauche, Julien Gautier porte l’étendard insoumis. Enfin, Sylvie Viala, présidente du Modem 84, et Jade Escoffier (divers extrême droite), complètent le casting.

  • [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    Parmi les sortants, seul Alain Milon (LR) ne rempile pas et préside le comité de soutien de l’autre sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc. Tout le monde s’accorde à dire que sa réélection est une quasi-formalité, au vu de l’implantation de la droite et de son bilan. Mais derrière, « c’est un billard à 10 bandes », glisse un observateur. Les deux autres sièges devraient se jouer entre Dominique Santoni, présidente LR du Département et 2e de liste de Jean-Baptiste Blanc, le RN Thierry d’Aigremont, l’Avignonnaise DVD Anaïs Hausmann et le sénateur PS sortant, Lucien Stanzione.

    Outre Lucien Stanzione, les 1 300 électeurs ont aussi le choix à gauche avec la candidature LFI de Julien Gautier. Cet avocat, élu d’opposition à la Tour d’Aigues, est épaulé par Mathilde Louvain, ex-tête de liste LFI aux municipales d’Avignon. Mais les insoumis ont bien conscience de ne pas être en position de force. La donne est bien différente pour Lucien Stanzione. Élu en 2020 avec l’appui des autres partis de gauche, l’ex-maire d’Althen-les-Paluds est confronté à une baisse massive de grands électeurs naturellement favorables après les pertes aux municipales de Carpentras et Avignon. S’il a toujours le soutien du PCF et des Écologistes, Lucien Stanzione revendique une liste non encartée, avec des valeurs de gauche bien sûr mais qui se veut le reflet des élus locaux, avec qui il a su tisser des liens. Sophie Rigaut (PS), conseillère départementale, sera seconde de liste, suivie des maires de Velleron (Philippe Armengol) et Saint-Pierre-de-Vassols (Sandrine Raymond). Lucien Stanzione se voit complémentaire de Jean-Baptiste Blanc, avec qui il travaille étroitement.

  • Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    À un mois des sénatoriales, la seule certitude est qu’il y aura forcément un nouveau sénateur vauclusien. Des trois actuels, Alain Milon (LR) est le seul à ne pas repartir, assumant le rôle de président de comité de soutien de son acolyte Jean-Baptiste Blanc. Lucien Stanzione (PS) postule à nouveau dans un scrutin très indécis.

    Gros embouteillages

    à droite

    Sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc fait figure de grand favori pour être réélu. Disposant d’un socle de voix de grands électeurs favorable, apprécié dans son camp comme à gauche, celui qui gère aussi
    la délégation finances au Département a réussi à convaincre Dominique Santoni d’être à nouveau seconde de liste. La présidente du conseil départemental est attendue ce jeudi soir à Gordes pour une réunion de soutien à Jean-Baptiste Blanc en présence de Gérard Larcher, actuel président LR du Sénat. Reste à savoir, en cas d’élection, un
    scénario plausible, qui lui succéderait à la présidence du Département. Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’association des maires de Vaucluse, sera 3e de liste. Parti tôt en campagne, Jean-Baptiste Blanc a sillonné le Vaucluse tout l’été mettant en avant son bilan. Il se prévaut du soutien de la majorité sénatoriale, courrier à l’appui signé par Hervé Marseille (UDI). Un parti dont le président vauclusien, Thomas Faure, a lui choisi la candidature d’Anaïs Hausmann, précisant faire un « choix personnel » bien que le camp Hausmann y associe l’UDI. Un embrouillamini qui a eu le don d’agacer Jean-Baptiste Blanc.

    Adjointe et compagne du maire d’Avignon, Anaïs Hausmann incarne le Bon sens des territoires, mouvement créé par Olivier Galzi (DVD) et qui sera officiellement lancé le 10 septembre lors d’une réunion publique. Pour l’heure, la composition de sa liste reste secrète et la candidate vise plutôt le 3e siège. Face à son déficit de notoriété et d’ancrage, Anaïs Hausmann a également arpenté le terrain, convaincue d’être complémentaire de Jean-Baptiste Blanc en jouant la carte du renouvellement. Ce vendredi, elle recevra la ministre Aurore Bergé pour un déjeuner de Femmes de territoire. Un nouveau cercle qu’elle co-préside, décorrélé des sénatoriales, mais dont le timing vise à la crédibiliser. « Il faut faire attention aux divisions et j’appellerai à la responsabilité dans un département où le RN est présent », prévient Gérard Larcher, dans Vaucluse matin. D’autant que Sylvie Viala, présidente du Modem, nous confirme également sa volonté de déposer une liste.

    Le RN en embuscade

    Ce morcellement à droite et l’éparpillement de listes pourraient mécaniquement profiter à l’extrême droite. Fort de victoires aux municipales, le RN espère glaner son 1er sénateur vauclusien, en la personne de Thierry D’Aigremont son délégué départemental. Sur le papier, l’étiage de grands électeurs n’est pas tout à fait suffisant pour y parvenir mais une victoire ne serait pas en soi une surprise. Mi-août, il a adressé une lettre aux élus, tapant sur ses adversaires dont les partis sont affaiblis au national.

    À gauche, Lucien Stanzione en difficulté, LFI y sera aussi

    Sénateur (PS) sortant, Lucien Stanzione n’a pas abandonné l’idée de conserver son siège mais « la bataille sera difficile ». Avec les pertes à gauche d’Avignon et Carpentras, il mise surtout sur son expérience et son réseau auprès des élus acquis depuis six ans pour rempiler au palais du Luxembourg. Contrairement à 2020, sa liste ne sera pas une addition de partis. Selon nos informations, confirmés par les intéressés, Sandrine Raymond, maire de Saint-Pierre-de-Vassols, et Philippe Armengol, maire de Velleron, devraient être numéros 2 et 3 de la liste. Enfin, LFI a désigné Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues comme candidat Vaucluse
    en commun, aux côtés
    de l’Avignonnaise Mathilde Louvain.

  • Lucien Stanzione s’avance vers les sénatoriales

    Lucien Stanzione s’avance vers les sénatoriales

    Le Vaucluse aura-t-il encore un sénateur de gauche à l’issue des élections sénatoriales ce 26 septembre ? Le sénateur sortant Lucien Stanzione (PS) a en tout cas lancé officiellement sa campagne à la fin juillet. Une « bataille difficile » qui s’annonce, de son propre aveu.

    Il se lance avec une liste divers gauche, qu’il n’a pas encore dévoilée, pour ne pas « faire une liste politicienne ». Mais il fait surtout face à un écroulement de la gauche dans le département avec la perte des deux plus grandes villes, Avignon et Carpentras. Et aussi aux victoires du Rassemblement national dans de nombreuses communes, dont Carpentras, mais aussi à Monteux, Aubignan ou encore Bédarrides et Orange. Le parti à la flamme présente son secrétaire départemental, Thierry d’Aigremont. « Je vais compter sur les voix des oppositions dans les grandes villes. Mais surtout de celles des communes plus petites. Car je pense avoir beaucoup travaillé avec la ruralité, j’ai beaucoup échangé avec les élus, donc ça peut jouer », estime-t-il.

    Projets de lois

    Et avec sept candidats déclarés pour l’heure, il ajoute que « la multiplication » de ces prétendants à un siège au Sénat peut lui être favorable, « car cela fait descendre le quotient électoral ». Et espère une entente entre « la gauche et la droite républicaine » pour « barrer la route aux extrêmes ».

    Avant la coupure estivale du Palais du Luxembourg, Lucien Stanzione tient à mettre en avant ses dernières propositions de loi. En tête, un texte autour de la juridiction des mineurs et du narcotrafic. Le but étant de rendre compétents les parquets où a été commis le délit, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Un sujet « travaillé avec les parquets d’Avignon et Carpentras », assure-t-il. Un autre pour améliorer la prise en charge des bénévoles des centres communaux des feux de forêt. Puis un dernier afin d’inciter les restaurants à « freiner le coefficient multiplicateur des bouteilles de vin ». « J’espère être élu pour me bagarrer pour ces textes à la rentrée », conclut Lucien Stanzione.

  • Avignon : un ultime adieu rendu à Christine Lagrange

    Avignon : un ultime adieu rendu à Christine Lagrange

    L’ancienne conseillère municipale (2008 à 2026) de gauche est décédée brutalement le 7 juillet, des suites d’un AVC. Si depuis de multiples hommages lui ont été rendus
    -la Ville ouvrant en mairie un cahier de condoléances- plusieurs élus, actuels ou anciens, étaient présents ce jeudi pour saluer la mémoire de celle qui fut aussi conseillère régionale et encore candidate, en mars dernier, sur la liste de David Fournier (PS). Ce dernier était présent, tout comme le sénateur Lucien Stanzione (PS), les conseillers départementaux Sophie Rigaut (PS), Laurence Lefevre (DVG) et Samir Allel (EELV), l’ex-premier adjoint Claude Nahoum, André Castelli (PCF) ou Michel Bissière (DVD). Amine El Khatmi et Anne Gagniard ont, eux, prononcé l’oraison.

  • Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    Lucien Stanzione mise sur son expérience pour rester au Sénat

    La mode politique locale est aujourd’hui à l’absence d’étiquette ou aux divers quelque chose. Premier fédéral socialiste, Lucien Stanzione assume son appartenance politique mais le sénateur n’entend pas conduire une liste de gauche plurielle qui ferait la part belle aux partenaires classiques. « Cela n’exclut pas les discussions avec eux mais l’élection se fera avec des élus et non des politiciens, une liste d’élus locaux dans laquelle les maires se reconnaîtront », prône le parlementaire qui a, ce vendredi, officialisé sa candidature pour un deuxième mandat.

    Un calcul différent de 2020, car le scrutin du 27 septembre répond à une autre réalité : la perte, aux municipales, de villes de gauche comme Avignon, Carpentras voire Monteux hypothèque grandement les chances de victoire si l’on se fie au pur calcul arithmétique des grands électeurs. Lucien Stanzione doit donc changer de stratégie. « Dans mes visites [il a déjà rencontré 50 des 54 nouveaux maires], les élus attendent vraiment qu’on les accompagne sur leurs problématiques, plutôt qu’un dimensionnement politique », analyse l’ancien maire d’Althen-des-Paluds.

    Sa liste, dont le trio de tête est arrêté mais qu’il ne dévoilera que dans un mois, sera donc divers gauche. « La bataille sera difficile, mais hors de question de renoncer ou se résigner, il faut porter une voix sociale, de solidarité et sur l’environnement », promet-il, tout en excluant tout rapprochement avec LFI qui vient de désigner ses chefs de file (lire l’encadré). La connaissance fine du terrain établie depuis six ans ainsi que son bilan seraient donc la recette pour espérer être réélu. Sur les 3 sénateurs sortants, seul Alain Milon (LR) ne devrait pas repartir. « Dans notre diversité politique, avec aussi Jean-Baptiste Blanc [sénateur LR candidat], l’équipe sortante n’a pas démérité et a répondu aux attentes des élus, en proximité et simplicité en dehors des débats politiciens », estime Lucien Stanzione.

    Alors qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a lancé son mouvement Le bon sens des territoires, et positionne son adjointe et compagne Anaïs Hausmann comme candidate et que d’autres possibles candidats de centre droit prennent le pouls d’une candidature (notre édition de mercredi), Lucien Stanzione prévient : « La multiplication des listes et dispersion des voix profitera au RN, je ne me résous pas à ce que le Vaucluse ait un premier sénateur d’extrême droite. » Actions sur la crise de la lavande, des cerises, mais aussi interventions contre les fermetures de service d’urgence ou défense de l’agro pastoralisme sont autant de thèmes évoqués quant à son bilan.

  • [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    Le 27 septembre, quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens sont appelés à élire les trois sénateurs auquel le Vaucluse a droit. Pour être élu, entre 280 et 300 voix sont nécessaires. Il y a presque six ans, la droite, qui avait conduit deux listes distinctes, avait obtenu deux sièges : Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). À la tête d’une liste d’union de la gauche, Lucien Stanzione (PS) avait glané le 3e siège.

    Dans quatre mois, un chamboulement des forces politiques de la Haute assemblée reste plausible à la lecture du résultat des municipales. Avec plusieurs données : la droite est ressortie confortée voire en progrès, la gauche en net retrait et l’extrême droite en hausse. Reste l’inconnue Olivier Galzi. Le nouveau maire (DVD) d’Avignon a déjà assuré qu’il faudrait compter sur lui et plus largement son « mouvement large sans étiquette, qui s’est levé pour faire bouger les lignes ». « Nous devons continuer à avoir notre mot à dire d’une manière ou une autre dans les échéances qui arriveront », précisait-il il y a deux semaines.

    À gauche, Stanzione repart

    Entre les lignes, on devine que rien n’est encore acté : liste autonome ou bien volonté d’être représenté en bonne position sur une autre liste. L’hypothèse qu’Anaïs Hausmann incarne ce mouvement pour les sénatoriales est une option sérieuse. L’adjointe au maire et compagne d’Olivier Galzi, a assuré une présence remarquée à l’assemblée générale des maires de Vaucluse en début de mois.

    Si chez les sénateurs sortants à droite Alain Milon est encore dans l’expectative, Jean-Baptiste Blanc est lui officiellement candidat. « Je suis pour une liste d’union la plus totale et parfaite, qui pourrait rêver de plusieurs sièges car si on multiplie les listes, on va favoriser le RN », prophétise-t-il. Le sénateur sortant devait rencontrer en fin de semaine Olivier Galzi pour mettre sur la table ses sujets là. En attendant, il s’est lancé dans une campagne active défendant son bilan et rencontrant de nombreux maires, dont quelques-uns de 50 nouveaux élus lors des municipales. Toujours à droite, la présidente du Département Dominique Santoni suit de près les tractations. Seconde de la liste Blanc en 2020, une candidature n’est pas à exclure bien qu’elle reste très attachée à l’ancrage local.

    À gauche, un espoir de conserver un sénateur existe même si arithmétiquement, Lucien Stanzione est en difficulté par rapport à 2020, avec les pertes à gauche d’Avignon et de Carpentras. Le sénateur pourrait avoir le soutien de l’ensemble de la gauche -sauf LFI qui songe aussi à monter une liste- et compte sur son bilan et le réseau tissé auprès des maires au-delà des étiquettes politiques pour rempiler. Ce 3e siège sera aussi disputé par l’extrême droite. En termes de grands électeurs, le RN, avec a priori son délégué départemental Thierry D’Aigrement en tête de liste, n’aurait pas l’étiage suffisant pour être assuré d’un poste. Mais la théorie ne se traduit pas toujours dans la pratique.