Tag: LR

  • À Marseille, Martine Vassal a déposé sa liste

    À Marseille, Martine Vassal a déposé sa liste

    Martine Vassal n’a pas attendu. Ce jeudi, la candidate de la droite et du centre a été la première à déposer en préfecture sa liste de 111 noms pour le conseil municipal de Marseille. De quoi trancher au plus vite les difficiles arbitrages entre les forces politiques, avant que ne s’accélère la campagne.

    Après elle en tête de liste, c’est sans surprise le porte-parole de sa campagne et directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région, Romain Simmarano (Ren.), qui occupe la deuxième place. Une façon de représenter un renouvellement à droite que cherche à incarner le collectif Une Génération pour Marseille qu’il préside.

    LR bien en place

    La droite qui se définit comme « affirmée », au sein des Républicains, reste cependant bien présente en tête de la liste. La présidente du groupe d’opposition au conseil municipal Catherine Pila, tête de liste dans les 6e et 8e arrondissements, est en 5e position. La directrice de campagne et présidente de la fédération LR Laure-Agnès Caradec, tête de liste dans les 9-10, est en 7e position, la très droitière sénatrice LR Valérie Boyer en 9e position, devant le maire sortant des 11-12, Sylvain Souvestre. Plus loin figurent la vice-présidente du conseil départemental Sabine Bernasconi (17e), le président du parc national des Calanques Didier Réault (18e), la présidente de Provence métropole logement (ex-HMP) et tête de liste dans les 2-3 Solange Biaggi (25e), le conseiller régional Ludovic Perney (30e).

    Les personnalités issues de la société civile occupent aussi des places de choix. L’ex-présidente du Crif Fabienne Bendayan est en 3e position, le président régional de l’ordre des pharmaciens Stéphane Pichon la 4e place, l’ancien président de la chambre des métiers et de l’artisanat André Bendano la 6e, la présidente de la Confédération des petites et moyennes entreprises des Bouches-du-Rhône (CPME 13) Corinne Innesti la 11e, le président de l’ASC Vivaux-Sauvagère Omar Keddaddouche la 16e. De manière plus symbolique, le supporter de l’OM Thierry Mode, dit “Titi c’est toi le boss”, est en 44e position, le pilote Jean-François Suhas, président du club croisière, en 78e. La moitié des 30 premières places ne siégeait pas dans l’hémicycle.

    De bonnes places sont aussi réservées à l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles (12e) et à Marine Pustorino (15e) qui lui avait succédé. La présidente (Hor.) d’Euroméditerranée Isabelle Campagnola-Savon obtient la 21e place.

    L’aile modérée, elle, paraît moins présente dans la tête liste. Au-delà de Romain Simmarano, le conseiller régional Christophe Madrolle (UCE) figure au 8e rang, l’avocate Sandra Blanchard au 13e, le conseiller départemental Denis Rossi en 14e, le responsable des Centristes Bruno Genzana en 20e. Suivent pour Renaissance Gérard Blanc (22e) et Maxime Boudet (24e), tandis que l’ex-secrétaire d’état Sabrina Agresti-Roubache est la grande absente. Leur poids serait pourtant déterminant pour le « 3e tour » qui désignera le maire de Marseille au sein de l’hémicycle.

  • Une réforme de la police au cœur du scrutin

    Une réforme de la police au cœur du scrutin

    Une procédure accélérée pour une adoption avant les municipales, afin de permettre aux futurs maires de disposer d’une toute nouvelle « boîte à outils ». Voilà comment le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a vendu le projet de loi sur la réforme de la police municipale dont l’examen a démarré le 3 février au Sénat, le vote devant avoir lieu ce mardi 10 février. En fait d’outil, c’est la boîte de Pandore qui a été ouverte, renforçant une « municipalisation de la sécurité », au détriment de l’État de droit, analyse dans une note circonstanciée la CGT Intérieur Police.

    Concrètement, le texte soumis au Parlement s’appuie sur une mission d’information de la commission des lois, pilotée en 2024 par le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur d’alors, François-Noël Buffet (LR), en parallèle d’un « Beauvau de la police municipale ». Dont les syndicats ont dénoncé au passage l’absence de mesures sociales… Mais, au nom du fameux « continuum de sécurité », policiers municipaux et gardes champêtres se verraient attribuer des compétences judiciaires élargies. Outre la possibilité de relever une identité, ils seraient à même de dresser des amendes forfaitaires délictuelles (AFD) – dont le taux de recouvrement atteint péniblement les 31% – pour au moins neuf délits « de l’insécurité du quotidien ». Les membres de la majorité de droite, pris dans un enthousiasme tout sécuritaire, en ont rajouté. Sous certaines conditions, les agents pourraient procéder à des fouilles, utiliser des drones « à titre expérimental », auraient accès à de nouveaux fichiers. Tout ça restant au bon vouloir des maires, se prévaut le gouvernement.

    Pas de doctrine nationale

    « C’est tout simplement une atteinte à la démocratie », résume Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT-Intérieur Police. Avec ce « ballon d’essai » de transfert d’une compétence régalienne au local, il estime le risque constitutionnel « sérieux » et alerte sur l’absence de doctrine nationale sur la municipale. « Comment on les arme ? Comment doivent-ils rendre des comptes ? À qui ? Quelles sont leurs missions ? » interroge-t-il. Pour lui, la mise en place d’une mission de contrôle des polices municipales, commune aux inspections générales du ministère de l’Intérieur prévue dans le texte, reste insuffisante. Au nom de la libre administration territoriale, le droit des citoyens est mis à mal, dans un contexte de « montée des discriminations », estime la CGT. Sur les AFD, le syndicaliste rappelle que le droit est déjà bafoué, le policier se faisant juge : « C’est une inscription au casier, direct, alors qu’un délit, c’est une enquête à charge et à décharge, un droit à la défense… »

    La CGT craint une « pénalisation territorialisée », avec un maire qui peut utiliser sa police sur des zones « à forte mobilisation électorale ». À l’inverse, le pouvoir de la police municipale sur l’édile s’en trouverait renforcé. « On l’a vu à Bordeaux, où le maire écologiste ne voulait pas les armer », illustre-t-il. Résultat : une police municipale équipée de semi-automatique, cet été, « après trois semaines de grève ».

    Sans attendre la fin de la navette parlementaire, la CGT a fait parvenir sa note « à tous les députés et sénateurs, sauf le RN ».

    Repères

    Des prérogatives élargies

    Vente à la sauvette, vol, usage de stupéfiants, occupation illicite de halls d’immeuble, vente d’alcool aux mineurs… Au moins neuf nouveaux délits pourraient être sanctionnés par la police municipale d’une amende forfaitaire délictuelle. Les sénateurs ont déjà proposé d’ajouter la conduite sans permis, sans assurance ou encore le port d’armes blanches.

    45%

    de hausse. Le nombre de policiers municipaux est passé de 19 405 en 2012 à 28161 en 2023. En 2026, 11000 agents devaient être recrutés, selon le Centre national de la fonction publique territoriale.

    Drones et caméras embarquées

    La police municipale pourrait être autorisée à utiliser des drones à titre expérimental durant 5 ans sur cinq segments précis, des grands rassemblements à la protection des bâtiments communaux.

    Sur 5 ans aussi, des caméras embarquées équiperaient les véhicules.

  • À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve-lès-Avignon, la campagne municipale s’installe dans un climat de plus en plus politique. Deux visions de la ville s’affrontent frontalement. Maire depuis 2020, Pascale Bories (LR) brigue un second mandat avec la liste « Villeneuve avance », dans la continuité de la majorité de droite en place depuis plus de vingt ans. Si l’édile sortante revendique un bilan axé sur le cadre de vie, la sécurité et l’attractivité, sa gestion est aujourd’hui critiquée : fiscalité parmi les plus élevées du département, équipements municipaux fragilisés, difficultés persistantes des commerçants du centre ancien.

    Face à cette continuité assumée, Anne Daniel, conseillère municipale d’opposition et militante écologiste, conduit la liste citoyenne « Parce que j’aime Villeneuve ». Professeure des écoles et engagée sur les questions d’inclusion, elle incarne une alternative ancrée à gauche. Son projet met en cause une fiscalité jugée déconnectée des services rendus, ainsi qu’une politique d’urbanisme accusée d’alimenter la spéculation immobilière au détriment de l’habitat permanent et des jeunes actifs.

    Centre-ville en souffrance

    La mobilisation récente des commerçants du centre historique, auteurs d’une lettre ouverte aux candidates, illustre l’inquiétude grandissante face à la baisse de fréquentation et à la fragilité économique locale. Elle met en lumière un enjeu central de ce scrutin : celui d’une ville attractive pour les touristes mais de plus en plus difficile à vivre pour ses habitants à l’année.

  • Avec Retailleau, la droite rejoue la carte de la sécurité

    Avec Retailleau, la droite rejoue la carte de la sécurité

    La permanence de campagne de Martine Vassal est comble ce vendredi matin pour la venue du président des Républicains, Bruno Retailleau. « Nous faisons un constat : la sécurité est la thématique qui interpelle le plus les Marseillais parce que cette violence que l’on ressent est montante », attaque d’emblée la candidate de la droite et du centre face à la presse. Alors tandis que le président et la secrétaire générale du collectif Une Génération pour Marseille signaient la veille une tribune pour demander à amender la loi sur la police municipale, adoptée au Sénat, afin de permettre le déploiement de drones équipés de vidéosurveillance algorithmique, elle met sur la table de nouvelles propositions. « Dès qu’un jeune arrive à l’hôpital blessé par balle, il faut le récupérer immédiatement », explique Martine Vassal. Alors elle propose un groupement d’intérêt public (GIP) dédié, coprésidé par la ville et la préfecture, qui réunit tous les acteurs concernés « pour repérer les signaux faibles dès qu’ils apparaissent ». Baptisé Argos, ce groupement s’appuierait sur des agents, les « argonautes », « qui vont repérer des enfants qui ne viennent plus en cours, qui pourraient être tentés de rentrer dans les réseaux ». Avec un budget de 15 millions d’euros. À ses côtés, Bruno Retailleau applaudit, appelle à l’union des droites « dans les urnes » face à la gauche. « Pour moi, LFI ce sont les pires, je me réjouis que le ministère classe la France insoumise à l’extrême gauche », glisse-t-il. Et félicite l’ancien préfet Georges-François Leclerc pour son bilan, assumant la suppression de la préfecture de police. Quitte à trancher avec le panorama sécuritaire dressé par Martine Vassal. « J’adore les chiffres, mais à un moment il faut regarder les faits », balaie-t-elle.

  • Les policiers manifestent à Marseille pour réclamer des moyens et « du respect »

    Les policiers manifestent à Marseille pour réclamer des moyens et « du respect »

    « C’est inédit, c’est une marche citoyenne », assure Sébastien Greneron, secrétaire départemental Alliance 13, qui dénonce une police « à bout de souffle ». Sous l’Ombrière, les agents ont commencé à se rassembler, ce samedi 31 janvier, à l’appel du syndicat, dans le cadre d’un mouvement national. Manque de moyens humains, de respect, commissariats insalubres « avec des cafards et dont les plafonds s’écroulent », véhicules qui ont plus de 200 000 kilomètres au compteur… « On en a marre », s’indigne le responsable syndical.

    À Marseille, « on fait la une des journaux tous les jours avec le narcotrafic et le développement de la violence », recontextualise-t-il. Et d’évoquer le manque d’effectifs dans la filière judiciaire, « 20 millions de plaintes en souffrance ». Il appelle aussi à un « choc d’autorité » tout en affirmant que « chez Alliance, on ne fait pas de politique politicienne ».

    En attendant, élus et candidats aux municipales de droite et d’extrême droite n’ont pas manqué de tenir la banderole. Du conseiller régional et candidat Franck Allisio aux députés José Gonzales et Monique Grisetti pour le RN, à Martine Vassal (DVD) présidente de la Métropole, du Département et candidate à la Ville de Marseille, sa directrice de campagne, Laure-Agnès Caradec (LR), les maires LR des 11-12 et 13-14, Sylvain Souvestre, Marion Bareille ou encore Catherine Pila, référente de sa campagne pour les 6-8. Même si cette dernière assure que sa présence n’est pas un soutien de « circonstance ». Munie d’un drapeau, on retrouve aussi Nora Preziosi, ancienne alliée de Martine Vassal, de la liste « citoyenne » d’Erwan Davoux…

  • Marseille : les policiers manifestent pour plus de moyens

    Marseille : les policiers manifestent pour plus de moyens

    Prise de plainte dans un préfabriqué, cafards, voitures à bout de souffle et gyrophare en panne, les policiers sont « au bout » a dénoncé Sébastien Greneron, secrétaire départemental Alliance 13.

    Partis de l’Ombrière, près de 400 de ses collègues ont marché jusqu’à la préfecture dans le cadre d’un appel national du syndicat à manifester. Ils réclament des moyens et le soutien de l’État, souhaitant un « choc d’autorité. »

    Dans le cortège, de nombreux élus de droite et d’extrême droite étaient venus en soutien. Parmi eux, des représentants de la majorité de la présidente de la Métropole et du Département, Martine Vassal (DVD), comme Catherine Pila (LR) ou Sabine Bernasconi (LR). Mais aussi des référents de sa campagne municipale comme Laure-Agnès Caradec (LR), Sylvain Souvestre (LR), maire des 11-12 ou Marion Bareille (LR), maire des 13-14. En première ligne également, le candidat RN, Franck Allisio ou Nora Preziosi, ancienne alliée de Martine Vassal, seconde sur la liste « citoyenne » d’Erwan Davoux.

  • La maire Josée Massi donnée gagnante face au RN à Toulon

    La maire Josée Massi donnée gagnante face au RN à Toulon

    Les résultats révélés ce mercredi en exclusivité par nos confrères de Var Matin collent en tout point à l’analyse politique que nous livrons dans ces colonnes, depuis le mois de mai dernier. Nous étions en effet les seuls à affirmer que la maire sortante sans étiquette, Josée Massi, serait bien candidate. Et passions pour d’illuminés stratèges en expliquant que son positionnement lui permettait de réunir plus de voix que le candidat LR, Michel Bonnus, pour le second tour.

    Le sondage réalisé par l’Ifop entre le 16 et le 26 janvier, sur un échantillon de 602 personnes, donne en effet Josée Massi vainqueure du duel de second tour face à la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, avec 4 points d’avance, en recueillant 52% des suffrages. Ce qui montre, dans ce cas de figure, un front républicain fonctionnant sous son nom à plein régime. Ce qui est loin d’être le cas – en tout cas dans les mêmes proportions – lorsque c’est le LR Michel Bonnus qui est testé en position de rempart contre le RN, la gauche se retrouvant peut-être alors un peu moins encline à voter pour un proche de Bruno Retailleau.

    Cela étant dit, mieux vaut rester prudent et prendre l’image fournie aujourd’hui pour ce qu’elle vaut : un indicateur des intentions de vote mesurées à ce moment-là.

    D’ailleurs, du côté de Josée Massi, on se garde bien de tout triomphalisme, même si intérieurement on ne doit pas bouder sa joie après les mauvais coups reçus et les petites trahisons entre amis encaissées. « Les sondages ne font pas les élections. Je les regarde, mais je n’en fais pas une boussole », réagit-elle sobrement, dans un communiqué. Elle poursuit : « Ma campagne démarre. Ma première ligne d’arrivée, c’est le 15 mars. » Ce qui ne l’empêche pas de voir, dans ce sondage, un encouragement, d’autant qu’elle n’avait pas encore déclaré sa candidature au moment où il a été réalisé.

    Le président de Région lâche Michel Bonnus

    Pour autant, rien n’est encore gagné ou perdu pour qui que ce soit. Il est important de le garder en tête. La ville est encore loin d’être à l’abri de la menace persistante de l’extrême droite. Il suffit de regarder le résultat obtenu dans cette enquête au premier tour, où celle-ci ne recueillerait pas moins de 39% des voix, c’est-à-dire plus que Jordan Bardella aux élections européennes de 2024 à Toulon. En tout cas, loin devant tout le monde, le deuxième candidat (Josée Massi) étant alors distancé de 15 points.

    Pour ce qui est des réactions, force est de constater que les amitiés en politique sont volatiles. On est bien placé à Toulon pour le savoir. Cette fois, c’est le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Ren.), qui donne le la. Il a annoncé dès mercredi soir à la presse : « Michel Bonnus doit se ranger derrière Josée Massi pour battre Laure Lavalette. » C’est bien de mesurer l’urgence de la mobilisation contre l’extrême droite, mais cela reste tout de même savoureux puisqu’il était jusqu’à présent un fervent soutien du candidat LR Michel Bonnus. Son « grand ami », l’ancien maire de Toulon Hubert Falco (DVD), a dû apprécier. Ce dernier, après avoir annoncé soutenir la maire sortante au mois de mai, s’était mis, l’automne venu, à déclarer : « Voter Bonnus, c’est voter Falco ! »

    Pour ce qui est du camp progressiste, Magali Brunel, candidate de la liste de gauche « Toulon en commun », parvient, selon ce sondage, à se qualifier pour le second tour avec 13% des voix, les mélenchonistes en lice venant parasiter ce score. « Nous notons une nette progression de la gauche par rapport à 2020, malgré la division et l’attitude de LFI », déclare André De Ubeda (PCF), en deuxième position sur la liste. Et de poursuivre : « Nous nous réjouissons que Lavalette puisse être battue. Elle est nettement en dessous des résultats aux législatives. »

    Le responsable politique note également que, pour la troisième place, les différences entre les concurrents tiennent dans un mouchoir de poche. Et de parier donc que si « Toulon en Commun » parvient à récupérer une partie des électeurs de Pierre-Jacques Depallens (ni système, ni extrême) qui, tout comme Cécile Muschotti (voir notre édition de mercredi), a renoncé à une candidature en solo, le mouvement de gauche pourrait ravir la place au LR Michel Bonnus. Il conclut : « Tout reste possible à gauche compte tenu des 30% qui se déclarent encore indécis. Magali Brunel peut battre Lavalette avec le soutien clair des autres listes. »

  • Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des portuaires de Marseille mais aussi de Fos-sur-Mer ont assisté nombreux ce jeudi 22 janvier aux vœux de la CGT. L’occasion pour leur secrétaire général, Pascal Galéoté, de contextualiser ce traditionnel exercice. D’abord, la situation internationale qui concerne au premier chef un port ouvert sur le monde.

    Santé, paix, solidarité, « ces mots peuvent paraître simples mais ils prennent aujourd’hui une résonance toute particulière dans un monde traversé par l’instabilité, les conflits et les dérives autoritaires » pose-t-il. Et de revenir sur un « Donald Trump qui se pose en arbitre du monde et en tuteur autoproclamé des nations ». Il rappelle à quel point le « discours politique s’est décomplexé, glissant sans retenue d’une droite conservatrice vers une extrême droite agressive, autoritaire et prédatrice ». Déplorant la multiplication des interventions militaires, en dehors « du droit international, du rôle de l’ONU et de la souveraineté des peuples », le syndicaliste souligne le cas du Venezuela, revient sur les velléités de Trump de capter les ressources fossiles du Groenland.

    La domination par la force. Une logique « que nous retrouvons en France » décline Pascal Galéoté déplorant « la concentration des pouvoirs, l’arrogance et l’autoritarisme » qui entraîne le pays vers « l’impasse démocratique ». Jusqu’à user du 49-3 faute de pouvoir voter un budget, après avoir « refusé de nommer un Premier ministre issu du Nouveau front populaire pourtant arrivé en tête aux dernières législatives ».

    Remise en cause du 1er mai

    Et de dénoncer le creusement des inégalités, les aides aux entreprises qui atteignent des sommets « sans aucune contrepartie sociale, salariale, environnementale ou industrielle ». Il enchaîne sur la remise en cause des « repères sociaux, des droits collectifs et de nos symboles ». Il entend par là le détricotage du 1er mai avec une proposition de loi LR, soutenue par les macronistes et le RN, pour autoriser ce jour-là le travail de certains secteurs, restaurants, fleuristes ou culture, en débat ce jeudi à l’Assemblée nationale. Pas question pour lui de « s’attaquer aux droits sociaux et à l’histoire ouvrière ».

    En matière de dérive, il revient aussi sur cette Une du journal La Provence le 14 janvier, sur les « grands procès de 2026 », le mettant au même niveau notamment que le chef du clan Yoda. Si depuis, le directeur de la rédaction, Olivier Biscaye, s’est fendu d’une adresse aux lecteurs, réfutant « l’idée d’avoir voulu porter atteinte à l’honneur » du responsable CGT, une rencontre a eu lieu ce jeudi matin indique Pascal Galéoté, entre « notre fédération, l’Union départementale » et « la numéro 2 de CMA et le directeur du pôle média ». « Profondément attaché à la liberté de la presse », il estime qu’elle « implique des responsabilités ».

    Fort de 42 500 emplois portuaires pour 54 métiers, soit « des dizaines de milliers de familles », il s’inquiète aussi de l’avenir, alors que la campagne des municipales bat son plein. « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs », assène-t-il. Sans industrie, le port deviendrait « une coquille logistique fragile, soumise à la volatilité des trafics et à une concurrence internationale féroce », prévient-il, « la transition écologique ne peut se résumer à une opposition simpliste entre la fin du monde et la fin du mois ». Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 245 millions d’euros, le bilan d’activité reste contrasté analyse-t-il, « le port doit beaucoup à ses activités passagers, à la réparation navale et à la fourniture de ses services essentiels comme l’eau et l’électricité ».

    « Une conjoncture instable », qui ne doit pas faire oublier que ce résultat est celui d’une « capacité collective à produire de la richesse » martèle Pascal Galéoté, fier de revendications qui ont permis la création de 37 emplois supplémentaires en 2025, « dont 4 négociés hier soir pour l’activité voyageurs », de « 87 nouvelles adhésions en 2025 pour atteindre les 867 syndiqués ».

    « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs »

  • À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    Je suis candidat aux élections municipales. » Nicolas Isnard, actuel maire (LR) de Salon-de-Provence, était attendu pour cette déclaration de candidature ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse donnée dans la permanence électorale du
    48, cours Carnot.

    Le désormais candidat à sa succession souhaite « finaliser les chantiers » en cours, tels que le demi-échangeur de l’A7 ou le futur hôpital, mais aussi en réaliser de nouveaux qui seront détaillés le 10 février, lors de la présentation de la liste et du projet. Une liste renouvelée à moitié, « qui ressemble aux Salonnais », affirme le candidat, formée d’« un panel représentatif de la richesse de Salon ».

    Nicolas Isnard s’annonce résolument tourné vers le local, dans cette élection. Et ne manque pas de critiquer les trois autres listes déclarées. « Les partis politiques ont voulu nationaliser cette campagne (…) en représentant M. Mélenchon ou Mme Le Pen. C’est une élection locale, où il faut parler fiscalité, aménagement, enjeux locaux », tance le candidat, qui reste « LR de toujours » dans une équipe « à 90% sans carte ».

    « Je porterai l’apaisement de la Métropole »

    L’insistance sur les enjeux locaux de Nicolas Isnard cache-t-elle une ambition métropolitaine, comme pressenti en 2020 ? À cette question, l’actuel maire répond : « Ma seule mission et mon unique ambition est d’être maire de Salon avec mon équipe. » Mais la réflexion est quand même là. « Si je suis maire je porterai une voix : la Métropole doit s’apaiser sur la forme et sur le fond. Il faut voir la Métropole différemment, comme un outil au service des 92 communes qui la composent », affirme Nicolas Isnard.

    De la même manière que pour la Métropole, le maire-candidat le réitère, « je présente une liste d’intérêt local qui ne servira pas de tremplin pour des élections nationales futures ».
    « Je ne briguerais aucune responsabilité, ni aucun mandat qui ne me ferait quitter mon poste pour les six années à venir », assène le candidat. Même si rien n’empêche un maire d’être président de la Métropole.

    L’agenda de Nicolas Isnard prévoit l’inauguration de sa permanence samedi 24 janvier à 11h. S’en suit une matinée d’échanges au domaine de Roquerousse le samedi 31 janvier avant la présentation du programme et de la liste le 10 février à 18h, espace Charles-Trenet.

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Après avoir, dit-il, « commencé sa campagne à bas bruit » si bas, d’ailleurs, qu’elle était jusque-là inaudible -, Gérard Gazay, 68 ans, élu en 2014 puis 2020, a annoncé, jeudi, qu’il entrait désormais dans le vif du sujet. Dans un environnement où les candidats « sans étiquette » fleurissent, il a déclaré : « Nous affirmons ce que nous sommes, une équipe de droite et du centre, de l’écologie sympathique et raisonnable jusqu’au parti Les Républicains. Nous n’avons aucune concession à faire avec l’extrême droite et avec l’extrême gauche. »

    Bruno Genzana, président du Nouveau Centre, s’est dit « très heureux » d’apporter le soutien de sa famille politique à Gérard Gazay. « J’ai été longtemps vice-président du Département des Bouches-du-Rhône. Les villes sont souvent en compétition et il faut peser pour remporter le morceau. Durant ces deux mandats, tu as été extrêmement engagé, volontaire. Tu défends pied à pied, avec des arguments très solides, les intérêts d’Aubagne. Par exemple le Val’Tram, qui va être inauguré dans quelques semaines », développe le conseiller régional.

    11 partis et mouvements en soutien

    Notamment président de la fédération 13 du Parti radical, Georges Panagiotou a revendiqué : « Soutenir Gérard Gazay, ce n’est pas un calcul de notre part, c’est le choix de la loyauté face à l’opportunisme, du rassemblement face à la division, de l’expérience face à l’improvisation. » Sylvie Brunet, présidente du MoDem 13, a loué « les valeurs » du maire, « la transparence, le dialogue, le respect des autres quelle que soit leur appartenance politique ». à l’exact opposé de tout ce que dénoncent les détracteurs du maire et candidats en lice, notamment, à gauche, Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun).

    Sur la « photo de famille » jeudi il y avait donc aussi, autour du maire sortant, Georges Cristiani, président de l’Union des maires de Provence (qui regroupe 100 maires sur 119), Christophe Madrolle, président de l’Union des centristes et écologistes, Pierre-Gilles Tronconi (Écologie et modernisme), l’UDI, Horizons, LR, Cap sur l’avenir (parti de Renaud Muselier), et Nouvelle Energie pour la France (parti de David Lisnard, maire de Cannes). Le 24 janvier prochain, Gérard Gazay inaugurera son local de campagne. Vers le 9 février, il présentera son programme, et sa liste mi-février.