Tag: LR

  • Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Grosse désillusion pour la liste d’union de la gauche. Alors que la liste conduite par le sortant Denis Bouad (PS) espérait remporter le troisième siège dans le Gard et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’arrive finalement qu’en deuxième position dimanche 27 septembre. Avec 32,16 %, soit 596 voix. Elle fait en effet moins bien qu’en 2020 et les 35,7 % obtenus (663 voix) malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales. Comme en 2020, la division de la gauche aura été fatale avec les candidatures de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’Insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%).

    C’est donc la liste d’union Les Républicains avec le «centre» qui l’a emporté. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise en effet 601 voix (36,19%) soit seulement cinq de plus que Denis Bouad. Malgré la perte de Nîmes aux municipales, il parvient donc à limiter la casse (la liste de droite avait obtenu 672 voix en 2020) en sauvant un siège.

    Mais la droite perd donc un siège puisque le troisième fauteuil de sénateur revient au Rassemblement National, une nouvelle étape dans un département qui compte déjà six députés d’extrême droite. La députée Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siègera donc au Palais du Luxembourg. Une élection qui pourrait s’avérer décisive pour le RN qui cherchait à constituer un groupe au Sénat.

  • Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    La liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône ce dimanche soir, en obtenant 1008 voix et 27% des suffrages. Dans un scrutin marqué par un nombre record de candidatures et brouillé plus encore par la crise traversée par la Métropole Aix-Marseille, elle conserve ainsi les trois sièges de ses sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Sans obtenir le quatrième siège qu’elle espérait conquérir, forte de son résultat lors des dernières municipales à Marseille.

    A droite, la liste menée par la sénatrice sortante Brigitte Devésa (UDI) et le président de Région, Renaud Muselier (Ren.) obtient 581 voix, soit 16% des suffrages. Elle obtient donc deux sièges, de justesse pour le président de Région. La sénatrice sortante Valérie Boyer (LR) réussit de son côté son pari en conservant son siège avec 395 voix (10%). Quant à maire de Gardanne Hervé Granier (LR), il reçoit 201 voix (5%) et échoue à entrer au palais du Luxembourg.

    La liste d’extrême droite, menée par deux récents ralliés au RN, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, espérait obtenir deux sièges. Elle réussit son pari, avec 685 voix (18%). Le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier, toujours sous le couperet d’une peine d’inéligibilité en attendant la décision de la Cour de Cassation, obtient de son côté 265 voix (7%) et perd son siège.

    L’ancien député (PS) Jean-David Ciot espérait quant à lui capitaliser sur la crise métropolitaine. Un pari perdu, avec 249 voix (6%). La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve perd elle son siège au palais du Luxembourg en n’obtenant que 201 voix (5%).

    Enfin, les Insoumis qui se présentaient pour la première fois dans ce scrutin dans le département reçoivent seulement 77 voix (2%) pour la liste LFI menée par l’élue d’opposition à La Bouilladisse Michelle Blanchard-Svoboda.

    Autant de voix qui privent la gauche de son quatrième siège.

  • Sénatoriales : les Républicains sauvent deux sièges dans le Var, le RN en prend deux

    Sénatoriales : les Républicains sauvent deux sièges dans le Var, le RN en prend deux

    Les élections sénatoriales ont livré leur verdict dans le Var. Tel que c’était redouté, la vague bleue marine des dernières municipales n’a pu être endiguée. Le RN (691 voix) obtient, pour la première fois dans le département, deux sénateurs, en les personnes de Franck Giletti, délégué départemental du parti et député de la 6e circonscription, et de Carine Leroy, adjointe aux ressources humaines du maire de Fréjus David Rachline.

    Cette entrée se fait au détriment de la gauche, affaiblie par les dernières élections municipales, qui perd le siège qu’avait obtenu André Guiol (ex-PS), et des Républicains, arrivés en tête (907 voix), mais qui perdent un sénateur.

  • [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    Trois à gauche, autant à droite et à l’extrême droite, une au centre et une sans étiquette : avec onze listes candidates aux élections sénatoriales, pour quatre strapontins, le Var figure dans le top 5 des départements français qui comptent le plus de postulants à l’entrée au Palais du Luxembourg.

    Parmi les sortants, seule Françoise Dumont (LR) tentera de conserver son siège. Investie par son parti, suite au retrait (malheureusement) forcé de celui dont elle était deuxième de liste en 2020, Michel Bonnus, cette dernière a vécu une campagne mouvementée, durant laquelle elle s’est très peu exprimée publiquement. Déjà, car le candidat républicain aux dernières élections municipales à Toulon ne lui a pas apporté son soutien, se rangeant derrière la candidate UDI Véronique Maurel, présidente de l’Union patronale du Var (en sixième position, donc non-éligible). Un désaveu qui n’a rien de surprenant, les relations entre les deux ex-partenaires politiques étant particulièrement froides depuis les dernières élections législatives, durant lesquelles Michel Bonnus avait soutenu la liste de Yannick Chenevard (REN), ce pourquoi Françoise Dumont avait demandé son exclusion des Républicains.

    La multiplication des listes à droite a également eu de quoi l’irriter, entre celle de la candidate UDI, donc, et celle d’un dissident LR, en la personne de Marc Lauriol. Le conseiller départemental jouit d’une belle cote de popularité auprès de certains élus. Tous deux pourraient ainsi contrecarrer les plans des Républicains, qui avaient pris trois sièges en 2020.

    La gauche affaiblie, l’extrême droite divisée

    À gauche, il y aura également trois listes : celles du LFI Aurélien Lacour, de l’ancien maire de La Roquebrussanne Michel Gros (DVG), désormais conseiller municipal d’opposition, à laquelle se sont notamment joint Julia Peironet-Brémond (PS), Nicolas Plazanet (LE) et Elsa Nardini (PP), et de la secrétaire départementale du PCF Var Sylvie Vinceneux. Aucune liste d’union n’est donc parvenue à émerger, cette dernière refusant de s’allier à un candidat « se présentant comme centre gauche ». L’espoir de voir la gauche, affaiblie lors des dernières municipales, prendre sa part du gâteau, comme elle pensait l’avoir fait en 2020 avec le PS André Guiol, qui avait ensuite rejoint le camp présidentiel, semble mince.

    En revanche, l’extrême droite devrait, sauf grosse surprise, y avoir droit pour la première fois. Renforcée par des victoires dans plusieurs villes importantes en mars (La Seyne, Fréjus, La Valette, Six-Fours), son poids n’est plus le même qu’en 2020. Frank Giletti, député de la 6e circonscription du Var et délégué départemental du RN, devrait a priori rejoindre la chambre haute. Mais les deux listes concurrentes menées par l’ancien député LR Philippe Vitel (UDR) et Christian Bousquières (REC), pourraient limiter son emprise.

    Enfin, Jean-Pierre Colin (Hor), au centre, et Stéphane Michel (Div), ne semblent pas être les mieux armées au vu de la configuration électorale du département.

  • [Sénatoriales] Le cadeau empoisonné de Fournier à Burgoa

    [Sénatoriales] Le cadeau empoisonné de Fournier à Burgoa

    L’entretien accordé au mensuel d’Objectif Sud (anciennement Objectif Gard) a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme politique gardois. Jean-Paul Fournier y affirme d’abord que « pas grand-chose » le sépare aujourd’hui du RN. Puis l’ancien maire de Nîmes pendant 25 ans assume : « Julien Sanchez fait des propositions intéressantes. Avec le recul, il aurait peut-être fallu regarder les choses autrement. (…) Il fallait trouver un accord rapidement. Il y avait des propositions. (…) Il fallait discuter et trouver un accord. »

    Ces propos ont fait l’effet d’un petit tremblement de terre. D’abord parce qu’ils proviennent de l’homme qui avait la main sur la droite dans le département depuis 25 ans. Mais surtout, parce que Jean-Paul Fournier avait, jusqu’ici, toujours tenu le RN à distance, défendant le barrage républicain en refusant la ligne du ni-ni pourtant prônée par son parti et s’était dit « révolté » par l’alliance conclue par Éric Ciotti avec le RN en 2024.

    « C’est un renoncement de plus à la République et à l’intérêt général de celui qui a déclaré, il y a peu, que Nîmes l’intéressait plus que les Nîmoises et les Nîmois. L’amertume et le repli personnel et politique évitent l’inconfort de l’examen de conscience. Nous verrons ce que l’histoire retiendra », a réagi Pierre Jaumain, premier fédéral du PS du Gard. Même indignation du côté de Christian Bastid, premier secrétaire du PCF 30 : « Je condamne ces propos qui montrent le glissement de la droite vers l’extrême droite. C’est très choquant, très inquiétant et ce sont des propos qui vont à l’encontre de tout ce qu’il a toujours dit publiquement. »

    La digue a sauté

    Ces propos ont également indigné la droite gardoise et notamment Laurent Burgoa. La tête de liste (LR) aux élections sénatoriales, alliée pour cette élection avec le centre, a immédiatement rappelé qu’il était contre toute alliance avec le RN. Un sacré caillou dans la chaussure de celui qui est régulièrement la cible de l’extrême droite pour avoir justement refusé toute alliance aux élections municipales.

    Plus largement, la sortie de Jean-Paul Fournier marque surtout le basculement d’une droite dite « républicaine » vers l’extrême droite, qui s’opère du Parlement européen aux collectivités locales en passant par l’Assemblée nationale et le Sénat. Et chaque élection donne l’opportunité aux élus de droite de franchir le Rubicon. Le Gard n’échappe pas à la règle.

    Fournier avait déjà vu son ancien adjoint, Marc Taulelle, rejoindre Reconquête en 2022, puis le parti de Marion Maréchal avant d’intégrer la liste de Julien Sanchez (RN) aux dernières municipales. Il avait ainsi pu retrouver d’anciens collègues de la majorité Fournier. En effet, Monique Boissière (conseillère municipale élue depuis près de 20 ans au sein de la majorité LR), Christine Tournier-Barnier (adjointe déléguée à l’administration générale et élue à Nîmes depuis 2001) et Loumy Bourghol (militante historique de la droite locale) ont rejoint la liste de Julien Sanchez en mars. Tout comme Jean-François Durand-Coutelle, maire de Saint-Geniès-de-Malgoirès, vice-président de Nîmes Métropole et adhérent LR depuis 2020.

    Dernier défecteur en date : Régis Bourelly. Le maire de Saint-André-de-Valborgne, dans les Cévennes, élu sous l’étiquette LR, n’a pas hésité à rejoindre la liste de Sylvie Josserand (RN) pour ces élections sénatoriales. Une prise importante pour le RN qui a bien l’intention de récupérer la place de la droite dans le département. Il est peut-être là le grand remplacement…

  • L’avenir de la majorité débattue en conseil municipal de Gardanne

    L’avenir de la majorité débattue en conseil municipal de Gardanne

    Dernier conseil municipal pour Hervé Granier (LR) avant de savoir s’il laissera le siège de maire pour celui de sénateur. Le maire, à la tête d’une des neuf listes en lice dans le département vers le palais du Luxembourg pourrait quitter ses fonctions s’il est élu dimanche. Sa candidature (LR) avait été décriée par l’opposition de gauche, menée par Jean-Marc La Piana, mais aussi par le PCF. L’un et l’autre dénonçant respectivement un « manque de considération pour les électeurs » et l’absence de défense des collectivités locales, qu’Hervé Granier entend défendre dans les hautes sphères. Avant le vote des délibérations locales à l’ordre du jour, le sujet n’a pas manqué d’être remis sur la table.

    Le débat est lancé par la lecture d’un communiqué de l’opposition à gauche, par la voix de sa tête de liste, rappelant avoir appris « avec stupeur votre décision de vous présenter aux élections ». Une surprise, selon ses mots, « pour beaucoup, même chez certains de la majorité. Vous savez, tout se sait », introduit Jean-Marc La Piana. Et, alors que les débats sur la fin de vie et les soins palliatifs reprenaient cet été à l’Assemblée nationale, le fondateur de La Maison, rappelait aussi sa définition d’un sénateur : « Porter la voix des Français sur les enjeux de notre société. » Premier tacle sur cette candidature : « l’augmentation de l’indemnité des élus », sur le podium des propositions portées par la liste. Hors sol, pour l’opposition, au sortir de canicules et d’une situation économique nationale tendue. « Je suis très inquiet de voir le fossé qu’il existe entre vos propositions et les enjeux », déroule Jean-Marc La Piana. Second point de tension, le « choix de proposer votre premier adjoint pour vous succéder (…) si ce choix se confirmait, je vous le dis sincèrement, Monsieur le maire, une fois n’est pas coutume, nous allons vous regretter ». Et à Hervé Granier de répondre : cela a pu « heurter la population, qui a voté pour le maire, [mais] je dis qu’on a voté pour un groupe d’élus ». Avant de réitérer qu’en cas de victoire, Gardanne serait représentée « au national. Quand M. Roger Meï (PCF) avait été élu maire, il avait apporté une plus-value à notre ville. Pourquoi je n’en apporterai pas si je devenais sénateur ? » Et de demander, à son opposant, s’il avait été élu maire en 2020 et sollicité pour devenir ministre de la Santé, aurait-il refusé ? « Je n’abandonne pas la population », répète Hervé Granier, qui estime que si élu, « je pourrais apporter cette plus-value comme Meï l’a fait dans son temps ». « Sur ce dernier point, insiste son opposant, certains ont certaines fonctions, qui ne sont pas forcément interchangeables. » Avant d’adresser, au premier adjoint : « Ce n’est pas vous, qui avez le plus d’empathie dans la relation avec les gens. » Un dernier tacle.

  • Olivier Galzi ouvre au compte-goutte la régie publique de l’eau

    Olivier Galzi ouvre au compte-goutte la régie publique de l’eau

    Conseil communautaire du Grand Avignon de rentrée ce lundi soir, pas forcément fleuve mais avec quelques remous sur la question de l’eau. Pas directement cette fois sur la hausse du tarif de 20% actée en juin dernier, mais sur le futur mode de gestion. Dans un peu plus de deux ans s’achève le contrat de délégation de service public confié pendant dix ans à Suez pour l’eau dans 8 des 16 communes de l’agglo, dont Avignon. La question a rejailli à l’occasion du bilan annuel du délégataire, qui a toujours autant de mal à colmater les fuites (notre édition de lundi).

    Rémy Blanc, élu PCF d’Avignon, tire trois enseignements de cette délégation de service public, comme autant d’éléments qui devraient amener à privilégier le retour en régie publique. « Le contrat a été mal ficelé, entraînant une hausse des tarifs façon coup de boutoir, avec un système de pénalités important qui permet au délégataire de récupérer sur 10 ans entre 2,5 et 3 millions d’euros, il est plus rentable pour lui de distribuer des pénalités que de l’eau », fulmine-t-il. Rémy Blanc rappelle aussi les années successives de rendement défaillant mais aussi le fait « que les changements de délégataires sont difficiles avec une perte de connaissance du réseau et du patrimoine global ». Dans la même veine, David Fournier (PS) a appelé au retour en régie publique, se remémorant qu’avant le passage au privé, « les bénéfices conséquents étaient réinvestis permettant de construire la station d’épuration ». L’ex-tête de liste aux municipales d’Avignon n’en fait pas un débat idéologique. « Quelles que soient nos orientations politiques, vous seriez surpris de voir quelles personnalités ont voté le retour d’une régie publique de l’eau », glisse-t-il, mentionnant à l’adresse d’Olivier Galzi « votre mentor Édouard Philippe (Horizons) au Havre ». Plus proche de nous, en 2015, Nice, sous Christian Estrosi alors LR, avait aussi délaissé le privé pour le public.

    Des échanges avec les villes en gestion publique

    En réponse, le président (DVD) du Grand Avignon trouve un point d’accord avec David Fournier. « Le passage en régie n’est pas une question de couleur politique mais d’état du réseau », pose Olivier Galzi. Sans préjuger de l’issue du choix de l’exécutif, le maire d’Avignon laisse transparaître un penchant pour le maintien d’une DSP. « Quand vous avez des millions à investir dans la rénovation du réseau [ce qui est le cas au Grand Avignon], vous avez plutôt tendance à confier la gestion à un opérateur privé qui va porter pour vous sur le long terme cet investissement surtout quand vous n’avez pas les finances », estime Olivier Galzi.

    Toutefois, il ne ferme pas complètement les vannes. « On est en train d’aller voir comment cela s’est déroulé avec les villes qui sont passées en régie », indique le président du Grand Avignon. Une mission confiée à Patrick Sandevoir, vice-président (DVD) en charge de l’eau et assainissement. « Dès cette semaine, nous allons rencontrer plusieurs services de grandes communes à 200 ou 300 km de là [Nice, Montpellier] passées d’une DSP à une régie, savoir comment ils se sont organisés, les premiers résultats… », expose-t-il, assurant ne « pas avoir de religion ». Si l’actuelle DSP s’achève à fin décembre 2028, les élus doivent se décider d’ici à un an vers quel modèle opter. Questionné par nos soins à l’issue de la séance, Patrick Sandevoir laisse transparaître quelques écueils sur « la gestion patrimoniale et le système de facturation » induits par un retour en régie. « On serait incapable de gérer la facturation, Nice n’a pas su le faire pendant deux ans, s’alerte-t-il. Il faut y aller par étapes et pas tout d’un coup », projette-t-il. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives, tant réclamées par le Collectif de l’eau, présent lundi soir dans l’assistance ?

  • Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Si on est loin d’un bouillant contexte des municipales d’il y a six mois, la campagne des sénatoriales apporte tout de même son lot de crispations. À droite surtout, où les deux principaux camps espèrent rallier à leur cause a minima 300 des 1 300 grands électeurs pour glaner un des trois sièges du palais du Luxembourg.

    D’un côté, la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR) secondé par Dominique Santoni, présidente LR du Département. De l’autre, celle d’Anaïs Hausmann, nouvelle venue sur le terrain politique dans le sillage du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Cette dernière se prévaut du soutien d’Hervé Marseille. Dans une vidéo, aux côtés de l’adjointe et compagne du maire, le sénateur UDI et président du groupe union centriste salue « une candidate indépendante aux valeurs qui me sont chères ». Le sénateur reprend le credo d’Olivier Galzi, qui a lancé il y a une semaine son mouvement, Le bon sens des territoires, et plaide pour « plus de compétences pour les territoires ».

    Un soutien en forme de « grosse surprise », apprécie-t-on dans l’entourage d’Anaïs Hausmann. Car Hervé Marseille avait cosigné, en août, une lettre de soutien à Jean-Baptiste Blanc au nom de la majorité sénatoriale. Raillée en Vaucluse pour son manque d’implantation, Anaïs Hausmann montre là sa ressource nationale. « Ça bouge pas une voix », cingle-t-on dans la majorité départementale. Quant à Jean-Baptiste Blanc, las, il constate « une incohérence des propos dans le discours du Bon sens des territoires, qui ne veut pas des partis mais, à Paris, se précipite derrière ».

  • À Istres, les équipements sportifs au cœur d’un plan de financement

    À Istres, les équipements sportifs au cœur d’un plan de financement

    Deux équipements sportifs ont fait peau neuve, et ce n’est qu’un début. Le « plan Coubertin », promis par la majorité istréenne, est sur les rails. Cette rentrée, les licenciés ont réinvesti les gymnases Rolland-Cauche et Pierre-Solère, dont les chantiers avaient été engagés sous l’ancienne mandature. Dans le premier, 349 000 euros, dont 25 000 pour du mobilier neuf, ont été investis pour la réfection de la toiture, des vestiaires, des sanitaires, des éclairages et des espaces de circulation. Le gymnase du CEC a lui aussi bénéficié d’une rénovation d’ampleur, avec près de 466 000 euros de travaux.

    « Ces annonces ne résolvent pas tout, a reconnu le maire (LR), Robin Prétot, lors de la rentrée des associations sportives. C’est pourquoi nous avons lancé un plan Coubertin pour connaître l’état de l’ensemble des équipements et programmer un calendrier soutenable. »

    Si le diagnostic est en cours, quelques priorités sont déjà fléchées : « Le plus urgent dépend de la Métropole, révèle l’élu. C’est le gymnase Cavalloni où il y a le volley. On a des fuites d’eau, le toit est percé ». Le gymnase Bardin est aussi en bonne position, tout comme la halle polyvalente du CEC qui accueille le sport phare de la Ville, le handball, dont l’équipe était, la saison passée, en 1re division. Il s’agit de « modernisation pour avoir une structure adaptée à un club qui joue à haut niveau », résume l’adjoint au maire délégué aux sports, Pascal Delon. La majorité envisage des loges, des panneaux publicitaires encastrés dans le sol, ou encore des écrans, bien que rien ne soit encore arrêté.

    Si la démarche est engagée, « elle concerne l’ensemble des sites sportifs, on ne va pas prétendre tout faire en une année, ni même en un seul mandat », prévient Robin Prétot.

  • Édouard Philippe en campagne à Alès

    Édouard Philippe en campagne à Alès

    Après Gérald Darmanin et Gérard Larcher (LR), c’est donc Édouard Philippe (Hor.) qui s’est rendu à Alès pour soutenir son maire Christophe Rivenq (LR) après les menaces reçues cet été signées DZ Mafia. Alors que la campagne présidentielle s’accélère en cette rentrée, Alès est devenue le symbole de ces villes moyennes gangrenées par le trafic de drogue et donc le lieu idéal pour les responsables politiques pour affirmer leur combat contre le narcotrafic à peu de frais.

    L’ancien Premier ministre a donc rencontré le maire d’Alès lundi 7 septembre. Après avoir rencontré les membres de la majorité municipale, déjeuné avec des chefs d’entreprise et échangé sur les enjeux de sécurité, de justice, et la lutte contre le narcotrafic à l’hôtel municipal d’Alès, il a détaillé plusieurs mesures face à la presse.

    Édouard Philippe a par exemple proposé la mise en place d’un « état d’urgence » sur le narcotrafic qui permettrait, selon lui, de « prendre des mesures administratives, de réaliser des perquisitions, d’utiliser des moyens technologiques comme la reconnaissance faciale, d’interdire l’accès d’une zone à des trafiquants ». Le maire du Havre souhaite aussi « taper les narcotrafiquants au portefeuille » et être « beaucoup plus ferme avec les consommateurs ».

    Celui qui a reçu le soutien de Gérald Darmanin cet été, ministre de la Justice depuis 2024 et ancien ministre de l’Intérieur entre 2020 et 2024, s’inscrit donc dans la lignée du tout répressif de son allié alors que les résultats en la matière sont plus que contestables. La consommation de cocaïne a par exemple triplé en cinq ans, celle d’ecstasy/MDMA a doublé entre 2019 et 2023, les violences pour le contrôle des points de deal ont explosé et le trafic n’a cessé de s’étendre ces dernières années, touchant désormais une majorité de communes rurales. L’actuelle situation à Alès, comparable à celle également très inquiétante de Bagnols-sur-Cèze, n’en est qu’un nouvel exemple. Dans ce contexte, les remèdes du candidat Édouard Philippe semblent loin de pouvoir régler le problème.